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Église Saint-Vincent à Nyons : tableaux et histoire

Découvre l'église Saint-Vincent de Nyons, ses tableaux du XVIIe siècle, le mausolée de Philis de La Charce, son orgue et les horaires des messes.

Dans cette visite : tableaux, histoire, horaires et carte

Il y a des endroits à Nyons devant lesquels on passe sans forcément imaginer ce qu'ils renferment. L'église Saint-Vincent, en plein centre ancien, en fait partie.

Dehors, elle paraît assez sobre. Une façade de pierre, un clocher, un bâtiment qui accompagne depuis longtemps la vie des Nyonsais. Mais une fois à l'intérieur, c'est une autre histoire. Il y a les voûtes, les chapelles, les vitraux, le calme dont parlent souvent les visiteurs… et surtout des peintures vieilles de près de quatre siècles.

Et là, j'ai découvert quelque chose qui m'a vraiment intéressé : dans l'un des tableaux, peint en 1648, on distingue une représentation de Nyons avec ses anciennes murailles et son pont. Oui, notre ville s'est retrouvée au milieu d'une scène religieuse ! Et ce n'est qu'un des trésors de cette église, qui conserve aussi le mausolée de Philis de La Charce et un orgue à l'histoire étonnante.

Alors, que tu sois croyant ou non, si tu passes dans le vieux Nyons, prends quelques minutes pour pousser la porte. Je vais te raconter ce qu'il faut regarder.

Clocher en pierre et campanile de l’église Saint-Vincent de Nyons, au-dessus des toits de la vieille ville.
Le clocher de Saint-Vincent et les toits du vieux Nyons.

📜 L'église Saint-Vincent : quelques repères historiques

Les grandes étapes de l’histoire de Saint-Vincent
ÉpoqueCe qu'il faut savoir
972 et 981Premières mentions documentaires d'une église à cet emplacement
Moyen ÂgeDéveloppement du noyau religieux de Nyons, avec le prieuré Saint-Césaire et des cimetières
1526Consécration d'une ancienne église, détruite en 1562 durant les guerres de Religion
1614Date traditionnellement retenue pour l'église actuelle, reconstruite au début du XVIIe siècle
1643Fondation du couvent des Récollets à Nyons
1648Guillaume Perrier peint Les Deux Familles du Christ
1790Disparition du couvent des Récollets
1857Transfert des restes de Philis de La Charce dans son monument funéraire
1905Classement de nombreuses peintures au titre des Monuments historiques
2009–2010Grande restauration de l'église
2020Fin de la restauration de l'orgue et inauguration le 19 septembre

Ces repères proviennent de la Ville de Nyons, de la Conservation du patrimoine de la Drôme et des recherches historiques de la Société d'études nyonsaises.

Une église qui paraît simple, mais qui réserve bien des surprises

La première chose à remarquer à Saint-Vincent, c'est le contraste entre l'extérieur et l'intérieur.

On entre dans une vaste nef, bordée de dix chapelles latérales selon la présentation de la Ville. Les arcs, les voûtes et les pierres donnent à l'ensemble une certaine sobriété.

Ce n'est pas une cathédrale couverte de dorures.

Et c'est justement ce qui plaît à beaucoup de visiteurs. On peut y trouver un moment de silence, loin des conversations des terrasses et de l'animation du marché.

En été, les murs offrent également une fraîcheur bienvenue. L'hiver, en revanche, il peut faire froid. Comme souvent dans les anciens édifices religieux, le confort n'est pas celui d'une salle moderne !

Mais je conseille de ne pas traverser l'église trop rapidement.

Car derrière cette architecture assez discrète se cache une collection de peintures religieuses parmi les plus importantes du département.

Une histoire qui commence bien avant 1614

On dit souvent que l'église Saint-Vincent date du XVIIe siècle.

C'est vrai pour l'essentiel de l'édifice actuel, mais l'histoire du lieu est beaucoup plus ancienne.

Les documents patrimoniaux citent déjà une église à cet emplacement en 972 et 981.

Au Moyen Âge, elle faisait partie d'un ensemble religieux comprenant le prieuré Saint-Césaire et des cimetières.

Une autre église fut construite, puis remplacée au fil des siècles.

Les guerres de Religion ont marqué ce quartier. L'édifice consacré en 1526 est détruit en 1562. L'église que nous connaissons aujourd'hui est ensuite reconstruite au début du XVIIe siècle.

Voilà pourquoi un bâtiment qui paraît homogène peut cacher plusieurs époques de construction.

Le tableau de 1648 où l'on aperçoit le vieux Nyons

S'il n'y avait qu'une peinture à rechercher, je commencerais par celle-ci.

Les Deux Familles du Christ, réalisée en 1648 par Guillaume Perrier, est l'un des grands trésors de l'église.

L'artiste, né à Mâcon vers 1585 et mort à Lyon en 1656, était le frère du peintre François Perrier.

Son tableau représente un sujet religieux connu, mais avec une particularité assez rare : le Christ n'y apparaît pas comme un enfant, mais comme un jeune adulte.

Regarde entre les personnages : c'est Nyons !

Le plus étonnant se trouve dans la partie centrale de la composition.

Guillaume Perrier y a peint une vue de Nyons avec ses murailles et son pont.

Imagine un peu !

Nous sommes en 1648, bien avant la photographie. Et le peintre introduit dans son œuvre une représentation de la ville telle qu'on pouvait alors l'imaginer ou la connaître.

Le tableau n'est pas une carte topographique. Il ne faut pas croire que chaque pierre et chaque maison sont reproduites avec une exactitude photographique.

Mais c'est un témoignage visuel extraordinaire sur le Nyons d'autrefois.

Lorsque tu seras devant cette peinture, essaie de repérer cette petite ville au milieu de la scène.

On regarde soudain le tableau autrement.

Ce n'est plus seulement une œuvre religieuse. C'est aussi un morceau de notre patrimoine local.

Le tableau, signé et daté de 1648, était destiné au couvent des Récollets. Il a été classé Monument historique en 1905.

Les Récollets : le couvent disparu qui nous a laissé ses tableaux

C'est probablement l'histoire la plus méconnue de l'église Saint-Vincent.

La plupart de ses grandes peintures du XVIIe siècle n'ont pas été réalisées pour le bâtiment où elles se trouvent aujourd'hui.

Elles proviennent d'un autre établissement religieux de Nyons : le couvent des Récollets.

Ce couvent de religieux franciscains a été fondé en 1643. Il disparaît en 1790, pendant la période révolutionnaire.

Les bâtiments ont changé d'affectation, mais une partie importante de son patrimoine artistique a été conservée.

Une quinzaine d'œuvres venues du même couvent

D'après la Conservation du patrimoine de la Drôme, une quinzaine d'œuvres conservées à Saint-Vincent proviennent de cet ancien couvent.

Elles représentent notamment des scènes de la vie du Christ, de sa Passion et de plusieurs saints franciscains.

Cela explique pourquoi l'église possède aujourd'hui un ensemble aussi riche.

On ne s'attend pas forcément à trouver autant de peintures anciennes dans une église de petite ville.

Et pourtant, plusieurs sont classées au titre des Monuments historiques depuis 1905.

Pourquoi ces tableaux sont-ils si intéressants ?

Parce qu'ils nous ramènent à une époque où la peinture servait aussi à transmettre des histoires religieuses à une population qui ne savait pas toujours lire.

Les artistes utilisaient les visages, les gestes, les jeux de lumière et les couleurs pour faire comprendre une scène.

Certains personnages ressemblent à des gens ordinaires. D'autres portent des vêtements éclatants.

Et parfois, un détail minuscule raconte davantage que toute la composition.

C'est exactement ce qu'on découvre en prenant le temps de regarder les œuvres de Saint-Vincent.

L'Adoration des Bergers : une scène de la Nativité presque vivante

Voilà une autre peinture à ne pas manquer.

L'Adoration des Bergers représente l'entourage de Jésus à sa naissance.

Mais ici, pas seulement des personnages idéalisés.

Les bergers ressemblent à des gens du peuple. Leurs vêtements, leurs attitudes et la présence des animaux donnent à la scène un aspect très humain.

La lumière joue un rôle essentiel.

La Vierge se distingue notamment par un éclairage plus direct et des traits plus délicats.

Une peinture inspirée du Caravage

Ce style rappelle le caravagisme, ce courant artistique marqué par de forts contrastes entre l'ombre et la lumière et par des personnages représentés avec beaucoup de réalisme.

Le tableau est aujourd'hui attribué au peintre Guy François, originaire du Puy-en-Velay, même si certaines études ont également évoqué son frère Jean.

Dans des descriptions touristiques plus anciennes, on trouve aussi le nom du peintre espagnol Ribera.

Mais les travaux de la Conservation du patrimoine de la Drôme privilégient l'attribution à Guy François, ou éventuellement à son entourage familial.

C'est donc cette attribution prudente que je retiens.

Autre détail à chercher : saint François d'Assise et saint Bonaventure sont représentés dans la composition. Ils rappellent que la toile avait été commandée pour un couvent franciscain.

Encore une fois, chaque personnage a sa raison d'être.

Saint Bonaventure et les quatre tableaux d'un peintre inconnu

Dans l'église, il ne faut pas s'arrêter aux deux œuvres les plus célèbres.

Plusieurs autres méritent qu'on prenne quelques minutes pour les observer.

Saint Bonaventure dans son cabinet de travail

Cette peinture, attribuée à Guy François, représente saint Bonaventure dans un intérieur rempli d'objets.

On y découvre des livres, un crâne et un sablier.

Ce sont les éléments d'une vanité, un genre de peinture qui rappelle le passage du temps et la fragilité de l'existence humaine.

Saint Bonaventure apparaît en conversation avec Thomas d'Aquin.

Le crucifix tient une place centrale dans le message de la scène.

Mais si tu aimes les détails, regarde surtout les livres, les objets posés autour des personnages et la couleur rouge du chapeau de cardinal.

On dirait presque que le peintre nous invite à entrer dans une pièce du XVIIe siècle.

Le Christ chez Marthe et Marie

Ce tableau appartient à une série de quatre œuvres attribuées à un même peintre français, resté anonyme.

La scène est divisée en deux espaces.

D'un côté, Marthe s'adresse au Christ. De l'autre, Marie est agenouillée dans une attitude de prière.

À l'arrière-plan, une femme porte une cruche, rappelant les occupations matérielles.

Le peintre oppose ainsi les tâches quotidiennes et la vie spirituelle.

Tout est raconté avec les gestes des personnages.

La Mise au tombeau

Dans cette autre peinture, on découvre une scène particulièrement émouvante autour du corps du Christ.

Une femme s'agenouille près de ses pieds. Une autre porte les instruments de la Passion.

Au fond, le peintre a représenté le calvaire et les murailles d'une ville.

Les mouvements des corps et les couleurs rappellent notamment les influences vénitiennes et maniéristes.

C'est une œuvre devant laquelle les amateurs de peinture ancienne peuvent s'arrêter longtemps.

Ecce Homo et la rencontre avec Marie-Madeleine

Les deux autres tableaux de cette série sont Ecce Homo et La Rencontre du Christ et de Marie-Madeleine, également connue sous le titre Noli me tangere.

Le premier représente le Christ après son jugement, avec sa couronne d'épines.

Le second montre Marie-Madeleine découvrant le Christ ressuscité.

Ces quatre tableaux ont été regroupés par les spécialistes parce qu'ils présentent des caractéristiques stylistiques communes.

Leur auteur exact n'est pas identifié avec certitude.

Et je trouve intéressant de le préciser : même les spécialistes ne connaissent pas toujours le nom de ceux qui nous ont laissé ces œuvres.

Saint Vincent, Saint Pascal Baylon et les retables anciens

L'église conserve également un grand tableau représentant saint Vincent, son patron.

Il est installé dans un ensemble comprenant un retable en bois sculpté dont certains éléments proviennent de l'ancien monastère de Saint-Cézaire.

Ce mobilier est lui aussi classé au titre des Monuments historiques.

Autre œuvre à remarquer : Saint Pascal Baylon adorant le Saint-Sacrement.

Pascal Baylon était un religieux franciscain espagnol du XVIe siècle, connu pour sa dévotion à l'Eucharistie.

Le tableau rappelle encore une fois le lien entre l'église actuelle et l'ancien couvent des Récollets.

Enfin, l'église possède aussi un remarquable tabernacle sculpté par Pascal Jouvenet, religieux récollet originaire de Rouen.

Quand on commence à regarder tous ces objets, on comprend que Saint-Vincent n'est pas seulement un monument ancien.

C'est aussi un lieu où s'est conservée une partie du travail des peintres, des sculpteurs et des artisans d'autrefois.

Philis de La Charce : une héroïne du Dauphiné repose à Nyons

C'est l'autre grande histoire que j'avais envie de raconter.

Dans l'église Saint-Vincent se trouve le mausolée de Philis de La Charce, née en 1645 et morte en 1703.

Son nom est bien connu dans l'histoire des Baronnies et du Dauphiné.

On l'a souvent surnommée la « Jeanne d'Arc du Dauphiné ».

Une histoire qui remonte à 1692

À cette époque, les troupes du duc de Savoie menacent une partie du Dauphiné.

Selon les récits traditionnels, Philis de La Charce aurait rassemblé des habitants et pris la tête d'une résistance armée contre les envahisseurs.

L'image est belle : une femme à cheval, entraînant les villageois à défendre leur pays.

Mais les historiens ont depuis longtemps discuté l'ampleur réelle de ses exploits.

Les recherches publiées par la Société d'études nyonsaises rappellent notamment un document notarié du 26 juin 1702, conservé aux Archives départementales de la Drôme.

Philis y évoque elle-même les événements de 1692.

Ce témoignage suggère surtout une mobilisation locale contre des soldats venus imposer des contributions, plutôt qu'une grande victoire militaire telle que la légende l'a racontée.

Ce qui n'enlève rien à l'intérêt du personnage.

Bien au contraire.

On découvre une femme qui a marqué les mémoires, puis dont l'histoire a été amplifiée au fil des siècles.

Son mausolée à Saint-Vincent

Philis de La Charce meurt à Nyons en 1703.

Elle est d'abord inhumée dans l'église paroissiale.

Au milieu du XIXe siècle, un monument funéraire lui est consacré, avec un transfert solennel de ses restes en 1857.

Le mausolée se trouve près de l'entrée, dans le secteur des fonts baptismaux.

Voilà un élément que beaucoup de visiteurs peuvent manquer s'ils avancent directement vers le chœur.

Et pourtant, c'est un témoignage important de notre histoire locale.

La légende de Philis a dépassé les frontières des Baronnies. Mais c'est bien à Nyons que l'on retrouve ce monument consacré à sa mémoire.

L'orgue Saint-Vincent : une histoire de musique et de restauration

L'orgue mérite une vraie place dans la découverte de l'église.

Pendant longtemps, cet instrument a connu des modifications, des réparations et plusieurs campagnes de travaux.

La Ville de Nyons indique qu'un orgue avait été acheté en 1823 à un médecin de Bollène.

L'instrument a ensuite évolué au fil du temps.

Un orgue achevé en 1971

Dans les années 1960, la paroisse entreprend une nouvelle transformation importante.

Le facteur d'orgues Philippe Hartmann intervient et l'instrument actuel est achevé en 1971.

Il possède 916 tuyaux en étain et en bois, répartis sur deux claviers et un pédalier, avec treize registres.

C'est un instrument entièrement mécanique, apprécié pour ses sonorités particulières.

Une grande restauration achevée en 2020

Au fil des années, l'orgue avait besoin d'une nouvelle intervention.

En 2016, l'Association des amis de l'orgue de l'église Saint-Vincent se mobilise avec la paroisse et la municipalité.

Les travaux débutent en 2019.

Une partie importante de l'instrument est démontée et envoyée dans les ateliers de la Manufacture languedocienne des grandes orgues, à Lodève.

Les spécialistes restaurent notamment les sommiers, les mécanismes et la tuyauterie.

Le chantier représente un investissement de 106 802 euros, financé par plusieurs partenaires publics, religieux, associatifs et des donateurs.

L'orgue restauré est inauguré le 19 septembre 2020.

Voilà pourquoi il ne faut plus annoncer sa restauration comme un projet à venir.

Aujourd'hui, l'histoire à raconter est celle d'un instrument qui a retrouvé ses qualités musicales grâce à plusieurs années de mobilisation.

Des concerts dans l'église

Les visiteurs évoquent régulièrement la belle acoustique de Saint-Vincent.

Certains se souviennent notamment d'avoir entendu des chorales ou des ensembles musicaux dans cette nef.

L'église reste un lieu de culte, mais elle accueille également des événements musicaux lorsque la programmation le prévoit.

Si tu aimes les concerts, consulte les annonces de la paroisse et l'agenda local avant de te déplacer.

L’orgue en vidéo avec la Ville de Nyons

Vidéo YouTube

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Une restauration qui a révélé des vestiges étonnants

Lorsque l'église a été rénovée en 2009 et 2010, les travaux ne se sont pas limités aux façades, aux toitures ou aux peintures.

Ils ont également permis de réaliser des observations archéologiques.

Et les découvertes valent le détour.

Au nord de l'église, les travaux d'installation d'une chaufferie enterrée ont révélé plusieurs vestiges anciens.

Les archéologues ont notamment identifié des murs antiques, une sépulture médiévale, des traces d'un ancien espace funéraire et des objets témoignant de différentes périodes d'occupation.

Une borne milliaire du IVe siècle fait aussi partie des éléments étudiés.

Même les murs cachent des histoires

La fiche patrimoniale décrit également la découverte d'un vase ancien qui aurait été utilisé comme vase de résonance dans l'édifice.

Ce type de dispositif était destiné à intervenir dans les propriétés acoustiques d'un bâtiment.

J'aime beaucoup cette idée.

On parle aujourd'hui de la belle acoustique de Saint-Vincent, et les recherches sur l'église permettent de retrouver des éléments témoignant de préoccupations acoustiques plus anciennes.

Il faut cependant rester prudent : tous les vestiges retrouvés ne sont pas visibles lors d'une visite ordinaire.

Les fouilles servent d'abord à mieux comprendre l'histoire du lieu.

❤️ Ce que les visiteurs apprécient

Les avis consacrés à Saint-Vincent mettent souvent en avant plusieurs aspects de la visite.

La tranquillité. Certains visiteurs aiment pouvoir entrer quelques minutes et profiter du calme, même lorsqu'ils ne viennent pas pour une célébration religieuse.

Les chapelles et les voûtes. Les arcades latérales, la nef unique et la simplicité de l'architecture font partie des éléments appréciés.

L'entretien de l'église. Plusieurs visiteurs soulignent que le bâtiment paraît soigné, notamment après les restaurations.

L'acoustique. Les témoignages de personnes ayant assisté à des concerts ou à des répétitions de chorale évoquent une expérience musicale agréable.

La situation au centre de Nyons. L'église se découvre facilement lors d'une promenade dans la vieille ville.

Tout le monde n'y vient pas pour la même chose.

Certains cherchent un monument historique, d'autres s'intéressent aux peintures, à la musique ou simplement à un moment de recueillement.

Et si tu t'attends à une église entièrement couverte de décors spectaculaires, tu pourrais être surpris par la sobriété de la nef.

Mais c'est justement ce contraste qui rend les tableaux anciens particulièrement intéressants.

Horaires de visite et messes à l'église Saint-Vincent

Pour préparer une visite, il faut bien distinguer l'ouverture de l'édifice et les horaires des célébrations religieuses.

Adresse et ouverture

Église Saint-Vincent de Nyons

16 rue de la Résistance

26110 Nyons, Drôme provençale

Les informations touristiques annoncent une ouverture tous les jours de 9 h à 18 h 30.

Il peut toutefois y avoir des modifications en raison des offices, des cérémonies, de travaux ou d'événements particuliers.

La visite libre est gratuite.

Pour découvrir simplement l'intérieur, compte environ 15 à 30 minutes. Si tu souhaites observer les tableaux et lire les notices, une visite plus longue sera bien plus agréable.

Horaires des messes

Les horaires habituels indiqués par les services paroissiaux sont les suivants :

Messes habituellement annoncées : vérifier la date auprès de la paroisse
CélébrationHoraire habituellement annoncé
Messe du dimanche à Saint-Vincent10 h 30
Messe du jeudi à Saint-Vincent10 h
Messe du mardi9 h, à la chapelle du Centre Saint-Vincent

Les célébrations peuvent changer lors des fêtes religieuses, des vacances ou des événements paroissiaux.

Pour les dates précises, mieux vaut consulter Messes.info ou le site de l'unité pastorale Entre Lance et Ventoux.

Qui est le curé de Saint-Vincent ?

L'église relève de la paroisse Saint-François d'Assise en Nyonsais, rattachée au diocèse de Valence.

Le père Christophe Rivière exerce la responsabilité de curé in solidum modérateur, confirmée par une nomination diocésaine en 2026.

Il partage cette charge avec d'autres prêtres, dont le père Joël Guintang.

Pour contacter l'unité pastorale :

Téléphone : 06 77 04 54 08

Courriel : up.elev@valence.cef.fr

Les permanences et coordonnées actualisées figurent sur le site paroissial.

Une visite à faire au cœur du vieux Nyons

L'église Saint-Vincent est bien placée pour découvrir le centre historique à pied.

Si tu viens le jeudi matin, tu peux commencer par le marché de Nyons, puis t'éloigner un peu des étals pour entrer dans l'église.

Après la visite, tu peux retrouver les vieilles ruelles de Nyons et leurs passages anciens.

En poursuivant la promenade, le Pont Roman offre une tout autre découverte du patrimoine local.

Et si tu as encore envie de marcher, monte vers la Tour Randonne, transformée en chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.

Ces monuments racontent chacun une période différente de l'histoire de la ville.

Tu peux aussi prolonger tes recherches dans notre rubrique Histoire et patrimoine de Nyons.

Carte : quatre étapes à pied dans le vieux Nyons

Une promenade à organiser à ton rythme : Saint-Vincent, les ruelles autour de la place du Docteur Bourdongle, le Pont Roman et la Tour Randonne. Le centre ancien comporte des pavés et des pentes ; la montée à la Tour peut demander un effort.

  1. Église Saint-Vincent

    Départ : l’église et ses tableaux du XVIIe siècle.

    Repérer ce lieu ↗
  2. Les vieilles ruelles

    Un repère pour explorer les ruelles du centre ancien.

    Repérer ce lieu ↗
  3. Le Pont Roman

    Rejoindre le pont et les vues sur l’Eygues.

    Repérer ce lieu ↗
  4. La Tour Randonne

    La montée comporte des pentes et des marches.

    Repérer ce lieu ↗

Ouvrir les quatre étapes à pied ↗

La promenade dans le centre ancien

La carte Google Maps se charge après ton accord pour les cartes externes. Les lieux et le lien d’itinéraire restent accessibles sans la carte.

Questions fréquentes sur l'église Saint-Vincent de Nyons

Où se trouve l'église Saint-Vincent ?

Au 16 rue de la Résistance, dans le centre ancien de Nyons, à proximité des rues commerçantes et des principaux monuments historiques.

L'entrée de l'église est-elle gratuite ?

Oui, la visite libre est gratuite. Il faut simplement respecter les offices et les espaces réservés aux célébrations.

Quels sont les horaires d'ouverture ?

Les informations touristiques annoncent une ouverture quotidienne de 9 h à 18 h 30, sous réserve des cérémonies et des modifications ponctuelles.

Quels tableaux faut-il absolument regarder ?

Les Deux Familles du Christ de Guillaume Perrier, L'Adoration des Bergers, Saint Bonaventure dans son cabinet de travail, Le Christ chez Marthe et Marie et La Mise au tombeau.

Peut-on vraiment voir Nyons dans un tableau de 1648 ?

Oui. Guillaume Perrier a peint une vue de Nyons avec ses murailles et son pont dans Les Deux Familles du Christ. Cette particularité est confirmée par le service du patrimoine de la Drôme.

Où se trouve le mausolée de Philis de La Charce ?

Dans l'église Saint-Vincent, près de l'entrée et des fonts baptismaux. Ce monument lui a été consacré au milieu du XIXe siècle.

À quelle heure a lieu la messe du dimanche ?

L'horaire habituel est 10 h 30. Il faut vérifier le programme paroissial pour un dimanche précis.

Qui est le curé de Saint-Vincent ?

Le père Christophe Rivière est curé in solidum modérateur de la paroisse Saint-François d'Assise en Nyonsais.

Peut-on assister à des concerts dans l'église ?

Oui, l'église accueille des événements musicaux selon sa programmation. Son orgue, restauré en 2020, fait partie du patrimoine musical de Nyons.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Tu sais, ce que j'aime avec notre patrimoine nyonsais, c'est qu'on croit parfois connaître un endroit simplement parce qu'on passe souvent devant.

L'église Saint-Vincent en est un bel exemple.

On voit son clocher, on connaît sa situation dans le centre ancien, on sait qu'il y a des messes et parfois des concerts.

Mais combien d'entre nous ont vraiment pris le temps de regarder les tableaux ?

Celui de Guillaume Perrier, avec une vue de Nyons peinte en 1648. Les scènes religieuses venues du couvent des Récollets. Les livres, le crâne et le sablier de saint Bonaventure.

Et puis il y a Philis de La Charce, cette figure du Dauphiné dont le mausolée rappelle une histoire à mi-chemin entre les archives et la légende.

Même l'orgue a sa propre aventure, avec ses centaines de tuyaux et les années de travail nécessaires pour lui redonner ses sonorités.

Alors, la prochaine fois que tu passeras près de Saint-Vincent, ne te contente pas de regarder la façade.

Entre quelques minutes, avance tranquillement dans la nef et prends le temps d'observer.

Parce qu'à Nyons, nous avons parfois des trésors juste sous les yeux, sans même nous en rendre compte.

Papy Chris ❤️

Sources historiques et renseignements utiles

Sources et renseignements contrôlés le . L’ouverture touristique de 9 h à 18 h 30 provient d’une fiche mise à jour en 2017 : confirme les conditions si tu viens exprès. Les horaires des messes correspondent au programme paroissial d’octobre 2026 ; consulte le programme actualisé avant de te déplacer.

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