Les carnets de Bray-Dunes

Bray-Dunes vers 1960 : le temps des vacances sous la tente

À Bray-Dunes vers 1960, les familles campaient sous la tente. Souvenirs des mineurs, matelas de paille, camping des Dunes et vacances populaires.

Regardez un peu cette ancienne photographie de Bray-Dunes !

Des tentes partout, certaines grandes comme de petites maisons, d'autres beaucoup plus modestes, installées entre les herbes et les dunes. Au fond, les immeubles de la station balnéaire. Et pas une rangée de mobil-homes modernes à l'horizon.

Nous serions vers les années 1960, à l'époque où beaucoup de familles du Nord venaient passer leurs vacances sous la toile, parfois avec un équipement rudimentaire et beaucoup de débrouillardise.

📜 Repères historiques : le camping à Bray-Dunes
Repère historiqueInformations
📍 LieuBray-Dunes, département du Nord
📅 ÉpoqueVers les années 1960, année exacte inconnue
📷 PhotographieNombreuses tentes, terrain dunaire et immeubles en arrière-plan
🏕️ EmplacementSecteur de Bray-Dunes-Plage, localisation précise à confirmer
🏛️ HistoireCamping municipal attesté dans les années 1950
🚂 VacanciersNotamment des familles venues de Lille, Lens et du bassin minier
❤️ Mémoire localeTentes familiales, équipements sommaires, débrouillardise et vacances populaires

En voyant cette photographie, une question revient aussitôt dans les commentaires : mais où étaient les toilettes et les douches ?

Et les réponses ne manquent pas d'humour !

D'autres habitants cherchent à retrouver l'emplacement exact du camping. Était-ce l'ancien camping municipal des Dunes ? Un terrain de camping plus libre, près de la plage ? Certainement pas le Perroquet, répondent plusieurs connaisseurs de Bray-Dunes.

Mais le plus beau, c'est qu'en poursuivant mes recherches, j'ai retrouvé le témoignage d'un Bray-Dunois qui raconte les campeurs de 1956. Les familles arrivaient de Lille et de Lens avec leurs bagages, parfois une tente de surplus militaire américain, et achetaient même de la paille pour fabriquer leurs matelas !

Voilà des vacances qu'on n'oublie pas facilement.

Bray-Dunes dans les années 1960 : quand les tentes envahissaient les dunes

Ce qui frappe d'abord sur la photographie, c'est le nombre de tentes.

Elles occupent presque tout l'espace disponible. Certaines sont très proches les unes des autres, tandis que d'autres semblent installées dans de petits creux du terrain.

Il y en a de toutes les formes.

Des tentes canadiennes, avec leur toit triangulaire, et des modèles familiaux plus volumineux. Plusieurs possèdent un petit auvent devant l'entrée.

Au premier plan, des ouvertures sont relevées et l'on distingue quelques objets placés à proximité des abris.

Dans le fond, les immeubles rappellent que nous ne sommes pas perdus en pleine nature, mais tout près d'une station balnéaire en développement.

Et dans l'angle inférieur droit, on peut lire la signature Estel, probablement celle de l'éditeur ou du photographe de cette carte.

C'est une piste intéressante pour retrouver l'année exacte, car des cartes postales de Bray-Dunes éditées sous ce nom circulaient déjà autour de 1960.

Mais sans le verso de cette carte, il serait imprudent de lui attribuer une date précise.

Des vacances sans le confort d'aujourd'hui

Quand on regarde toutes ces tentes, on comprend pourquoi les commentaires parlent immédiatement des installations sanitaires.

Jean demande où pouvaient se trouver les toilettes et les douches.

Bernard, l'auteur de la publication, lui répond en plaisantant qu'il fallait parfois se débrouiller derrière les tentes, en faisant attention aux orties !

Roselyne prolonge la plaisanterie en expliquant que les sanitaires se trouvaient presque à l'entrée de chaque tente.

Ces échanges sont amusants, mais ils ne permettent évidemment pas d'affirmer que le camping ne disposait d'aucun équipement.

La photographie ne montre simplement pas les sanitaires.

Et il faudrait retrouver un plan du terrain ou un témoignage plus précis pour connaître leurs installations réelles.

Ce qui ressort des réactions, en revanche, c'est le souvenir de vacances où l'on acceptait un confort beaucoup plus simple.

Les familles de mineurs arrivaient par le train de Lille et de Lens

Et là, j'ai trouvé un témoignage formidable.

Dans le bulletin municipal de Bray-Dunes de janvier 2022, Yves Janssen raconte ses souvenirs de l'été 1956.

Il avait dix ans à l'époque.

Sa famille vivait dans le secteur de la rue Pierre-Decock, où ses parents tenaient une ferme.

Il se souvient du retour des vacanciers après les destructions de la Seconde Guerre mondiale et de l'activité du camping municipal.

Les bagages transportés sur une charrette

Les campeurs arrivaient nombreux en juillet et en août, notamment depuis Lens ou Lille, par le train et via Dunkerque.

Certaines familles avaient cinq à dix personnes à installer sous la tente pour plusieurs semaines.

Pour transporter tout le matériel depuis la gare de Bray-Dunes jusqu'au camping, elles utilisaient parfois une charrette.

Il fallait emporter les couvertures, les ustensiles et de quoi préparer les repas.

Et ce n'était pas une petite valise à roulettes comme aujourd'hui !

Yves se rappelle notamment des tentes achetées dans les surplus militaires américains, portant encore la mention US ARMY.

Après la guerre, ce matériel trouvait une seconde vie auprès des familles qui n'avaient pas nécessairement les moyens d'acheter du matériel de camping neuf.

Voilà un détail formidable de la vie quotidienne des années 1950.

Une botte de paille pour fabriquer le matelas

Et ce n'est pas tout.

Une fois la tente installée, le père de famille et parfois l'aîné des garçons venaient acheter de la paille à la ferme.

Pourquoi ?

Pour faire les matelas !

Yves se souvenait même du prix : 100 anciens francs la balle de paille, dans la situation qu'il raconte.

Il rapporte également une conversation savoureuse avec un campeur parlant le patois du bassin minier.

Le petit garçon ne comprenait pas immédiatement ce que son client voulait dire lorsqu'il lui demandait si la paille contenait des petites bêtes.

Il leur fallut quelques échanges pour se comprendre.

C'est le genre de souvenir qu'aucun catalogue touristique ne raconte.

Des familles de mineurs venues chercher quelques semaines de repos, une tente provenant des surplus de l'armée américaine et un matelas de paille acheté à la ferme.

Cela donne une tout autre dimension à notre vieille photographie.

Le Franco-Belge : le café-restaurant où mangeaient les campeurs

Yves Janssen ne s'arrête pas aux tentes.

Il se souvient aussi d'un établissement où les vacanciers se retrouvaient pour déjeuner : Le Franco-Belge.

Ce café-restaurant était tenu par un certain Xavier, avenue de la Mer, devenue depuis l'avenue de Gaulle dans le secteur concerné.

Et l'endroit possédait une particularité.

On y trouvait aussi une activité de marchand de vélos.

Le bâtiment était assez simple : un grand baraquement en bois, recouvert notamment de carton bitumé.

Pendant les mois d'été, les clients affluaient.

Un restaurant dont on n'oubliait pas les restes !

Dans son récit, Yves raconte une anecdote assez cocasse.

Les restes de nourriture du restaurant étaient récupérés dans des récipients pour nourrir les cochons de l'établissement.

Mais apparemment, les animaux ne recevaient pas seulement des restes de repas.

Il leur arrivait aussi de recevoir les fonds de verres de boissons alcoolisées.

Yves raconte avec humour qu'un ancien boucher, surnommé Bei Saucisse, aurait été surpris par l'état du foie d'un des cochons.

Cette histoire appartient au témoignage personnel publié par Yves. Il ne s'agit pas d'un constat vétérinaire établi.

Mais elle raconte bien l'ambiance de ces petits établissements familiaux qui accueillaient les vacanciers après la guerre.

Et ce restaurant, comme les chariots et les tentes, faisait partie de la vie du camping.

Où se trouvait exactement le camping de cette photographie ?

C'est l'un des échanges les plus intéressants sous la publication Facebook.

Au départ, plusieurs personnes s'interrogent sur le lieu.

Philippe propose le camping du Perroquet.

Bernard lui répond que le Perroquet se trouve plus à droite, du côté de la frontière belge.

Il pense plutôt au camping municipal des Dunes.

Mais Marie-Christine apporte un souvenir différent.

Camping municipal des Dunes ou camping plus libre ?

Marie-Christine explique que le camping municipal actuel n'était pas encore installé au même endroit que dans ses souvenirs.

Elle se rappelle une période où il était possible de camper beaucoup plus librement dans le secteur de Bray-Dunes.

Elle pense donc que la photographie pourrait montrer un espace de camping près de la station elle-même, plutôt que l'emplacement actuel du camping municipal.

Son témoignage doit être confronté aux archives, car un camping municipal existait déjà en 1956, comme le confirme le récit publié par la Ville de Bray-Dunes.

Il est donc possible que les souvenirs concernent des emplacements différents ou plusieurs terrains ayant coexisté ou changé au cours du temps.

La photographie ne suffit pas à trancher.

Les immeubles du fond donnent-ils la réponse ?

Didier est d'abord sceptique.

Il ne reconnaît pas les immeubles visibles à l'arrière-plan et se demande sous quel angle cette photographie aurait pu être prise à Bray-Dunes.

Bernard lui présente alors une autre image du secteur.

Et Didier reconnaît que cette nouvelle vue lui permet de mieux comprendre l'emplacement proposé.

C'est un échange important, car il montre comment une seconde photographie peut aider à identifier un lieu ancien.

Martine doute également de la localisation.

Marie-Christine lui répond qu'elle croit reconnaître un grand bâtiment situé derrière le restaurant Chez Antoine et le bar du Casino.

Cette piste mérite d'être examinée.

L'ancien casino-hôtel de Bray-Dunes a été construit entre 1952 et 1955 sur les plans de l'architecte Émile Sala, avec le décorateur Robert Heams.

Les immeubles de l'arrière-plan pourraient donc fournir des indices intéressants, à condition de comparer précisément les façades et les angles de prise de vue.

Pour le moment, je retiens Bray-Dunes vers 1960, mais pas une parcelle précise.

Le Perroquet, l'autre grand nom du camping à Bray-Dunes

Le camping du Perroquet revient dans plusieurs commentaires.

Mais il faut bien distinguer ce camping situé vers la frontière belge de celui que les habitants pensent reconnaître près du centre de Bray-Dunes.

Le Perroquet possède lui-même une longue histoire.

Un document consacré au Grand Site des Dunes de Flandre indique que son exploitation a commencé en 1958.

Il s'est développé dans le secteur de la dune du Perroquet, à proximité de la frontière.

Ce document rappelle également que la démocratisation du camping sur le littoral dunkerquois s'est accélérée avec les congés payés de 1936, avant de connaître un nouvel essor après la Seconde Guerre mondiale.

Au fil des années, différents campings se sont installés sur la côte.

Mais il ne faut pas transformer ces informations générales en preuve que notre photographie représente le Perroquet.

L'emplacement proposé par les habitants semble plutôt se situer près de la station balnéaire.

Les souvenirs des familles qui campaient à Leffrinckoucke

Une autre discussion montre que les habitudes de vacances dépassaient largement Bray-Dunes.

Didier raconte que ses parents plantaient leur tente dans un bois à Leffrinckoucke.

Martine lui répond que sa famille faisait de même, près des dunes.

Voilà deux souvenirs très simples, mais importants.

On ne parle pas ici d'un voyage organisé par un grand tour-opérateur.

Les familles choisissaient un endroit où installer leur tente, dans des conditions et avec des pratiques qui pouvaient être très différentes de celles des campings réglementés d'aujourd'hui.

Ces commentaires ne prouvent pas que tout le monde avait le droit de camper n'importe où, mais ils témoignent d'habitudes anciennes sur le littoral.

Le camping, une autre façon de partir à la mer

Il ne faut pas oublier ce que représentaient les vacances pour certaines familles ouvrières.

Après des mois de travail, notamment dans les mines et les usines du Nord, passer quelques semaines au bord de la mer était un événement attendu.

Yves Janssen explique que les campeurs qu'il connaissait étaient souvent des mineurs.

Des familles venues chercher du repos, profiter de la plage et se retrouver ensemble.

Pour elles, le camping permettait de séjourner plusieurs semaines près de la mer sans payer une chambre d'hôtel pour chaque membre de la famille.

On y apportait une bonne partie de son matériel.

On organisait ses repas.

On s'adaptait aux conditions météorologiques.

Et l'on revenait parfois l'année suivante.

Bernard, dans les commentaires, parle justement de ces campeurs qui avaient appris à leurs enfants la valeur de la nature, de la débrouillardise et du plaisir d'être ensemble.

C'est sa manière de résumer cette époque.

Le souvenir d'un autre camp, à Fort-Mardyck

Parmi toutes les réactions, Lili apporte une histoire différente.

Elle demande si quelqu'un possède des photographies d'un ancien camp situé à Fort-Mardyck.

Elle explique que sa famille y a vécu dans les années 1980.

Selon ses souvenirs, il s'agissait d'un lieu où des travailleurs logeaient en caravane.

Les hommes travaillaient dans les usines, avant que certaines familles soient ensuite dirigées vers le bassin minier de Valenciennes, où elles habitaient dans les corons.

Ce témoignage ne concerne donc pas le camping touristique représenté sur notre photographie.

Il ne faut surtout pas mélanger les deux histoires.

Mais cette réaction rappelle que les caravanes et les campements n'ont pas toujours servi aux vacances.

Ils ont aussi été des lieux de logement pour des familles de travailleurs.

Ce serait un sujet historique à part entière, qui mériterait d'autres archives et témoignages pour être raconté correctement.

De 1956 aux années 1960 : Bray-Dunes se reconstruisait aussi grâce aux vacanciers

Pour bien comprendre la photographie, il faut se rappeler dans quel état se trouvait Bray-Dunes après la Seconde Guerre mondiale.

La commune avait subi de très importantes destructions.

Dans les années qui suivent, il faut reconstruire les maisons, les rues, les équipements et les établissements touristiques.

Mais les vacanciers reviennent progressivement.

Dans son récit, Yves Janssen situe le retour important des campeurs au milieu des années 1950.

Et ce retour contribue à faire revivre les petits commerces.

Les familles de mineurs faisaient vivre la station

Les familles achetaient des provisions, du lait, des œufs et des pommes de terre dans les fermes et les commerces.

Elles fréquentaient les cafés-restaurants, les marchands de vélos et les boutiques proches de la plage.

Pendant quelques semaines, le camping devenait un véritable petit quartier de vacances.

Le témoignage d'Yves est particulièrement précieux parce qu'il raconte les deux côtés de cette activité.

D'un côté, les campeurs venus se reposer.

De l'autre, les habitants qui les accueillaient, vendaient leurs produits et retrouvaient chaque été une clientèle fidèle.

Les vacances populaires ont ainsi accompagné le redémarrage économique de la station.

Et tandis que les tentes occupaient encore une partie des espaces dunaires, de nouveaux bâtiments apparaissaient peu à peu sur le front de mer.

C'est cette coexistence que notre photographie semble montrer : des vacances sous la toile, juste devant le Bray-Dunes de la reconstruction.

Ce que vous racontez ❤️

Cinq témoignages authentiques sélectionnés parmi les commentaires de la publication Facebook, légèrement reformulés sans en changer le sens.

Marie-Christine — Le camping d'autrefois

« Le camping n'était pas encore au même endroit que celui d'aujourd'hui. À l'époque, on pouvait camper un peu partout autour de Bray-Dunes. »

Didier — Les vacances à Leffrinckoucke

« Mes parents plantaient leur tente dans un bois à Leffrinckoucke. »

Martine — Près des dunes

« C'était pareil pour nous, nous campions près des dunes. »

Bernard — Les campeurs de la première heure

« Ces premiers campeurs ont transmis à leurs enfants le goût de la nature, la débrouillardise et le plaisir d'être ensemble simplement. »

Lili — Le camp des travailleurs

« Dans les années 1980, ma famille vivait dans un camp à Fort-Mardyck. Les familles logeaient en caravane et les hommes travaillaient dans les usines. Certains sont ensuite partis vers les mines de Valenciennes. »

Ces réactions racontent plusieurs réalités différentes : les vacances populaires, les terrains de camping d'autrefois, les familles installées près des dunes et, dans un autre contexte, le logement des travailleurs.

Le témoignage de Lili ne doit pas être confondu avec le camping photographié.

Bray-Dunes : les vacances d'une époque qui a beaucoup changé

Aujourd'hui, on connaît les campings avec leurs emplacements délimités, leurs blocs sanitaires, leurs branchements électriques et leurs hébergements locatifs.

Le camping municipal des Dunes existe toujours, mais il ne serait pas juste de supposer que son emplacement, son organisation et ses équipements sont identiques à ceux des années 1950 ou 1960.

L'ancienne photographie montre une autre manière d'occuper les lieux.

Les tentes sont nombreuses, parfois serrées les unes contre les autres, et les dunes semblent encore directement mêlées aux espaces de séjour.

Avec le temps, la construction des immeubles, l'évolution du tourisme et la protection des espaces naturels ont modifié le paysage du littoral.

Une réserve naturelle nationale a notamment été créée dans la dune Marchand en 1974, pour protéger un environnement devenu fragile.

Ce changement rappelle que les dunes ne sont pas de simples terrains disponibles pour les vacances. Elles constituent aussi des milieux naturels qu'il faut préserver.

Une autre photographie de Bray-Dunes vers 1960

Sur notre site, nous avons déjà publié une autre histoire consacrée à Bray-Dunes vers 1960, ses cafés, ses voitures et les familles qui venaient à la mer en autobus.

Albert y raconte ces journées où l'on partait tôt le matin avec ses parents, avec de quoi pique-niquer, avant de reprendre l'autobus le soir.

C'est un joli complément à notre camping.

D'un côté, les familles qui venaient pour une journée.

De l'autre, celles qui installaient leur tente pour deux ou trois semaines.

Deux façons différentes de profiter de la même mer.

On peut aussi retrouver Malo-les-Bains et son avenue de la Mer vers 1958, puis découvrir les autres histoires du Nord dans notre collection Mémoire de France.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Ce que je préfère dans cette photographie, ce n'est finalement pas le nombre de tentes.

C'est cette histoire de matelas en paille !

Imagine un peu. Tu arrives à Bray-Dunes avec toute ta famille, les bagages, une tente provenant d'un stock militaire américain, et il faut encore aller chercher une botte de paille chez le fermier pour pouvoir dormir.

Aujourd'hui, certains campeurs partent avec un matelas gonflable, une télévision et même une machine à café !

Et pourtant, ceux qui ont connu ces vacances-là en gardent souvent des souvenirs très forts.

Je pense aussi aux familles de mineurs qui attendaient toute l'année ce séjour au bord de la mer.

Pas forcément beaucoup de confort, mais quelques semaines loin du travail, avec les enfants et les proches.

Et puis il y a les anciens habitants qui cherchent encore sur cette photographie l'emplacement exact des immeubles et des tentes.

L'un reconnaît un bâtiment.

L'autre se souvient d'un terrain.

Un troisième retrouve les vacances de ses parents.

Voilà pourquoi j'aime tellement les vieilles photographies.

Elles ne nous racontent pas seulement comment les lieux ont changé. Elles nous permettent de retrouver un peu de la vie de ceux qui les ont connus.

Papy Chris ⛺❤️

Questions fréquentes sur le camping de Bray-Dunes autrefois

Où se trouvait le camping de Bray-Dunes dans les années 1960 ?

La photographie est attribuée à Bray-Dunes, près du secteur balnéaire. Plusieurs habitants évoquent un ancien terrain proche de la station, mais l'emplacement exact n'est pas confirmé.

Le camping municipal des Dunes existait-il déjà en 1956 ?

Oui. Un témoignage publié par la Ville de Bray-Dunes raconte l'activité d'un camping municipal en 1956. Cela ne prouve pas qu'il occupait l'emplacement actuel.

Les campeurs venaient-ils de Lille et de Lens ?

Oui, selon un témoignage d'époque publié par la mairie. Des familles, notamment de mineurs, arrivaient par le train avec leurs bagages et leur matériel pour plusieurs semaines de vacances.

Comment les familles dormaient-elles sous la tente dans les années 1950 ?

Les équipements variaient selon les familles. Un habitant de Bray-Dunes se souvient de campeurs utilisant des tentes de surplus militaire et des bottes de paille pour fabriquer leurs matelas.

Le camping du Perroquet était-il déjà ouvert en 1960 ?

Oui. Un document consacré aux Dunes de Flandre situe le début de son exploitation en 1958. Il était installé près de la frontière belge.

De quelle année date la photographie du camping ?

Elle est présentée comme datant des années 1960. Sa date précise n'est pas établie. La signature Estel est visible sur la photographie, mais le verso de la carte reste à retrouver.

Où se trouve le camping municipal des Dunes aujourd'hui ?

Il se trouve au 222 rue de l'Église, à Bray-Dunes. Pour les informations actuelles, consultez le site officiel de la mairie.

Sources documentaires

Mémoire locale : article réalisé à partir des commentaires authentiques transmis avec la photographie. Les auteurs des commentaires sont désignés uniquement par leur prénom. Le récit d'Yves Janssen est identifié comme un témoignage publié dans le bulletin municipal, et non comme une réaction à la publication Facebook.

Photographie : vue ancienne attribuée à Bray-Dunes, signée Estel, présentée comme datant des années 1960. Photographe et date exacte à confirmer. Droits de publication confirmés par le propriétaire du site le 22 octobre 2026.

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