☕ Histoire et mémoire de Nyons · Papy Chris

Nyons dans les années 1950 : jeux, cinémas et souvenirs

Papy Chris raconte le Nyons des années 1950 : jeux dans les ruelles, trois cinémas, petits commerces, pétanque et course cycliste de 1959.

Publié le 14 octobre 2026 · Papy Chris

Il y a des photographies qui méritent qu'on s'y arrête un peu plus longtemps. Celle de cette course cycliste entre Nyons et Mirabel, organisée en 1959 à l'occasion des fêtes de la Commune libre du Pont, en fait partie.

Quelques hommes autour des bicyclettes, une femme souriante, des spectateurs venus assister à l'événement. Rien d'extraordinaire à première vue. Et pourtant, derrière cette image, c'est tout un Nyons qui réapparaît.

Celui des années 1950, avec ses enfants qui jouaient dans les rues, ses petits commerces, ses fêtes de quartier, ses parties de boules interminables et ses trois cinémas.

Trois cinémas à Nyons ! Aujourd'hui, cela paraît presque incroyable.

Et ce n'est pas tout. À cette époque, les enfants fabriquaient leurs voitures avec de vieilles planches, on se baignait dans l'Eygues avant la construction de la piscine, et certains boulistes continuaient leurs parties jusqu'à deux heures du matin.

Il faut dire qu'on n'avait pas encore inventé le téléphone portable pour rappeler tout le monde à la maison !

Photographie d’archives de la course Nyons–Mirabel de 1959 : habitants, vélos et moto, collection M. Germain
Course de vélos Nyons–Mirabel, organisée pour les fêtes de la Commune libre du Pont en 1959, selon la légende d’origine. Collection M. Germain.

Quand les rues de Nyons servaient de terrain de jeux

Pour comprendre l'enfance à Nyons dans les années 1950, il faut oublier un instant les habitudes d'aujourd'hui.

Pas de console de jeux, pas de tablette, pas de vidéos à regarder pendant des heures.

Les enfants passaient une bonne partie de leur temps dehors.

Dans le quartier du Pont, les gamins avaient trouvé une manière assez ingénieuse de s'amuser : fabriquer leurs propres chariots à roulettes.

On récupérait de gros roulements à billes chez les garagistes, quelques morceaux de bois et l'on assemblait tout cela avec les moyens du bord.

Deux roues derrière, une roue à l'avant pour tourner, et voilà une véritable voiture de course !

Enfin, une voiture... Disons plutôt un engin qui avançait plus ou moins droit, selon les talents du constructeur.

Pour rendre le jeu encore plus sérieux, on dessinait des routes à la craie sur le sol. On traçait des virages, des intersections et même des panneaux d'arrêt.

Les enfants s'amusaient alors à passer leur permis de conduire.

J'imagine bien les discussions entre copains.

Il devait toujours y en avoir un pour affirmer qu'il avait construit le chariot le plus rapide, et un autre pour se retrouver dans le décor au premier virage !

Ces petits véhicules improvisés occupaient des après-midi entiers.

Les ruelles des Forts, un formidable terrain d'aventure

Quand les enfants en avaient assez de leurs chariots, ils retrouvaient les copains pour jouer à cache-cache dans le vieux Nyons.

Du côté des Forts, les ruelles étroites, les escaliers et les passages formaient un terrain de jeux idéal.

Il faut dire que ce quartier se prête merveilleusement à ce genre d'aventure.

Même aujourd'hui, lorsqu'on découvre le centre historique de Nyons, on se rend compte du nombre de petits recoins où l'on pourrait facilement disparaître.

À l'époque, les enfants connaissaient chaque passage, chaque escalier et probablement chaque endroit où se cacher.

Les plus débrouillards devaient être difficiles à retrouver !

Et puis il y avait des occupations beaucoup plus risquées.

Un souvenir local raconte que certains gamins profitaient de la faible vitesse du train pour y monter alors qu'il était encore en mouvement. Ils effectuaient un bout de trajet jusqu'à Novézan avant de revenir par la route.

Une sacrée imprudence !

Aujourd'hui, une histoire pareille ferait bondir les parents. Mais elle montre aussi combien les enfants de cette époque évoluaient dans un environnement différent, avec une liberté qui allait parfois beaucoup trop loin.

L'école de Nyons et le redoutable certificat d'études

Évidemment, avant d'aller jouer, il fallait passer par l'école.

Dans les souvenirs des années 1940 et 1950, on retrouve les anciennes classes situées rue Toesca.

L'organisation scolaire était assez différente de celle que connaissent les enfants aujourd'hui.

Les plus jeunes fréquentaient le cours préparatoire et le cours élémentaire. Les plus grands poursuivaient au cours moyen, puis au cours supérieur.

Et au bout de ce parcours, il y avait le fameux certificat d'études.

Pour beaucoup de familles, cet examen représentait quelque chose d'important. On ne plaisantait pas avec les dictées, les problèmes de calcul ou les connaissances à apprendre.

Certains enfants terminaient leur scolarité vers quatorze ans.

Un souvenir de cette époque rapporte qu'une année, vingt-cinq élèves avaient passé le certificat d'études et que seulement six l'avaient obtenu.

Les autres avaient dû poursuivre une année supplémentaire pour le repasser.

Autant dire que le niveau d'exigence était bien réel.

On imagine la déception de ceux qui avaient échoué, mais aussi la fierté des familles lorsque le diplôme arrivait enfin à la maison.

L'école occupait une place importante dans la vie du quartier, avec ses habitudes, ses enseignants et une discipline dont beaucoup d'anciens se souviennent encore.

Nous avons d'ailleurs consacré un autre article à l'école de Nyons entre 1940 et 1970, entre souvenirs heureux, respect des instituteurs et discipline parfois sévère.

Mais une fois la classe terminée, les cahiers étaient rangés.

Et les enfants retrouvaient leur véritable royaume : les rues, les places et les alentours de Nyons.

Avant la piscine, les enfants se baignaient dans l'Eygues

L'été, quand la chaleur s'installait sur les Baronnies, il existait un endroit particulièrement apprécié des jeunes Nyonsais.

L'Eygues !

Avant la construction de la piscine, la rivière faisait partie des grands lieux de distraction.

On s'y retrouvait pour se rafraîchir, jouer dans l'eau ou tenter d'attraper quelques poissons.

Et apparemment, il y avait de quoi faire.

Les souvenirs évoquent des ablettes, des barbeaux, des chevesnes et même des anguilles.

Certains enfants pêchaient directement avec les mains.

Il fallait certainement une bonne dose de patience et pas mal d'adresse.

Je me demande combien de gamins sont rentrés chez eux en affirmant qu'ils avaient presque attrapé un poisson énorme, alors qu'il leur avait filé entre les doigts !

La rivière, c'était aussi l'occasion de passer toute une journée dehors.

On partait avec les copains, on explorait les berges, on cherchait un coin tranquille et l'on profitait de l'eau lorsqu'il faisait trop chaud.

Du côté du Devès, les enfants construisaient également des cabanes.

Quelques branches, des pierres, un peu d'imagination, et voilà une nouvelle maison.

Cela ne coûtait presque rien, mais occupait parfois des journées entières.

Ces souvenirs rappellent combien les espaces naturels étaient présents dans la vie quotidienne.

Aujourd'hui encore, l'Eygues reste un endroit apprécié pour la promenade et le rafraîchissement. Il faut toutefois rappeler que les conditions de baignade dans l'Eygues doivent être appréciées avec prudence : la rivière n'est pas une piscine surveillée et sa qualité d'eau peut varier.

Mais dans la mémoire des anciens, elle conserve une place particulière.

Celle des baignades d'enfance et de ces journées d'été qui semblaient ne jamais finir.

Incroyable : Nyons possédait trois cinémas !

Voilà une particularité qui mérite que l'on s'y arrête.

Dans les souvenirs de cette époque, on retrouve trois cinémas fréquentés par les Nyonsais.

Le Casino, le Star et le cinéma du patronage de l'abbé Catherain.

Trois lieux de projection pour une ville comme Nyons, cela paraît étonnant aujourd'hui.

Et pourtant, le cinéma représentait une distraction très importante.

Il fallait bien trouver de quoi occuper les soirées et les week-ends.

Le Casino, le Star et le cinéma du patronage

Le Casino faisait partie des établissements historiques de la ville.

Le Star, quant à lui, avait ouvert ses portes en 1949 avenue Henri-Rochier. Son emplacement fut ensuite occupé par la pâtisserie Didier.

Il poursuivit son activité jusqu'en septembre 1967.

Le troisième cinéma était lié au patronage de l'abbé Catherain.

Les souvenirs ne décrivent pas nécessairement trois établissements fonctionnant exactement comme nos cinémas modernes. Mais ils montrent que les Nyonsais disposaient de plusieurs lieux pour découvrir les films.

Et l'on y allait volontiers.

Parfois même plusieurs fois voir le même programme !

Cela peut sembler étrange aujourd'hui, alors que les films sont accessibles en quelques secondes sur les plateformes de télévision.

Mais à l'époque, lorsque l'on aimait un film, on pouvait très bien retourner le voir deux ou trois fois.

Et puis c'était l'occasion de sortir et de retrouver les amis.

Les places en bois pour les petits budgets

Les salles étaient également organisées selon différentes catégories de places.

Les troisièmes se trouvaient devant, avec des sièges en bois.

Venaient ensuite les secondes, puis les premières, situées au fond et plus coûteuses.

Un souvenir rapporte que les places les moins chères coûtaient quinze anciens francs.

Pour les jeunes qui n'avaient pas beaucoup d'argent, le choix était vite fait.

On s'installait devant, même si les sièges n'étaient pas les plus confortables !

Après tout, ce qui comptait, c'était le film.

On oublie parfois combien le cinéma pouvait représenter une fête dans la semaine.

Les affiches, l'obscurité de la salle, le début de la projection, les discussions à la sortie...

Tout cela faisait partie d'un petit rituel.

Pour approfondir cette histoire, l'article consacré aux anciens cinémas de Nyons revient sur le Casino, le Star et l'évolution qui conduira plus tard à l'Arlequin.

Le corso fleuri, la fête votive et les grandes distractions

Les habitants ne passaient évidemment pas tout leur temps au cinéma.

Il y avait aussi les grandes fêtes de Nyons.

Le corso fleuri jouissait déjà d'une belle réputation. Les chars décorés, les animations et les défilés faisaient venir du monde des villages alentour.

Les familles attendaient ce rendez-vous.

On retrouvait des amis, on admirait les décorations et les enfants profitaient de l'animation.

Et puis venait la fête votive de la fin du mois d'août.

Elle aussi occupait une place importante dans les souvenirs.

On y proposait des spectacles qui feraient sourire les plus jeunes aujourd'hui.

Un imitateur de Luis Mariano, par exemple.

À l'époque, les chansons du célèbre ténor étaient connues d'une grande partie du public.

Et ce n'était pas la seule distraction.

Il y avait également des spectacles de catch !

Imaginez la foule venue assister aux combats, les spectateurs qui encourageaient leur favori et ceux qui protestaient contre les décisions prises sur le ring.

Ces fêtes populaires constituaient de véritables rendez-vous.

On n'avait pas forcément les moyens de sortir souvent, alors quand une belle fête était organisée à Nyons, on en profitait.

Sur le Champ de Mars, on jouait aux boules jusqu'à deux heures du matin

Ah, les boules à Nyons !

Voilà une passion qui ne date vraiment pas d'hier.

À une époque, sur le Champ de Mars, le terrain n'était pas encore goudronné.

Et cela n'empêchait pas les joueurs de venir nombreux.

Bien au contraire.

En fin d'après-midi, vers cinq ou six heures, les habitués se retrouvaient pour commencer les parties.

Il y avait du monde, de l'animation et certainement quelques discussions assez sérieuses sur la meilleure façon de pointer ou de tirer.

On jouait un moment, puis chacun rentrait manger.

Mais quand le temps était agréable, la soirée était loin d'être terminée.

Les joueurs revenaient reprendre leurs parties.

Même certains beaux soirs d'hiver !

Et les rencontres pouvaient se prolonger jusqu'à deux heures du matin.

Deux heures !

Il fallait vraiment aimer les boules.

Je les imagine parfaitement, les habitués.

Celui qui annonce une dernière partie avant de rentrer. Celui qui veut absolument prendre sa revanche. Et celui qui demande de mesurer l'écart entre deux boules alors que tout le monde voudrait déjà connaître le résultat.

Certaines habitudes ne changent décidément pas beaucoup.

Aujourd'hui, Nyons conserve cette passion, avec ses terrains, ses clubs et ses grandes compétitions.

La pétanque à Nyons fait toujours partie des traditions locales les plus vivantes.

Rue des Déportés : les petits commerces faisaient vivre le quartier

À Nyons, dans les années 1950, la vie quotidienne passait aussi par les petits commerçants.

La rue des Déportés était particulièrement animée.

On y trouvait notamment un coutelier, des teinturiers et plusieurs épiceries.

Parmi les noms conservés dans les souvenirs figure Louis Olivari, un teinturier originaire de Nîmes.

Cet homme avait la réputation d'aimer chanter avec ses collègues.

Il participait également à l'organisation de la fête de la Commune du Pont.

Un autre teinturier, connu sous le nom de père Pagès, prenait lui aussi part à ces festivités.

Et puis il y avait Louis Graty, dont on gardait le souvenir d'un homme amusant, toujours prêt à participer aux réjouissances.

Ces noms disent quelque chose de la vie des quartiers.

Les fêtes ne dépendaient pas uniquement de grands organisateurs. Les commerçants, les artisans et les habitants mettaient également la main à la pâte.

Un peu plus loin, une épicière portait un surnom plutôt original : la Grenouille.

On retrouvait aussi l'épicerie Ramade.

Il y avait alors de nombreuses petites boutiques à Nyons et dans les environs.

Un ancien témoignage évoque même plus de soixante-dix épiceries dans le secteur, un chiffre qu'il faudrait pouvoir confronter aux anciens annuaires commerciaux.

Mais une chose est certaine : la place des petits commerces était considérable.

On ne faisait pas toutes ses courses dans un seul supermarché.

On passait d'une boutique à l'autre, on retrouvait les commerçants que l'on connaissait depuis des années et l'on prenait des nouvelles du quartier.

Chaque magasin avait ses habitués.

Chaque commerçant avait aussi ses histoires.

Et certains surnoms ont survécu aux enseignes !

La Commune libre du Pont : des fêtes et une course cycliste en 1959

La photographie qui accompagne cet article nous ramène justement dans cette ambiance.

Nous sommes en 1959.

Une course cycliste Nyons–Mirabel est organisée pour les fêtes de la Commune libre.

Sur le cliché, plusieurs personnes entourent un vélo. Un homme en tenue sombre se tient au premier plan. Derrière lui, des spectateurs semblent profiter de l'événement.

Une photographie toute simple, mais tellement précieuse.

Elle montre ces moments où les habitants se retrouvaient autour d'une manifestation sportive.

Pas besoin d'une grande installation.

Il fallait des participants, quelques organisateurs, des spectateurs et suffisamment de bonne volonté pour faire vivre la fête.

Les petits événements locaux occupaient alors une grande place dans les distractions.

Le cyclisme, notamment, permettait de rassembler les habitants autour de courses qui traversaient les villages.

On suivait les concurrents, on encourageait ceux que l'on connaissait et l'on profitait de la journée pour se retrouver.

Cette photographie de 1959 conserve les visages de quelques-uns de ces Nyonsais.

Peut-être même que certaines familles reconnaîtront encore un parent ou un grand-parent.

C'est ce qui rend ces images si intéressantes.

Elles ne racontent pas seulement un événement. Elles permettent aussi de retrouver les gens qui faisaient vivre la ville.

Sur le Pont Roman, les caravanes provoquaient déjà des embouteillages

Il reste encore une anecdote assez savoureuse.

Le Pont Roman de Nyons, que nous admirons aujourd'hui pour son architecture, n'était pas toujours un endroit facile à traverser.

Pendant l'été, avec l'arrivée des visiteurs, la circulation pouvait devenir compliquée.

Et les caravanes n'arrangeaient rien.

Le passage était étroit et les véhicules ne pouvaient pas toujours se croiser.

Certains conducteurs, peu habitués à manœuvrer avec leur caravane, ne savaient pas reculer.

Alors que faisait-on ?

Selon les souvenirs des anciens, il arrivait qu'on soit obligé de détacher une caravane pour dégager le passage.

Imaginez un peu la scène.

Les voitures arrêtées, les conducteurs qui descendent et tout le monde qui cherche une solution pour que chacun puisse enfin passer.

De quoi provoquer un bel embouteillage !

Plus tard, un feu de circulation fut installé à l'angle du Casino, en descendant vers la digue.

Finalement, les problèmes de circulation ne datent vraiment pas d'hier.

Le décor a changé, les voitures aussi, mais le Pont Roman a vu passer bien des générations d'automobilistes et de voyageurs.

Ce que le Nyons des années 1950 nous raconte encore aujourd'hui

Il serait facile de terminer cette promenade dans le passé en affirmant que tout était mieux autrefois.

Mais ce serait oublier les difficultés de l'époque.

Les familles travaillaient beaucoup. Les journées étaient longues, les salaires souvent modestes et les enfants devaient parfois quitter l'école très jeunes.

La vie n'avait pas toujours la douceur que semblent montrer les photographies anciennes.

Pourtant, ces souvenirs racontent quelque chose de particulier.

Les enfants jouaient dans les rues avec des objets fabriqués de leurs mains.

Les familles se retrouvaient lors des fêtes populaires.

Les cinémas faisaient salle comble, les parties de boules s'éternisaient et les petits commerçants connaissaient leurs clients.

Les quartiers avaient leurs figures, leurs surnoms et leurs habitudes.

Une course cycliste entre Nyons et Mirabel pouvait réunir des habitants autour d'un simple événement local.

Et c'est justement cela qui me plaît dans ces vieux documents.

Ils ne parlent pas uniquement des monuments, des grandes dates ou des personnages célèbres.

Ils racontent la vie des gens ordinaires.

Ceux qui travaillaient, élevaient leurs enfants, tenaient une boutique ou retrouvaient les copains après leur journée.

Aujourd'hui, beaucoup de ces visages ont disparu, mais les lieux sont toujours là.

Le quartier du Pont, les ruelles des Forts, le Champ de Mars, l'Eygues, le Pont Roman...

La prochaine fois que vous traverserez Nyons, imaginez quelques instants les gamins dévalant les rues avec leurs chariots à roulettes.

Pensez aux spectateurs installés sur les sièges en bois du cinéma Star, aux enfants qui pêchaient dans l'Eygues ou aux joueurs de boules qui continuaient leur partie jusque tard dans la nuit.

Et regardez cette photographie de 1959.

Ces hommes et ces femmes ne se doutaient probablement pas qu'un jour, plusieurs générations plus tard, leur image servirait encore à raconter l'histoire de Nyons.

C'est peut-être cela, finalement, le plus beau dans la mémoire locale.

Les époques passent, les habitudes changent, mais les petites histoires continuent de faire vivre les villes.

Et Nyons en possède encore beaucoup.

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes

Quels étaient les trois cinémas de Nyons ?

Les souvenirs anciens mentionnent le Casino, le Star et le cinéma du patronage de l'abbé Catherain. Le Star a ouvert en 1949 avenue Henri-Rochier et a fermé en septembre 1967.

Où jouaient les enfants à Nyons dans les années 1950 ?

Les enfants jouaient dans les ruelles des Forts, du côté de la place du Pont, au Devès et près de l'Eygues. Ils fabriquaient notamment des chariots à roulettes avec des roulements récupérés chez les garagistes.

Où se déroulaient les parties de pétanque ?

Le Champ de Mars accueillait de nombreux joueurs. Des souvenirs évoquent des parties commençant en fin d'après-midi et se prolongeant parfois jusqu'à deux heures du matin.

Que représente la photographie de 1959 ?

Sa légende d'origine indique une course de vélos Nyons–Mirabel organisée pour les fêtes de la Commune libre du Pont en 1959. Elle appartient à la collection M. Germain.

Sources et liens utiles

Les récits de quartier sont présentés comme des souvenirs. Le chiffre des anciennes épiceries reste à confronter aux annuaires commerciaux, comme le précise le texte.

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