Histoire et mémoire de Nyons · Papy Chris

Libération de Nyons en août 1944 : Résistance, combats et souvenirs des habitants

Résistance, combats du Bois de Saint-Pierre, arrivée des Américains et souvenirs des familles : Papy Chris raconte la Libération de Nyons en août 1944.

Publié le 15 octobre 2026 · Papy Chris

Il y a des histoires que l'on n'oublie jamais, même lorsqu'on les a vécues tout petit.

Un bruit de bottes dans un escalier. Des hommes armés qui entrent dans une maison. Un père qui revient vivant alors que sa famille a eu toutes les raisons de craindre le pire.

Et puis, quelques mois ou quelques jours plus tard, selon les souvenirs qui se mêlent, des cloches qui sonnent, des soldats américains qui traversent Nyons avec leurs véhicules et des enfants qui découvrent pour la première fois le goût du chewing-gum.

Voilà ce que racontent certains souvenirs de l'Occupation et de la Libération de Nyons.

On connaît souvent les grandes dates de la Seconde Guerre mondiale. Le débarquement de Normandie, celui de Provence, la Libération de Paris…

Mais à Nyons, dans la Drôme provençale, la guerre s'est aussi invitée dans les maisons, les escaliers, les campagnes et jusque dans les cuisines.

Et quand on retrouve les souvenirs des habitants, on comprend que l'histoire ne se résume pas à des cartes militaires et à des dates inscrites dans les livres.

Elle se raconte aussi à hauteur d'enfant.

Cérémonie commémorative avec une gerbe de fleurs, des porte-drapeaux et des habitants réunis
Se souvenir et transmettre : une cérémonie commémorative. La date de cette photographie n’est pas précisée ; il ne s’agit pas d’un cliché d’août 1944.

Nyons sous l'Occupation : quand la peur entrait dans les maisons

Aujourd'hui, on traverse les rues de Nyons sans forcément penser à ce qu'elles ont connu pendant la guerre.

La place du Colonel-Barrillon, les rues du vieux centre, les abords de l'Eygues… Ce sont des endroits familiers.

Pourtant, pendant les années d'Occupation, les habitants ont vécu des moments autrement plus inquiétants.

Les résistants devaient se cacher. Certaines familles craignaient les recherches et les arrestations. Et il suffisait parfois d'entendre du bruit dans un escalier pour que tout le monde retienne son souffle.

Un ancien témoignage nyonsais évoque notamment un homme nommé Félix Maurent, recherché par les Allemands en raison de son engagement dans la Résistance.

Son évasion aurait emprunté un chemin pour le moins extraordinaire.

Parti d'une distillerie, il aurait traversé la rivière à la nage avant de remonter par les égouts pour ressortir près de la place du Colonel-Barrillon, à l'angle d'une coutellerie tenue par la famille Alais.

Il faut imaginer ce que représentait une telle fuite.

Pas question de prendre tranquillement la route. Il fallait disparaître, trouver un passage, éviter d'être aperçu et surtout ne pas tomber entre les mains de ceux qui le recherchaient.

Cet épisode nous est parvenu par un souvenir oral. Le numéro 13 de Terre d’Eygues confirme que Félix Maurent, distillateur et résistant, s’est évadé par un égout après son arrestation le 28 novembre 1943. Cette notice ne confirme pas l’ensemble du trajet raconté ici, notamment la traversée de la rivière à la nage. Il faut donc garder cette distinction entre le souvenir transmis et les faits documentés.

La géographie même de Nyons pouvait devenir un moyen de se cacher ou de s'échapper.

La rivière, les ruelles, les passages, tout ce que nous regardons aujourd'hui comme un patrimoine pittoresque pouvait prendre une autre importance.

Le jour où des pères de famille ont été menacés

Parmi les souvenirs conservés, il y a un épisode particulièrement bouleversant.

Des soldats allemands recherchaient plusieurs maquisards. Des hommes furent rassemblés et menacés d'être fusillés.

Dans une maison, une famille voit arriver les militaires.

Les bottes montent les escaliers. Les hommes entrent avec leurs armes.

Le père de famille est emmené.

On peut difficilement imaginer l'angoisse de ceux qui restent.

À cette époque, personne ne pouvait être certain de revoir un proche parti sous la contrainte des soldats.

Et c'est là qu'apparaît un autre nom de la mémoire nyonsaise : le curé Corréard.

D'après ce témoignage, le prêtre serait intervenu auprès des Allemands pour défendre les hommes rassemblés. Il aurait proposé de partir à leur place afin que ces pères de famille soient laissés tranquilles.

Les hommes auraient finalement été relâchés.

Il faudrait pouvoir retrouver d'autres documents pour préciser les circonstances de cette intervention. Mais quel que soit le détail de l'épisode, il rappelle ces moments où certaines personnes ont tenté de protéger leurs voisins au mépris du danger.

Et puis il y a cette petite scène qui m'a marqué.

Lorsque le père est enfin rentré chez lui, il n'a pas fait de grand discours.

Il a demandé à sa femme un verre de gnôle.

Il venait d'avoir la peur de sa vie.

Ce détail a quelque chose de profondément humain.

On imagine le soulagement dans la maison, les enfants qui retrouvent leur père, la mère qui peut enfin respirer.

Pas de grande cérémonie. Simplement un homme vivant, revenu auprès des siens.

Et parfois, après avoir frôlé le pire, c'était déjà immense.

Trouver à manger pendant la guerre : une préoccupation de chaque jour

Quand on parle de l'Occupation, on pense naturellement aux soldats, aux résistants et aux combats.

Mais il ne faut pas oublier les difficultés du quotidien.

Faire manger toute une famille pouvait devenir un véritable casse-tête.

Les restrictions et le rationnement compliquaient l'approvisionnement. Dans les campagnes, on cherchait de quoi compléter les provisions, et les liens familiaux avec les villages alentour prenaient une importance considérable.

Dans le témoignage que j'ai retrouvé, une famille de Nyons comptait quatre enfants.

Le père prenait son vélo pour aller chercher de la nourriture chez son propre père, à Condorcet.

Des pommes de terre, des légumes, tout ce qui pouvait aider à préparer les repas.

Il avait même une petite remorque derrière sa bicyclette.

À une époque où l'on remplit aujourd'hui le coffre de sa voiture au supermarché, on a parfois du mal à imaginer ce que représentait ce trajet.

Il fallait pédaler, charger les provisions et revenir avec ce qu'on avait réussi à récupérer.

Mais un jour, en redescendant vers Nyons, du côté des Pilles, des soldats allemands lui auraient pris toute sa nourriture.

Tout ce qu'il avait été chercher pour ses enfants.

On imagine la colère, la peur, mais surtout le découragement de rentrer à la maison les mains vides.

Ce n'était pas seulement quelques légumes perdus.

C'étaient des repas en moins pour une famille qui comptait sur ces provisions.

Voilà aussi ce qu'était la guerre.

Pas toujours des combats spectaculaires, mais des journées entières passées à chercher de quoi manger, sans être certain de pouvoir rapporter quoi que ce soit.

Un éclat d'obus jusque dans un volet de maison

La guerre laissait parfois ses traces jusque sur les façades.

Un souvenir évoque un éclat d'obus d'environ dix centimètres qui serait venu se planter dans le volet d'une maison de Nyons.

Un morceau de métal projeté par une explosion, suffisamment puissant pour pénétrer le bois.

Il paraît qu'il y serait resté longtemps.

Je me demande ce qu'est devenu ce volet.

A-t-il été remplacé ? Réparé ? Existe-t-il encore quelque part ?

Ce genre de détail m'intéresse particulièrement, car il nous rappelle que l'histoire locale se cache parfois dans des objets très ordinaires.

Une porte, une pierre, une fenêtre, un morceau de bois.

Des choses devant lesquelles on passe sans imaginer ce qui a pu se produire là, il y a plus de quatre-vingts ans.

Et cet éclat d'obus nous ramène aux journées terribles d'août 1944.

Le 22 août 1944 : les combats du Bois de Saint-Pierre

L'été 1944 marque un tournant.

Le 15 août, les Alliés débarquent en Provence. Les forces allemandes cherchent notamment à se replier vers le nord, tandis que les résistants multiplient les actions pour gêner leurs mouvements.

Dans le Nyonsais, la situation devient particulièrement dangereuse.

Le 22 août 1944, des unités allemandes progressent en direction de Nyons.

Au Bois de Saint-Pierre, des résistants leur opposent une résistance acharnée.

Les combats sont violents.

Les hommes des Forces françaises de l'intérieur tentent d'empêcher la progression des blindés allemands vers la ville.

Ils ne disposent pas des mêmes moyens que leurs adversaires, mais ils connaissent le terrain et cherchent à ralentir leur avancée.

Plusieurs résistants perdent la vie au cours de cette journée.

La ville est également bombardée.

Les habitants ne savent pas encore comment la situation va évoluer. Certains craignent que les Allemands ne pénètrent dans Nyons et ne provoquent de nouvelles représailles.

Aujourd'hui, une stèle au Bois de Saint-Pierre rappelle le sacrifice des combattants tombés le 22 août.

Ce n'est pas seulement un monument commémoratif.

C'est le souvenir d'hommes qui ont risqué et perdu leur vie pour défendre la ville.

Quand des familles quittaient Nyons pour dormir dans la montagne

Face à la menace, certaines familles ont préféré s'éloigner de la ville.

Un souvenir raconte un départ précipité vers les montagnes, du côté d'Aubres.

Il était question d'une menace allemande de mettre Nyons à feu et à sang.

Les habitants ne pouvaient pas savoir si cette menace serait exécutée.

Alors on partait.

Pas pour une promenade, évidemment. On cherchait simplement un endroit où passer la nuit en sécurité.

Dans cette famille, un petit garçon de trois ou quatre ans était encore trop jeune pour suivre facilement les adultes sur les chemins.

Son grand frère le portait sur son dos.

Et voilà l'un de ces détails dont les souvenirs d'enfance ont le secret : le petit trouvait presque l'aventure amusante.

Il était content de partir dans la montagne !

Il ne comprenait pas forcément toute la peur des adultes.

C'est terrible et touchant à la fois.

Pour les parents, il s'agissait de protéger leurs enfants. Pour le plus jeune, ce pouvait être une sortie inhabituelle, avec son grand frère, loin de la maison.

La même nuit, les mêmes événements, mais deux façons complètement différentes de les vivre.

C'est aussi pour cela que les témoignages des enfants de la guerre sont si précieux.

Ils conservent des détails que les récits militaires ne peuvent pas raconter.

Le 23 août 1944 : les Américains arrivent à Nyons

Et puis vient enfin cette matinée que beaucoup attendaient.

Le 23 août 1944, vers sept heures du matin, les soldats américains entrent dans Nyons.

Leur arrivée est confirmée par les documents historiques consacrés à la Résistance dans la Drôme.

Dans les souvenirs des habitants, on retrouve les véhicules militaires, les chars et les soldats venant de la direction de la route de Gap.

Les cloches sonnent.

Après tant d'inquiétude, la présence des Américains représente un immense soulagement.

On imagine les habitants qui sortent, les enfants qui regardent les véhicules, les visages qui retrouvent enfin un peu d'espoir.

Et puis il y a cette image étonnante.

Des soldats distribuent du chocolat et des chewing-gums aux enfants.

Le chocolat, tout le monde connaissait, bien sûr, même s'il pouvait être difficile à obtenir pendant la guerre.

Mais le chewing-gum !

Pour certains enfants nyonsais, c'était une découverte.

Un petit morceau à mâcher, qui ne se mangeait pas comme un bonbon et dont on ne savait pas très bien quoi faire au début.

Je me demande combien ont dû le regarder avec étonnement avant de comprendre le principe !

Ce détail peut sembler presque anodin.

Pourtant, il en dit long.

Après les privations, les peurs et les restrictions, les enfants découvrent de nouveaux objets, de nouvelles habitudes et des soldats venus de très loin.

Le témoignage évoque également un campement américain à la sortie de Nyons, plus bas que l'emplacement d'un garage Total connu du narrateur à l'époque de son récit.

Les archives confirment de leur côté l'installation d'équipements militaires américains dans le secteur, notamment sur le plateau des Guards.

Mais il faut ajouter une précision essentielle.

L'arrivée des Américains ne signifie pas que tous les dangers ont immédiatement disparu.

Les 24 et 25 août : Nyons subit encore les bombardements

On imagine volontiers la Libération comme un grand jour de fête, avec les drapeaux, les sourires et les cloches.

À Nyons, la réalité est plus douloureuse.

Le 24 août, alors que des troupes américaines poursuivent leur progression, les forces allemandes bombardent de nouveau la ville.

Des habitants sont tués et d'autres blessés.

Le lendemain, le 25 août, de nouveaux tirs frappent encore Nyons et font d'autres victimes.

Ce sont les dernières manifestations de l'attaque allemande signalées par les chronologies historiques de cette période.

Il est important de ne pas oublier ces journées.

Car derrière la joie de la Libération, certaines familles ont vécu un drame.

Des hommes et des femmes n'ont pas eu la chance de voir revenir une vie paisible.

Lorsque l'on parle des événements d'août 1944, il faut penser à ceux qui ont combattu au Bois de Saint-Pierre, mais aussi aux civils touchés par les bombardements.

La liberté retrouvée a eu un prix.

Et à Nyons, ce prix se mesure aussi à des vies humaines.

Après la guerre, les lavoirs et la vie quotidienne des familles

Le témoignage contient un autre souvenir que j'ai voulu conserver.

Il ne concerne ni les soldats ni les combats.

Il parle du linge.

Au fond d'une place de Nyons se trouvaient des lavoirs municipaux où les femmes venaient faire leur lessive.

Une famille utilisait une petite remorque tirée à la main pour transporter la lessiveuse et le linge.

Les enfants participaient aux déplacements.

On descendait les affaires, on aidait comme on pouvait, puis il fallait tout remonter à la maison.

L'eau, le savon, la lessive que l'on faisait bouillir, les vêtements qu'il fallait ensuite sécher…

Une sacrée corvée !

Aujourd'hui, il suffit généralement de remplir la machine et d'appuyer sur un bouton.

À l'époque, laver le linge pouvait occuper une bonne partie de la journée.

Ce passage ne raconte pas directement un combat ou un événement précis d'août 1944. Il éclaire plutôt la vie familiale dans laquelle ces souvenirs de guerre se sont inscrits.

Et je trouve qu'il a toute sa place ici.

Parce que l'histoire de la Libération, c'est aussi celle de familles qui ont continué à cuisiner, laver le linge, s'occuper des enfants et travailler malgré les difficultés.

La guerre bouleversait la vie, mais elle ne faisait pas disparaître les besoins les plus simples.

À Nyons, certaines rues portent encore la mémoire de la guerre

Il suffit aujourd'hui de se promener dans le centre pour retrouver quelques traces de cette période.

La place du Colonel-Barrillon, la rue des Déportés, la place de la Libération…

Ces noms font partie de notre environnement quotidien.

On les utilise pour donner une adresse ou expliquer un itinéraire.

Mais on oublie parfois ce qu'ils représentent.

La place de la Libération à Nyons est bien plus qu'un lieu de passage.

Elle nous rappelle une période durant laquelle des habitants ont été arrêtés, d'autres ont choisi de résister et plusieurs ont perdu la vie.

Même l'Eygues et le Pont Roman prennent un autre visage lorsqu'on découvre les récits des familles.

On ne regarde plus seulement la rivière ou les vieilles pierres.

On pense aussi aux hommes qui ont dû fuir, aux habitants qui avaient peur et à ces enfants qui attendaient de retrouver une existence normale.

Le passé n'est finalement jamais très loin.

Ce que les anciens Nyonsais nous ont laissé

Je trouve qu'il y a quelque chose de particulièrement émouvant dans ces vieux témoignages.

Les grandes dates, on peut toujours les retrouver dans les livres.

Le 15 août 1944, le débarquement de Provence.

Le 22 août, les combats au Bois de Saint-Pierre.

Le 23 août, l'arrivée des soldats américains à Nyons.

Les 24 et 25 août, les derniers bombardements allemands.

Mais qui aurait conservé, sans les souvenirs des habitants, cette image d'un père qui revient demander un verre de gnôle après avoir eu peur d'être fusillé ?

Qui se souviendrait de ce grand frère portant un petit garçon sur son dos pour rejoindre les montagnes d'Aubres ?

De ce vélo parti à Condorcet chercher des pommes de terre pour quatre enfants ?

Ou de ces gamins découvrant avec étonnement les premiers chewing-gums donnés par les soldats américains ?

Voilà les histoires qui me touchent.

Elles parlent de gens ordinaires confrontés à des événements extraordinaires.

Des pères, des mères, des enfants, des prêtres, des résistants et des voisins.

Des personnes qui ne cherchaient pas forcément à entrer dans l'Histoire, mais qui ont dû vivre avec elle, parfois dans ce qu'elle avait de plus terrible.

Bien sûr, les souvenirs racontés des décennies plus tard doivent toujours être étudiés avec prudence. Les dates se mélangent parfois, certains détails s'effacent, d'autres restent gravés pour toujours.

Mais ils nous donnent quelque chose qu'aucune chronologie ne peut remplacer : une idée de ce qu'ont pu ressentir les habitants.

Aujourd'hui, Nyons est une ville paisible où l'on aime flâner, profiter du marché, traverser le Pont Roman ou s'installer à une terrasse.

Et c'est justement dans cette tranquillité qu'il faut prendre le temps de se souvenir.

Derrière les façades du vieux Nyons, il y a eu des peurs, des privations, des départs précipités et des retrouvailles bouleversantes.

Il y a eu aussi le courage de ceux qui ont résisté, de ceux qui ont protégé leurs voisins et de ceux qui ont simplement essayé de faire vivre leur famille.

La Libération de Nyons, ce n'est pas seulement une date d'août 1944.

C'est toute une génération qui a retrouvé peu à peu l'espoir de vivre libre.

Et cette mémoire mérite d'être transmise, avec respect, aux générations qui n'ont pas connu la guerre.

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes sur la Libération de Nyons

Quelle est la date de la Libération de Nyons ?

La chronologie militaire retient le 23 août 1944 pour l'entrée des troupes américaines dans Nyons et le repli des forces allemandes. Les combats du Bois de Saint-Pierre ont eu lieu le 22 août, et des bombardements allemands ont encore frappé la ville les 24 et 25 août.

Où ont eu lieu les combats autour de Nyons en août 1944 ?

Des combats importants ont eu lieu au Bois de Saint-Pierre, où des résistants ont tenté de stopper une progression allemande vers la ville. Une stèle rappelle aujourd'hui le sacrifice des combattants.

Pourquoi les habitants de Nyons avaient-ils peur des Allemands ?

Les souvenirs évoquent les recherches de résistants, les menaces contre certains habitants, les réquisitions de nourriture et la crainte de représailles. Des familles ont également cherché refuge dans les montagnes alentour.

Quand les soldats américains sont-ils arrivés à Nyons ?

Ils sont entrés dans la ville le 23 août 1944 au matin, vers sept heures, selon les chronologies historiques. Les souvenirs locaux évoquent leur arrivée avec des véhicules militaires, les cloches et la distribution de friandises aux enfants.

Quels lieux de Nyons rappellent encore la Seconde Guerre mondiale ?

La place de la Libération, la place du Colonel-Barrillon, la rue des Déportés et la stèle du Bois de Saint-Pierre font partie des lieux qui conservent la mémoire de cette période.

Sources et liens utiles

Les anecdotes familiales sont reprises du récit « L’occupation et la Libération » cité dans le texte transmis pour cet article. Elles restent présentées comme des souvenirs : les documents ci-dessous ne permettent pas d’en confirmer chaque détail.

Sources documentaires consultées le 15 octobre 2026. La photographie de commémoration a été transmise pour illustrer cet article ; sa date n’est pas précisée.

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