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Mémoire de France · Lyon

Les traboules de Lyon : Croix-Rousse, cour des Voraces et souvenirs

Escalier monumental de la cour des Voraces à Lyon, avec ses volées diagonales et ses galeries éclairées dans des tons chauds.
La cour des Voraces à Lyon : escaliers et galeries sous un éclairage chaud. Photographie transmise, auteur et date non établis.

Un escalier qui repart dans l'autre sens, une galerie au-dessus de la tête et des fenêtres donnant sur une cour intérieure. À Lyon, il suffit parfois de quitter la rue pour découvrir un paysage que l'on n'imaginait pas derrière la façade.

La photographie transmise montre les grandes diagonales de l'escalier de la cour des Voraces, sous un éclairage chaud. Elle donne envie de lever les yeux, de suivre les paliers et de comprendre comment les habitants passent d'un niveau à l'autre. La date du cliché n'est pas connue.

Pour certains Lyonnais, ces passages rappellent surtout l'enfance et les trajets quotidiens. D'autres sont nés dans la ville sans les avoir jamais visités. Et lorsqu'on vit loin de Lyon, une simple image peut suffire à retrouver un quartier aimé.

📜 Quelques repères avant de trabouler

RepèreÀ retenir
Sujet de cette ficheLes pentes de la Croix-Rousse et quelques passages du plateau
CommuneLyon
PrincipeUn cheminement piéton à travers des immeubles et leurs cours
Cour des VoracesEscalier monumental ; 9 place Colbert et 29 rue Imbert-Colomès
Passage Thiaffait30 rue Burdeau et 19 rue René-Leynaud
1968–1969Années de fréquentation évoquées par un ancien élève de Flesselles
VisiteCertains lieux sont habités et leur accès peut être fermé
PhotographieDate et auteur non établis dans les éléments transmis

Cette sélection concerne principalement le 1er arrondissement et les pentes, avec une adresse transmise sur le plateau du 4e. Elle ne constitue pas un inventaire de toutes les traboules lyonnaises.

Une traboule, c'est d'abord un passage

Le mot évoque le fait de traverser à pied. Une traboule permet de gagner une autre rue en passant par l'intérieur d'un ou de plusieurs immeubles. On découvre parfois une cour, un escalier ou une galerie avant de retrouver la lumière de la rue suivante.

Une belle cour n'est toutefois pas nécessairement un passage traversant. Certaines ne débouchent pas sur une seconde rue.

Le texte transmis mêlait plusieurs estimations du nombre de traboules. Elles ne sont pas reprises ici comme un total certain. La datation des premières au IVe siècle n'est pas davantage retenue comme une origine commune à tous ces bâtiments : les lieux présentés n'appartiennent pas tous à la même époque.

La cour des Voraces : un escalier que l'on reconnaît

Sur la photographie, les volées d'escalier se croisent visuellement et composent une succession de grandes diagonales. Les garde-corps dessinent des lignes sombres devant les murs éclairés.

La présentation officielle de la cour des Voraces situe cet ensemble dans les années 1840 et indique les accès du 9 place Colbert et du 29 rue Imbert-Colomès. Son nom est associé aux canuts appelés les Voraces.

Ce qui frappe ici, c'est aussi le contraste entre une construction très pratique et l'effet produit lorsqu'on la regarde dans son ensemble. Des escaliers desservent des logements ; leur enchevêtrement devient pourtant une image emblématique du quartier.

Une personne demande s'il existe des visites accompagnées. C'est une bonne manière d'en comprendre les usages et l'architecture, à condition de réserver auprès d'un organisateur identifié plutôt que de supposer qu'un photographe propose lui-même des visites.

Six passages évoqués dans les éléments transmis

Voici les six noms conservés dans la sélection. Les adresses de la cour des Voraces et du passage Thiaffait sont recoupées avec l'office du tourisme. Les quatre autres restent des repères transmis à confirmer avant le déplacement, notamment pour l'accès.

PassageAdresses de repéragePrécision
Cour des Voraces9 place Colbert / 29 rue Imbert-ColomèsAdresses confirmées par l'office du tourisme
Imbert-Colomès / Tables-Claudiennes20 rue Imbert-Colomès / 55 rue des Tables-ClaudiennesLiaison indiquée dans le texte fourni ; accès à confirmer
Passage Thiaffait30 rue Burdeau / 19 rue René-LeynaudAdresses confirmées par l'office du tourisme
Passage Mermet34 rue Burdeau / 25 rue René-LeynaudRepères fournis ; conditions de passage à confirmer
Capucins / Sainte-Marie-des-Terreaux6 rue des Capucins / 1 rue Sainte-Marie-des-TerreauxLiaison transmise ; ouverture non garantie
Passage Dumont1 Grande rue de la Croix-Rousse / 13 rue DumontRepères transmis pour le plateau ; accès à confirmer

Le passage Thiaffait possède une cour et deux volées d'escaliers divergentes. Il permet de poursuivre la découverte des passages des pentes sans confondre tous leurs plans : chacun a sa disposition.

Les portes, les travaux ou les conditions de visite peuvent changer. Cette liste n'est pas une promesse d'ouverture, et une porte fermée ne doit pas être forcée ni franchie derrière un résident sans son accord.

Les raccourcis des années d'école

Un ancien élève de Flesselles se rappelle avoir beaucoup utilisé les traboules en 1968 et 1969. Pour lui, elles appartiennent aux années d'école, aux chemins que l'on connaissait et que l'on reprenait sans se poser de question.

Il ne cite pas un itinéraire précis. Il serait donc dommage de transformer son souvenir en parcours inventé. Ce qu'il transmet suffit déjà : les traboules ont été des lieux de passage ordinaires avant de devenir, pour beaucoup de visiteurs, des découvertes patrimoniales.

Une autre personne parle de toute son enfance. Une ancienne habitante évoque quarante-quatre années dans son quartier et le sentiment de le connaître par cœur. Pour une autre encore, ces lieux rappellent sa vie jusqu'à l'âge de vingt-sept ans.

Ces durées racontent des parcours personnels. Elles ne donnent pas l'âge des escaliers ni la date de la photographie.

Retrouver Lyon lorsqu'on vit ailleurs

Une Lyonnaise de naissance explique qu'elle aime retrouver sa ville alors qu'elle vit à l'étranger. Les photographies lui permettent de conserver ce lien à distance.

Pour un autre ancien habitant, elles font revenir la jeunesse et une ville longtemps aimée. Une cour n'est alors plus seulement une curiosité à photographier : elle peut ramener une manière de circuler, une lumière ou l'impression d'un quartier.

On retrouve ce plaisir de reconnaître les lieux dans les autres carnets consacrés à Lyon.

Être né à Lyon sans avoir visité les traboules

Une personne née à Lyon reconnaît ne les avoir jamais visitées. C'est un souvenir différent, mais très familier : on remet à plus tard les découvertes qui sont à côté de chez soi.

Une autre insiste sur la beauté des photographies et demande comment découvrir cette traboule. Le regard des visiteurs peut aussi donner envie aux habitants de s'arrêter devant ce qu'ils ne regardaient plus.

Les pentes ne résument pas toutes les traboules de la ville. Un habitant de Saint-Jean rappelle, à sa manière, l'attachement au Vieux-Lyon. Cette fiche se concentre sur la Croix-Rousse ; elle n'efface pas les autres quartiers.

Enfin, un souvenir mentionne un passage rue du Pavillon, présenté comme fermé. L'adresse exacte et sa situation ne sont pas documentées ici : cette indication reste une piste, pas une étape ajoutée au parcours.

Visiter en gardant à l'esprit que l'on est chez des habitants

Ces cours ne sont pas toutes des espaces publics. On peut croiser quelqu'un qui rentre chez lui, entendre une porte se fermer ou apercevoir une fenêtre ouverte.

L'office du tourisme précise que la convention Cour/Traboule prévoit un passage diurne de 7 h à 19 h dans les lieux concernés. Cet horaire ne s'applique pas automatiquement à chaque adresse de la sélection. La liste officielle et les conseils de visite permettent de préparer sa promenade.

Parler doucement, laisser les accès libres et repartir si une porte est fermée : quelques gestes simples permettent de regarder les lieux sans déranger ceux qui y vivent.

❤️ Ce que vous racontez

Les trajets de Flesselles en 1968–1969

Un ancien élève se rappelle avoir souvent utilisé les traboules pendant ces deux années. Elles font partie de ses souvenirs d'école et de jeunesse.

Une ville de naissance retrouvée depuis l'étranger

Une Lyonnaise éloignée de sa ville aime la retrouver à travers les images de ses cours et de ses passages.

Quarante-quatre ans dans le quartier

Une ancienne habitante évoque quarante-quatre années et le sentiment de connaître ces lieux par cœur.

Une vie jusqu'à vingt-sept ans

Pour une autre personne, ces images rappellent les lieux de sa vie jusqu'à l'âge de vingt-sept ans.

Les traboules que l'on n'a jamais visitées

Une personne née à Lyon reconnaît ne les avoir jamais découvertes. La photographie devient alors une invitation à regarder autrement sa propre ville.

❤️ Le petit mot de Papy Chris

Ce qui me plaît, c'est le contraste entre le spectacle des escaliers et la simplicité des souvenirs. Pour nous, une photographie impressionnante ; pour d'autres, le chemin de l'école ou le quartier où ils ont passé une grande partie de leur vie.

On peut connaître une ville pendant des années et découvrir encore une cour que l'on n'avait jamais regardée. Et lorsqu'on l'a quittée, quelques marches peuvent suffire à faire revenir beaucoup de choses.

Quelles traboules empruntiez-vous ? Était-ce pour rejoindre l'école, rentrer chez vous ou simplement gagner du temps ? Avez-vous connu les pentes à la fin des années 1960 ?

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une traboule ?

Un passage piéton qui traverse un ou plusieurs immeubles et leurs cours pour rejoindre une autre rue.

Où se trouve la cour des Voraces ?

Dans le 1er arrondissement de Lyon. L'office du tourisme indique le 9 place Colbert et le 29 rue Imbert-Colomès.

Toutes les adresses sont-elles ouvertes ?

Non. Certaines sont privées ou peuvent être fermées. Les quatre liaisons non recoupées dans cette fiche doivent être confirmées avant de préparer un parcours.

Peut-on visiter toutes les traboules entre 7 h et 20 h ?

Non. L'horaire général de 7 h à 20 h n'est pas retenu. L'office du tourisme donne 7 h à 19 h pour les passages concernés par la convention, sans garantir l'accès à chaque adresse.

La photo est-elle datée ?

Non. La date et l'auteur ne sont pas établis dans les éléments transmis. La photographie est conservée avec son cadrage et ses couleurs d'origine.

Sources et liens utiles