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Histoire du marché de Nyons : du Moyen Âge à nos jours

Découvrez l'histoire du marché de Nyons depuis 1337 : foires anciennes, marché du jeudi, places historiques, métiers disparus et archives de 1986.

À Nyons, il y a des jours où l'on sait tout de suite que nous sommes jeudi. Les camionnettes arrivent tôt, les commerçants installent leurs étals, les premières cagettes de fruits et légumes apparaissent sous les platanes. Petit à petit, les rues s'animent. On entend les bonjours, les discussions, quelques plaisanteries et le bruit des commerçants qui terminent leur installation.

Depuis que je vis à Nyons, j'ai pris goût à cette ambiance. On vient acheter ses légumes, ses olives, un morceau de fromage ou simplement retrouver quelqu'un. Et parfois, on repart avec bien autre chose dans son panier : une nouvelle du quartier, une bonne adresse ou une petite histoire racontée au détour d'un stand.

Mais ce marché que nous connaissons aujourd'hui ne date pas d'hier. Il a traversé les siècles, changé de places, accueilli des métiers disparus et vu passer des générations de Nyonsais. Derrière nos jeudis matin se cache même une histoire qui remonte au Moyen Âge, avec une charte de 1337 et une décision royale de 1541.

  1. 1337La charte
  2. 1541Le jeudi royal
  3. 1986L’enquête estivale
  4. Aujourd’huiUn marché vivant

📜 Repères historiques du marché de Nyons

Du Moyen Âge au marché d’aujourd’hui
ÉpoqueCe qu’il faut retenir
1337Une charte accordée aux habitants de Nyons par Humbert II mentionne les jours de marché et de foire.
29 juillet 1541Des lettres patentes de François Ier instituent un marché hebdomadaire le jeudi.
XIXe siècleNyons est une importante place d'échanges agricoles, artisanaux et commerciaux.
Avant 1939Les places de Nyons accueillent des marchés spécialisés : cocons de soie, olives, volailles, bestiaux, pommes de terre et autres marchandises.
Après 1945Les emplacements et les activités évoluent progressivement.
1986Une enquête universitaire étudie le marché, ses forains, sa clientèle et ses différents secteurs.
Aujourd'huiLe marché traditionnel anime toujours le centre-ville chaque jeudi matin.

Repères établis à partir des travaux de la Société d'Études Nyonsaises et des informations de la Ville de Nyons.

Le marché de Nyons existait déjà au Moyen Âge

Il faut remonter bien loin pour retrouver les premières traces de cette activité.

Le nom ancien de Nyons, Noiomagus, est souvent rapproché de l'expression « nouveau marché ». La Ville de Nyons reprend d'ailleurs cette interprétation dans sa présentation historique.

Mais il faut être prudent. Dans une étude publiée en 1987, la Société d'Études Nyonsaises rappelait que cette étymologie n'était pas absolument certaine et que d'autres interprétations avaient été proposées.

Une chose est sûre : bien avant nos parasols et nos camionnettes, Nyons occupait déjà une place importante dans les échanges commerciaux de la région.

En 1337, une charte mentionne les marchés et les foires

Le 6 juin 1337, le dauphin Humbert II accorde une charte aux habitants de Nyons.

L'historien André Lacroix, cité par la Société d'Études Nyonsaises, signale qu'un article de cette charte protège certaines personnes contre les saisies pendant les jours de marché et de foire.

Ce détail est intéressant. Il montre que les marchés étaient suffisamment importants pour bénéficier de dispositions particulières.

À cette époque, venir vendre ses marchandises n'était pas seulement une question de commerce. Il fallait aussi des règles pour organiser les échanges et protéger ceux qui y participaient.

Le 29 juillet 1541, François Ier intervient

Voilà une date que nous devrions tous connaître à Nyons !

Le 29 juillet 1541, des lettres patentes de François Ier instituent le marché hebdomadaire du jeudi.

Attention, cela ne signifie pas qu'il n'existait aucun marché auparavant. Les textes médiévaux prouvent le contraire.

Cette décision royale marque surtout une étape importante dans l'organisation officielle du rendez-vous hebdomadaire.

Et ce qui me plaît, c'est de constater qu'après tant de générations, le jeudi est toujours notre jour de marché.

Les façons de vendre ont changé. Les chevaux ont laissé la place aux camionnettes. On paie désormais souvent par carte bancaire. Mais le rendez-vous, lui, est toujours là.

Quand chaque place avait son propre marché

Autrefois, on ne trouvait pas forcément toutes les marchandises au même endroit.

Selon les époques, les places et les rues de Nyons possédaient leurs spécialités.

C'est l'une des découvertes les plus intéressantes d'une étude publiée par la Société d'Études Nyonsaises en 1987. Elle retrace l'évolution des emplacements au cours du XXe siècle.

Le Foussat : les charrettes, puis les légumes

L'ancienne place du Foussat, aujourd'hui place Joseph-Buffaven, accueillait notamment des remises de charrettes avant la Seconde Guerre mondiale.

Après 1945, les maraîchers y prennent progressivement une place importante, avant d'autres changements dans la répartition des étals.

Le quartier ne se résumait évidemment pas à son marché. Il possédait ses artisans, ses habitants et toute une vie de voisinage.

Nous avons d'ailleurs consacré un article à l'ancien Foussat et à la place Joseph-Buffaven.

Le Champ-de-Mars : des bestiaux aux grands étals

L'actuelle place de la Libération portait autrefois le nom de Champ-de-Mars.

Dans la première moitié du XXe siècle, une partie de cet espace était consacrée aux marchandises les plus diverses : quincaillerie, vêtements, chaussures, bois et bestiaux.

Imaginez un instant l'ambiance.

Des charrettes, des animaux, des marchands venus des villages et des acheteurs qui se retrouvaient dans le centre de Nyons.

On était bien loin des étals modernes, même si le principe restait le même : venir vendre, acheter et se rencontrer.

Avec le temps, les activités et les emplacements se sont transformés. La place de la Libération est devenue l'un des espaces majeurs du marché que nous connaissons.

Place Carnot : cocons de soie et olives

L'actuelle place du Docteur-Bourdongle était autrefois connue sous le nom de place Carnot ou place des Arcades.

Avant 1939, les archives y signalent notamment des échanges de cocons de soie et d'olives.

Cette association peut surprendre aujourd'hui, mais elle rappelle deux activités qui ont longtemps compté dans l'économie nyonsaise.

L'oléiculture, bien sûr, avec les oliviers et les moulins. Mais également la soie, qui occupait autrefois des ouvriers et des familles dans la région.

Dans son étude sur les marchés, la Société d'Études Nyonsaises reprend même un inventaire économique datant de 1826 : Nyons comptait alors six fabriques de soie employant 280 ouvriers, treize moulins à huile et plusieurs autres établissements artisanaux.

Ce sont des chiffres historiques, pas des données actuelles. Mais ils montrent l'importance des productions locales dans la vie de la ville.

Place aux Herbes, pommes de terre et volailles

D'autres noms méritent eux aussi de ne pas être oubliés.

La place Autiero était autrefois appelée place aux Herbes. On y trouvait notamment des vendeurs de fruits et de légumes.

La place du Colonel-Barillon était connue comme place aux Pommes-de-Terre.

Quant à la place de la République, elle a notamment accueilli, après la Seconde Guerre mondiale, un marché aux volailles, lapins et escargots.

Rien que ces noms racontent une autre époque.

Les marchés étaient organisés autour de produits très concrets, liés à l'alimentation, au travail agricole et aux besoins des familles.

Et lorsqu'on traverse ces places aujourd'hui, il est agréable de se rappeler tout ce qui s'y vendait autrefois.

Le jeudi, on venait à Nyons de tous les villages

Le marché de Nyons n'a jamais concerné uniquement les habitants de la ville.

Depuis longtemps, sa situation géographique en fait un lieu de rencontre pour les populations des Baronnies provençales et des villages voisins.

Pour certains, venir à Nyons représentait une vraie sortie.

On venait vendre une production agricole, acheter du matériel, se procurer des vêtements ou régler des affaires que l'on ne pouvait pas traiter dans son village.

Et puis il y avait les rencontres.

On retrouvait un cousin, un ancien voisin, un commerçant ou un ami que l'on n'avait pas vu depuis plusieurs semaines.

Le marché servait aussi à faire circuler les nouvelles.

Il faut se rappeler qu'autrefois, les habitants des campagnes se déplaçaient bien moins facilement qu'aujourd'hui. Un marché important constituait donc un rendez-vous social autant qu'économique.

Les chevaux connaissaient parfois mieux le chemin que leurs maîtres !

Voilà une anecdote qui a traversé les années dans les souvenirs des vieux cafés nyonsais.

Les jours de marché, certains paysans apportaient leur biasse, leur casse-croûte préparé à la maison.

Après les achats et les affaires, ils retrouvaient leurs connaissances au café. On commandait à boire, on mangeait ce qu'on avait apporté et la conversation pouvait durer.

Parfois, certains tardaient un peu à repartir.

Et dans les souvenirs recueillis, il arrivait que les chevaux connaissent tellement bien le trajet du retour qu'ils retrouvaient presque seuls le chemin de la maison.

Une histoire à prendre comme une anecdote populaire, évidemment, et non comme une règle générale.

Mais elle raconte à merveille le lien entre le marché, les déplacements et les bistrots de l'époque.

Pour retrouver cette ambiance, je vous invite à lire notre article sur les cafés de Nyons autrefois, les chevaux et les jours de marché.

En 1986, le marché de Nyons faisait déjà parler de lui

Nous arrivons maintenant à une période plus proche de nous.

Pendant l'été 1986, deux étudiants de la Faculté des Lettres d'Avignon, Christian Branchereau et Serge Leclercq, réalisent une étude sur les marchés de Nyons, Bollène et Tulette.

Leur travail est publié l'année suivante dans le premier numéro de Terre d'Eygues, le bulletin de la Société d'Études Nyonsaises.

Et ce document mérite vraiment d'être redécouvert.

Les chercheurs ne se sont pas contentés de décrire l'ambiance. Ils ont étudié les commerçants, leurs activités, la provenance des clients et l'organisation des emplacements.

Jusqu'à 300 forains en période estivale

L'étude évoque un marché pouvant accueillir jusqu'à 300 forains au milieu des années 1980.

Un chiffre considérable pour une ville de cette taille !

Les enquêteurs décrivent un marché réparti entre plusieurs places et rues du centre-ville. Les produits alimentaires occupaient une place importante, mais ils étaient loin d'être seuls.

On trouvait aussi des vêtements, de la mercerie, de la quincaillerie, des objets manufacturés, de l'artisanat et bien d'autres marchandises.

L'enquête relevait également une présence particulièrement importante des artisans à Nyons par rapport aux marchés étudiés à Bollène et à Tulette.

Ces données concernent l'été 1986 : elles ne doivent pas être présentées comme les chiffres actuels du marché.

Le plan du jeudi 17 juillet 1986

Consulter le plan du 17 juillet 1986 dans le bulletin original (PDF, page 8) ↗

L'étude contient même un plan très précis daté du jeudi 17 juillet 1986.

On y distingue les secteurs alimentaires, les vêtements, les artisans, les fleurs et les différents types de commerces.

La place de la Libération, la place du Docteur-Bourdongle, la rue de la Résistance et la place Buffaven apparaissent clairement.

Ce document est particulièrement précieux, car il permet de comprendre comment le marché occupait le centre de Nyons à cette époque.

Pour ceux qui ont connu les jeudis matin des années 1980, il peut aussi réveiller des souvenirs d'emplacements, de commerçants et de petits commerces aujourd'hui disparus.

Près de quatre clients sur dix étaient des vacanciers dans l'enquête

Autre détail révélateur : parmi les clients interrogés à Nyons pendant l'étude estivale, environ 38,5 % étaient des vacanciers.

Cela montre combien le marché jouait déjà un rôle touristique important.

Mais les visiteurs ne venaient pas seulement acheter des souvenirs.

L'enquête constatait que le choix des produits et l'ambiance du marché comptaient beaucoup dans les raisons de leur venue.

Et finalement, cela n'a pas tellement changé.

Un marché qui suit les saisons

Il suffit de comparer un jeudi du mois d'août et un jeudi de janvier pour s'en rendre compte.

En plein été, les allées sont souvent remplies de visiteurs. On entend des accents venus de toute la France et parfois de l'étranger. Les vêtements légers, les objets artisanaux, les fruits d'été et les produits de Provence attirent les regards.

L'hiver, l'ambiance change.

On retrouve davantage les habitués, les producteurs réguliers et ceux qui viennent faire leurs courses pour la semaine.

Le rythme est différent, mais le marché continue à vivre.

Déjà en 1986, les enquêteurs notaient que certains pépiniéristes occupaient davantage de place pendant la saison froide, lorsque des artisans étaient moins présents.

C'est aussi cela, la richesse d'un marché : il n'est jamais exactement le même d'un mois à l'autre.

Les saisons passent, les récoltes changent, les étals évoluent.

Et à Nyons, les olives occupent naturellement une place à part.

Les olives noires, les moulins et tout le terroir de Nyons

Impossible de raconter le marché sans parler de notre fameuse Tanche, l'olive noire qui fait la réputation du Nyonsais.

Autrefois déjà, les olives et l'huile faisaient partie des activités commerciales importantes de la ville.

Aujourd'hui, on trouve sur le marché des huiles, des olives noires, des tapenades et d'autres préparations issues du terroir.

Mais il faut distinguer les produits : toutes les olives vendues sur un marché ne bénéficient pas automatiquement de l'AOP Nyons.

Cette appellation répond à des règles précises de production et d'origine.

Pour mieux les comprendre, retrouvez notre guide consacré aux olives noires de Nyons AOP, à leurs producteurs et à leurs prix.

Au-delà des olives, le marché permet de découvrir d'autres productions agricoles et artisanales des Baronnies.

Il reste une vitrine du territoire, avec des produits qui racontent les paysages, les saisons et les métiers de la région.

Pourquoi le marché de Nyons plaît-il toujours autant ?

C'est une question à laquelle les archives de 1986 apportaient déjà une partie de la réponse.

On ne vient pas uniquement au marché pour payer moins cher ou remplir son réfrigérateur.

On vient aussi pour avoir le choix, discuter avec les marchands, rencontrer des producteurs et retrouver une ambiance particulière.

Bien sûr, le marché d'aujourd'hui n'est pas celui de 1541, ni même celui des années 1980.

Les habitudes de consommation ont changé. Les commerçants utilisent des véhicules modernes, les règles d'installation ont évolué et les touristes sont plus nombreux pendant certaines périodes.

Mais ce qui reste, c'est cette envie de se retrouver le jeudi matin.

Un marché, c'est aussi une façon de faire vivre le centre-ville.

Les commerces installés à l'année, les boulangeries, les cafés et les restaurants bénéficient de cette animation.

Et pour les habitants, c'est un rendez-vous qui rythme la semaine.

Le jeudi et le marché provençal du dimanche

Le marché traditionnel a toujours lieu le jeudi matin, toute l'année.

Un autre marché, consacré aux produits provençaux, se tient également le dimanche matin pendant la saison touristique, habituellement de début mai à mi-septembre.

Il faut bien distinguer ces deux rendez-vous.

Pour les jours, les horaires, les emplacements, les parkings et les conseils de visite actualisés, consultez notre guide pratique du marché de Nyons.

Vous pouvez également découvrir ce que les visiteurs apprécient particulièrement sur le marché provençal.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Quand je regarde l'histoire du marché de Nyons, il y a une chose qui me frappe.

Les rois ont changé, les régimes politiques aussi. Les anciennes places ont pris de nouveaux noms. Les chevaux et les charrettes ont disparu des rues. Les marchands de cocons de soie, de bestiaux ou de pommes de terre ont laissé la place à d'autres activités.

Et pourtant, le jeudi matin, Nyons continue de se retrouver.

J'aime particulièrement imaginer les anciens parcourant les mêmes places que nous. Un paysan arrivant avec sa charrette, une marchande préparant ses légumes, un commerçant discutant devant son café.

Nous ne savons pas toujours leurs noms. Mais les archives ont gardé la trace de leurs métiers et des endroits où ils travaillaient.

Et il reste sûrement, dans les albums de famille, des photographies de ces anciens marchés que nous n'avons pas encore vues.

Pour moi, l'histoire du marché de Nyons ne se limite donc pas à une date ou à un privilège royal.

C'est l'histoire d'une ville qui, depuis des siècles, continue de se retrouver au même rendez-vous.

Et tant qu'il y aura des bonjours échangés entre deux étals, un peu de cette histoire continuera à vivre.

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes sur l'histoire du marché de Nyons

Depuis quand existe le marché de Nyons ?

Le marché de Nyons possède des origines médiévales. Une charte de 1337 mentionne les foires et marchés, tandis que des lettres patentes de François Ier datées du 29 juillet 1541 instituent le marché hebdomadaire du jeudi.

Pourquoi le marché de Nyons se déroule-t-il le jeudi ?

Le jeudi est associé à une décision officielle de François Ier en 1541. Cette organisation a traversé les siècles et le marché traditionnel se tient toujours ce jour-là.

Que signifie le nom ancien de Nyons ?

Le nom Noiomagus est fréquemment interprété comme « nouveau marché ». Cette étymologie reste toutefois discutée dans certaines études historiques.

Où se trouvaient les anciens marchés de Nyons ?

Ils occupaient plusieurs places : l'ancien Foussat, le Champ-de-Mars, la place Carnot, la place aux Herbes, la place aux Pommes-de-Terre et d'autres secteurs du centre ancien.

Que vendait-on autrefois sur le marché ?

Selon les époques, on y vendait des fruits, des légumes, des olives, des cocons de soie, des volailles, des bestiaux, du bois, des vêtements, de la quincaillerie et de nombreux autres produits.

Combien de marchands fréquentaient le marché de Nyons en 1986 ?

Une étude universitaire publiée en 1987 évoque jusqu'à 300 forains pendant la période étudiée. Ce chiffre historique ne doit pas être considéré comme un effectif actuel.

Le marché de Nyons a-t-il toujours attiré les touristes ?

Le marché a longtemps attiré les populations des villages voisins. L'étude menée pendant l'été 1986 montre qu'il avait également une clientèle touristique importante, avec 38,5 % de vacanciers parmi les personnes interrogées.

Où trouver les horaires du marché actuel ?

Les horaires, les jours de marché, les emplacements et les conseils pratiques sont disponibles dans notre guide consacré au marché de Nyons.

Sources historiques et documentaires

Les chiffres de 1986 et les anciens emplacements sont issus de l’étude historique. Ils sont volontairement distingués du fonctionnement actuel du marché.

Le plan historique est consultable dans le document original ; il n’est pas reproduit sur cette page, ses droits de reproduction n’étant pas établis.

Photographie du marché de Nyons, 2 août 2012 — Service communication de la Mairie de Nyons / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Version réduite et compressée, sans recadrage, diffusée sous la même licence.