Mémoire de France — Hauts-de-France · Nord (59) · Lille

Cinéma Le Mondial à Lille : la place Verte et les souvenirs de Wazemmes

À Lille, découvrez le cinéma Le Mondial de Wazemmes, ouvert en 1909 : sa grande salle, la place Verte, le Palace et les souvenirs des habitants.

Il y a des bâtiments devant lesquels on passe sans imaginer ce qu'ils ont connu.

Au 90 rue Racine, dans le quartier de Wazemmes à Lille, une façade de briques rouges et de pierres claires raconte pourtant une histoire extraordinaire.

Derrière elle se trouvait autrefois Le Mondial, l'un des plus grands cinémas lillois du début du XXe siècle.

Imaginez un peu.

Une salle immense, des balcons, des fauteuils alignés par centaines, des décors peints, un orchestre ou un piano accompagnant les films muets et des familles entières venues passer leur dimanche après-midi au cinéma.

Le Mondial a ouvert en 1909.

Il a fermé en 1972.

Entre ces deux dates, des générations de Lillois y ont découvert les premières images animées, les films parlants, les grandes histoires d'amour et les aventures projetées sur son écran.

Mais ce que les habitants racontent aujourd'hui est encore plus intéressant.

Ils se souviennent de la place Verte, des parties de jeux dans le square, du petit commissariat situé en face, des sorties avec leurs parents et des autres salles du quartier : le Palace, l'Arc-en-Ciel et le Familia.

Certains revoient même les rues où ils habitaient : la rue de Constantine, la rue des Postes, la rue des Stations ou la rue du Soleil-Levant.

Autant de détails que nous voulons conserver.

Car le cinéma Le Mondial n'était pas seulement une salle de projection.

C'était un morceau de la vie quotidienne de Wazemmes.

En 1909, un cafetier de la rue des Postes décide de construire un cinéma

L'histoire commence avec un homme : Gustave Duthoit.

Au début du XXe siècle, Gustave tient un café, ou estaminet, dans la rue des Postes.

Il se passionne pour cette invention encore relativement récente : le cinématographe.

À l'époque, les projections se déroulent souvent dans des lieux qui n'ont pas été construits spécialement pour elles.

Des cafés.

Des salles de spectacle.

Des théâtres.

Et parfois même des installations itinérantes.

Gustave Duthoit commence donc modestement, dans l'arrière-salle de son établissement.

Des projections dans l'arrière-salle du café

Les habitants viennent découvrir ces images qui bougent sur un écran.

Le spectacle plaît.

Les séances rencontrent suffisamment de succès pour donner une idée au cafetier.

Pourquoi ne pas construire une véritable salle de cinéma, capable d'accueillir beaucoup plus de spectateurs ?

Le projet est ambitieux.

D'autant qu'à cette époque, le cinéma n'a pas encore la place qu'il occupera dans la culture populaire quelques décennies plus tard.

Mais Gustave Duthoit semble convaincu de son avenir.

Son histoire familiale est elle aussi intéressante.

Selon les recherches reprises par l'historien du cinéma Jean-Jacques Meusy, ses parents avaient tenu rue des Postes une sorte de bazar-épicerie, où l'on trouvait de nombreux produits.

Une famille de commerçants, donc, avant qu'un de ses membres ne se lance dans une nouvelle forme de spectacle.

Gabriel Pagnerre, l'architecte du Mondial

Pour réaliser son projet, Gustave Duthoit fait appel à Eugène Gabriel Pagnerre, architecte originaire de Mons-en-Barœul.

Pagnerre conçoit un bâtiment remarquable au 90 rue Racine, face au square Henri-Ghesquière.

Le cinéma ouvre en 1909.

À cette époque, construire spécialement une salle pour projeter des films reste relativement inhabituel dans la région.

Le Mondial fait donc partie des premiers grands bâtiments du Nord conçus dès l'origine pour le cinéma.

Un projet moderne pour son temps, au cœur d'un quartier populaire.

Une salle magnifique, avec balcons, peintures et plus de mille places

La photographie ancienne de l'intérieur permet de comprendre immédiatement pourquoi Le Mondial a marqué autant de spectateurs.

Regardez cette salle.

Au premier plan, des rangées de sièges semblent se prolonger presque jusqu'à l'écran.

Sur les côtés, des balcons et des galeries dominent le parterre.

Au plafond, de grandes moulures encadrent des éléments décoratifs.

Et autour de la scène, plusieurs peintures évoquent davantage un théâtre élégant qu'un simple cinéma de quartier.

Une salle à l'italienne

Le Mondial possédait une salle à l'italienne, avec des espaces répartis sur plusieurs niveaux.

Certaines présentations historiques parlent de 1 200 places.

L'historien Jean-Jacques Meusy donne, pour sa part, une capacité de 1 020 places dans sa description de la salle ancienne.

Les chiffres peuvent correspondre à des états ou à des méthodes de comptage différents.

Mais une chose est sûre : pour l'époque, il s'agissait d'une salle considérable.

Et surtout d'une architecture particulièrement soignée.

Les décors que l'on aperçoit sur la photographie

L'écran était entouré de peintures et d'ornements.

Jean-Jacques Meusy décrit notamment de jeunes danseuses peintes sur les parois, des motifs évoquant les arts du spectacle et des lettres entrelacées correspondant aux initiales du cinéma.

Au-dessus de la scène figurait une composition évoquant le monde marin, avec une embarcation et des personnages musiciens.

Ces décors montrent que le cinéma cherchait à offrir une véritable expérience de spectacle.

On ne venait pas seulement regarder un film.

On entrait dans un lieu prestigieux.

Un piano pour accompagner les films muets

Lorsque Le Mondial ouvre, le cinéma parlant n'existe pas encore sous la forme que nous connaissons aujourd'hui.

Les films sont muets.

Mais les séances ne sont pas silencieuses pour autant.

Un pianiste accompagne les images et contribue à créer l'ambiance.

Parfois, les spectateurs lisent les cartons de dialogue à haute voix.

La descendante de la famille Duthoit, Jeanne Raynal-Duthoit, a laissé des souvenirs particulièrement savoureux sur cette époque.

Elle racontait que la salle pouvait devenir si bruyante que les spectateurs couvraient presque la musique.

Lors des mélodrames, des mouchoirs publicitaires étaient même distribués pour accompagner les grandes émotions !

Un détail qui montre combien le spectacle était vivant.

1919 : les habitants se pressent pour retrouver leur cinéma

La Première Guerre mondiale bouleverse la vie de Lille.

La ville connaît l'occupation allemande et les difficultés liées au conflit.

Le Mondial doit interrompre son activité pendant la guerre.

Lorsqu'il rouvre en 1919, l'envie de retrouver les spectacles semble immense.

Une foule difficile à contenir

Les récits familiaux évoquent une affluence exceptionnelle à la réouverture.

Les Duthoit auraient dû installer des barrières pour canaliser les spectateurs.

Il faut imaginer ce que représentait cette sortie après plusieurs années de privations.

Pour les habitants, retourner au cinéma signifiait aussi retrouver une part de vie normale.

Rire.

S'émouvoir.

Voir d'autres paysages.

Suivre une aventure.

Et, pendant quelques heures, oublier les difficultés du quotidien.

Deux programmes chaque semaine

Le Mondial se distinguait également par son fonctionnement.

L'historien Olivier Joos indique que la salle proposait deux programmes par semaine.

Le premier du mardi au jeudi.

Le second du vendredi au lundi.

Une organisation inhabituelle, puisque beaucoup de cinémas conservaient un même programme pendant une semaine entière.

Les habitués pouvaient donc revenir régulièrement et découvrir des films différents.

Voilà qui aide à comprendre pourquoi certaines familles fréquentaient si souvent ce cinéma.

La place Verte : un nom que les habitants n'ont jamais oublié

Pour les anciens Wazemmois, il suffit de prononcer deux mots :

« Place Verte ».

Et immédiatement, les souvenirs reviennent.

Aujourd'hui, le square porte le nom d'Henri-Ghesquière.

Mais de nombreux habitants continuent d'utiliser l'ancien surnom populaire.

Un square au cœur de Wazemmes

Le square existe depuis le XIXe siècle.

La Ville de Lille situe sa création en 1876, sur l'emplacement d'un ancien cimetière de Wazemmes.

Au fil des années, l'endroit devient un espace de promenade et de jeux pour les familles.

Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes confirme que les habitants le surnommaient place Verte.

C'est précisément le nom que l'on retrouve dans les commentaires autour des photographies du Mondial.

Hermine, Francine, Claude, Anita et Gérard s'en souviennent encore.

Des morceaux de troncs d'arbres pour jouer

Anita apporte un souvenir formidable.

Elle raconte qu'à la place Verte, il y avait des tronçons d'arbres sur lesquels les enfants grimpaient.

Voilà le genre de détail que l'on chercherait longtemps dans un document officiel !

Pour les enfants du quartier, le square n'était pas seulement un espace planté d'arbres.

C'était aussi un terrain de jeux.

On grimpait.

On courait.

On retrouvait ses camarades.

Et certains samedis, on allait au cinéma.

La ducasse de la place Verte

Michèle évoque également la ducasse qui s'installait sur la place.

Les fêtes foraines et leurs attractions animaient alors régulièrement les quartiers populaires.

Il serait intéressant de retrouver les dates et les photographies de cette ducasse.

Car les souvenirs semblent montrer que la place Verte constituait un véritable centre de la vie familiale.

Le petit poste de police en face du Mondial

Autre détail souvent oublié : plusieurs habitants se rappellent un petit poste de police situé en face du cinéma.

Hermine l'associe au square et à ses jeux d'enfants.

Anita confirme ce souvenir et précise que son oncle y travaillait comme inspecteur.

Claude évoque également le poste de police et un équipement qu'il appelle le CIAT de Wazemmes, adossé au jardin public.

L'appellation exacte et la chronologie de ces installations mériteraient d'être vérifiées dans les archives municipales.

Mais ces témoignages nous permettent déjà de reconstituer l'atmosphère de la place.

D'un côté, le cinéma.

En face, le square.

À proximité, les services du quartier.

Et, autour, les rues où vivaient les familles.

Le Mondial, le Palace, l'Arc-en-Ciel : quand Wazemmes allait au cinéma

L'un des aspects les plus intéressants de cette histoire est la présence de plusieurs salles dans un périmètre relativement proche.

Aujourd'hui, il peut sembler étonnant qu'un même quartier ait connu autant de cinémas.

Pourtant, les souvenirs concordent.

Il y avait Le Mondial.

Le Palace.

L'Arc-en-Ciel.

Et d'autres salles, comme le Familia.

Le Palace, tout près de la place Verte

Bernard se souvient avoir passé des dimanches après-midi au Mondial pendant les années 1960.

Il rappelle qu'à proximité se trouvait le Palace.

Béatrice évoque elle aussi le Palace, notamment vers 1964-1965.

Anita confirme que cette salle était située dans le secteur de la place Verte, face au commissariat.

Plusieurs personnes parlent de ces deux cinémas comme de lieux que l'on fréquentait alternativement.

Selon les films à l'affiche.

Selon les amis qui accompagnaient.

Ou simplement selon les habitudes familiales.

L'Arc-en-Ciel, rue du Marché

Autre salle très présente dans les souvenirs : l'Arc-en-Ciel.

Les habitants s'accordent pour la situer rue du Marché, du côté de la rue Gambetta.

Hermine s'en souvient.

Michèle également.

Anita précise qu'elle y allait, tout comme au Mondial.

Et plusieurs personnes rappellent que l'Arc-en-Ciel ne se trouvait pas directement place Verte : une distinction importante pour reconstituer correctement la géographie du quartier.

Les premiers films de Bruce Lee

Michael raconte une anecdote particulièrement amusante.

Lorsqu'il était enfant, il allait à l'Arc-en-Ciel certains mercredis après-midi avec son école, puisqu'il était en internat.

Le week-end, il y retournait avec son père.

Et c'est dans cette salle qu'il se souvient avoir découvert ses premiers films avec Bruce Lee.

Une petite anecdote qui raconte l'évolution du cinéma.

Du piano accompagnant les films muets du début du siècle, on passe aux films d'action qui passionneront les enfants des décennies suivantes.

Le Familia, rue des Postes

Anita se souvient aussi d'un cinéma appelé Familia, rue des Postes, non loin de l'église.

Voilà une autre adresse à conserver dans notre mémoire des cinémas de Wazemmes.

Car un quartier ne se racontait pas salle par salle.

Les habitants passaient de l'une à l'autre.

Ils connaissaient les programmes.

Ils retrouvaient les mêmes voisins.

Et chacun avait ses préférences.

Les dimanches au cinéma avec les parents et les grands-parents

Parmi les commentaires, un point revient sans cesse.

On allait au cinéma en famille.

Francine se souvient de ses sorties au Mondial avec sa mère et sa sœur pendant les années 1950 et 1960.

Une autre Francine raconte qu'elle fréquentait le Mondial ou le Palace avec ses parents et ses grands-parents.

Anita se souvient de ses séances avec son père ou sa mère, parfois accompagnée de voisins.

Une sortie familiale presque rituelle

Pour certaines familles, le cinéma représentait le rendez-vous du dimanche après-midi.

On n'avait pas besoin de traverser toute la ville.

La salle était dans le quartier.

On pouvait y aller à pied.

Et l'on savait qu'on y retrouverait probablement des personnes connues.

Bernard raconte lui aussi ses dimanches après-midi au Mondial.

Jean-Marc ne compte plus les fois où il a franchi les portes de ce cinéma.

Ces petites phrases montrent à quel point le lieu faisait partie des habitudes.

Les séances en groupe avec le foyer de la rue d'Esquermes

Pierre apporte un souvenir différent.

Il raconte que les jeunes de son foyer, situé rue d'Esquermes, se rendaient ensemble au cinéma.

On organisait ainsi des sorties collectives.

Le cinéma devenait une activité partagée.

Une occasion de quitter le foyer, de se retrouver en groupe et de passer un bon moment.

Voilà encore un détail précieux pour comprendre la place du Mondial dans la vie du quartier.

Les rues où vivaient les spectateurs

Michèle se rappelle avoir habité rue de Constantine.

Michel confirme qu'il vivait lui aussi dans cette rue avec sa maman, en 1967.

Michael évoque la rue du Soleil-Levant, puis la rue de Constantine.

Chantal parle de la rue des Stations.

Anita se souvient de la rue des Postes.

Ces adresses donnent un véritable visage au quartier.

Elles montrent d'où venaient certains spectateurs et permettent de retrouver la géographie des souvenirs.

À l'entracte, on vendait des petites souris en chocolat

Voici un souvenir particulièrement savoureux, retrouvé dans les recherches consacrées à l'histoire du Mondial.

Une ancienne spectatrice, Janine Vanquatem, racontait qu'elle allait au cinéma chaque dimanche avec ses parents.

Sa famille occupait même habituellement les mêmes places grâce à un abonnement.

Mais ce qu'elle avait particulièrement retenu, c'était l'entracte.

On y vendait notamment des petites souris en chocolat et des Chupéta glacés au chocolat.

Voilà un souvenir qui mérite d'être conservé !

À une époque où le cinéma était un grand rendez-vous familial, les friandises faisaient partie du plaisir.

Il y avait le film.

Mais aussi l'attente.

L'arrivée dans la salle.

La rencontre avec les voisins.

Et l'entracte, pendant lequel on pouvait s'offrir une petite douceur.

Pour certains enfants, ces moments comptaient presque autant que la projection elle-même.

1972 : Le Mondial ferme ses portes

Gustave Duthoit avait quitté la direction du cinéma dans les années 1930.

Mais la salle avait continué son activité pendant plusieurs décennies.

Le cinéma parlant s'était imposé.

Les habitudes avaient évolué.

Les salles étaient entrées dans une période de transformations techniques et commerciales.

Finalement, en 1972, Le Mondial cesse définitivement ses projections.

Une fermeture qui marque la fin d'une époque pour le quartier.

Un magasin, puis la mairie de quartier et la Poste

Ancien cinéma Le Mondial au 90 rue Racine à Lille, transformé en mairie de quartier Wazemmes, avec sa façade historique et un véhicule stationné.
Le Mondial après sa fermeture comme cinéma : la façade accueille les services de la mairie de quartier Wazemmes. Date exacte de la photographie à confirmer.

Après sa fermeture, le bâtiment connaît plusieurs utilisations.

Il accueille notamment un commerce de type solderie.

Puis des services administratifs.

Une mairie de quartier s'y installe.

Un bureau de poste occupera également les lieux.

La première photographie transmise avec notre sujet appartient à cette période.

Sur la façade, on lit clairement :

« MAIRIE DE QUARTIER WAZEMMES ».

Devant l'entrée, une automobile est stationnée et un passant traverse le trottoir.

Le cinéma est devenu un équipement administratif.

Mais sa façade rappelle encore le bâtiment spectaculaire de 1909.

Le projet de commissariat qui n'a pas abouti

Après la fermeture du bureau de poste en 2004, l'immeuble connaît une longue période de délaissement.

La municipalité envisage notamment, autour de 2007, d'y installer un commissariat.

Ce projet ne se réalise pas sous cette forme.

Le bâtiment demeure fragile.

Et sa conservation devient un véritable sujet pour les défenseurs du patrimoine lillois.

La façade du Mondial sauvée, mais la grande salle disparue

Façade de l'ancien cinéma Le Mondial au 90 rue Racine à Lille, avec ses briques rouges, ses bandeaux de pierre, son balcon et ses décors architecturaux.
L'ancien cinéma Le Mondial à Lille : une façade historique conservée, même si la salle de projection n'existe plus. Date de la prise de vue à préciser.

La troisième photographie nous montre le bâtiment à une époque beaucoup plus récente.

La brique rouge domine la façade.

Les bandes claires soulignent les ouvertures.

Au premier étage, un balcon avec une balustrade attire le regard.

Et de part et d'autre, on distingue des éléments décoratifs intégrés à l'architecture.

C'est une façade qui mérite vraiment d'être observée de près.

Les sgraffites de Gabriel Pagnerre

L'architecte Gabriel Pagnerre avait accordé une attention particulière aux décors de cette construction.

La façade possède notamment des sgraffites, un procédé décoratif réalisé par superposition et travail de couches d'enduit.

Ces ornements ont contribué à l'intérêt patrimonial du bâtiment.

L'association Eugénies et plusieurs passionnés, dont Olivier Berthoud, ont participé aux efforts de sauvegarde.

Un travail de documentation, de mobilisation et de restauration a permis de préserver cette partie de l'ancien cinéma.

Une sauvegarde commencée en 2021

Les travaux de réhabilitation ont débuté en 2021.

Le projet a permis de redonner une activité au bâtiment tout en conservant ses éléments architecturaux les plus remarquables.

Selon les informations publiées en 2025 par La Voix du Nord et relayées sur le site consacré à Pagnerre, l'ancienne entrée du Mondial accueille désormais notamment une crèche et des hébergements touristiques.

Une partie de l'emprise de l'ancienne salle est également liée à l'établissement pour personnes âgées voisin.

Il ne reste plus la salle de cinéma

C'est malheureusement le grand regret de cette histoire.

La salle magnifique visible sur la photographie ancienne n'existe plus.

Ses rangées de fauteuils.

Ses balcons.

Ses peintures.

Son écran entouré de décorations.

Tout cela appartient désormais à la mémoire et aux documents historiques.

Mais la façade, elle, est toujours là.

Et grâce aux photographies, nous pouvons encore montrer ce qui se cachait derrière ces murs.

Ce que vous racontez

Voici cinq témoignages authentiques d'habitants, légèrement reformulés sans changer leur sens.

« Je me souviens très bien du Mondial, mais aussi de l'Arc-en-Ciel rue du Marché. En face, il y avait le petit poste de police et le square Henri-Ghesquière, que nous appelions la place Verte. »

Hermine — La place Verte et le petit commissariat

« J'allais au Mondial avec ma mère et ma sœur dans les années 1950 et 1960. Pour nous, c'était bien la place Verte. Que de bons souvenirs de jeunesse ! »

Francine — Les séances avec maman et sa sœur

« Nous appelions cette place la place Verte. Il y avait des morceaux de troncs d'arbres sur lesquels on grimpait. J'allais au cinéma avec mon père, ma mère ou des voisins, environ un samedi sur deux. »

Anita — Les arbres du square et les séances du samedi

« Mon père y a organisé des projections de films au profit de l'Accordéon Club Lillois, dans les années 1960 et 1970. »

Monique — Les projections de l'Accordéon Club Lillois

« J'allais à l'Arc-en-Ciel avec mon école le mercredi après-midi, lorsque j'étais en internat, et avec mon père le week-end. C'est là que j'ai découvert mes premiers films de Bruce Lee. »

Michael — Ses premiers films avec Bruce Lee à l'Arc-en-Ciel

❤️ Le petit mot de Papy Chris

Vous savez ce qui me touche le plus dans cette histoire ?

C'est de penser que derrière cette façade de Wazemmes, il y avait autrefois plus de mille personnes venues regarder un film.

Certaines entraient avec leurs enfants.

D'autres retrouvaient des voisins.

Et des gamins attendaient probablement l'entracte pour acheter une petite souris en chocolat.

Il y a aussi Anita qui se souvient des tronçons d'arbres de la place Verte.

Francine qui allait au cinéma avec sa maman et sa sœur.

Monique qui raconte les projections organisées par son père pour l'Accordéon Club Lillois.

Et Michael qui retrouve ses premiers films de Bruce Lee.

Ces souvenirs ne sont pas de simples détails.

Ce sont eux qui racontent la vraie vie du quartier.

Alors oui, la grande salle du Mondial a disparu.

Mais la façade a été sauvée.

Et surtout, les habitants se souviennent encore.

À nous maintenant de conserver leurs histoires.

Papy Chris ❤️ — Mémoire de France

Sources et liens utiles

Les commentaires authentiques transmis avec la photographie constituent une source de mémoire orale. Les souvenirs personnels sont distingués des faits documentés. Photographie fournie et publication autorisée par le propriétaire du site ; date précise et auteur à identifier.

Questions fréquentes sur le cinéma Le Mondial à Lille

Où se trouvait le cinéma Le Mondial ?

Au 90 rue Racine, dans le quartier de Wazemmes à Lille, face au square Henri-Ghesquière, autrefois surnommé la place Verte.

Quand le cinéma Le Mondial a-t-il ouvert ?

Il a été construit et ouvert en 1909, à l'initiative de Gustave Duthoit.

Qui était l'architecte du Mondial ?

Eugène Gabriel Pagnerre, également connu pour plusieurs constructions remarquables dans la métropole lilloise.

Combien de places possédait le Mondial ?

Les sources évoquent une capacité comprise entre environ 1 020 et 1 200 places selon les descriptions historiques.

Pourquoi appelait-on le square « place Verte » ?

C'était un surnom populaire utilisé par les habitants de Wazemmes pour le square Henri-Ghesquière.

Quand Le Mondial a-t-il fermé ?

En 1972, après plus de soixante ans de projections cinématographiques.

Que reste-t-il du Mondial aujourd'hui ?

Sa façade historique a été conservée et restaurée. L'intérieur de la grande salle de cinéma, en revanche, a disparu.

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