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Football à Nyons : souvenirs des joueurs et du club

Des rugbymen des Laurons aux footballeurs nyonsais : une photo vers 1925, les joueurs, les familles, Autiero et les souvenirs de la vie du club.

Publié le 26 octobre 2026 · Papy Chris ❤️

À Nyons, l’histoire du football se raconte aussi en dehors du terrain. Il y a les joueurs, les déplacements, les commerces, les fêtes et les souvenirs qui passent d’une famille à l’autre. Pour ouvrir ce récit, voici une photographie plus ancienne : elle montre une équipe de rugby, celle que Terre d’Eygues présente vers 1924–1925. Gardons bien cette distinction, puis suivons le fil qui mène au ballon rond.

Regardez-les bien, ces garçons.

Les maillots rayés, les chaussettes remontées jusqu'aux genoux, les bras croisés pour certains, les mains sur les hanches pour d'autres. Ils sont quinze environ, debout ou accroupis dans l'herbe, réunis devant un photographe.

Pas de sponsors sur les maillots, pas de panneaux publicitaires derrière eux. Juste une équipe de copains, fière de poser ensemble.

Et pourtant, près d'un siècle plus tard, cette photographie a réveillé de sacrés souvenirs chez les familles nyonsaises.

Un grand-père qui aimait le rugby et le football. Un oncle reconnu au premier rang. Le fils d'une famille de confituriers. Un ancien commerçant de la rue des Déportés. Et même des souvenirs de piano, de disques 45 tours et d'un magasin de musique !

Parce que vous allez voir, à Nyons, l'histoire d'une équipe de rugby ne s'arrête pas forcément au coup de sifflet final.

Elle continue dans les familles, les commerces, les cafés, les fêtes et tous ces petits souvenirs que les anciens ont gardés.

C'est cette histoire que j'ai eu envie de vous raconter.

La date exacte de la prise de vue et certaines identifications restent à confirmer. La photographie est conservée ici sans modification de ses visages ni de ses détails.

Une archive du rugby pour ouvrir l’album du football

Équipe de rugby de Nyons en maillots rayés, photographiée vers 1924-1925 ; archive du sport nyonsais.
Les anciens rugbymen de l’Union sportive nyonsaise, probablement vers 1924–1925. Photographie reproduite dans Terre d’Eygues n° 26 sous la légende « Rugby — Année 1924/1925 ? ». Datation à confirmer. Cliquer pour agrandir.

La première chose que j'ai remarquée sur cette photographie, ce sont évidemment les maillots.

Avec leurs bandes verticales sombres et claires, ces garçons ont une sacrée allure.

Ils ne sont pas tous habillés exactement de la même façon. L'un porte une casquette, un autre un short clair. Certains ont les jambes croisées, d'autres se tiennent bien droits, comme s'ils attendaient qu'on leur dise de ne plus bouger.

Et ce qui me plaît, c'est qu'on distingue encore assez bien leurs visages.

Pas tous, malheureusement. La photographie a vieilli, elle est un peu floue par endroits, et les années ont fait leur travail.

Mais cela n'a pas empêché plusieurs familles de reconnaître les leurs.

Vers 1924–1925 : la photo et sa datation

C'est Stéphane qui a apporté l'un des premiers renseignements importants : selon lui, il s'agit d'une équipe de rugby de la saison 1924–1925.

La comparaison avec un document historique permet maintenant de préciser ce point.

Dans le numéro 26 de la revue Terre d’Eygues, publié en 2000, l’article « D’un ballon à l’autre » reproduit cette même photographie sous la légende « Rugby — Année 1924/1925 ? ». La comparaison visuelle confirme qu’il s’agit du même groupe. La page 67 du PDF correspond à la page imprimée 65.

Le point d'interrogation figurant dans la légende est important : il rappelle que la datation n'était déjà pas absolument certaine.

Nous conservons donc cette image comme une archive du rugby, au début d’un récit consacré aux souvenirs du football nyonsais.

Et quelle époque !

La Première Guerre mondiale s'était terminée quelques années plus tôt. Dans une petite ville comme Nyons, la jeunesse reprenait peu à peu ses activités sportives et associatives.

Le rugby occupait alors une place importante.

Aujourd'hui, lorsqu'on parle de sport à Nyons, beaucoup pensent naturellement au stade Pierre-Jullien, aux courts de tennis ou aux équipements actuels.

Mais à cette époque, les rugbymen jouaient aux Laurons.

Oui, dans le secteur où se trouve aujourd'hui une zone d'activités !

C'est un détail que j'aime beaucoup.

Parce qu'un terrain de sport finit souvent par disparaître lorsque la ville change.

On construit des bâtiments, on aménage des routes, des entreprises s'installent.

Et quelques décennies plus tard, il devient difficile d'imaginer qu'à cet endroit, des garçons couraient derrière un ballon ovale sous les encouragements des habitants.

Pourtant, c'était bien une partie de la vie nyonsaise.

Les Laurons avaient même leur petite place dans les chansons de l'Union sportive.

Et vous allez voir que les anciens ne manquaient pas d'humour !

Les familles retrouvent des visages et des noms

Voilà la partie que je préfère.

Au moment où j'ai partagé cette photographie, les souvenirs ont commencé à arriver.

Et pas uniquement des renseignements sur les matchs ou sur la date.

Non.

Ce sont les familles qui se sont manifestées.

Bernard a tout de suite regardé les visages.

Il pense reconnaître, dans la rangée du fond, un membre de la famille Roullet, connue à Nyons pour son activité dans les confitures.

Et au premier rang, à droite, il reconnaît Adrien Roulet, son oncle.

Voilà le genre de commentaire qui donne une autre valeur à une ancienne photographie.

Pour beaucoup d'entre nous, ce sont simplement des sportifs inconnus.

Mais pour une famille, un de ces hommes représente une personne dont on a peut-être entendu parler à table, dont on a conservé quelques photographies ou dont le prénom figure encore dans l'arbre généalogique.

L'histoire locale commence souvent comme ça.

Un visage, un nom, un souvenir transmis.

La revue Terre d'Eygues mentionne également un R. Roullet et un Roulet dans la légende d'une équipe de rugby de cette période.

C'est une piste intéressante, même si l'orthographe du nom et la position exacte des joueurs doivent être vérifiées à partir du document original.

Et puis ce nom de Roullet nous ramène à une autre facette de Nyons : les confitures, les pâtes de fruits et ces entreprises familiales qui ont marqué la vie économique de la ville.

On connaissait parfois un homme comme commerçant ou entrepreneur, sans savoir qu'il avait aussi porté le maillot du club.

Paul Grassi, du terrain au magasin d’électricité

Un autre commentaire m'a particulièrement intéressé.

Sacha reconnaît son arrière-grand-oncle : Paul Grassi.

Elle le situe dans la rangée du haut, au sixième rang en partant de la gauche.

Et elle ajoute un détail formidable : Paul Grassi a tenu un magasin d'électricité dans la rue des Déportés.

Vous voyez pourquoi j'aime les vieux albums de photographies ?

On part d'une équipe de rugby, et on se retrouve tout à coup dans une ancienne rue commerçante de Nyons.

Un joueur qui passait son dimanche sur un terrain pouvait très bien, le lundi matin, retourner derrière son comptoir ou reprendre son travail.

Pour ses voisins, ce n'était peut-être pas seulement « le rugbyman Grassi ».

C'était aussi le commerçant que l'on connaissait dans la rue des Déportés.

Et son nom apparaît également dans la légende publiée par Terre d'Eygues.

C'est l'une des identifications les plus intéressantes à approfondir.

Fernand Fouquet : une piste familiale à confirmer

Christophe, de son côté, pense que son grand-père Fernand Fouquet pourrait figurer sur la photographie.

Il raconte que celui-ci adorait le rugby et le football.

Ce n'est pas encore une identification certaine.

Et justement, je préfère conserver cette nuance plutôt que d'inscrire un nom sous un visage au hasard.

Mais le souvenir est précieux.

Parce qu'il montre que certains Nyonsais ont pu connaître les deux époques : celle du rugby puis celle du football.

Les deux sports ont coexisté dans les mémoires, même lorsque les habitudes du club ont changé.

J'espère que d'autres archives familiales permettront un jour de confirmer si Fernand Fouquet était bien présent ce jour-là.

Louis Foglizzo : les souvenirs et la légende imprimée

Voilà une autre petite énigme.

Claude a reconnu Louis Foglizzo sur la photographie.

Mais dans ses différentes interventions, il a repris ou précisé sa position, évoquant d'abord le cinquième joueur en partant de la gauche, puis le premier rang.

Il serait donc imprudent de désigner définitivement un visage sans reprendre la photographie avec lui ou avec une autre source familiale.

Et il y a un détail supplémentaire.

La légende ancienne publiée dans Terre d'Eygues contient elle aussi un nom écrit « Foglizo », avec une seule lettre z dans la transcription disponible.

S'agit-il de Louis Foglizzo ?

L'orthographe a-t-elle été simplifiée dans l'impression ?

Les indications concernent-elles bien la même photographie ?

Voilà des questions qui méritent d'être posées.

Mais une chose est certaine : grâce à ces recherches, le nom de cette famille a retrouvé sa place dans le récit de l'équipe.

Et c'est déjà beaucoup.

Il vaut mieux écrire « identification à confirmer » que de faire une erreur qui resterait ensuite pendant des années sur Internet.

Du rugby au football : le jaune et le noir

Au milieu des commentaires, Jacques a posé une question toute simple.

Quelles étaient les couleurs de l'Union sportive nyonsaise ?

Et Bernard lui a répondu : jaune et noir.

Cela peut sembler un petit détail.

Mais quand on regarde une photographie en noir et blanc, impossible de deviner précisément les couleurs des maillots sans une information extérieure.

Grâce à ces souvenirs, les bandes sombres et claires prennent une autre dimension.

Et les archives apportent un renseignement supplémentaire.

Dans les années du rugby, les joueurs portaient des bandes verticales jaunes et noires.

Lorsque le football a pris progressivement la place du rugby, vers 1926–1928, les maillots ont évolué vers des rayures horizontales.

Plus tard, d'autres tenues sont apparues, notamment des maillots jaunes avec des chevrons noirs.

C'est amusant de penser qu'un simple changement de sens dans les rayures a accompagné le passage d'un sport à l'autre !

Aujourd'hui encore, les couleurs jaune et noir sont associées au football nyonsais.

On peut les retrouver dans les informations officielles du club.

Mais sur cette photographie proposée vers 1924–1925, elles racontent surtout les premiers temps d’une tradition sportive. La date reste incertaine, comme l’indique le point d’interrogation de la revue.

Une marche pour l’Union sportive nyonsaise

Je ne résiste pas au plaisir de vous raconter cette découverte.

La revue Terre d'Eygues reproduit une ancienne marche de l'Union sportive nyonsaise, retrouvée dans les archives municipales.

Elle évoque les costauds des Laurons, les jaunes et noirs, les joueurs coriaces… avec beaucoup de plaisanteries sur les coups reçus pendant les matchs.

J'imagine facilement ce que cette chanson pouvait représenter dans la vie du club.

Pas forcément un hymne solennel comme on en entend dans les grands stades.

Plutôt une chanson de copains, avec un peu de fierté, beaucoup de bonne humeur et le plaisir de représenter Nyons.

Et cela me fait sourire de penser que les joueurs photographiés connaissaient peut-être tous les paroles.

Les footballeurs, le camion à gazogène et la nuit dans le foin

Attention, nous changeons maintenant d'époque.

La photographie nous ramène aux années 1920.

Mais les souvenirs transmis autour de l'histoire sportive de Nyons racontent également les décennies suivantes, lorsque le football avait pris davantage de place.

Et là, il y a une anecdote dont je ne me lasse pas.

Dans un témoignage ancien repris dans le récit partagé, un joueur évoquait les déplacements de l'équipe dans un camion à gazogène.

Nous sommes à une époque où l'essence manque, particulièrement pendant la Seconde Guerre mondiale et les années de restrictions.

Le gazogène permettait de faire fonctionner certains moteurs grâce à un gaz produit à partir de combustibles solides.

Ce n'était pas vraiment le confort d'un autocar moderne !

Les équipes partaient jouer dans d'autres villes.

Il fallait transporter les joueurs, leur équipement, parfois du matériel supplémentaire.

Et naturellement, il pouvait arriver que le véhicule tombe en panne.

Le souvenir rapporté est savoureux.

Lors d'un déplacement, le camion serait tombé en panne et l'équipe aurait dû attendre un dépannage.

Les joueurs auraient alors passé la nuit dans leur véhicule, couchés sur des bottes de foin.

Imaginez la scène.

Une équipe entière partie disputer un match et qui se retrouve bloquée sur la route.

Pas de réservation d'hôtel, pas de car de remplacement qui arrive aussitôt.

On se débrouille avec ce qu'on trouve.

Et le lendemain, il faut encore réussir à rentrer à Nyons !

J'aime bien ce récit parce qu'il rappelle que le sport amateur demandait parfois beaucoup plus que du courage sur le terrain.

Mais il faut bien distinguer cette histoire de notre photographie : rien ne permet de dire que les hommes posant vers 1925 ont eux-mêmes vécu cette panne pendant la guerre.

C'est un souvenir d'une autre période du sport nyonsais, conservé dans le récit collectif.

Frédéric Autiero, le football et les premiers 45 tours

Vous vous demandez sans doute quel rapport il peut y avoir entre une équipe de rugby et un magasin de musique.

Eh bien, les commentaires nous ont offert une très jolie surprise.

Dans le récit des années de football, un souvenir évoquait Frédéric Autiero, personnage bien connu de la vie musicale nyonsaise.

À l'occasion d'une victoire de l'équipe près de Saint-Étienne, il aurait fait jouer La Marseillaise pour célébrer les joueurs.

Une belle manière de montrer son enthousiasme !

Cet épisode reste un souvenir transmis, dont je n'ai pas retrouvé de compte rendu de match indépendant.

Mais il a suffi d'évoquer son nom pour réveiller d'autres souvenirs.

Claude se rappelle très bien Monsieur et Madame Autiero, ainsi que leur fille Carmen.

Et elle ajoute un détail particulièrement touchant.

C'est avec Carmen qu'elle prenait des cours de piano.

Elle se souvient également du jour où ses parents ont acheté un électrophone.

À cette occasion, Madame Autiero lui a vendu son tout premier disque 45 tours.

Voilà une image de la vie nyonsaise que j'aime beaucoup.

Des parents qui achètent un électrophone.

Une enfant qui choisit son premier disque.

Une famille de musiciens connue dans la ville.

Et des décennies plus tard, tout cela revient à la mémoire grâce à une photographie de sportifs !

Jean a lui aussi reconnu ce magasin de musique.

Il raconte qu'à chaque période de vacances passée à Nyons, il allait y acheter des disques.

Il se souvient encore de ceux qui étaient exposés en vitrine.

Et il précise être collectionneur de vinyles depuis l'âge de douze ans.

Ce petit échange entre deux personnes est l'un de mes passages préférés dans les commentaires.

On part d'une équipe des années 1920, puis deux anciens se retrouvent à parler de leurs premiers 45 tours.

C'est toute la beauté de la mémoire locale.

Un souvenir en appelle un autre.

Et parfois, le plus joli détail n'est pas celui qu'on était venu chercher.

Pour prolonger cette histoire, retrouvez mon article sur l'école de musique de Nyons et Frédéric Autiero.

Les footballeurs donnaient aussi un coup de main au corso

Une autre histoire transmise sur les sportifs nyonsais mérite d'être conservée.

On pourrait penser que les joueurs se retrouvaient seulement pour les entraînements et les matchs.

Mais autrefois, dans les petites villes, les associations participaient aussi largement aux fêtes.

Des anciens évoquent ainsi des footballeurs qui donnaient un coup de main pour fabriquer les chars du corso.

On bricolait les structures, on cherchait du matériel, on décorait et chacun faisait ce qu'il pouvait.

Le récit mentionne notamment des réalisations auxquelles aurait participé l'entreprise Roullet, connue pour ses confitures et ses pâtes de fruits.

Et c'est amusant, parce que ce nom revient justement dans les commentaires sous notre photographie !

Cela ne prouve pas que le joueur identifié dans l'équipe de rugby avait lui-même construit ces chars.

Mais on retrouve la place d'une même famille dans plusieurs souvenirs de la ville.

Il y avait le travail, le sport et la fête.

Tout cela se mélangeait dans la vie associative.

Et les chars n'étaient peut-être pas toujours des chefs-d'œuvre.

Mais ils avaient quelque chose d'essentiel : ils étaient faits par les gens du pays.

Pour retrouver l'ambiance de ces fêtes, vous pouvez lire l'histoire du Corso fleuri de Nyons.

En 1947, les souvenirs des débuts du tennis-club

Je voudrais conserver également un dernier souvenir du récit initial.

Celui de la naissance du tennis-club de Nyons.

Les témoignages évoquent un petit groupe d'environ dix passionnés qui aurait participé à la création du club en 1947.

Cette date est cohérente avec les informations administratives de l'association, enregistrée comme créée le 12 avril 1947.

Cela ne signifie pas que le tennis était inconnu à Nyons avant cette date.

Mais c'est un repère important pour la vie associative du club.

Un ancien responsable racontait avoir été à l'origine de cette aventure, puis avoir présidé le club durant une vingtaine d'années.

Il évoquait également le passage d'une dizaine de pratiquants aux débuts à environ deux cents membres plusieurs décennies plus tard.

Les chiffres de membres sont ceux du souvenir rapporté, et non une série statistique que j'aurais pu vérifier année par année.

Mais ils racontent bien le développement du sport à Nyons.

Et cela me plaît de constater que nos clubs ont évolué.

D'abord le rugby, puis le football, ensuite le tennis et bien d'autres disciplines.

Aujourd'hui, il existe même des pistes de padel à Nyons !

Retrouvez les renseignements dans mon guide du Tennis Club de Nyons.

Ce que vous racontez ❤️

Voici cinq souvenirs authentiques recueillis sous la photographie. Ils sont légèrement reformulés pour la lecture, sans leur inventer de détails.

Les familles Roullet et Roulet

« Dans la rangée du fond, je reconnais un Roullet des confitures. Et au premier rang, à droite, c'est Adrien Roulet, mon oncle. Je me souviens aussi que les couleurs de l'USN étaient le jaune et le noir. »

Paul Grassi, rue des Déportés

« Le sixième en haut, en partant de la gauche, c'est Paul Grassi, mon arrière-grand-oncle. Il tenait un magasin d'électricité dans la rue des Déportés, à Nyons. »

Fernand Fouquet, une présence possible

« Il y a peut-être mon grand-père Fernand Fouquet sur cette photo. Il aimait beaucoup le rugby et le football. »

Carmen Autiero et le premier 45 tours

« Je me souviens très bien de Monsieur et Madame Autiero, et de leur fille Carmen, qui me donnait des cours de piano. Quand mes parents ont acheté un électrophone, c'est Madame Autiero qui m'a vendu mon premier 45 tours. »

Des vinyles achetés pendant les vacances

« À chaque vacances à Nyons, j'allais acheter des disques dans ce petit magasin. Je revois encore les vinyles dans la vitrine. Je collectionne les disques depuis mes douze ans. »

Ces cinq souvenirs dépassent les seuls matchs : ils montrent comment une photographie sportive peut faire ressurgir toute une époque et nous ramener à la vie du club de football comme à celle de la ville.

Les identifications qui restent à préciser

Au moment de refermer ce petit album, je reviens à la photographie.

Car elle n'a pas livré tous ses secrets.

Plusieurs noms ont été proposés dans les commentaires.

D'autres figurent dans une ancienne légende publiée par Terre d'Eygues.

On y rencontre notamment les patronymes Vigne, Roullet, Barnier, Histe, Grassi, Ramade, Contantin, Portal, Liotier, Foglizo et Colombet, avec des initiales et quelques transcriptions difficiles à lire.

La comparaison visuelle établit que la photographie publiée dans Terre d’Eygues est bien la même. Elle ne résout toutefois pas toutes les différences entre la légende imprimée et les souvenirs familiaux : je ne publie donc pas de liste définitive des joueurs.

En particulier, les positions proposées par les familles et certaines orthographes restent à confirmer.

Pour Adrien Roulet, nous avons un souvenir familial précis.

Pour Paul Grassi, deux sources donnent une piste intéressante.

Pour Fernand Fouquet, il s'agit encore d'une possibilité.

Et pour Louis Foglizzo, les indications recueillies demandent à être rapprochées de la légende ancienne.

Je préfère laisser quelques points d'interrogation que de transformer des suppositions en certitudes.

C'est ainsi qu'on respecte les personnes photographiées et leurs descendants.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Vous savez ce que je trouve formidable dans cette vieille photographie ?

Ce n'est pas seulement de retrouver une équipe de rugby à Nyons il y a un siècle.

C'est de voir ce qu'elle fait remonter aujourd'hui.

Un neveu reconnaît son oncle.

Une descendante retrouve son arrière-grand-oncle, qui tenait un magasin d'électricité.

Un petit-fils pense à son grand-père passionné de ballon.

D'autres se souviennent de Frédéric Autiero, de Carmen, des leçons de piano, du premier disque acheté et des vitrines d'un commerce disparu.

Et puis il y a toutes ces aventures des clubs nyonsais.

Les matchs aux Laurons.

Les premiers footballeurs sur la Digue.

Les déplacements en camion à gazogène, avec cette fameuse nuit passée sur des bottes de foin.

Les sportifs qui construisaient des chars pour le corso.

Les débuts du tennis-club.

Finalement, les résultats des matchs ont souvent été oubliés.

Mais les noms des copains, les commerces de la ville et les histoires de famille, eux, ont traversé les générations.

Et quand je regarde ces garçons en maillots rayés, j'aime penser qu'ils seraient probablement bien surpris de savoir qu'en 2026, on parle encore d'eux.

C'est pour cela que j'aime tant les vieilles photographies.

Elles ne nous racontent pas seulement ce qui a disparu. Elles nous rendent un peu de ce que nous avons gardé en mémoire.

Papy Chris ❤️

Questions / réponses sur le football et le sport nyonsais

Que montre la photographie ancienne de cet article ?

La même photographie est reproduite dans Terre d’Eygues n° 26 sous la légende « Rugby — Année 1924/1925 ? ». C’est une archive du rugby utilisée ici pour raconter le passage au football et les souvenirs du sport nyonsais. La datation reste à confirmer.

Où jouaient les rugbymen de Nyons avant le football ?

Le terrain se trouvait dans le quartier des Laurons, à l'emplacement d'une zone d'activités actuelle.

Quelles étaient les couleurs de l’Union sportive nyonsaise ?

Les couleurs étaient le jaune et le noir. La revue Terre d'Eygues évoque des maillots à bandes verticales à l'époque du rugby, puis à bandes horizontales lors du passage au football.

Quand le football a-t-il pris la place du rugby à Nyons ?

Les archives locales évoquent un changement progressif vers 1926–1928. Il ne s'agit pas nécessairement d'une disparition brutale du rugby du jour au lendemain.

Quels joueurs les familles pensent-elles reconnaître ?

Les commentaires évoquent notamment Adrien Roulet, Paul Grassi, Louis Foglizzo, un membre de la famille Roullet et peut-être Fernand Fouquet. Les positions et certaines identifications restent à confirmer.

Pourquoi les footballeurs se déplaçaient-ils en camion à gazogène ?

Pendant les années de guerre et de pénurie d'essence, des véhicules pouvaient fonctionner avec un gaz produit à partir de combustibles solides. Un souvenir local raconte que l'équipe de Nyons aurait passé une nuit sur des bottes de foin après une panne.

Qui était Frédéric Autiero ?

Frédéric Autiero était un musicien, compositeur et animateur de la vie musicale nyonsaise. Ses activités, son magasin et sa famille ont laissé de nombreux souvenirs chez les habitants.

Quand le Tennis Club de Nyons a-t-il été créé ?

La date administrative de création de l'association est le 12 avril 1947. Les souvenirs locaux évoquent un petit groupe d'une dizaine de passionnés à ses débuts.

Sources et liens utiles

Photographie, texte et souvenirs des familles fournis pour cet article. Droits de publication de la photographie confirmés par le propriétaire du site ; auteur original non identifié. Les souvenirs sur les transports, Frédéric Autiero, les corsos et le tennis proviennent des échanges transmis autour du récit « Nyons autrefois : du rugby au football ».

La comparaison visuelle avec Terre d’Eygues confirme la présence de cette même photographie dans la revue sous une légende de rugby. Les identifications familiales, les positions des joueurs et les orthographes incertaines ne sont pas présentées comme des certitudes indépendamment établies.

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