Il suffit parfois d'une vieille photographie pour réveiller cinquante ans de souvenirs.
À Nyons, certains se rappellent le marché, les cafés, les copains d'école ou les premières mobylettes. D'autres ont gardé en mémoire un endroit bien particulier, où l'on venait retrouver les amis, écouter de la musique et danser.
Un endroit dont le nom fait encore sourire ceux qui l'ont connu.
LA RUELLE.
Cette discothèque de la rue des Déportés a marqué plusieurs générations de Nyonsais, depuis la fin des années 1960 jusque bien après les années 1990.
Et quand j'ai partagé une photographie de son bar, je ne m'attendais pas à voir remonter autant de souvenirs.
Des prénoms, des visages, des soirées, des chansons et surtout ces fameux escaliers que personne ne semble avoir oubliés !
Alors, aujourd'hui, je vous propose de rouvrir ensemble les portes de La Ruelle.

La Ruelle à Nyons : une discothèque ouverte en 1968
L'histoire commence en 1968.
Cette année-là, alors que la jeunesse française connaît de profonds changements, un nouveau lieu de rencontre ouvre ses portes à Nyons : le club privé La Ruelle.
Ce n'est pas simplement un nom transmis par les anciens.
Les archives de Mémoire de la Drôme conservent une photographie du bar datant de 1969, accompagnée d'une identification de plusieurs personnes.
On y retrouve notamment Errol Monard, présenté comme propriétaire de la discothèque, et Jean-Pierre Soullier, que beaucoup connaissaient sous le surnom de Nanou.
Voilà deux noms qui suffisent encore aujourd'hui à réveiller de nombreux souvenirs.
📷 Voir la photographie du bar en 1969
Et lorsque cette photographie a été publiée, plusieurs habitants ont immédiatement reconnu les lieux.
Plus d'un demi-siècle après son ouverture, La Ruelle n'avait manifestement pas disparu de toutes les mémoires.
Errol Monard et Nanou, deux visages de La Ruelle
Sur la photographie de 1969, Errol Monard apparaît le premier à gauche et Jean-Pierre Soullier le troisième.
Les commentaires évoquent Errol avec beaucoup d'affection.
Certains se souviennent de lui à La Ruelle, d'autres le rapprochent d'un autre établissement de nuit, l'Odd Spot.
Le nom de Nanou revient lui aussi avec une certaine tendresse.
Une ancienne Nyonsaise raconte même qu'elle en était amoureuse lorsqu'elle était petite !
Voilà le genre de détail que l'on ne trouvera jamais dans les registres administratifs, mais qui nous rappelle que derrière une discothèque, il y avait d'abord des gens.
Des personnalités connues, des rencontres, des amitiés et parfois de petits coups de cœur.
Une photographie de 1969 et une étonnante soirée romaine
Autre découverte : les archives conservent également une photographie d'une « soirée romaine » organisée à La Ruelle en 1969.
On y identifie notamment François Boschi et Jean-Pierre Soullier.

📷 Voir la photographie de la soirée romaine de 1969
Ce document nous apprend quelque chose d'intéressant.
Dès les premières années, La Ruelle n'était pas seulement un endroit où l'on venait boire un verre ou écouter de la musique.
On y organisait déjà des soirées particulières, avec des thèmes qui donnaient une autre dimension à la fête.
Cela montre aussi que les soirées à thème ne sont pas une invention récente.
À Nyons, on savait déjà créer l'événement à la fin des années 1960 !
Et cette deuxième photographie donne envie de poser mille questions.
Qui organisait ces fêtes ?
Comment les participants s'habillaient-ils ?
Quelle musique passait-on ?
Et surtout, quelqu'un possède-t-il encore des photographies de ces soirées ?
Il doit bien rester quelques albums de famille capables de nous raconter la suite.
Ces escaliers mythiques que personne n'a oubliés !
S'il y a un détail qui revient avec insistance dans les commentaires, ce sont les escaliers.
Pas les tables.
Pas le comptoir.
Pas même la décoration.
Les escaliers de La Ruelle !
Plusieurs anciens habitués parlent d'un escalier particulièrement raide pour descendre vers la salle.
Et surtout pour remonter après une longue soirée !
Bruno, Marielle et d'autres Nyonsais s'en souviennent encore avec beaucoup d'humour.
C'est extraordinaire, finalement.
On pourrait penser qu'après toutes ces années, les souvenirs les plus forts seraient les chansons ou les personnes rencontrées.
Mais non.
Parfois, ce sont quelques marches qui restent gravées dans une mémoire.
Imaginez les copains qui descendaient rejoindre la fête, les discussions avant d'entrer, ceux qui se croisaient dans le passage et les retrouvailles à la sortie.
Ces escaliers étaient devenus une partie du décor.
Presque une signature de La Ruelle.
Aujourd'hui, certains évoquent aussi avec humour les normes de sécurité de l'époque, très différentes de celles que nous connaissons.
On peut en sourire avec le recul, sans oublier que la sécurité des établissements recevant du public reste un sujet sérieux.
Mais ces témoignages ont un mérite : ils nous donnent l'impression de revoir l'endroit.
Et c'est tout l'intérêt de la mémoire locale.
Un détail qui paraît insignifiant peut raconter un lieu mieux que de longues descriptions.
Les années 1970 : quand La Ruelle faisait danser la jeunesse nyonsaise
Il faut se souvenir du contexte.
À la fin des années 1960 et pendant les années 1970, la façon de sortir et d'écouter de la musique évolue rapidement.
Les jeunes découvrent de nouveaux groupes, de nouveaux rythmes et une culture musicale qui ne ressemble plus vraiment à celle de leurs parents.
Le rock, la pop, puis le disco accompagnent ces transformations.
Et dans une ville comme Nyons, disposer d'un lieu où retrouver les copains et danser représentait forcément quelque chose d'important pour ceux qui le fréquentaient.
On ne parlait pas encore de réseaux sociaux.
Pour retrouver les amis, on avait surtout besoin de connaître les lieux de rendez-vous.
La Ruelle était l'un de ces lieux.
Certains venaient pour la musique.
D'autres pour discuter.
D'autres encore parce qu'ils savaient qu'ils retrouveraient leurs copains.
Et puis il y avait ceux qui espéraient peut-être y faire une rencontre !
Les musiques qui réveillent toute une époque
Parmi les commentaires, plusieurs personnes évoquent les choix musicaux.
Les groupes légendaires.
Les morceaux que l'on attendait.
Les chansons qui ramenaient tout le monde sur la piste.
Un témoignage, concernant une époque plus récente, raconte même que des habitués apportaient leurs propres CD pour partager la musique et danser.
C'est un souvenir particulièrement sympathique.
On venait avec ses chansons, ses envies et parfois l'espoir de faire découvrir un morceau aux autres.
Bien sûr, les goûts musicaux ont évolué au fil des décennies.
Les années 1960 ne sonnaient pas comme les années 1980, et les années 1990 apportaient encore d'autres habitudes.
Mais le plaisir de partager une soirée, lui, semblait toujours bien présent.
La Ruelle, l'Odd Spot et les souvenirs des nuits autour de Nyons
Un autre nom apparaît plusieurs fois dans vos commentaires : l'Odd Spot.
Plusieurs anciens habitués associent ce lieu à Errol Monard et à leurs souvenirs de jeunesse.
D'autres évoquent également La Ferme, du côté des sorties nocturnes que l'on faisait dans la région.
Il ne faut pas confondre tous ces établissements : chacun possédait son histoire et son ambiance.
Mais ils appartiennent à une même mémoire.
Celle d'une époque où l'on connaissait les endroits où sortir, où l'on retrouvait des amis et où une simple soirée pouvait laisser un souvenir pour plusieurs décennies.
Les anciens parlent volontiers de ces lieux comme on évoque aujourd'hui un café préféré ou un quartier de jeunesse.
D'ailleurs, l'histoire nocturne ne s'arrête pas à Nyons.
À Valence, la discothèque St James, devenue ensuite Le Privilège puis Le Baccara, a elle aussi traversé plusieurs générations de souvenirs.
Ce sont des lieux différents, bien sûr, mais avec un point commun : ils ont accompagné une partie de la jeunesse de ceux qui les ont fréquentés.
La rue des Déportés : bien plus qu'une simple adresse
La Ruelle était installée rue des Déportés, dans le centre de Nyons.
Cette rue est intéressante parce qu'elle mêle des souvenirs de commerces, de restaurants et de rencontres.
À quelques pas, on retrouve notamment le Bar des Alpes.
Un établissement que beaucoup de Nyonsais connaissent aujourd'hui sous un autre nom : Chez Ali, au Bar des Alpes.
Les époques sont différentes, les activités aussi, mais on retrouve toujours cette même chose : des habitants qui s'attachent à un endroit parce qu'ils y ont vécu quelque chose.
Une conversation.
Une fête.
Un repas.
Une rencontre.
Et parfois, toute une jeunesse.
Il suffit d'ailleurs de parcourir le centre historique de Nyons pour comprendre combien les rues anciennes sont liées à la vie quotidienne de la ville.
Les façades ne racontent pas seulement une histoire d'architecture.
Derrière certaines portes, il y avait des commerces aujourd'hui oubliés, des cafés, des ateliers et des lieux de fête.
La Ruelle appartient à cette histoire-là.
Des années 1980 aux années 1990 : une nouvelle génération découvre La Ruelle
On pourrait imaginer que La Ruelle a surtout marqué la jeunesse des années 1970.
Mais les commentaires montrent tout le contraire.
Philippe explique l'avoir fréquentée de 1984 à 1994.
D'autres se souviennent des soirées des décennies suivantes.
Autrement dit, ceux qui avaient vingt ans en 1969 n'ont pas été les seuls à connaître le lieu.
La discothèque a continué d'accompagner de nouvelles générations.
Les musiques ont changé.
Les visages derrière le bar aussi.
Certains anciens habitués ont peut-être commencé à y croiser les enfants de leurs amis.
Et d'autres jeunes Nyonsais découvraient, à leur tour, ce fameux escalier.
Pierre, gérant de La Ruelle entre 1997 et 2000
Un témoignage apporte une indication particulièrement précieuse sur cette période.
Pierre explique avoir été gérant de La Ruelle de 1997 à 2000.
Il se souvient de soirées inoubliables organisées avec Michou et Marco.
Voilà une information que j'aimerais beaucoup approfondir.
À quoi ressemblait La Ruelle à cette époque ?
Quelle musique y passait-on ?
Y avait-il des soirées particulières, des fêtes costumées ou des rendez-vous devenus incontournables ?
Si Pierre ou d'anciens habitués possèdent des photographies, des affiches ou des souvenirs plus précis, ils pourraient nous aider à compléter cette histoire.
Une autre personne cite Jacques Sauvant, de Vinsobres, parmi ceux qui auraient tenu La Ruelle.
Cette information reste à documenter, mais elle rappelle une chose importante : l'histoire d'un établissement aussi ancien ne se résume pas à ses premiers propriétaires.
Plusieurs équipes ont pu contribuer à le faire vivre.
La Ruelle a continué d'exister bien après les années 2000
En retrouvant d'anciennes traces de la discothèque, une autre période apparaît.
Un site Internet du Club La Ruelle, portant une mention de 2013, présentait une nouvelle direction et des soirées allant du disco au funk, en passant par la new wave et le rock.
Il évoquait également un bar de nuit et des soirées à thème.
C'est intéressant parce que l'on retrouve, plusieurs décennies après l'ouverture, une partie de cet esprit de fête et de musique variée.
Une activité professionnelle enregistrée sous le nom « Discothèque La Ruelle » apparaît également dans les documents administratifs entre 2015 et le 1er novembre 2017.
Attention cependant : cette date correspond à la cessation de l'activité de l'exploitant concerné. Elle ne suffit pas à établir la date exacte de fermeture définitive du lieu.
Et cette distinction compte.
Car si l'on veut raconter correctement la mémoire d'une discothèque, mieux vaut laisser une date ouverte plutôt que d'en inventer une.
Peut-être qu'un ancien gérant, un salarié ou un habitué pourra nous aider à retracer précisément les dernières années de La Ruelle.
❤️ Ce que vous racontez
Vos souvenirs de La Ruelle font revivre plusieurs générations de nuits nyonsaises.
« La Ruelle… c'était toute ma jeunesse ! Rien que de revoir cet endroit, tant de souvenirs reviennent. »
« Impossible d'oublier ces escaliers mythiques, tellement raides pour descendre dans la discothèque ! »
« Des souvenirs mémorables à La Ruelle et à l'Odd Spot, avec des choix musicaux et des groupes vraiment légendaires ! »
« On apportait nos propres CD pour partager les musiques et danser tous ensemble ! »
« J'ai été gérant de La Ruelle de 1997 à 2000. Avec Michou et Marco, nous avons organisé des soirées inoubliables. »
Pourquoi certaines discothèques restent-elles aussi longtemps dans les mémoires ?
C'est une question que je me pose souvent quand je vois vos réactions aux photographies anciennes.
Pourquoi un commerce disparu depuis des années peut-il provoquer autant d'émotion ?
Pourquoi un simple bar, un escalier ou une façade peuvent-ils faire revenir des dizaines de souvenirs ?
Je crois que la réponse est assez simple.
On ne se souvient pas seulement d'un lieu.
On se souvient de la personne que l'on était lorsqu'on le fréquentait.
À La Ruelle, certains ont peut-être découvert leurs premiers morceaux préférés.
D'autres y ont retrouvé leurs copains pendant des années.
Il y a ceux qui se rappellent d'un premier slow, ceux qui reconnaissent encore les visages sur les photographies, et ceux qui pensent immédiatement à une personne qu'ils n'ont pas revue depuis longtemps.
Chaque génération possède ses lieux de rencontre.
Pour certains Nyonsais, c'était La Ruelle.
Pour d'autres, le Café de la Bourse, les terrasses ou les commerces de la place des Arcades.
Et parfois, il suffit de voir une ancienne photographie pour avoir l'impression de retrouver tout un quartier.
Que reste-t-il aujourd'hui de La Ruelle ?
Les photographies d'archives.
Quelques documents administratifs.
Des souvenirs de soirées.
Des prénoms.
Des musiques.
Et puis tous ces commentaires qui permettent de reconstruire petit à petit son histoire.
Mais il manque encore des informations.
Nous connaissons son année d'ouverture, 1968.
Nous disposons de photographies datées de 1969.
Nous avons des témoignages sur les années 1980, 1990 et 2000.
En revanche, il reste à reconstituer la succession complète des gérants, les grandes étapes de la discothèque et la date exacte de sa fermeture définitive.
Cela pourrait devenir une véritable petite enquête collective.
Et je suis persuadé qu'il reste des trésors dans les albums de famille des Nyonsais.
Questions fréquentes sur La Ruelle à Nyons
Quand La Ruelle a-t-elle ouvert à Nyons ?
Le club privé La Ruelle a ouvert en 1968, selon les notices des photographies conservées par Mémoire de la Drôme.
Où se trouvait la discothèque La Ruelle ?
Elle était située rue des Déportés, à Nyons, dans la Drôme. Les anciens annuaires et documents administratifs donnent plusieurs numéros dans cette rue selon les périodes. Il convient donc de ne pas retenir une numérotation unique sans vérification supplémentaire.
Qui étaient Errol Monard et Jean-Pierre Soullier ?
Les archives identifient Errol Monard comme propriétaire de la discothèque sur une photographie de 1969. Jean-Pierre Soullier, surnommé Nanou par les habitués, apparaît également sur cette photographie.
Pourquoi les anciens parlent-ils des escaliers de La Ruelle ?
Parce qu'ils étaient particulièrement raides, selon plusieurs témoignages. Ces escaliers sont restés un souvenir emblématique de l'établissement.
La Ruelle existait-elle encore dans les années 1990 ?
Oui. Pierre témoigne avoir géré l'établissement entre 1997 et 2000, et plusieurs anciens habitués évoquent les années 1980 et 1990.
Quand La Ruelle a-t-elle définitivement fermé ?
La date exacte reste à confirmer. Des documents administratifs établissent la fin de l'activité d'un exploitant en novembre 2017, mais cela ne prouve pas à lui seul la date de fermeture définitive de la discothèque.
Et si nous faisions revivre ensemble les nuits de Nyons ?
La Ruelle a ouvert en 1968.
Presque soixante ans plus tard, son nom fait encore réagir.
Et ce n'est pas rien.
Dans une ville comme Nyons, les lieux de rencontre font partie de l'histoire au même titre que les vieilles maisons, les places et les monuments.
Ils ont vu passer des générations entières.
Ils ont accueilli des rencontres, des fêtes et parfois des moments qui ont changé une vie.
Alors je termine avec quelques questions.
Qui se souvient de sa première soirée à La Ruelle ?
Qui connaissait personnellement Errol Monard ou Nanou ?
Qui a travaillé derrière le bar, à l'entrée ou aux platines ?
Qui possède encore une photographie de l'intérieur, un ticket d'entrée ou une affiche ?
Et surtout, qui peut nous raconter la dernière soirée de La Ruelle ?
Vos commentaires permettront peut-être de retrouver des morceaux de cette histoire que nous n'avons pas encore.
Parce que la mémoire de Nyons, ce n'est pas seulement ce que racontent les livres.
C'est aussi ce que vous avez vécu.
Papy Chris — Vivre à Nyons
📚 Sources et liens utiles
Documents consultés le 13 octobre 2026. Les notices d’archives documentent l’ouverture en 1968 et les photographies de 1969. Les souvenirs personnels sont ceux transmis pour cet article ; ils ne constituent pas un historique administratif complet. La date de fermeture définitive reste à préciser.
- Mémoire de la Drôme — Bar de La Ruelle en 1969, document 29MDMONA5 : ouverture en 1968, Errol Monard et Jean-Pierre Soullier
- Mémoire de la Drôme — Soirée romaine de 1969, document 29MDMONA12
- Ancien site du Club La Ruelle — Présentation du club portant la mention © 2013
- Societe.com — Établissement commercial Discothèque La Ruelle, SIRET 80996856300019 : cessation au 1er novembre 2017