Les carnets de Lille

Rue Neuve à Lille en 1978 : les commerces d'autrefois

Rue Neuve à Lille en 1978 : retrouvez Moriss, Béryl, Bally, les boutiques disparues, le Garden et les souvenirs des anciens Lillois.

Il y a des photographies qui donnent envie de revenir cinquante ans en arrière, juste pour passer un après-midi dans une rue.

Regardez celle-ci. Nous sommes à Lille, rue Neuve, sur une photographie présentée comme datant de 1978.

À gauche, la grande enseigne Moriss. Plus loin, Bally, la parfumerie Laine et les devantures des commerces. À droite, les parasols rouges et jaunes d'une terrasse, les chaises colorées et les enseignes qui se succèdent.

Et puis il y a ces jardinières, ces bancs en bois, les passants et cette foule qui s'étend jusqu'au fond de la rue.

Au premier plan, un homme en débardeur blanc profite tranquillement de son banc. Une femme est assise près de lui, tournée vers les magasins.

Une scène toute simple.

Pourtant, lorsqu'on montre cette photographie aux anciens Lillois, les souvenirs reviennent immédiatement.

Le magasin Moriss, où l'on aimait fouiller. Béryl, avec Pierre et Claudine Schmidt. Les samedis passés à regarder les vitrines sans rien acheter. Les motos devant le Garden. La Taverne Lilloise. Et ce salon de coiffure où l'on discutait de télévision avec un restaurateur que tout le monde semblait connaître.

La rue Neuve, ce n'était pas seulement une succession de boutiques.

Pour beaucoup, c'était un rendez-vous avec leur jeunesse.

Moriss, le magasin que les Lillois n'ont pas oublié

Impossible de manquer son enseigne sur la photographie.

Moriss occupe une place bien visible, sur la gauche, à l'entrée de la rue.

Et manifestement, le nom a traversé les années.

Une ancienne cliente se rappelle avoir adoré ce magasin. Elle le décrit comme une véritable caverne d'Ali Baba.

Voilà une expression qui en dit long.

On y entrait peut-être avec une idée précise, mais on prenait plaisir à regarder les rayons et à découvrir ce qui s'y trouvait.

Un autre ancien évoque le nom Dalloz, associé à Moriss dans ses souvenirs.

Il faudrait retrouver les anciens annuaires commerciaux pour reconstituer précisément l'histoire de cette enseigne, ses propriétaires et les changements éventuels.

Mais ce qui compte, dans les souvenirs recueillis, c'est que Moriss était une adresse familière.

On savait où se trouvait le magasin.

On reconnaissait sa devanture.

Et plusieurs décennies après sa disparition, son nom suffit encore à réveiller toute une époque.

Et juste à côté, le premier Wippy ?

Un autre détail mérite d'être conservé.

Une habitante situe l'un des premiers Wippy à gauche du magasin Moriss, vers 1967.

Elle n'affirme pas une date exacte, mais le souvenir est suffisamment précis pour donner envie de chercher.

Peut-être quelqu'un possède-t-il une photographie de cette devanture.

Ou une publicité dans un ancien journal local.

Ce serait intéressant de retrouver son emplacement exact et de savoir combien d'années il est resté ouvert.

Béryl, Bally et ces commerces où l'on connaissait les gens

Dans les souvenirs de la rue Neuve, un autre nom revient : Béryl.

Un ancien habitué associe ce magasin à Pierre et Claudine Schmidt.

Deux noms qui parleront peut-être encore à certaines familles lilloises.

Il y avait également Bally, dont l'enseigne apparaît au-dessus de la rue, ainsi que la parfumerie Laine.

Sur la droite de la photographie, on distingue aussi une terrasse et un commerce de tabac.

Les devantures se suivent, mais elles ne se ressemblent pas toutes.

À cette époque, les commerces indépendants occupaient une place importante dans le centre de Lille.

Et lorsque les habitants racontent leurs souvenirs, ils ne parlent pas uniquement des enseignes.

Ils se rappellent parfois les commerçants eux-mêmes.

Un prénom, un nom de famille, une personne derrière son comptoir.

C'est un détail important.

Car lorsqu'un magasin disparaît, on perd parfois bien plus qu'une adresse où faire ses achats.

On perd aussi une petite habitude, un visage familier et tous ces échanges que l'on avait sans vraiment y penser.

La mémoire des boutiques de Lille ne s'arrête d'ailleurs pas à la rue Neuve. On retrouve cette même affection pour les commerçants dans notre histoire de la pâtisserie Yanka, rue Nationale, avec ses glaces, ses spécialités et les souvenirs des familles.

En 1978, on passait parfois tout le samedi dans les magasins

Voilà probablement ce qui revient le plus souvent.

Le samedi.

Pour plusieurs Lillois, c'était le jour où l'on descendait en ville.

On retrouvait des amis, on faisait quelques achats ou l'on prenait simplement le temps de regarder les vitrines.

Un ancien étudiant raconte qu'en 1978, il n'avait pratiquement pas d'argent.

Alors il faisait du lèche-vitrines !

J'aime beaucoup ce souvenir.

Il rappelle qu'on pouvait fréquenter les grandes rues commerçantes sans nécessairement dépenser.

Un autre habitant se souvient qu'autrefois, il fallait presque un samedi entier pour faire le tour des boutiques.

Il oppose cette longue promenade aux habitudes actuelles, où les achats peuvent être beaucoup plus rapides.

Et en regardant la photographie, on comprend un peu mieux ce qu'il veut dire.

Les passants marchent au milieu de la rue. Certains regardent les magasins. D'autres sont installés aux terrasses.

On trouve des bancs pour s'arrêter.

Les jardinières donnent un peu de verdure à l'ensemble.

Le commerce et la promenade se mélangent.

Le plaisir de se retrouver sans rendez-vous

Plusieurs souvenirs des années 1970 et 1980 évoquent aussi cette ambiance des samedis après-midi.

Les jeunes descendaient en ville.

On faisait un tour dans les rues commerçantes, puis on allait boire quelque chose.

On retrouvait parfois les mêmes connaissances d'une semaine à l'autre.

Il ne faudrait pas croire que tous les samedis étaient identiques, ni que tout le monde disposait du même budget.

Mais pour ceux qui ont connu cette période, la rue Neuve représentait bien davantage qu'une rue où l'on venait acheter des vêtements.

C'était une promenade, un lieu de rencontres et parfois le point de départ de toute une soirée.

Le Garden, la Taverne Lilloise et les motos des années 1980

Les souvenirs ne s'arrêtent pas à 1978.

Quelques années plus tard, les jeunes habitués du centre de Lille se retrouvent notamment au Garden et à la Taverne Lilloise.

Et là, les anecdotes deviennent particulièrement vivantes.

Une ancienne habituée raconte qu'en 1985, elle fréquentait le Garden.

Elle se souvient d'une animation presque permanente, comme si chaque journée avait un petit air de samedi.

Devant, il y avait les motos.

Un autre habitué évoque la facilité avec laquelle on se retrouvait et la convivialité de ces rendez-vous.

Il se rappelle qu'on pouvait garer sa moto devant les établissements sans les contraintes qu'il associe au stationnement actuel.

Et puis surgit une anecdote qui sent bon les sorties entre copains.

Un café à Lille, un chocolat à Bray-Dunes… et retour !

Une ancienne habituée raconte qu'il lui arrivait de partir à moto jusqu'à Bray-Dunes.

Juste pour prendre un café ou un chocolat chaud.

Puis elle revenait au Garden !

Imaginez cette journée.

On retrouve les copains, on démarre les motos, direction le littoral.

On s'arrête boire quelque chose, on discute un moment et l'on reprend la route de Lille.

Ce n'était pas un grand voyage organisé.

Simplement une sortie entre amis, dont on se souvient encore quarante ans plus tard.

Il serait intéressant de retrouver des photographies du Garden et de la Taverne Lilloise, avec les motos garées devant.

Peut-être certains anciens possèdent-ils encore une image de leur machine ou de leurs copains de l'époque.

Chez Fay Coiffure, on parlait de motos et de télévision

Un autre témoignage m'a particulièrement intéressé.

Une ancienne professionnelle raconte avoir travaillé chez Fay Coiffure jusqu'en 2005.

Elle se rappelle le centre de Lille encore très animé pendant une grande partie de ces années.

Et surtout, elle évoque un client appelé Pierrot, qui tenait un restaurant.

Lorsqu'elle le coiffait, ils discutaient de motos, mais aussi de ses prochaines émissions de télévision.

Voilà un souvenir qui mérite qu'on s'y attarde.

Qui était exactement ce Pierrot ?

Quel restaurant tenait-il ?

Et dans quelles émissions apparaissait-il ?

Le témoignage ne permet pas de répondre avec certitude à ces questions.

Mais il ouvre une piste.

Et ce sont précisément ces petits morceaux de mémoire que j'aime conserver.

Un salon de coiffure, ce n'est pas seulement un endroit où l'on vient se faire couper les cheveux.

C'est aussi un lieu où l'on retrouve ses habitués, où l'on discute de son travail, de ses sorties et parfois de personnages connus dans le quartier.

Les conversations font partie de l'histoire d'un commerce.

Même lorsqu'elles ne figurent dans aucune archive.

Ce que vous racontez ❤️

Voici cinq témoignages authentiques recueillis autour de la photographie. Les textes ont été légèrement reformulés pour faciliter la lecture, sans changer leur sens. Leurs auteurs sont anonymisés.

« Moriss, c'était ma caverne d'Ali Baba »

« J'adorais ce magasin ! Pour moi, Moriss ressemblait à une véritable caverne d'Ali Baba. C'est exactement l'image que j'en ai conservée. »

« En 1978, j'étais étudiant et sans un rond »

« En 1978, j'étais étudiant et je n'avais pas d'argent. Alors je passais mon temps à faire du lèche-vitrines dans les rues de Lille. »

« Béryl, Pierre et Claudine Schmidt… »

« Je me souviens de mes samedis d'adolescence dans ces rues. Il y avait Moriss, que l'on appelait aussi Dalloz, et Béryl, avec Pierre et Claudine Schmidt. Beaucoup de commerces indépendants. »

« Au Garden, il y avait toujours du monde »

« Je fréquentais le Garden dans les années 1980. On avait l'impression que c'était samedi tous les jours ! Les motos devant ajoutaient encore à l'ambiance. Plus tard, j'ai travaillé chez Fay Coiffure jusqu'en 2005. »

« On prenait la moto pour aller boire un chocolat à Bray-Dunes »

« Je connaissais bien le Garden et la Taverne Lilloise. Dans les années 1980, j'y retrouvais les copains à moto. On partait parfois jusqu'à Bray-Dunes prendre un café ou un chocolat chaud, puis on revenait à Lille. Une époque très conviviale. »

Ces cinq souvenirs racontent finalement beaucoup de choses.

Il y a l'étudiant qui n'avait pas d'argent, mais profitait quand même du centre-ville.

La cliente qui aimait tellement Moriss qu'elle ne l'a jamais oublié.

Les anciens commerces et leurs propriétaires.

Les motos, les cafés, les sorties entre amis.

Et ces moments tout simples qui, avec les années, deviennent parfois nos plus beaux souvenirs.

En 1954, la rue Neuve était même chauffée !

L'histoire de la rue Neuve réserve aussi une curiosité assez extraordinaire.

En février 1954, bien avant la photographie, Lille expérimente un système destiné à réchauffer les passants.

Oui, vous avez bien lu : on avait essayé de chauffer la rue Neuve !

Gaz de France avait installé des panneaux radiants alimentés au gaz de ville, fixés en hauteur sur les façades.

L'idée était d'apporter davantage de confort aux promeneurs pendant l'hiver et de favoriser la fréquentation des commerces.

Une archive filmée de l'époque montre cette expérience.

Imaginez les habitants qui passent devant les boutiques en plein mois de février et découvrent des appareils censés réchauffer la rue !

L'installation n'a finalement pas rencontré le succès espéré et l'expérience a rapidement été abandonnée.

Mais cette histoire rappelle que les commerçants et les responsables de la ville cherchaient déjà des solutions pour rendre les rues commerçantes plus agréables.

Et cela bien avant les terrasses et les jardinières de notre photographie de 1978.

En 1974, la rue Neuve devient piétonne

Autre date importante : 1974.

Cette année-là, la rue Neuve et la rue de Béthune deviennent des rues piétonnes permanentes.

Il s'agit des deux premières grandes artères lilloises à bénéficier de cette transformation.

Le projet avait déjà été expérimenté en 1972.

À l'époque, la décision n'allait pas forcément de soi.

Dans beaucoup de centres-villes, on considérait encore que la voiture devait pouvoir accéder au plus près des commerces.

Certains commerçants craignaient donc de perdre leurs clients.

Mais progressivement, Lille développe ses espaces réservés aux piétons.

Entre 1975 et 1978, d'autres rues du centre suivent le mouvement : Saint-Étienne, les Trois-Couronnes, le Sec-Arembault, les Tanneurs et l'Hôpital-Militaire, notamment.

La photographie nous montre le résultat de cette transformation quelques années plus tard.

Les voitures ont disparu de la rue.

À leur place, les piétons circulent librement, les terrasses occupent l'espace et les jardinières participent à l'aménagement.

C'est aussi ce qui donne à cette image son ambiance particulière.

Une rue commerçante bien plus ancienne que les années 1970

La rue Neuve ne date évidemment pas du XXe siècle.

Son tracé remonte au XVIe siècle.

Elle apparaît en 1535, lorsque Lille cherche à faciliter les déplacements dans un centre-ville déjà très fréquenté.

Son aménagement permet notamment de désengorger l'ancienne rue des Malades, devenue beaucoup plus tard la rue de Paris, puis la rue Pierre-Mauroy.

À travers les siècles, la rue Neuve conserve une vocation commerçante.

Les bâtiments changent, les enseignes se succèdent et les habitudes d'achat évoluent.

Mais son emplacement, entre la Grand-Place et les rues commerçantes du centre, lui permet de rester une artère importante de la vie lilloise.

Il suffit de comparer quelques cartes postales anciennes pour mesurer les transformations.

Les voitures, les pavés, les façades, les tramways et les devantures racontent des époques très différentes.

Pour retrouver une autre facette de cette ville commerçante, on peut découvrir le Bazar de Wazemmes, rue Gambetta, avec les souvenirs de ses clients et de ses anciens rayons.

Était-ce vraiment mieux avant ? Les Lillois ne sont pas tous d'accord

C'est une question qui revient presque toujours lorsqu'on partage une photographie ancienne.

Certains habitants regardent cette rue Neuve de 1978 et regrettent les commerces indépendants, les terrasses et l'animation.

D'autres estiment que le centre-ville d'aujourd'hui ne possède plus la même personnalité.

Mais tout le monde ne partage pas cet avis.

Plusieurs Lillois rappellent qu'on ne peut pas comparer honnêtement une rue photographiée un samedi d'été avec la même rue un matin de semaine en hiver.

Et ils ont raison sur ce point.

La lumière, la saison et l'heure peuvent complètement changer l'impression donnée par une photographie.

D'autres soulignent les améliorations du Vieux-Lille, les restaurations de bâtiments et la richesse culturelle actuelle de la ville.

Un ancien habitant, qui avait quitté Lille à la fin des années 1970, se souvient notamment des premières transformations du quartier de la cathédrale.

Il rappelle que les villes changent constamment, parfois pour le meilleur, parfois avec des pertes que l'on regrette.

Ces points de vue ne s'excluent pas forcément.

On peut aimer la ville d'aujourd'hui tout en regrettant un ancien magasin.

On peut apprécier les rues rénovées et conserver une tendresse particulière pour le Garden ou la Taverne Lilloise.

Et surtout, il y a une chose que les photographies ne peuvent jamais nous rendre : notre âge de l'époque.

En 1978, certains étaient étudiants.

D'autres venaient faire les courses avec leurs parents.

D'autres encore travaillaient dans les magasins ou profitaient de leurs premières sorties entre amis.

Alors, lorsqu'ils regardent la rue Neuve, ce n'est pas seulement Lille qu'ils retrouvent.

C'est une partie de leur jeunesse.

Retrouver les autres souvenirs du Lille d'autrefois

La mémoire des commerces et des loisirs lillois ne se limite évidemment pas à la rue Neuve.

À Wazemmes, les habitants se souviennent des sorties au cinéma Le Mondial et de la place Verte.

D'autres retrouvent leur enfance dans les anciens Bains Lillois, avec les bassins, les cabines et les leçons de natation.

Et ceux qui ont connu les anciens transports retrouveront avec plaisir le tramway Mongy sur la place du Théâtre.

Toutes ces histoires sont rassemblées dans notre collection Lille autrefois : rues, tramways et souvenirs des habitants.

D'une photographie à l'autre, les anciens commerces, les habitudes et les visages reviennent.

Questions fréquentes sur la rue Neuve à Lille

Où se trouve la rue Neuve à Lille ?

Elle est située dans l'hypercentre, entre la place du Général-de-Gaulle et les rues de Béthune, du Sec-Arembault et des Tanneurs.

Depuis quand la rue Neuve est-elle piétonne ?

La rue Neuve est devenue définitivement piétonne en 1974, dans le cadre de la transformation progressive du centre de Lille.

Quels magasins se trouvaient rue Neuve dans les années 1970 ?

La photographie et les souvenirs recueillis évoquent notamment Moriss, Bally, la parfumerie Laine et Béryl. Le commerce Wippy est également situé près de Moriss par une ancienne habitante, vers 1967.

Le magasin Moriss existe-t-il encore ?

L'ancienne enseigne Moriss visible sur la photographie n'est plus présente sous cette forme. Son histoire exacte et celle de son éventuelle association avec le nom Dalloz restent à compléter à partir des archives commerciales.

Pourquoi la rue Neuve a-t-elle été chauffée en 1954 ?

Gaz de France avait installé des panneaux radiants au gaz afin de rendre les promenades hivernales plus agréables et d'encourager la fréquentation des commerces. L'expérience fut de courte durée.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Vous savez ce qui me plaît dans cette photographie ?

Ce n'est pas seulement la belle animation de la rue.

C'est cet étudiant qui se souvient qu'en 1978, il n'avait pas un sou et faisait du lèche-vitrines.

C'est cette ancienne cliente qui parle encore de Moriss comme d'une caverne d'Ali Baba.

Ce sont Pierre et Claudine Schmidt, dont les noms reviennent avec le magasin Béryl.

Et puis ces copains qui enfourchaient leurs motos pour aller prendre un chocolat chaud à Bray-Dunes, avant de revenir à Lille.

Rien d'extraordinaire, finalement.

Mais ce sont justement ces petits moments qui donnent une âme à nos souvenirs.

Un commerce ferme, une enseigne disparaît, une rue est transformée.

Et cinquante ans après, il suffit d'une photographie pour que quelqu'un dise :

« Ah oui, je me souviens ! »

C'est pour cela que j'aime tant ces anciennes images.

Elles nous montrent les bâtiments.

Mais ce sont les habitants qui nous racontent la vie qu'il y avait autour.

Papy Chris ❤️ — La France d'autrefois, nos villes, nos villages, nos souvenirs.

Sources documentaires et mémoire locale

Mémoire locale : commentaires d’anciens habitants transmis avec la photographie de la rue Neuve. Les cinq témoignages ont été anonymisés et légèrement reformulés. Les noms des commerces et des personnes évoquées ont été conservés, sans transformer les souvenirs non corroborés en faits historiques établis.

Photographie ancienne fournie et autorisée pour cet article ; auteur et date exacte à confirmer. L’année 1978 est celle indiquée lors de sa transmission. L’association de Moriss au nom Dalloz, le souvenir de Wippy vers 1967 et l’identité de Pierrot restent présentés comme des pistes de mémoire locale.