Il est assis sur sa chaise, son chapeau bien enfoncé sur la tête, l'accordéon posé contre lui. Devant, une grosse caisse. Et tout autour, une véritable assemblée de gamins. Il y en a qui restent debout, d'autres qui se sont installés par terre, quelques-uns qui sourient et même certains qui se bouchent les oreilles !
Nous sommes à Avignon, dans le quartier Champfleury, en 1966 d'après la légende qui accompagne cette photographie. À droite, un grand immeuble moderne. Derrière les enfants, quelques voitures anciennes, des arbres, des bâtiments et des adultes qui se sont arrêtés pour regarder. Rien d'extraordinaire, finalement. Juste un musicien venu jouer au pied des habitations, et tout un petit monde qui s'est rassemblé autour de lui.
Mais quand on lit les souvenirs des anciens habitants, cette photo prend une tout autre dimension. On retrouve les cités Clairefont, Louis Gros, Terrain Barré, les commerces au pied des immeubles, les écoles du quartier et ces artistes ambulants qui passaient autrefois dans les rues. Et surtout, on retrouve une époque où il suffisait parfois d'un accordéon pour réunir une trentaine d'enfants.
| Repère | Informations |
|---|---|
| Lieu | Quartier Champfleury, à Avignon, Vaucluse |
| Date annoncée | 1966, selon la légende de la photographie ; datation d'archive à confirmer |
| Photographie | Accordéoniste assis, grosse caisse, nombreux enfants, quelques adultes, immeuble collectif et voitures |
| Contexte | Grand ensemble de Champfleury construit entre 1956 et 1964 |
| Architecture | Projet de Max Bourgoin et Albert Conil, environ 812 logements et un groupe scolaire |
| Quartiers évoqués | Champfleury, cité Louis Gros, Clairefont, Terrain Barré |
| Mémoire locale | Musiciens ambulants, chansons vendues sur papier, école Louis-Gros, commerces du bâtiment B et souvenirs d'enfance |
Un accordéoniste dans la rue, et voilà tous les enfants du quartier
Regardez bien cette photographie.
Le musicien n'a pas besoin d'une scène, de projecteurs ou d'une salle de spectacle. Une chaise lui suffit. Son accordéon est ouvert, ses doigts sont posés sur les touches, et devant lui repose une grosse caisse.
Autour, les enfants ont pris possession de l'espace.
Certains se sont assis directement par terre. Les plus petits regardent le musicien avec curiosité. Les plus grands restent debout, parfois avec un air sérieux, comme s'ils essayaient de comprendre ce qui se passe.
Deux enfants portent des coiffes de papier qui ressemblent à des couronnes. S'agit-il d'une fête, d'une animation particulière ou simplement d'une occasion de s'amuser ? La photographie ne permet pas de le savoir.
Et puis il y a ce détail qui a fait sourire Kima dans les commentaires.
Celui qui se bouchait les oreilles !
À droite de la photographie, un enfant semble se protéger les oreilles avec les mains.
Kima a immédiatement remarqué la scène et s'en amuse : manifestement, tout le monde n'appréciait pas le volume de l'accordéon de la même manière !
En regardant bien, on aperçoit également d'autres enfants avec les mains près de la tête.
C'est amusant, parce que ces petits gestes donnent une vérité incroyable à la photo.
Les enfants ne sont pas rangés pour une photographie scolaire. Ils bougent, regardent ailleurs, se rapprochent, s'assoient comme ils peuvent.
Il n'y a pas un sourire obligatoire pour l'objectif.
Ce musicien avait son public, et chacun réagissait à sa façon.
On ne connaît malheureusement pas son nom. On ne sait pas davantage s'il habitait Avignon, s'il venait régulièrement à Champfleury ou s'il était simplement de passage ce jour-là.
Mais pour quelques minutes, il avait réussi à réunir tous ces gamins autour de lui.
Les musiciens ambulants faisaient partie de la vie des quartiers
Rémi se souvient d'un violoniste dans les rues
La photographie a immédiatement rappelé quelque chose à Rémi.
Né en 1958, il raconte avoir grandi dans les cités Clairefont, à Avignon. Et lui aussi se souvient d'un musicien qui venait jouer dans les rues.
Ce n'était pas un accordéoniste, mais un violoniste.
Voilà un souvenir intéressant, parce qu'il montre que la scène photographiée n'était pas nécessairement un événement isolé.
À une époque où les distractions à domicile étaient bien différentes de celles d'aujourd'hui, la musique pouvait venir directement au pied des habitations.
On sortait regarder. Les enfants arrivaient les premiers. Quelques adultes s'arrêtaient à leur tour.
Et le spectacle se déroulait là, au milieu de la vie quotidienne.
Rémi n'a pas donné le nom du violoniste. Mais le simple fait qu'il s'en souvienne plusieurs décennies plus tard montre que ces passages laissaient des traces.
Au Pontet, la femme du musicien vendait les paroles des chansons
Jacques apporte une anecdote encore plus précise.
Il raconte avoir connu des scènes semblables au Pontet, à la cité Joffre, où il a grandi.
Pendant que le musicien jouait, sa femme vendait les paroles des chansons, imprimées sur des feuilles de papier.
J'aime beaucoup ce détail.
Nous avons aujourd'hui toutes les paroles que nous voulons sur nos téléphones. Mais à cette époque, on pouvait acheter une feuille imprimée pour retrouver les mots d'une chanson.
On rapportait les paroles chez soi, on pouvait les apprendre, les garder ou les chanter de nouveau.
Le témoignage de Jacques ne concerne pas directement l'accordéoniste photographié à Champfleury. Rien ne permet d'affirmer qu'une femme vendait des feuilles ce jour-là.
Mais il nous renseigne sur une pratique que les habitants du Vaucluse ont réellement connue.
Et cela donne une autre dimension à ces musiciens de rue : ils apportaient aussi les chansons populaires dans les quartiers.
À Arles aussi, Hervé a connu ces artistes
Hervé se rappelle avoir rencontré ce genre de musicien à Arles.
Il évoque notamment des artistes ambulants âgés, parfois dans une situation difficile, qui jouaient dans les quartiers.
Son commentaire est malheureusement tronqué, et il ne serait pas sérieux d'en inventer la suite.
Il rappelle néanmoins un aspect important : derrière la musique, il y avait aussi des hommes et des femmes qui essayaient de gagner leur vie.
Il ne faut donc pas imaginer automatiquement que tous ces spectacles étaient de simples loisirs.
Pour certains musiciens, jouer dans la rue pouvait aussi être une nécessité.
Nous ignorons la situation personnelle de l'accordéoniste de Champfleury. Son visage, son âge apparent ou ses vêtements ne suffisent pas à le déterminer.
Champfleury en 1966 : un quartier encore tout jeune
Ce qui est particulièrement intéressant, c'est l'époque de la photographie.
Si elle date bien de 1966, le grand ensemble de Champfleury vient tout juste d'être achevé.
Les recherches historiques permettent de retrouver son histoire.
Dans les années 1950, Avignon doit répondre à un besoin important de logements. La population augmente, la ville s'étend au-delà des remparts et de nouveaux quartiers apparaissent.
Champfleury fait partie de ces grands programmes immobiliers destinés à loger les familles dans des appartements plus modernes.
L'opération est conçue par les architectes Max Bourgoin et Albert Conil.
Le chantier s'étend de 1956 à 1964.
Environ 812 logements sont prévus, accompagnés d'un groupe scolaire de 30 classes et d'équipements collectifs.
Pour Avignon, c'est alors un ensemble d'une ampleur exceptionnelle.
Des immeubles qui représentaient le confort moderne
Aujourd'hui, lorsqu'on regarde les photographies des grands ensembles des années 1960, on pense souvent aux problèmes rencontrés plus tard.
Mais à leur construction, ces immeubles représentaient aussi une véritable amélioration pour de nombreuses familles.
Les appartements étaient plus clairs, souvent plus spacieux que les anciens logements et dotés d'un confort qui n'était pas encore répandu partout.
Les habitants pouvaient disposer d'installations sanitaires modernes, d'espaces collectifs et d'écoles à proximité.
C'était un nouveau mode de vie.
Il ne faut pas oublier non plus que l'Avignon des années 1960 n'était pas seulement le Palais des Papes et les rues anciennes du centre.
C'était aussi Champfleury, Monclar, Saint-Ruf et tous ces quartiers où grandissaient des centaines d'enfants.
Pour prolonger cette découverte, notre article sur l'avenue Saint-Ruf à Avignon retrouve justement les anciens commerces, les artisans, les écoles et la vie quotidienne d'un autre quartier avignonnais.
Le bâtiment B, son tabac et les commerces du rez-de-chaussée
Voilà un autre détail intéressant relevé dans les commentaires.
Berber raconte avoir habité le bâtiment B, au deuxième étage, juste au-dessus du tabac.
Jean-Pierre pense également reconnaître le bâtiment B sur la photographie, notamment à cause de la présence de commerces.
Nous n'avons pas encore de document permettant de confirmer que l'immeuble photographié est précisément ce bâtiment.
Mais ces souvenirs méritent d'être conservés.
Parce qu'un numéro de bâtiment, pour les gens qui y ont grandi, ce n'est pas seulement une lettre sur un plan.
C'est une adresse où l'on a vécu.
Le bâtiment B, le deuxième étage, le tabac au rez-de-chaussée : voilà des repères que les anciens habitants reconnaissent immédiatement.
Les boutiques occupaient une place importante dans la vie de ces quartiers.
On passait devant en rentrant chez soi. On croisait les voisins. Les enfants connaissaient les vitrines, les portes et les habitudes des commerçants.
Et lorsqu'un ancien résident dit simplement qu'il habitait au-dessus du tabac, on imagine tout ce que cette indication représente pour lui.
Sa fenêtre. Son escalier. Le chemin pour rentrer à la maison. Les copains qui habitaient dans les autres étages.
Cela ne figure pas dans les grandes histoires de l'urbanisme.
Mais c'est précisément ce qui donne une âme aux bâtiments.
Clairefont, Terrain Barré et Louis Gros : les souvenirs se croisent
Rémi et la cité Clairefont
Rémi n'est pas le seul à se souvenir de Clairefont.
Lliança explique que sa famille y habitait également et que certains de ses proches vivent toujours dans ce secteur.
C'est beau, cette continuité.
Des familles ont quitté le quartier, d'autres y sont restées, et certaines ont vu plusieurs générations grandir au même endroit.
Une photographie de Champfleury suffit ainsi à faire revenir le nom d'une autre cité voisine.
Et avec ce nom, ce sont les anciens voisins, les camarades de classe et les habitudes d'enfance qui remontent.
Terrain Barré et l'école de Champfleury
Un autre ancien habitant raconte avoir vécu à Terrain Barré jusqu'à l'âge de sept ans.
Il fréquentait alors l'école de Champfleury.
Quelques mots seulement, mais on y retrouve tout un parcours d'enfant.
Le quartier où l'on habitait. L'école où l'on allait. Les lieux que l'on traversait chaque jour.
Il décrit cette période comme une belle époque.
On comprend que son souvenir ne concerne pas seulement les bâtiments : c'est toute son enfance qui reste attachée à ces noms.
Monsieur Bourgue et l'école Louis-Gros
Rémi évoque aussi sa scolarité à la cité Louis Gros.
Il cite notamment M. Bourgue.
Le commentaire étant coupé après ce nom, nous ne pouvons pas préciser davantage son rôle exact ni compléter son témoignage.
Mais conserver ce nom est important.
Peut-être que d'anciens élèves le reconnaîtront immédiatement.
La Ville d'Avignon indique que l'école élémentaire Louis-Gros a été construite en 1960, ce qui correspond bien à la période évoquée par Rémi.
C'est une école qui a accompagné plusieurs générations d'enfants du quartier.
Et l'on retrouve dans cette photographie quelque chose de cette jeunesse avignonnaise : des garçons, des filles, des petits et des grands, réunis à quelques pas des habitations.
Les enfants, les parents et la vie devant les immeubles
Ce qui me plaît particulièrement dans cette scène, c'est la place qu'occupent les enfants.
Ils sont partout !
Devant le musicien, sur les côtés, assis par terre ou debout derrière les premiers rangs.
Certains regardent l'accordéon. D'autres semblent plus intéressés par leurs camarades.
Une petite fille porte une coiffe de papier. Un autre enfant a les mains devant lui, comme s'il attendait quelque chose.
À droite, un homme portant des lunettes observe le rassemblement. Des femmes et quelques autres adultes se tiennent également près des enfants.
On ne sait pas s'il s'agit de parents, de voisins ou de simples passants.
Mais leur présence rappelle que les espaces au pied des immeubles n'étaient pas seulement des lieux de passage.
Ils pouvaient devenir des lieux de rencontre.
Une animation improvisée, un musicien ou une petite fête suffisait parfois pour occuper tout un groupe.
Quand la rue devenait un lieu de spectacle
Denise voit dans cette photographie le souvenir d'une époque de liberté.
D'autres regrettent qu'il soit aujourd'hui plus compliqué, selon eux, de jouer de la musique dans certains espaces publics.
Ces réactions expriment un sentiment que l'on retrouve souvent lorsque l'on regarde les photographies anciennes : celui d'une vie plus spontanée.
Il faut cependant distinguer les souvenirs des habitants et les réglementations réelles.
Nous ne savons pas quelles autorisations étaient éventuellement nécessaires pour cette animation en 1966, ni dans quelles circonstances précises elle s'est déroulée.
La photographie montre simplement qu'un musicien et plusieurs dizaines d'enfants étaient réunis là, au pied des immeubles.
Et c'est déjà beaucoup.
La cité Louis Gros, première étape de l'histoire de Champfleury
L'histoire du quartier ne commence pas avec les grandes barres des années 1960.
Bien avant cela, dans les années 1930, Avignon avait déjà entrepris la construction de logements sociaux dans ce secteur.
Après la loi Loucheur de 1928, la municipalité crée un office d'habitations à bon marché.
Les premiers bâtiments de la cité Champfleury apparaissent alors.
Cette première réalisation deviendra la cité Louis Gros, du nom du maire de l'époque.
Les immeubles comptent quatre étages.
Au rez-de-chaussée, des caves et des commerces.
Le projet est accompagné d'équipements publics, car il ne s'agit pas seulement de construire des appartements : la municipalité veut créer un véritable quartier.
La cité permet notamment de reloger des habitants venant d'autres secteurs d'Avignon, dont certaines familles touchées par les démolitions du quartier de la Balance.
Le Champfleury photographié en 1966 appartient donc à une histoire urbaine déjà commencée plusieurs décennies auparavant.
Pour retrouver d'autres lieux de mémoire d'Avignon, on peut également découvrir l'histoire de la caserne Hautpoul et du 7e génie.
Et puis le quartier a changé
Dans les années qui suivent cette photographie, Champfleury connaît des transformations considérables.
Les grandes barres d'habitation, pourtant considérées comme modernes à leur construction, font progressivement l'objet de critiques.
Les difficultés sociales, l'entretien des immeubles et les limites de ce modèle urbain conduisent à de nouvelles politiques d'aménagement.
Deux des grands bâtiments du quartier sont finalement démolis, l'un en 1987 et l'autre en 1994.
Le quartier change de visage.
À leur place ou dans les espaces réaménagés apparaissent des constructions plus petites et de nouveaux équipements.
Mais les transformations des bâtiments ne font pas disparaître les souvenirs de ceux qui y ont vécu.
Il suffit de lire Jean-Pierre, qui parle de sa belle cité avec affection.
Ou Rémi, qui retrouve les musiciens de rue.
Ou encore les anciens habitants qui se souviennent précisément d'un étage, d'un commerce, d'une école.
Les immeubles ont parfois disparu, mais leurs noms continuent de circuler dans les familles.
Et c'est ce que les photographies anciennes permettent de préserver.
La mémoire d'Avignon ne s'arrête pas aux remparts
Quand on raconte l'histoire d'Avignon, on évoque naturellement le Palais des Papes, le pont Saint-Bénézet, le Festival ou les grandes rues du centre.
Mais pour des milliers de familles, l'Avignon de leur enfance se trouvait ailleurs.
À Champfleury.
À Monclar.
À Clairefont.
À Terrain Barré.
À Louis Gros.
Dans les immeubles, les écoles, les petites boutiques et les rues où les enfants se retrouvaient.
Joëlle, par exemple, se souvient que son père travaillait comme barman à la gare. Son témoignage ne décrit pas directement la scène photographiée, mais il rappelle l'importance de ces métiers ordinaires dans les histoires familiales.
C'est aussi ce Paris ou cet Avignon du quotidien que l'on retrouve dans nos autres carnets, comme celui de la rue de la République à Avignon dans les années 1960 à 1980, ou encore les souvenirs des employés et clients des Dames de France à Avignon.
Ce sont des histoires très différentes, mais elles parlent toutes des mêmes choses : des gens, des lieux et des petits moments que l'on n'a jamais vraiment oubliés.
Ce que vous racontez ❤️
Rémi — Les musiciens de Clairefont
Né en 1958 et élevé dans les cités Clairefont, il se souvient d'un violoniste qui venait jouer dans les rues du quartier. Il évoque aussi ses années d'école à la cité Louis Gros et le nom de M. Bourgue.
Jacques — Les feuilles de chansons au Pontet
À la cité Joffre, au Pontet, il a connu des scènes semblables. Pendant que le musicien jouait, sa femme vendait des feuilles de papier avec les paroles des chansons.
Berber — Le bâtiment B et son tabac
Il habitait le bâtiment B, au deuxième étage, juste au-dessus du tabac. Une adresse toute simple, mais qui fait revivre les commerces et les logements de la cité.
Lliança — La famille de Clairefont
Sa famille habitait également à Clairefont, et certains de ses proches vivent encore aujourd'hui dans le quartier.
Labrador — Terrain Barré et l’école
Il a vécu à Terrain Barré jusqu'à ses sept ans et fréquentait l'école de Champfleury. Il garde de cette période de très beaux souvenirs.
Le petit mot de Papy Chris ❤️
Je suis resté un bon moment devant cette photographie.
Au début, je regardais simplement le musicien et tous ces gamins assis autour de lui. Et puis j'ai remarqué ceux qui se bouchaient les oreilles, les petites couronnes de papier, les adultes sur le côté et cette grosse caisse posée devant l'accordéoniste.
Et en lisant vos souvenirs, j'ai découvert tout ce qu'il y avait derrière cette scène.
Rémi et son violoniste. Jacques et les feuilles de chansons vendues au Pontet. Berber et son appartement au-dessus du tabac. Les enfants de Clairefont, de Terrain Barré et de Louis Gros.
Finalement, ce vieil accordéoniste dont nous ne connaissons même pas le nom a peut-être rendu un service qu'il n'aurait jamais imaginé.
Soixante ans plus tard, il nous réunit encore.
Pas avec sa musique cette fois, mais grâce à cette photographie et à tous ces souvenirs qui reviennent.
Et moi, je trouve cela formidable.
Papy Chris ❤️
FAQ : Champfleury et les musiciens de rue à Avignon
Où se trouve le quartier Champfleury à Avignon ?
Champfleury se trouve à l'ouest du centre historique d'Avignon, à l'extérieur des remparts, près des secteurs Monclar et Louis Gros.
De quand date cette photographie de l'accordéoniste ?
La photographie est présentée comme ayant été prise en 1966. Cette datation est cohérente avec le contexte du quartier, mais sa référence d'archive exacte reste à retrouver.
Qui est le musicien photographié ?
Son identité n'est pas connue à ce stade. Il apparaît assis avec un accordéon, devant une grosse caisse, entouré d'enfants et de plusieurs adultes.
Quand a été construite la cité Champfleury ?
Le grand programme de logements a été réalisé entre 1956 et 1964. Il comprenait environ 812 logements et un groupe scolaire de 30 classes.
Quels architectes ont conçu le grand ensemble de Champfleury ?
Le programme a été conçu par Max Bourgoin et Albert Conil, deux architectes ayant participé à plusieurs réalisations importantes du Vaucluse.
Qu'était la cité Louis Gros ?
Il s'agit d'un ensemble de logements sociaux construit dès les années 1930, dans le secteur de Champfleury. Les rez-de-chaussée accueillaient notamment des commerces.
Pourquoi les grandes barres de Champfleury ont-elles disparu ?
Deux grands bâtiments ont été démolis en 1987 et 1994, dans le cadre de transformations urbaines liées aux difficultés rencontrées par ce type de grands ensembles.
Les musiciens ambulants passaient-ils régulièrement dans les quartiers ?
Plusieurs témoignages évoquent des musiciens jouant dans les rues à Avignon, au Pontet ou à Arles. Ces souvenirs attestent une pratique connue des habitants, mais ne permettent pas d'établir la fréquence exacte des passages à Champfleury.
Sources documentaires
- Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement de Vaucluse (CAUE 84) — Histoire du quartier Champfleury, de son groupe scolaire et des démolitions des grandes barres.
- Cité de l'architecture et du patrimoine — Revue Colonnes, n° 15, juin 2000 — Programme architectural de Champfleury, 1956-1964, et travaux de Max Bourgoin.
- Ville d'Avignon — Magazine Avignon(s), septembre 2018, page 39 — Histoire de la cité Louis Gros, réalisée avec les Archives municipales.
- Ville d'Avignon — École élémentaire Louis Gros — Construction de l'école en 1960 et histoire de sa rénovation.
- Grand Avignon Tourisme — Champfleury et Monclar, balade urbaine — Histoire du développement urbain à l'ouest d'Avignon.
- Mémoire locale — Souvenirs authentiques des habitants transmis avec la photographie ancienne. Les noms des auteurs sont volontairement limités à leurs prénoms dans l'article.