Regardez bien cette photographie de Rosendaël. Au premier plan, des bancs blancs, de jeunes arbres entourés de grilles métalliques et une petite place bien entretenue. Au milieu, plusieurs hommes discutent près du terrain de boules. Et derrière eux, les commerces qui faisaient vivre le quartier.
Sur la droite, impossible de manquer l'enseigne du cinéma Le Régent, devant lequel est stationnée une belle Citroën DS. Un peu plus loin, derrière les arbres, se trouvait le magasin de cycles Boëls. Et autour de cette place, il y avait des cafés, une pâtisserie, un garage et des habitants qui se connaissaient depuis des années.
Nous sommes à Rosendaël, sur l'ancienne place de la République, devenue place de l'Europe après son rattachement à Dunkerque.
| Repère historique | Informations |
|---|---|
| 📍 Lieu | Place de l'Europe, Rosendaël, Dunkerque |
| 🏛️ Ancien nom | Place de la République |
| 📅 Photographie | Après la construction du Régent, date exacte inconnue |
| 🎬 Cinéma | Le Régent, ouvert le 1er janvier 1958 |
| 🚲 Commerce | Cycles Boëls, vélos, motos et mobylettes |
| 🎯 Sport | Terrain et club de boule lyonnaise |
| ☕ Vie du quartier | Cafés La Concorde, La Régence, commerce de Dudu Besse |
| ❤️ Mémoire locale | Maria Guérin, marchande de poissons à la charrette |
La photographie n'est pas précisément datée, mais le cinéma Le Régent ayant ouvert en 1958, elle appartient nécessairement à une période postérieure à sa construction.
Ce qui est formidable, ce sont tous les souvenirs revenus lorsque cette image a été publiée.
Patricia habitait sur la place, dans le coin opposé au Régent. Jean-François reconnaît le terrain de boule lyonnaise où son père Pierre Laurès présidait le club. Une ancienne cliente se souvient du magasin Boëls où elle achetait sa mobylette. Et Françoise nous apprend que la dame qui vendait du poisson avec une charrette à bras était sa propre grand-mère, Maria Guérin.
Voilà une photographie qui ne raconte pas seulement un quartier. Elle nous fait retrouver les gens qui y vivaient.
Rosendaël : quand la place de l'Europe s'appelait place de la République
La première chose que plusieurs habitants ont voulu préciser, c'est le nom de la place.
Monique se souvient de la place de la République. Elle sait qu'elle a changé de nom, mais ne retrouve plus sa nouvelle appellation.
Patricia lui répond aussitôt : c'est maintenant la place de l'Europe.
Elle explique ce changement par le rattachement de Rosendaël à Dunkerque, qui possédait déjà une place de la République.
C'est un détail important, parce que lorsqu'on cherche de vieilles photographies, les deux appellations peuvent apparaître.
En 1972, Rosendaël rejoint Dunkerque
Pendant longtemps, Rosendaël était une commune indépendante. Elle possédait ses propres élus, ses commerces, ses écoles et ses lieux de rencontre.
La décision de fusionner avec Dunkerque est prise en 1971, et le rattachement prend effet le 1er janvier 1972.
Cette histoire administrative explique pourquoi les anciens parlent encore spontanément de Rosendaël comme d'une ville à part entière.
La date précise du changement de nom de la place reste toutefois à établir dans les délibérations municipales.
Et même après les changements officiels, les anciennes appellations continuent souvent de vivre dans les souvenirs.
Patricia habitait juste en face du Régent
Patricia connaît particulièrement bien cette place.
Elle raconte avoir habité dans le coin opposé au cinéma Le Régent.
Brigitte intervient aussitôt : elle vivait deux rues derrière le cinéma et garde le souvenir d'un quartier très sympathique.
Patricia partage complètement cet avis.
Ces échanges pourraient sembler ordinaires, mais ils nous rappellent que la place n'était pas seulement un espace public avec un cinéma et des commerces.
C'était aussi un quartier d'habitations.
Les gens y avaient leurs voisins, leurs habitudes et leurs adresses familières.
Certains vivaient au-dessus des cafés, d'autres dans les rues donnant sur la place. Et tout le monde connaissait plus ou moins les mêmes commerces.
Le cinéma Le Régent : une grande salle ouverte en 1958
Sur la droite de la photographie, l'enseigne du Régent apparaît clairement sur la façade.
Le cinéma occupait une place importante dans la vie du quartier.
Et cette fois, nous avons retrouvé son histoire précise grâce au travail d'André Dubois sur les anciens cinémas dunkerquois.
Le premier film projeté : Le Chanteur de Mexico
L'histoire du Régent commence dans les années 1950.
À cette époque, le cinéma L'Étoile, situé rue Gambetta à Rosendaël, avait été sinistré puis concerné par des opérations d'urbanisme.
Jean Guyart fait alors construire une nouvelle salle de cinéma à l'angle de la place de la République.
Le Régent ouvre officiellement au public le 1er janvier 1958, avec la projection du film Le Chanteur de Mexico, célèbre opérette cinématographique interprétée par Luis Mariano.
Imagine un peu : commencer l'année 1958 en allant découvrir Luis Mariano sur le grand écran du nouveau cinéma de Rosendaël !
En 1963, Le Régent pouvait projeter des films en 70 mm
Cinq ans après son ouverture, le cinéma reçoit un équipement permettant de projeter des films au format 70 mm.
C'était une amélioration importante pour l'époque.
Le grand format offrait une expérience de projection plus spectaculaire, adaptée aux grandes productions cinématographiques.
Le Régent était donc une salle moderne, qui n'avait rien d'un petit cinéma improvisé dans l'arrière-salle d'un café.
Pendant plus de vingt ans, il a fait partie des habitudes culturelles des habitants de Rosendaël et des quartiers voisins.
Le Régent ferme le 18 janvier 1981
La date de fermeture est également connue : le dimanche 18 janvier 1981.
Plusieurs habitants disent encore se souvenir des séances qu'ils y ont vues.
Fred explique y être allé très souvent.
Roger retrouve immédiatement le cinéma sur la photographie.
Jean-Pierre évoque même un ancien programme du Régent, accompagné d'une autre image dans la discussion. Ce document serait intéressant à examiner pour retrouver les films annoncés et éventuellement une date.
Quant à Dominique, elle regrette la disparition de cette salle qui faisait partie de son Rosendaël des années 1970.
Le bâtiment a ensuite connu une autre utilisation. Un témoignage photographique publié en 2011 le présente comme reconverti en lieu de réunion d'une communauté chrétienne.
La transformation mérite d'être étudiée plus précisément, mais une chose est certaine : pour ceux qui y ont découvert leurs premiers films, cet endroit restera toujours Le Régent.
Les cycles Boëls : vélos, motos et mobylettes au coin de la place
Emmanuel apporte une précision essentielle pour comprendre la photographie.
Au coin de la place, partiellement caché par les arbres, se trouvait le magasin de cycles Boëls.
Jean-François confirme l'adresse et rappelle que l'établissement vendait des vélos et des motos.
Et dès que le nom Boëls apparaît, les souvenirs reviennent.
Anne avait acheté sa 51 Black chez Boëls
Anne se souvient parfaitement de son achat.
Elle avait acheté chez Boëls une 51 Black, une mobylette de la famille des Motobécane 51.
Voilà le genre de souvenir qui nous ramène immédiatement à une époque.
Pour beaucoup de jeunes, posséder une mobylette représentait une forme de liberté. Elle permettait de rejoindre les copains, d'aller travailler ou de se déplacer sans dépendre des parents.
L'achat d'un deux-roues était parfois un véritable événement.
Sylvain se souvient lui aussi du magasin de Monsieur Boëls. Il y allait régulièrement pour les mobylettes ou les vélos et garde l'image d'un très bon commerçant.
Ces deux témoignages sont précieux parce qu'ils racontent l'usage du magasin, pas seulement son enseigne.
Du magasin Boëls aux cycles Arcelon
Plusieurs habitants évoquent ensuite le commerce Arcelon, installé dans le même secteur.
L'entreprise Arcelon Europe Cycles est bien répertoriée place de l'Europe, au numéro 495, comme commerce de vélos et de deux-roues.
Cela confirme la continuité d'une activité commerciale liée au cycle à cet endroit.
En revanche, pour établir précisément les dates et les conditions de succession entre Boëls et Arcelon, il faudrait retrouver des annuaires commerciaux ou des archives de l'entreprise.
Ce qui est amusant, c'est que les habitants n'ont pas besoin de ces documents pour retrouver le coin de leur enfance.
Il suffit de dire « les cycles Boëls », et ils revoient immédiatement l'angle de la place.
Le terrain de boules : attention, ce n'était pas simplement de la pétanque !
Voilà une correction importante apportée par Jean-François.
En regardant la photographie, on pourrait croire que les hommes rassemblés au milieu de la place se retrouvent autour d'un simple terrain de pétanque.
Mais Jean-François insiste : il s'agissait d'un terrain de boule lyonnaise.
Et cette distinction compte beaucoup pour les anciens joueurs.
La boule lyonnaise, un sport différent de la pétanque
La boule lyonnaise, appelée aujourd'hui sport-boules, possède ses propres règles, ses dimensions de terrain et ses techniques.
On y pratique notamment le point et le tir, mais les déplacements, les distances et les gestes diffèrent de ceux de la pétanque provençale.
Sur les photographies anciennes, il n'est pas toujours évident de reconnaître la discipline pratiquée.
C'est précisément pour cela que les souvenirs des joueurs et de leurs familles sont essentiels.
Jean-François connaissait très bien cet endroit.
Pierre Laurès, président du club de boule lyonnaise
Il raconte que son père, Pierre Laurès, a été président du club de boule lyonnaise de Rosendaël.
Il associe également ce club au café de Dudu Besse, installé sur le coin opposé au cinéma.
Voilà un nom important à préserver.
Pierre Laurès n'est pas simplement évoqué comme un ancien joueur. Il avait exercé une responsabilité dans la vie sportive locale.
Et Jean-François nous permet de relier cette activité à un lieu précis de la place.
Jean Eloy a lui aussi présidé le club
La conversation se poursuit avec Jean-Noël.
Il raconte que son père, Jean Eloy, a également été président du club de boule lyonnaise et de pétanque.
Il situe cette période à l'époque du café La Concorde, avant l'enseigne Huit et Demi, puis évoque le transfert de l'activité vers la place Daniel-Verrièle.
On voit donc apparaître plusieurs périodes de l'histoire du club.
Les témoignages ne permettent pas encore d'établir l'ordre exact de toutes les présidences ni la date du déplacement, mais les noms de Pierre Laurès et Jean Eloy sont désormais conservés.
Les concours de la ducasse de Rosendaël
Un autre habitant se souvient de concours de pétanque organisés pendant la ducasse de Rosendaël.
Hervé, quant à lui, raconte avoir longtemps joué dans ce secteur entre 1975 et 1980.
Il habitait entre la place de l'Europe et la place Daniel-Verrièle et appartenait à l'association de boule lyonnaise et de pétanque de Rosendaël.
Ce témoignage permet de comprendre que la pratique n'était pas limitée à un seul terrain ou à une seule discipline.
Les joueurs ont connu plusieurs emplacements au fil des années.
Et il existe toujours un boulodrome officiellement répertorié place Daniel-Verrièle.
Une belle continuité sportive pour un quartier où les boules ont manifestement occupé une place importante.
Les cafés La Concorde, La Régence et Dudu Besse
Autour de cette place, il n'y avait pas seulement le cinéma et le marchand de vélos.
Les cafés tenaient eux aussi une place importante dans la vie quotidienne.
Michel raconte avoir habité derrière Le Régent, au-dessus du café La Régence.
Il se souvient également du café La Concorde, qui aurait ensuite laissé sa place à l'établissement Huit et Demi.
Patricia reconnaît immédiatement ce nom : elle aussi se souvient très bien de La Concorde.
Monsieur Outrequin, un ancien propriétaire dont le nom revient
Michel pense se rappeler que le propriétaire de La Concorde s'appelait Monsieur Outrequin.
Il était ami avec son fils et se souvient que la famille avait également une fille.
Patricia confirme reconnaître cette famille.
L'orthographe du patronyme et la chronologie exacte de l'établissement mériteraient d'être vérifiées avec des annuaires anciens.
Mais le souvenir est précieux.
Les habitants ne retrouvent pas seulement une enseigne.
Ils se souviennent des personnes qui tenaient les commerces, de leurs enfants et des relations qu'ils avaient avec les familles du quartier.
Le café de Dudu Besse
Jean-François cite un autre nom : Dudu Besse.
Son café se trouvait, selon son souvenir, sur le coin opposé au Régent et était associé au club de boule lyonnaise.
Ce lien entre un café et une association sportive était courant dans les quartiers.
Les établissements servaient parfois de points de rencontre aux joueurs, aux dirigeants et aux habitués.
Mais il faudrait disposer d'autres témoignages pour décrire précisément le fonctionnement du club dans ce café.
Thierry évoque encore un autre établissement, le café Chez Bats, auquel il associe une activité d'auto-école.
Voilà encore une enseigne à ajouter à notre mémoire du quartier, en attendant de retrouver son adresse précise.
Maria Guérin : la marchande de poissons avec sa charrette à bras
Et maintenant, voici sans doute le plus beau passage de tous les commentaires. ❤️
Marie-Claude se souvient d'une dame qui vendait du poisson près de la place avec une charrette à bras.
Une autre habitante précise qu'elle passait entre la place Daniel-Verrièle et le magasin de cycles Boëls.
Jusque-là, nous avons le souvenir d'une marchande ambulante, sans connaître son nom.
Et puis Françoise intervient.
« C'était ma grand-mère, Maria ! »
Françoise explique que cette dame était sa propre grand-mère.
Elle s'appelait Maria Guérin et vendait du poisson dans les années 1960.
Voilà comment un simple commentaire peut redonner une identité à une personne dont le métier appartient à l'histoire d'un quartier.
Maria n'était pas seulement « la dame avec la charrette ».
Elle avait un nom, une famille, et sa petite-fille se souvient encore de son activité.
Quand le poisson se vendait directement dans les rues
Les marchands ambulants faisaient partie de la vie quotidienne de nombreux quartiers avant le développement des supermarchés.
Certains vendaient leurs produits depuis une charrette, une voiture ou un véhicule aménagé.
La marchande passait dans les rues, proposait ses produits et connaissait souvent une partie de sa clientèle.
Pour Maria Guérin, nous savons aujourd'hui grâce au témoignage familial qu'elle vendait du poisson avec une charrette à bras dans les années 1960.
Mais nous ne connaissons pas encore ses horaires, son itinéraire complet ni l'endroit où elle s'approvisionnait.
Ce serait passionnant de retrouver une photographie de Maria devant sa charrette.
Parce que les anciens commerçants ambulants font eux aussi partie du patrimoine de Rosendaël.
Et grâce à Françoise, son prénom et son nom ne sont plus perdus dans les souvenirs.
Le garage d'Arcangelo : la première voiture de Patricia en 1974
Il y avait aussi un garage automobile à proximité de la place.
Thierry se souvient de l'établissement d'Arcangelo, qu'il associe à la marque Opel.
Patricia confirme immédiatement.
Et elle apporte une précision merveilleuse.
Une Opel Kadett achetée en 1974
En 1974, Patricia a acheté sa première voiture au garage d'Arcangelo.
C'était une Opel Kadett.
Elle habitait alors à côté du cinéma Le Régent, du côté de Rosendaël, tandis que le garage se trouvait de l'autre côté de la place, vers Malo.
Voilà un souvenir d'une précision remarquable : une année, un garage, un modèle de voiture et un emplacement.
Pour beaucoup de personnes, la première automobile représente un moment important de leur jeunesse.
Et même après plusieurs décennies, on n'oublie pas facilement où on l'a achetée.
Jean Malesieux, le gérant du garage
Thierry apporte ensuite un autre nom.
Il explique que son père, Jean Malesieux, était le gérant du garage.
Sa famille habitait juste en face de la station Total, boulevard de la République.
Et la conversation prend alors une tournure presque familiale.
Thierry croit reconnaître une ancienne professeure portant le nom de Dron.
Patricia lui explique qu'il y a confusion : Dron est son nom de mariage. Elle a cependant connu une Madame Dron enseignante, puisqu'elle avait fréquenté les établissements Guilleminot puis Jean-Bart.
Une fois de plus, la photographie réveille bien davantage que le souvenir d'un commerce.
Elle remet en contact des gens qui ont vécu dans les mêmes rues et connu les mêmes familles.
La pâtisserie, les vélos et les petits commerces qu'on allait voir à pied
Monique signale un autre commerce que l'on ne distingue pas clairement sur cette photographie.
Sur le même trottoir que le magasin Boëls se trouvait une pâtisserie.
Elle ne donne pas son nom, mais son souvenir permet de compléter le paysage commercial de la place.
Il y avait donc le cinéma, les cycles, des cafés, un garage et au moins une pâtisserie évoquée par les anciens habitants.
Tout cela formait un petit centre de vie.
On pouvait venir y acheter ou faire réparer un vélo, prendre un café, aller voir un film, retrouver des amis ou simplement traverser la place.
Une place que les habitants fréquentaient chaque jour
Patricia y habitait.
Brigitte vivait deux rues plus loin.
Michel avait connu un logement au-dessus de La Régence.
Sylvain venait régulièrement chez Boëls pour ses deux-roues.
Et les familles des joueurs connaissaient le terrain de boule lyonnaise.
Chacun regardait donc cette place à sa manière.
Un simple passant remarquait peut-être les bancs et les arbres.
Un adolescent voyait le magasin de mobylettes.
Un cinéphile regardait les affiches du Régent.
Et pour les habitués des boules, l'endroit était d'abord celui du club et des rencontres sportives.
C'est exactement ce qui rend les photographies de quartier si riches.
La rue Danton : un souvenir des bombardements de 1940
Au milieu des commentaires, Luc apporte une histoire beaucoup plus grave.
Il raconte que sa grand-mère, Jeanne Vince, née Noet, possédait une maison rue Danton, non loin de la place.
Selon son témoignage familial, cette maison a été bombardée en 1940.
Il rappelle surtout que sa grand-mère et ses enfants ont survécu.
Ce récit nous ramène quelques années avant la construction du cinéma Le Régent.
Rosendaël, comme l'ensemble du Dunkerquois, avait été profondément marqué par les événements de la Seconde Guerre mondiale.
Derrière les quartiers reconstruits, les souvenirs de guerre
La photographie montre une place entretenue, avec ses immeubles, ses arbres et ses commerces.
Mais plusieurs habitants qui ont connu le quartier après la guerre gardaient également le souvenir des destructions.
Les bombardements de 1940 ont laissé des traces dans de nombreuses familles dunkerquoises.
Le récit de Luc mérite d'être conservé, mais il faudrait retrouver les archives de la rue Danton pour confirmer les circonstances exactes de la destruction de la maison.
Ce qui compte ici, c'est que l'histoire de Jeanne Vince ne soit pas perdue au milieu des autres commentaires.
Elle rappelle que derrière une ancienne photographie paisible, certaines familles ont connu des événements bien plus douloureux.
Ce que vous racontez ❤️
Voici cinq témoignages authentiques retenus parmi les commentaires de la publication. Ils ont été légèrement reformulés sans changer leur sens.
Jean-François — Le club de boule lyonnaise
« Ce n'était pas un simple terrain de pétanque, mais un terrain de boule lyonnaise ! En face, il y avait les cycles Boëls et le cinéma Le Régent. Mon père, Pierre Laurès, a été président du club, lié au café de Dudu Besse. »
Françoise — Sa grand-mère Maria Guérin
« La dame qui vendait du poisson avec sa charrette à bras, c'était ma grand-mère, Maria Guérin. Elle travaillait dans ce quartier dans les années 1960. »
Patricia — Sa première Opel Kadett
« J'ai acheté ma première voiture en 1974 au garage d'Arcangelo. C'était une Opel Kadett. J'habitais près du cinéma Le Régent, côté Rosendaël, et le garage se trouvait du côté de Malo. »
Anne — La mobylette achetée chez Boëls
« C'est chez Boëls que j'ai acheté ma 51 Black ! »
Hervé — Les boules entre 1975 et 1980
« J'habitais entre la place de l'Europe et la place Verrièle. J'ai longtemps joué sur ces terrains avec l'association de boule lyonnaise et de pétanque de Rosendaël, dans les années 1975 à 1980. »
Ce sont cinq petits morceaux de vie très différents.
Jean-François nous transmet le nom de son père, président du club.
Françoise redonne un visage et un nom à la vendeuse de poissons.
Patricia se rappelle sa première voiture.
Anne retrouve sa mobylette.
Et Hervé nous ramène sur les terrains de boules.
Ces détails méritent d'être conservés parce qu'ils racontent la place telle que les habitants l'ont réellement connue.
Que reste-t-il aujourd'hui de l'ancienne place de la République ?
La place porte désormais le nom de place de l'Europe, dans le quartier de Rosendaël à Dunkerque.
Les années ont transformé les commerces, la circulation et les usages.
Le cinéma Le Régent a fermé en 1981.
Le magasin Boëls appartient aux souvenirs, tandis que le commerce Arcelon est bien identifié dans le même secteur.
Les terrains de boules ont également connu des changements. La place Daniel-Verrièle possède aujourd'hui un boulodrome répertorié dans les équipements sportifs de Dunkerque.
Mais pour les anciens habitants, la place reste associée à ses commerces disparus.
On y retrouve encore Monsieur Outrequin, Dudu Besse, Jean Malesieux, Pierre Laurès, Jean Eloy et Maria Guérin.
Autant de personnes qui faisaient vivre les alentours du Régent.
Et c'est bien plus intéressant qu'une simple comparaison entre une photographie ancienne et une vue actuelle.
Pour poursuivre la promenade dans le Dunkerquois, tu peux également retrouver Malo-les-Bains et son avenue de la Mer vers 1958, avec les souvenirs des anciens vacanciers.
Autre histoire du littoral : Bray-Dunes dans les années 1960, ses cafés et ses anciennes voitures.
Et si les cinémas disparus t'intéressent, nous avons également raconté l'histoire du cinéma Le Mondial à Lille, dans le quartier de Wazemmes.
Tu retrouveras toutes ces histoires dans les archives du Nord et dans notre collection Mémoire de France.
Le petit mot de Papy Chris ❤️
Je vais te dire ce que je préfère dans cette photographie.
Ce n'est pas la belle Citroën DS devant Le Régent, même si elle attire immédiatement le regard.
Ce ne sont pas non plus les bancs blancs ni les petits arbres.
C'est Maria Guérin.
Parce qu'au départ, dans les commentaires, quelqu'un se souvient simplement d'une dame qui vendait du poisson avec une charrette à bras.
Et puis sa petite-fille arrive et nous dit : c'était ma grand-mère !
Voilà comment une personne ordinaire retrouve sa place dans l'histoire d'un quartier.
Et puis il y a Patricia qui se rappelle sa première Opel Kadett en 1974. Anne et sa mobylette achetée chez Boëls. Les pères qui présidaient le club de boules. Et les anciens du Régent qui revoient encore leur cinéma.
On pourrait écrire beaucoup de choses sur la création de Rosendaël, son rattachement à Dunkerque ou l'histoire du cinéma.
Mais ces détails humains, on ne les trouve pas facilement dans les archives officielles.
Heureusement que les habitants sont là pour nous les raconter.
Alors, à travers cette vieille photographie, j'avais envie de redonner un peu de vie à cette place de la République devenue place de l'Europe.
Et surtout, de ne pas oublier ceux qui y ont vécu.
Papy Chris ❤️
Questions fréquentes sur la place de l'Europe à Rosendaël
Où se trouvait l'ancienne place de la République à Rosendaël ?
Elle correspond à l'actuelle place de l'Europe, dans le quartier de Rosendaël à Dunkerque. Elle était notamment connue pour le cinéma Le Régent et son terrain de boules.
Quand le cinéma Le Régent de Rosendaël a-t-il ouvert ?
Le Régent a ouvert le 1er janvier 1958 avec le film Le Chanteur de Mexico. Il avait été construit à l'initiative de Jean Guyart.
Quand le cinéma Le Régent a-t-il fermé ?
Le cinéma Le Régent a fermé le dimanche 18 janvier 1981, après plus de vingt ans d'activité.
Qui était Pierre Laurès à Rosendaël ?
Selon le témoignage de son fils Jean-François, Pierre Laurès a été président du club de boule lyonnaise de Rosendaël, associé à l'ancien terrain de la place.
Qui était Maria Guérin ?
Maria Guérin était une marchande de poissons ambulante qui circulait avec une charrette à bras dans le quartier, selon le témoignage de sa petite-fille Françoise, dans les années 1960.
Où se trouvait le magasin de cycles Boëls ?
Il se trouvait à un angle de la place de la République, près du cinéma Le Régent. Les habitants se souviennent y avoir acheté des vélos, motos et mobylettes.
Le terrain était-il réservé à la pétanque ?
Non. Plusieurs anciens joueurs précisent qu'un terrain était consacré à la boule lyonnaise. Les souvenirs évoquent aussi la pétanque et le déplacement de certaines activités vers la place Daniel-Verrièle.
En quelle année Rosendaël a-t-elle été rattachée à Dunkerque ?
Le rattachement de Rosendaël à Dunkerque est devenu effectif le 1er janvier 1972.
De quelle année date la photographie de la place ?
Sa date exacte est inconnue. La présence du cinéma Le Régent permet de situer la scène après sa construction dans les années 1950, mais les autres indices ne suffisent pas à préciser davantage.
Sources documentaires
- André Dubois — Cinémas muets et parlants à Dunkerque, Généalogie et Histoire du Dunkerquois : histoire du Régent, ouverture en 1958, équipement 70 mm et fermeture en 1981.
- Cinémas du Nord — Le Régent de Rosendaël : ancienne carte postale de la place, façade du cinéma et photographie de la Citroën DS.
- Cinémas du Nord — Deux photographies de l'ex-Régent : transformation du bâtiment après sa fermeture.
- Le Monde — Dunkerque fusionne avec Rosendaël, 19 octobre 1971 : préparation et date du rattachement communal.
- Répertoire des équipements sportifs — Boulodrome Verrièle : existence du boulodrome de la place Daniel-Verrièle.
- Arcelon Europe Cycles — Répertoire des revendeurs : activité commerciale place de l'Europe.
Mémoire locale : commentaires authentiques fournis avec la photographie. Les auteurs sont anonymisés par leur seul prénom. Les noms des commerçants, des responsables associatifs et des membres des familles mentionnés dans leurs souvenirs sont conservés.
Photographie : ancienne vue de la place de la République à Rosendaël, aujourd’hui place de l’Europe. Auteur et date exacte à identifier. Droits de publication confirmés par le propriétaire du site le 22 octobre 2026.