Regardez cette photographie de Carpentras.
Il y a du monde partout ! Des hommes en costume et chapeau, des femmes en robe longue, des marchands installés devant les boutiques, des étals qui se succèdent presque sans interruption… et cette foule qui remplit la rue jusqu'au fond de l'image.
Nous sommes un jour de marché à Carpentras, probablement dans la première moitié du XXe siècle. La photographie aurait été prise depuis un point élevé du côté de la place Sainte-Marthe, en direction des rues commerçantes du centre ancien.
| Repère historique | Informations |
|---|---|
| Lieu | Carpentras, Vaucluse, secteur de la place Sainte-Marthe |
| Vue | Photographie prise en hauteur, en direction des rues commerçantes |
| Époque | Première moitié du XXe siècle envisagée, sans année confirmée |
| Éléments visibles | Foule, étals, auvents, enseignes, façades et publicités murales |
| Indice de datation | Publicité pour Le Petit Provençal, journal paru de 1880 à 1944 |
| Contexte historique | Le marché de Carpentras est attesté depuis le Moyen Âge, avec des privilèges confirmés en 1155 |
| Mémoire locale | Souvenirs et réactions autour de l'affluence, des commerces et de la recherche de la date |
À droite, on distingue de grandes publicités peintes sur un mur, dont celle du journal Le Petit Provençal. À gauche, les façades des maisons sont presque cachées par les auvents, les installations des marchands et les fils qui traversent la rue.
Mais ce qui frappe le plus, c'est cette foule.
On se demande presque comment les gens arrivaient à circuler !
En découvrant cette image, plusieurs Carpentrassiens ont immédiatement posé la même question : de quelle année peut-elle bien dater ?
D'autres ont surtout remarqué l'affluence, au point de comparer cette scène au marché que nous connaissons aujourd'hui. Et les avis ne sont pas tous les mêmes : certains trouvent qu'il y avait davantage de monde autrefois, tandis que d'autres rappellent que le marché du vendredi reste une véritable institution.
C'est justement ce qui rend cette photographie intéressante.
Elle raconte une ville où le commerce occupait les rues, où l'on se retrouvait au milieu des étals et où le marché n'était pas seulement une occasion de faire ses provisions.
C'était aussi un grand rendez-vous de la vie carpentrassienne.
Quand toute une rue de Carpentras devenait un marché
Ce que j'aime dans cette photographie, c'est qu'elle ne montre pas une belle place bien dégagée, avec quelques marchands gentiment alignés.
Non !
Ici, le marché semble avoir pris possession de toute la rue.
Les installations se serrent devant les maisons. Les passants avancent au milieu des marchandises. Plus loin, la foule devient si dense que l'on distingue difficilement les étals les uns des autres.
Au premier plan, plusieurs personnes marchent dans des directions différentes.
Un peu plus haut, les groupes se croisent.
Et tout au fond, l'espace paraît presque complètement rempli.
Le marché ne se contentait pas d'occuper une place : il transformait le quartier entier.
Les marchands devant les maisons
Sur la gauche, les maisons possèdent encore leurs volets, leurs balcons et leurs toitures traditionnelles.
Mais au rez-de-chaussée, les installations du marché attirent immédiatement le regard.
Des structures semblent soutenir des auvents.
D'autres éléments traversent l'espace au-dessus des passants.
On distingue des marchandises disposées en rangées, mais la qualité de l'image ne permet pas de les identifier précisément.
S'agit-il de légumes, de fruits, de tissus ou d'autres produits ?
Il faudrait retrouver le cliché original dans une meilleure définition pour le savoir.
Ce serait tentant d'y reconnaître des melons, des paniers de cerises ou des produits du Comtat Venaissin.
Mais ce serait inventer ce que la photographie ne permet pas de voir.
Ce que l'on distingue, en revanche, c'est toute une organisation commerciale installée au milieu de la rue.
Les clients devaient se frayer un passage
Regardez la largeur disponible pour circuler.
Ce n'est pas une grande avenue.
Les étals réduisent encore l'espace.
Et les passants se retrouvent au milieu de cette agitation.
Une personne semble avancer avec difficulté entre les groupes. D'autres s'arrêtent près des marchandises.
On ne sait pas s'ils sont venus acheter quelque chose, retrouver une connaissance ou simplement traverser le quartier.
Mais la photographie permet de comprendre pourquoi le marché de Carpentras était réputé pour son animation.
Il attirait suffisamment de monde pour changer complètement le visage des rues pendant quelques heures.
« Que de monde ! » : le détail qui frappe encore les Carpentrassiens
C'est l'une des premières réactions provoquées par cette image.
Laurent remarque immédiatement la foule.
Pour lui, l'affluence semble bien différente de celle qu'il connaît aujourd'hui.
Et lorsque l'on regarde la photographie, on comprend son impression.
Il n'y a presque aucun espace vide au centre de la rue.
Les silhouettes se succèdent jusqu'à l'arrière-plan.
Les gens semblent se croiser au milieu des étals, sans grande séparation entre les lieux de vente et le passage.
Mais le marché d'aujourd'hui est-il vraiment moins fréquenté ?
Nathalie n'est pas du même avis.
Elle rappelle que le marché de Carpentras reste très fréquenté.
Et c'est un point important.
Car une photographie ancienne montre un instant précis.
Elle ne permet pas de comparer les fréquentations de deux époques.
Nous ne connaissons ni la date, ni l'heure, ni la saison, ni la raison exacte de cette affluence.
Peut-être s'agissait-il d'un vendredi particulièrement animé.
Peut-être le photographe avait-il choisi le moment où la foule était la plus dense.
Ou peut-être le marché occupait-il davantage cette rue qu'il ne le fait aujourd'hui.
Toutes ces possibilités restent ouvertes.
Le souvenir des jours de grand froid
Laurent apporte ensuite une précision assez amusante.
Il explique qu'il ne vient au marché que deux ou trois fois par an et souvent lorsqu'il fait très froid.
Forcément, ce n'est pas toujours le meilleur moment pour comparer l'affluence !
Nathalie lui fait d'ailleurs remarquer qu'il est difficile de juger la fréquentation d'un marché lorsqu'on n'y vient qu'occasionnellement.
Cet échange fait sourire, mais il montre une chose intéressante.
Chacun conserve une image différente d'un même lieu.
L'un pense au marché bondé.
L'autre se rappelle une matinée glaciale, avec moins de monde dans les rues.
Et quelqu'un qui fréquente le marché toutes les semaines n'aura probablement pas les mêmes impressions.
C'est ce qui rend la mémoire locale si vivante : les souvenirs se complètent, mais ils ne racontent pas toujours la même chose.
Ces vêtements qui pourraient nous aider à retrouver l'année
La date de cette photographie reste une petite énigme.
Une lectrice demande tout simplement en quelle année elle a été prise.
Et Sylvie propose une piste intéressante : examiner les vêtements et les commerces visibles.
Elle a raison.
Lorsque l'on ne possède ni la carte postale originale ni une date manuscrite au dos, il faut chercher des indices dans l'image elle-même.
Les robes longues et les chapeaux
On distingue plusieurs femmes portant des vêtements longs.
Les hommes semblent souvent vêtus de vestes et de chapeaux.
Ces silhouettes évoquent les premières décennies du XXe siècle.
Mais attention : la mode ne changeait pas du jour au lendemain.
Dans une ville comme Carpentras, les vêtements dépendaient aussi de l'âge, des habitudes et des moyens financiers.
On ne peut donc pas attribuer une année précise à une photographie simplement parce qu'une femme porte une jupe longue ou qu'un homme a un chapeau.
Il faudrait pouvoir examiner les tenues de plus près.
Certains détails de coupe pourraient éventuellement nous aider à situer la période.
Les commerces, peut-être un indice plus précis
Sylvie suggère également de regarder les enseignes.
Et c'est une bonne idée.
Car un commerce, une publicité ou une enseigne peuvent parfois permettre de retrouver une époque.
Si l'on parvient à identifier une boutique, puis à retrouver ses dates d'activité dans un ancien annuaire, on peut parfois réduire considérablement la période de la photographie.
Dans notre cas, un indice est particulièrement visible sur le côté droit.
Il s'agit d'une grande inscription faisant référence au journal Le Petit Provençal.
C'est une piste que nous pouvons vérifier.
Le Petit Provençal : une ancienne publicité qui raconte son époque
Sur le mur de droite, parmi plusieurs inscriptions commerciales, on distingue le nom Le Petit Provençal.
Ce journal régional était publié à Marseille.
Il circulait également dans une partie du sud-est de la France.
La Bibliothèque nationale de France indique qu'il a paru de 1880 jusqu'au 25 août 1944.
Voilà un repère utile.
Pourquoi cette publicité est intéressante
Lorsqu'une photographie montre une publicité pour un journal disparu, elle peut aider à replacer la scène dans une période historique.
Dans notre cas, le nom correspond à un quotidien qui existait pendant la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe.
Mais cela ne suffit pas.
Une publicité peinte pouvait rester sur un mur après la disparition du produit ou du journal.
Et nous ne savons pas à quelle date cette inscription a été réalisée.
Elle ne constitue donc pas une preuve absolue.
Les autres inscriptions mériteraient aussi d'être étudiées
Le mur comporte plusieurs autres annonces.
Certaines lettres sont lisibles, d'autres beaucoup moins.
On distingue notamment le mot « LYON » vers le bas.
Sans l'original, il serait imprudent d'attribuer ces publicités à des commerces particuliers.
Mais cela pourrait devenir une belle enquête.
Un ancien annuaire de Carpentras, une photographie plus nette ou une autre carte postale du même emplacement pourraient permettre de retrouver ces enseignes.
Et peut-être, enfin, d'établir la date de cette journée de marché.
Une pharmacie, des boutiques et des façades à retrouver
Un autre détail attire l'attention vers le milieu de la photographie.
On distingue une forme de croix claire parmi les enseignes.
Elle pourrait évoquer une signalisation commerciale, éventuellement celle d'une pharmacie.
Mais cette interprétation doit rester prudente.
La faible définition du cliché ne permet pas d'affirmer exactement ce que représente le symbole.
C'est justement le genre de détail qu'il faudrait examiner sur le tirage original.
Les façades comme repères de mémoire
Sur les deux côtés de la rue, les maisons sont différentes.
Certaines possèdent de petits balcons.
D'autres montrent des volets ou des fenêtres disposées de manière régulière.
Les toitures descendent assez bas au-dessus des façades les plus proches.
Puis, tout au fond, un bâtiment plus haut termine la perspective.
Même si les commerces ont changé, certains de ces immeubles pourraient encore exister aujourd'hui.
Il serait intéressant de retrouver le même angle de vue depuis la place Sainte-Marthe.
En comparant les fenêtres, les balcons et les alignements des façades, on pourrait identifier les bâtiments conservés.
Et peut-être retrouver les anciennes adresses commerciales.
Le marché était aussi un lieu où l'on retrouvait du monde
Cette photographie montre une chose très clairement : le marché rassemblait beaucoup de personnes dans un espace relativement étroit.
Mais ce rassemblement ne concernait pas seulement la vente.
Un marché ancien pouvait être un lieu de rencontre, de nouvelles et de discussions.
C'est ce qui ressort également des études consacrées à Carpentras.
Les chercheurs Guy-Patrick Azémar et Michèle de La Pradelle ont étudié en détail la place du marché dans la vie de la ville.
Leurs travaux rappellent qu'à Carpentras, le vendredi ne se résumait pas à quelques heures de commerce.
C'était un événement qui influençait le rythme de tout le centre ancien.
Faire ses provisions… et retrouver des connaissances
Dans les familles du Comtat, les achats alimentaires occupaient évidemment une place importante.
Mais venir au marché permettait aussi de croiser des personnes que l'on ne voyait pas nécessairement tous les jours.
Habitants de la ville, commerçants et producteurs des environs pouvaient se retrouver dans les mêmes rues.
Les échanges commerciaux et les relations sociales étaient étroitement liés.
Cependant, nous ne pouvons pas affirmer que telle ou telle personne de notre photographie était venue retrouver un voisin ou un membre de sa famille.
Nous n'avons aucun témoignage personnel identifiant les personnages.
C'est précisément l'une des limites de ce cliché.
Il conserve une foule extraordinaire, mais pas encore les noms de ceux qui la composaient.
Une rue remplie de visages anonymes
Et c'est peut-être ce qui me touche le plus.
Tout au fond de l'image, des dizaines de silhouettes deviennent presque impossibles à distinguer.
Plus près de nous, on aperçoit des personnes seules, des groupes et des passants qui semblent s'arrêter devant les étals.
Certaines personnes portent des vêtements sombres.
D'autres sont plus légèrement vêtues.
Il y a des chapeaux, des robes longues et des tenues de travail.
Nous ne connaissons ni leurs métiers ni leurs familles.
Mais tous ont participé, ce jour-là, à la vie du marché de Carpentras.
Et plus d'un siècle plus tard peut-être, nous continuons à regarder cette scène en essayant de comprendre leur quotidien.
Une description de 1927 qui ressemble étonnamment à cette photo
Voilà une découverte qui mérite d'être racontée.
En février 1927, un auteur nommé A. de Richaud, dans la revue Le Feu, évoque le marché de Carpentras.
Il décrit le vendredi comme une véritable arrivée de bruits, de paysans, de volailles et de marchandises, envahissant les rues et les places.
Le texte est repris dans une étude universitaire publiée en 1981.
C'est passionnant, car cette description correspond exactement à ce que l'on ressent devant notre photographie.
Quand le marché envahissait le centre ancien
Le marché n'était pas contenu dans un bâtiment unique.
Il débordait sur les places et les rues.
L'animation concernait une partie importante de la ville.
Les commerçants devaient organiser leurs installations en fonction de l'espace disponible.
Et les habitants savaient que le vendredi, le centre de Carpentras changeait de rythme.
Nous ne pouvons pas affirmer que notre photographie a été prise en 1927.
Mais nous possédons au moins un témoignage d'époque confirmant qu'au cours de ces années, le marché remplissait les rues d'une agitation exceptionnelle.
C'est une belle manière de faire dialoguer les archives et la photographie.
« Depuis un drone ! » : la plaisanterie qui fait sourire
La photographie a aussi provoqué un échange amusant.
Devant cette vue prise en hauteur, quelqu'un a plaisanté en affirmant qu'elle avait été réalisée depuis un drone.
Un autre a proposé un Zeppelin !
Évidemment, personne ne soutient sérieusement que le photographe utilisait un drone moderne.
Mais cette petite plaisanterie rappelle un détail intéressant.
D'où le photographe a-t-il pris cette vue ?
Une fenêtre ou un balcon au-dessus du marché ?
La photographie est prise suffisamment haut pour dominer les premiers étals.
On aperçoit les passants depuis un angle plongeant.
Les toitures des bâtiments proches apparaissent sur les côtés.
Il est donc plausible que le photographe se soit installé à une fenêtre ou à un balcon situé en hauteur.
Mais nous ne pouvons pas identifier le bâtiment exact.
L'expression « vue d'en haut de la place Sainte-Marthe », fournie avec l'image, indique une localisation générale, pas nécessairement le point précis où se trouvait l'appareil.
Ce serait pourtant intéressant à retrouver.
Car en trouvant la fenêtre d'origine, on pourrait peut-être réaliser une photographie actuelle depuis le même endroit.
Et voir tout ce qui a changé.
Le marché de Carpentras, une tradition bien plus ancienne que cette photographie
Un peu d'histoire permet de comprendre pourquoi le marché occupait une place aussi importante dans la vie carpentrassienne.
Son existence est attestée depuis le Moyen Âge.
Les documents historiques et les présentations de l'office de tourisme rappellent une reconnaissance de ses privilèges en 1155.
Voilà qui nous ramène bien loin avant les magasins, les publicités du Petit Provençal et les photographies anciennes.
Le vendredi, un rendez-vous de plusieurs siècles
Au fil du temps, le marché s'est développé dans différentes rues et places de Carpentras.
Les produits vendus ont changé.
Les modes de transport également.
Les étals et les règles commerciales ont évolué.
Mais le rendez-vous du vendredi s'est maintenu.
Les travaux historiques consacrés à Carpentras montrent que le marché a longtemps été une activité essentielle pour les producteurs, les commerçants et les habitants du Comtat Venaissin.
À certaines époques, les produits agricoles venus des campagnes environnantes occupaient naturellement une place importante.
Aujourd'hui, le marché continue de réunir des produits alimentaires, des vêtements, des fleurs et d'autres marchandises.
La tradition demeure, même si son organisation est différente.
Les saisons rythmaient les étals
Dans le territoire agricole du Comtat Venaissin, les saisons influençaient directement les productions.
Fruits, légumes, herbes et autres marchandises variaient au fil de l'année.
Le marché actuel conserve encore cette diversité.
Mais il serait imprudent de dresser une liste précise des produits présents sur notre photographie.
On ne distingue pas suffisamment les marchandises.
Nous pouvons raconter la tradition agricole de Carpentras, mais pas inventer le contenu exact des paniers photographiés.
La place Sainte-Marthe, un quartier commerçant qui a continué de vivre
La place Sainte-Marthe existe toujours dans le centre ancien de Carpentras.
Elle fait partie de ces lieux qui ont conservé un rôle dans l'activité commerciale et la circulation des habitants.
Les bâtiments ont évolué.
Les enseignes ont changé.
Les étals n'occupent plus forcément les mêmes espaces.
Mais cette partie de la ville reste liée aux commerces.
La vieille fontaine de Sainte-Marthe
La place possède également un élément patrimonial intéressant : sa fontaine, dont l'histoire remonte au XVIIIe siècle.
Un article consacré aux fontaines de Carpentras en a rappelé l'ancienneté.
La fontaine n'est pas clairement identifiable sur la photographie que nous étudions.
Il ne faut donc pas prétendre qu'elle apparaît dans l'image.
Mais elle constitue un autre repère pour retrouver l'histoire du quartier.
Une photographie actuelle prise depuis la place permettrait peut-être de relier les anciens bâtiments aux aménagements d'aujourd'hui.
Retrouver les commerces disparus
C'est l'une des enquêtes les plus intéressantes que cette photographie pourrait susciter.
Quels commerces occupaient les rez-de-chaussée ?
À qui appartenaient les enseignes visibles ?
Y avait-il une pharmacie, un marchand de journaux, une épicerie ou un café ?
Certains noms figurent peut-être dans les annuaires professionnels du début du XXe siècle.
Et il est possible que des familles carpentrassiennes possèdent encore des cartes postales montrant cette rue sous un autre angle.
Pour le moment, nous ne disposons pas de ces documents.
Mieux vaut conserver les questions ouvertes plutôt que leur inventer des réponses.
Ce que vous racontez ❤️
Voici cinq réactions authentiques à cette photographie. Elles sont légèrement reformulées pour être plus agréables à lire, sans changer leur sens. Lorsque le prénom d'un participant n'est pas connu, aucun prénom n'est inventé.
Sylvie — Retrouver l'année grâce aux commerces
La photo ne porte pas de date. Elle propose d'étudier les enseignes, notamment Le Petit Provençal, ainsi que les vêtements des passants pour retrouver l'époque.
Laurent — Une foule impressionnante
Ce qui le frappe immédiatement, c'est le nombre de personnes présentes sur le marché. Il trouve que l'affluence semble avoir beaucoup changé.
Nathalie — Le marché reste très vivant
Elle ne partage pas ce constat. Pour elle, le marché de Carpentras est toujours bien fréquenté, et il ne faut pas oublier l'animation des vendredis actuels.
Une lectrice — L'année reste à découvrir
Elle pose la question que beaucoup de personnes doivent se poser en regardant cette image : de quelle année peut bien dater cette photographie ?
Un passionné des chemins de fer — Une vue prise d'un drone ?
Avec humour, il plaisante sur l'angle très élevé de la photographie, en évoquant un drone. La discussion se prolonge même avec l'idée d'un Zeppelin !
Ces réactions ne sont pas de longs souvenirs familiaux comme ceux que nous retrouvons parfois dans les histoires des anciens commerces.
Mais elles apportent quelque chose d'important : des pistes pour dater l'image, des regards différents sur le marché et une interrogation sur le point de vue du photographe.
Et peut-être qu'un ancien Carpentrassien possédant la carte postale originale pourra encore compléter cette histoire.
Le marché d'hier et celui d'aujourd'hui : deux époques à ne pas opposer
Quand on regarde une photographie aussi animée, on a parfois envie de dire que tout était mieux autrefois.
Il y avait du monde.
Les rues étaient pleines.
Les commerçants occupaient les places.
Mais ce serait oublier que la vie quotidienne n'était pas forcément plus facile.
Les moyens de transport, les conditions de travail, l'hygiène et le confort ont considérablement changé.
On ne faisait pas ses achats dans les mêmes conditions.
Et les rues n'étaient pas toujours adaptées à une telle affluence.
Un marché qui n'a pas disparu
Le plus beau, finalement, c'est que Carpentras possède encore son marché du vendredi.
Il reste un grand rendez-vous pour les habitants et les visiteurs.
Le centre-ville accueille toujours des marchands, des producteurs et des personnes venues faire leurs courses.
D'autres quartiers et espaces ont été intégrés à son organisation.
On n'y retrouve pas exactement l'image ancienne, avec ses étals serrés et ses grandes publicités murales.
Mais on y retrouve une continuité.
Depuis des générations, le vendredi continue de rythmer la vie de Carpentras.
Ce que les photographies permettent de conserver
Les vieux clichés montrent des choses que les documents administratifs ne racontent pas toujours.
La manière dont les marchands occupaient la rue.
Les vêtements des clients.
La disposition des étals.
Les façades des commerces.
Et cette foule qui se pressait au milieu des marchandises.
Autant de détails qui pourraient disparaître de la mémoire collective si ces photographies n'étaient pas conservées et étudiées.
Le petit mot de Papy Chris ❤️
Tu sais ce qui me plaît dans cette vieille vue du marché de Carpentras ?
C'est cette foule incroyable.
Au départ, on regarde les maisons, les auvents et les enseignes.
Puis on s'aperçoit qu'il y a des gens absolument partout.
Des hommes avec leurs chapeaux, des femmes qui traversent, des passants arrêtés devant les étals et tous ces petits groupes que l'on distingue à peine au fond de la rue.
On aimerait savoir qui étaient ces personnes.
Si elles habitaient Carpentras ou les villages voisins.
Si elles travaillaient sur le marché ou venaient simplement faire leurs achats.
Mais pour le moment, nous n'en savons rien.
Et je préfère le reconnaître.
Ce qui me ferait vraiment plaisir, ce serait de retrouver un ancien commerce de cette rue, le nom d'un marchand ou la famille d'une personne photographiée.
Peut-être qu'un vieux carnet, une carte postale ou un album familial nous donnera un jour une réponse.
Je trouve aussi amusant de voir que cette photographie fait déjà discuter les Carpentrassiens.
Il y a ceux qui trouvent que le marché était beaucoup plus fréquenté autrefois.
Ceux qui rappellent qu'il est toujours très vivant.
Et ceux qui cherchent la date en examinant les robes, les chapeaux et les publicités.
Finalement, c'est cela que j'aime dans les vieilles photographies.
Elles nous obligent à regarder des détails auxquels on ne ferait plus attention aujourd'hui.
Une devanture.
Une enseigne.
Un balcon.
Un groupe de passants.
Et soudain, tout un morceau de ville recommence à nous intéresser.
Le marché de Carpentras a traversé les siècles. Mais ce sont les gens qui lui ont donné sa vie, vendredi après vendredi.
Et j'aimerais beaucoup que l'on retrouve encore quelques-uns de leurs noms.
Papy Chris ❤️
Questions fréquentes sur le marché de Carpentras autrefois
De quelle année date cette photographie du marché ?
L'année exacte n'est pas connue. Les vêtements, les enseignes et la publicité pour Le Petit Provençal orientent les recherches vers la première moitié du XXe siècle, sans permettre une datation précise.
Où a été prise cette photographie ?
Elle est présentée comme une vue prise en hauteur du côté de la place Sainte-Marthe à Carpentras. Le bâtiment depuis lequel le photographe a travaillé reste à identifier.
Pourquoi le marché était-il aussi fréquenté ?
Le marché de Carpentras réunissait les commerçants, les producteurs et une clientèle venue de la ville et des environs. Il occupait plusieurs rues et places du centre ancien.
Que signifie l'enseigne Le Petit Provençal ?
Elle fait référence à un ancien quotidien régional édité à Marseille entre 1880 et 1944. Une publicité pour ce journal apparaît sur l'un des murs de la photographie.
Depuis quand existe le marché de Carpentras ?
Son histoire remonte au Moyen Âge. Des privilèges concernant le marché sont attestés en 1155.
Le marché de Carpentras a-t-il toujours lieu le vendredi ?
Oui. Le grand marché provençal se tient toujours le vendredi matin dans le centre de Carpentras, avec une organisation qui a évolué au fil des siècles.
Peut-on retrouver les anciens commerces de la place Sainte-Marthe ?
C'est possible en recherchant des cartes postales, des annuaires commerciaux, des photographies de rues et des documents conservés dans les archives locales.
Pour prolonger les souvenirs du Vaucluse
À Carpentras, une autre histoire nous ramène aux souvenirs des familles : l'ancienne maternité Moricelly, où sont nés plusieurs générations de Carpentrassiens.
Pour découvrir les traditions de marché encore présentes autour de Nyons, retrouve également notre guide des marchés de Provence et de la Drôme provençale.
Ces histoires rejoignent les souvenirs du Vaucluse et notre collection Mémoire de France — Nos villes, nos villages, nos souvenirs.
Sources documentaires
- Une histoire de marché — Persée (1981) — Le rôle central du marché dans la vie de Carpentras et le témoignage écrit de 1927
- Bibliothèque nationale de France — Le Petit Provençal — Dates de publication du journal, 1880–1944
- Vaucluse Tourisme — Marché de Carpentras — Histoire du marché, reconnaissance en 1155 et tradition du vendredi
- Le Dauphiné Libéré — Fontaine de la place Sainte-Marthe — Histoire de la fontaine et du patrimoine de la place
Réactions locales : commentaires authentiques fournis avec la photographie ; aucun prénom ajouté lorsqu’il n’est pas connu.
Photographie fournie par le contributeur, provenance indiquée : Delcampe. Auteur et année exacte à identifier. Datation de 1900 indiquée par le contributeur.