
Il y a des endroits à Lyon qui font revenir les souvenirs d'enfance rien qu'en regardant une photographie. La Fresque des Lyonnais, au bord de la Saône, en fait partie.
Aujourd'hui, les visiteurs s'arrêtent devant cet immense mur peint pour reconnaître Paul Bocuse, les frères Lumière, Guignol ou Antoine de Saint-Exupéry. Mais ceux qui ont grandi dans ce quartier se rappellent parfois tout autre chose.
Une station-service où leur père venait faire le plein. Un trottoir où l'on jouait à la marelle dans les années 1950. Des voisins qui se connaissaient presque tous. Et cette grande façade qui n'était pas encore recouverte de personnages célèbres.
Sur notre photographie nocturne, la fresque est illuminée. La Saône reflète les lumières de la ville, et l'on distingue au loin la colline de Fourvière.
C'est une belle image de Lyon. Mais derrière ce décor, il y a aussi l'histoire d'un quartier où des familles ont vécu bien avant l'arrivée des touristes.
📜 Repères historiques
| Repère | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|
| Lieu | Angle du 49 quai Saint-Vincent et du 2 rue de la Martinière |
| Arrondissement | Lyon 1er |
| Avant la fresque | Une façade aveugle dominant notamment une ancienne station-service |
| Années 1950 | Souvenirs d'enfants jouant sur le trottoir |
| Années 1960-1970 | Station-service encore présente selon un ancien habitant |
| 1994-1995 | Réalisation de la Fresque des Lyonnais |
| Artistes | Collectif CitéCréation |
| Surface | Environ 800 m² |
| Personnages | Une trentaine de personnalités liées à Lyon |
| 2006 et 2012 | Travaux de rénovation |
| Septembre 2023 | Dégradation par un grand tag |
| Novembre 2023 | Restauration par CitéCréation |
| 2024-2025 | Débats et projets concernant les portraits et la rénovation |
| Photographie | Vue nocturne transmise, auteur et date non établis |
Une fresque devenue l'un des symboles de Lyon
Quand on arrive au bord de la Saône, près du pont de la Feuillée, difficile de ne pas remarquer cet immeuble.
Les fenêtres, les balcons, les personnages et même certaines devantures semblent appartenir à un véritable bâtiment habité.
Pourtant, une grande partie de ce que l'on voit est peinte.
C'est tout l'art du trompe-l'œil.
La fresque a été réalisée entre 1994 et 1995 par les artistes de CitéCréation. Elle recouvre environ 800 m² de façades, répartis entre le quai Saint-Vincent et la rue de la Martinière.
L'idée était de raconter deux mille ans d'histoire lyonnaise à travers les hommes et les femmes qui avaient marqué la ville.
Mais avant cela, cet endroit était beaucoup moins spectaculaire.
Et les souvenirs des anciens habitants permettent de retrouver ce qu'il y avait là avant les grands travaux.
❤️ Avant les personnages célèbres, il y avait une station-service
Voilà une anecdote que beaucoup de visiteurs ignorent.
Un ancien Lyonnais raconte avoir habité juste en face de l'immeuble pendant les années 1960 et 1970.
À cette époque, la fresque n'existait évidemment pas.
Il se souvient d'une station-service installée à cet emplacement.
Et surtout, il se rappelle que son père venait y prendre de l'essence.
Ce n'est pas un grand événement historique. Pourtant, c'est précisément le genre de détail que j'aime retrouver.
Aujourd'hui, on photographie un mur célèbre. Mais pour cet enfant des années 1960, c'était simplement l'endroit où son papa s'arrêtait avec sa voiture.
Une habitude familiale qui s'est conservée dans sa mémoire.
Un souvenir confirmé par l'histoire de la fresque
Ce qui est intéressant, c'est que cette ancienne station-service n'apparaît pas uniquement dans les souvenirs.
Gilbert Coudène, l'un des artistes associés au projet, a expliqué que le mur choisi pour la fresque dominait une station-service qui venait de fermer.
Nous avons donc deux regards différents sur le même endroit.
Celui d'un habitant qui se souvient des années où son père venait y faire le plein.
Et celui d'un artiste qui découvre, au début des années 1990, une grande façade à transformer.
Entre les deux, le quartier a changé de visage.
Aujourd'hui, des visiteurs arrivent avec leur appareil photo à l'endroit même où l'on venait autrefois acheter de l'essence.
Dans les années 1950, on jouait à la marelle sur le trottoir
Un autre souvenir nous ramène encore plus loin.
Une ancienne habitante évoque les années 1950, lorsque les enfants jouaient à la marelle sur le trottoir.
Elle remarque qu'avec les aménagements actuels, elle ne pourrait plus y jouer de la même manière.
Quelques mots, mais quelle différence entre les deux époques !
Aujourd'hui, ce secteur est connu pour sa fresque monumentale. Les passants s'arrêtent pour photographier les personnages peints.
Mais dans les années 1950, pour les enfants du quartier, le trottoir était aussi un terrain de jeu.
La marelle ne demandait pas grand-chose. Quelques cases tracées au sol, un petit caillou et suffisamment de place pour jouer.
Je ne vais pas inventer les enfants qui l'accompagnaient ni la manière dont se déroulaient leurs parties.
Son souvenir suffit.
Il nous rappelle que ce lieu touristique a d'abord été un endroit où les familles vivaient leur quotidien.
Ces petits jeux que les générations suivantes n'ont pas connus
Dans beaucoup de villes, les trottoirs ont changé.
La circulation, le stationnement, les travaux et les nouveaux aménagements ont modifié la place laissée aux enfants.
La marelle des années 1950 appartient désormais aux souvenirs de ceux qui ont grandi dans ces rues.
Et lorsqu'on voit aujourd'hui les touristes devant la Fresque des Lyonnais, il est assez amusant de penser qu'à cet endroit, une petite fille jouait autrefois sans imaginer qu'un immense mur peint attirerait un jour les visiteurs.
Un quartier familial où tout le monde se connaissait
Une ancienne habitante évoque son quartier de jeunesse avec beaucoup d'affection.
Elle se rappelle surtout une ambiance familiale.
Dans son souvenir, les gens se connaissaient.
Ce n'était pas seulement une succession d'immeubles ou de commerces. C'était un quartier où l'on retrouvait des visages familiers.
Les habitants avaient leurs habitudes et leurs voisins.
Ce souvenir est intéressant, car il nous parle d'une époque antérieure à la transformation touristique du secteur.
La Fresque des Lyonnais a donné une nouvelle visibilité à la rue de la Martinière et au quai Saint-Vincent.
Mais les personnes qui ont grandi ici connaissaient déjà les lieux, bien avant que leurs façades ne figurent dans les guides touristiques.
Quand une photographie ramène tout un quartier d'enfance
Une autre personne parle simplement de son quartier d'enfance.
Elle ne précise ni la rue exacte ni les années.
Il serait inutile de lui inventer des souvenirs supplémentaires.
Ce qui compte, c'est que la photographie lui rappelle un endroit où elle a vécu.
Pour certains, la fresque est une œuvre d'art.
Pour d'autres, elle se trouve sur le chemin d'une ancienne maison familiale ou à proximité des rues qu'ils empruntaient enfants.
C'est ce mélange entre patrimoine et souvenirs personnels qui rend l'histoire de Lyon si intéressante.
On retrouve ce même attachement aux quartiers dans les souvenirs des traboules de la Croix-Rousse et de la cour des Voraces.
Une Lyonnaise partie vivre dans le Midi cherche une carte postale
Parmi les réactions à cette photographie, il y a aussi une petite histoire qui m'a touché.
Une Lyonnaise de naissance explique qu'elle vit désormais dans le Midi.
Elle aimerait retrouver une carte postale de la Fresque des Lyonnais.
Elle ne demande pas un grand album de photographies ou un document historique rare.
Simplement une carte postale de sa ville.
Un autre habitant, qui vit toujours à Lyon, lui propose d'en chercher une et de la lui envoyer.
Elle accepte volontiers et lui propose de communiquer son adresse en privé.
Voilà un échange tout simple, mais agréable.
Il montre qu'une photographie peut encore créer un lien entre deux personnes qui partagent un attachement à la même ville.
Lyon reste dans les souvenirs, même lorsqu'on vit ailleurs
Une autre personne parle de Lyon comme de sa ville d'adoption.
Elle explique combien cette ville lui manque.
Pour elle, cette photographie fait revenir son attachement à Lyon et aux endroits qu'elle a aimés.
On n'a pas besoin d'être né dans une ville pour y conserver des souvenirs importants.
Et parfois, lorsqu'on habite loin, une photographie d'un quai, d'une place ou d'un immeuble suffit pour retrouver quelque chose de sa vie passée.
C'est aussi pour cela que ces anciennes vues sont précieuses.
Elles ne montrent pas seulement des bâtiments.
Elles permettent aux habitants d'hier et d'aujourd'hui de se retrouver autour d'un lieu commun.
Un ancien participant se souvient de la réalisation de la fresque
Voilà maintenant un témoignage particulièrement intéressant.
Une personne explique avoir participé à la réalisation de la Fresque des Lyonnais, mais également à d'autres murs peints de Lyon, avec la Cité de la Création.
Elle conserve un beau souvenir de ce travail.
Ce témoignage est précieux, car il nous ramène à l'époque où la fresque n'existait pas encore.
Il faut imaginer le chantier nécessaire pour transformer une aussi grande façade.
Les artistes devaient préparer leurs dessins, travailler sur les proportions et adapter les personnages aux dimensions réelles du bâtiment.
Mais surtout, il fallait réussir à créer une illusion convaincante depuis la rue.
Une idée venue de Barcelone
L'histoire du projet possède d'ailleurs une anecdote intéressante.
Au début des années 1990, les artistes de CitéCréation avaient réalisé à Barcelone une grande fresque représentant des personnalités catalanes aux fenêtres d'un immeuble.
Michel Noir, alors maire de Lyon, avait été séduit par cette réalisation.
Il souhaitait une œuvre comparable dans sa ville.
Le choix s'est porté sur le mur du quai Saint-Vincent et de la rue de la Martinière.
La grande façade, jusqu'alors sans fenêtres sur les parties concernées, allait devenir une véritable galerie de portraits.
Les artistes ont travaillé plusieurs mois pour donner naissance à cette œuvre.
Quand les Lyonnais regardaient les peintres travailler
Les travaux ont attiré la curiosité.
Les passants pouvaient voir les artistes à l'œuvre et découvrir progressivement l'apparition des personnages.
Les fenêtres prenaient forme, les visages apparaissaient et les détails donnaient peu à peu l'impression d'un véritable immeuble.
L'un des participants à la fresque se souvient encore de cette aventure collective.
Son témoignage ne précise pas les parties qu'il a personnellement réalisées. Il serait donc incorrect de lui attribuer un personnage ou un détail particulier.
Mais savoir qu'une personne ayant travaillé sur cette façade retrouve aujourd'hui la photographie avec émotion donne une autre dimension à l'œuvre.
Les portraits rappellent les grandes personnalités lyonnaises.
Et derrière ces portraits, il y a également le travail des peintres qui les ont réalisés.
Les personnages célèbres que l'on peut reconnaître
L'histoire officielle de la Fresque des Lyonnais remonte beaucoup plus loin que 1995.
Le mur rassemble des personnalités appartenant à des époques différentes.
On y retrouve notamment l'empereur Claude, né à Lyon, mais aussi des scientifiques, des écrivains, des artistes et des inventeurs.
Des personnages qui ont marqué l'histoire de Lyon
Parmi les portraits de la composition originale :
- Joseph-Marie Jacquard, connu pour son métier à tisser.
- Auguste et Louis Lumière, pionniers du cinéma.
- Antoine de Saint-Exupéry, écrivain et aviateur, accompagné du Petit Prince.
- Laurent Mourguet, créateur de Guignol.
- André-Marie Ampère, savant lyonnais.
- Louise Labé, poétesse de la Renaissance.
- Claude Bernard, médecin et physiologiste.
- Tony Garnier, architecte.
- Juliette Récamier, figure de la vie littéraire et mondaine.
- Paul Bocuse, grande figure de la gastronomie lyonnaise.
- Frédéric Dard, écrivain.
- Bertrand Tavernier, cinéaste.
Ces noms ne sont qu'une partie de la composition d'origine.
La fresque réunit une trentaine de figures, réparties entre plusieurs étages et les façades de l'immeuble.
Jean Reverzy figure-t-il sur la fresque ?
Un lecteur évoque le médecin et écrivain lyonnais Jean Reverzy, notamment connu pour Le Passage, Le Corridor et Place des angoisses.
C'est une remarque intéressante.
Mais son nom ne figure pas dans la liste officielle des personnages représentés lors de la création de la fresque.
Il faut donc distinguer les personnalités que les habitants aimeraient y retrouver de celles qui sont effectivement peintes.
La sélection des personnages avait fait l'objet d'un travail préalable. Selon la Bibliothèque municipale de Lyon, environ 250 noms avaient été proposés avant que le choix soit arrêté.
Et cette question du choix des personnalités revient encore aujourd'hui.
Les tags : une dégradation qui a attristé de nombreux Lyonnais
Une grande partie des réactions à la photographie concerne les dégradations subies par la fresque.
Plusieurs personnes regrettent qu'une œuvre aussi connue ait été recouverte de tags.
L'une demande si l'inscription a finalement été effacée.
Une autre répond qu'elle est encore visible du côté du quai.
Ces échanges témoignent d'une véritable inquiétude pour la conservation de l'œuvre.
Certains redoutent qu'un nettoyage trop énergique abîme les peintures.
D'autres s'interrogent sur les moyens de surveillance ou sur la rapidité des interventions.
Les discussions deviennent parfois vives lorsqu'il est question de la responsabilité des collectivités.
Mais pour comprendre ce qui s'est réellement passé, il faut reprendre les dates.
Septembre 2023 : un grand tag apparaît
Dans la nuit du 2 au 3 septembre 2023, la fresque est dégradée par une importante inscription blanche.
Le mot « Gone » apparaît sur une partie de la façade.
La dégradation suscite de nombreuses réactions parmi les habitants.
Le problème est que l'on ne peut pas nettoyer une peinture murale monumentale de la même manière qu'un mur ordinaire.
Les couleurs ont vieilli avec le temps. Les couches de peinture doivent être respectées.
Une intervention trop agressive pourrait endommager l'œuvre d'origine.
Novembre 2023 : CitéCréation restaure la fresque
Le 22 novembre 2023, un artiste de CitéCréation intervient pour retirer cette inscription et restaurer la partie concernée.
Le travail est effectué avant la Fête des Lumières.
Cela signifie qu'un commentaire affirmant que le tag de septembre 2023 était toujours présent ne correspond plus à la situation après cette intervention.
D'autres dégradations et interventions ont toutefois eu lieu par la suite, notamment en 2024.
Il est donc important de ne pas confondre les différentes périodes.
Une œuvre qui demande un entretien particulier
La question de l'entretien reste importante.
La fresque est exposée au soleil, à la pluie, à la pollution et aux dégradations volontaires.
Des travaux de rénovation avaient déjà été réalisés en 2006 et 2012.
Les interventions doivent respecter les couleurs et les détails originaux, tout en tenant compte de leur vieillissement.
Les débats autour de la fresque montrent aussi qu'il existe plusieurs opinions sur les moyens de préserver ce patrimoine.
Mais tous ceux qui apprécient cette œuvre peuvent au moins se retrouver sur un point : elle fait désormais partie de l'identité de Lyon.
Une fresque qui continue de changer
L'histoire de la Fresque des Lyonnais ne s'est pas arrêtée à son inauguration.
Elle a connu des restaurations et des mises en lumière, notamment lors de la Fête des Lumières.
En 2013 puis en 2023, des projections ont donné l'impression que certains personnages prenaient vie sur la façade.
La composition elle-même a également fait l'objet de débats.
En 2024, le portrait de l'abbé Pierre, présent dans la version originale, a été recouvert puis retiré à la suite des révélations et accusations d'agressions sexuelles le concernant.
En 2025, CitéCréation a consulté les Lyonnais pour envisager l'arrivée de nouvelles personnalités.
Les noms de la footballeuse Wendie Renard et de l'humoriste Laurent Gerra ont notamment été annoncés en novembre 2025 pour une future évolution de l'œuvre.
Les dates exactes de réalisation de l'ensemble des modifications envisagées restent à distinguer de ces annonces.
Cela rappelle qu'une fresque historique n'est pas forcément figée.
Elle peut aussi refléter les changements dans la manière dont une ville regarde son propre passé.
❤️ Ce que vous racontez
La station-service des années 1960 et 1970
Un ancien habitant se souvient avoir vécu juste en face du mur. Son père venait prendre de l'essence à la station-service installée là, bien avant la réalisation de la fresque.
La marelle sur le trottoir
Une Lyonnaise se rappelle les années 1950, lorsqu'elle jouait à la marelle dans ce secteur. Les transformations du quartier lui font mesurer combien les lieux ont changé.
Le quartier où tout le monde se connaissait
Une ancienne habitante évoque un quartier familial, avec des voisins qui se connaissaient. La photographie lui rappelle avant tout l'ambiance de sa jeunesse.
Une carte postale pour retrouver Lyon depuis le Midi
Une Lyonnaise de naissance, aujourd'hui installée dans le Midi, souhaite retrouver une carte postale de la fresque. Un habitant de Lyon lui propose gentiment d'en chercher une et de lui envoyer.
Le souvenir de celui qui a participé à la fresque
Une personne raconte avoir travaillé sur la Fresque des Lyonnais et sur d'autres réalisations de CitéCréation. Elle conserve un beau souvenir de cette aventure artistique collective.
Ces cinq souvenirs sont fidèlement reformulés à partir des échanges transmis. Les auteurs ne sont pas nommés et aucun détail personnel n'a été ajouté.
❤️ Le petit mot de Papy Chris
Ce qui m'a le plus intéressé dans cette photographie, ce n'est pas seulement la beauté de la fresque illuminée.
C'est ce que les habitants racontent autour.
Cette petite fille qui jouait à la marelle dans les années 1950.
Ce papa qui venait prendre de l'essence à la station-service pendant les années 1960 et 1970.
Ce quartier où les voisins se connaissaient, bien avant que les touristes viennent photographier les personnages célèbres.
Et puis cette Lyonnaise qui vit désormais dans le Midi et qui cherche simplement une carte postale de sa ville de naissance.
Je trouve ces souvenirs aussi intéressants que les noms des grands personnages représentés sur le mur.
Parce qu'avant d'être un monument touristique, cet endroit était un quartier où les gens vivaient.
Et j'aime aussi retrouver le témoignage d'une personne qui a participé à la réalisation de la fresque. On oublie parfois que derrière les grandes œuvres, il y a des ouvriers, des peintres et des artisans.
Finalement, ce mur raconte deux histoires.
Celle des personnages qui ont marqué Lyon.
Et celle des Lyonnais ordinaires qui ont grandi dans les rues alentour.
Vous souvenez-vous de l'ancienne station-service du quai Saint-Vincent ? Avez-vous connu ce quartier avant la fresque, ou vu les artistes travailler en 1994-1995 ?
Ces souvenirs peuvent aider à compléter l'histoire sur notre publication Facebook.
Papy Chris ❤️
Questions fréquentes
Où se trouve la Fresque des Lyonnais ?
À l'angle du 49 quai Saint-Vincent et du 2 rue de la Martinière, dans le 1er arrondissement de Lyon, près de la Saône et du pont de la Feuillée.
Quand a-t-elle été réalisée ?
La Fresque des Lyonnais a été peinte entre 1994 et 1995 par le collectif CitéCréation.
Que trouvait-on à cet endroit auparavant ?
Une grande façade aveugle dominait une station-service. Un ancien habitant se rappelle que son père y achetait de l'essence dans les années 1960 et 1970. Un artiste à l'origine du projet a confirmé la présence de cette station avant les travaux.
Combien de personnages sont représentés ?
La composition d'origine rassemble une trentaine de figures historiques et contemporaines liées à Lyon. Le nombre et la répartition des portraits sont susceptibles d'évoluer avec les rénovations.
Jean Reverzy est-il représenté ?
Son nom ne figure pas dans la liste officielle des personnages sélectionnés lors de la création de la fresque.
Le grand tag de septembre 2023 a-t-il été effacé ?
Oui. Une intervention de CitéCréation a permis de restaurer la partie concernée le 22 novembre 2023. D'autres événements ont touché la fresque ensuite.
Peut-on voir la fresque gratuitement ?
Oui. Il s'agit d'une peinture murale visible depuis l'espace public, sans billet d'entrée.
La photographie nocturne est-elle datée ?
Non. L'auteur et la date exacte de la photographie transmise ne sont pas établis. Elle doit être présentée comme une vue nocturne de la fresque, et non comme une photographie de son inauguration.
Sources et liens utiles
- CitéCréation – Histoire officielle de la Fresque des Lyonnais : origine du projet, réalisation et personnalités.
- Office du tourisme de Lyon – Fresque des Lyonnais célèbres : emplacement, description et personnages.
- Bibliothèque municipale de Lyon – Comment les personnages ont-ils été choisis ? : recherches historiques et sélection des portraits.
- Lyon Demain – L'histoire de la fresque racontée par Gilbert Coudène : genèse du projet et ancienne station-service.
- Le Progrès – La fresque détaguée en novembre 2023.
- Lyon Capitale – Les personnalités proposées en 2025.
- Photographie nocturne et souvenirs transmis pour cet article, sans attribution certaine de la photographie.