Mémoire de France — Hauts-de-France · Nord (59) · Lille

Jardin des enfants de Lille : la pataugeoire et les souvenirs du parc de la Citadelle

Lille autrefois : retrouvez la pataugeoire du jardin des enfants, le zoo, le petit train de Nounours et les souvenirs d'enfance au parc de la Citadelle.

Il y a des photographies qui nous ramènent instantanément en enfance.

Celle-ci en fait partie.

Nous voici à Lille, dans le jardin des enfants du parc de la Citadelle, à une époque où les jeux étaient faits de tubes en béton, de barres métalliques, de sable et de quelques installations que les parents d'aujourd'hui regarderaient probablement avec étonnement.

Au premier plan, une bande d'enfants s'amuse sur les structures métalliques. Certains grimpent, d'autres se tiennent en équilibre, tandis que plusieurs petits explorent une drôle de construction composée de gros cylindres.

À gauche, une longue pataugeoire aux formes arrondies occupe une partie du jardin.

Et derrière tout cela, de grands arbres, des promeneurs, des parents qui surveillent leurs enfants et une foule de petits Lillois heureux de passer un après-midi dehors.

Mais ce qui rend cette photographie si particulière, ce sont les souvenirs qu'elle fait revenir.

Le grand éléphant sur lequel on grimpait.

Le monsieur qui vendait des cacahuètes à l'entrée du zoo.

Les singes et les sangliers qui impressionnaient les enfants.

Le petit train conduit par un nounours.

Les journées de vacances passées au parc parce que la famille ne pouvait pas partir ailleurs.

Et cette petite fille qui se souvient encore d'être tombée toute habillée dans la pataugeoire !

Bienvenue dans le Lille de notre enfance, quand une journée au jardin des enfants pouvait devenir le plus beau souvenir de l'été.

Le jardin des enfants de Lille : une photographie qui raconte toute une époque

Regardons attentivement cette image.

La première chose qui frappe, c'est l'espace.

Le jardin paraît vaste, ouvert, entouré de grands arbres qui apportent de l'ombre aux familles.

Au fond, les promeneurs sont nombreux. Certains sont debout, d'autres assis, tandis que les enfants passent d'un jeu à l'autre.

La photographie montre un lieu particulièrement animé.

La grande pataugeoire aux courbes arrondies

Sur la gauche apparaît un bassin peu profond, aux contours irréguliers.

C'est cette fameuse pataugeoire dont tant de Lillois se souviennent encore.

Son dessin, avec ses grandes courbes, contraste avec les lignes droites des jeux métalliques du premier plan.

Sur l'image, on ne distingue pas clairement d'enfants en train de se baigner dans le bassin.

En revanche, plusieurs témoignages confirment que les enfants y jouaient et s'y rafraîchissaient.

Certains y ont même fait leurs premières expériences involontaires de baignade !

Des jeux en métal, du sable et de gros tuyaux

Au premier plan, les enfants grimpent sur des barres métalliques.

L'un passe une jambe par-dessus une barre.

Une petite fille se tient près du sol.

D'autres s'installent sur une structure formant une sorte de cage à grimper.

À droite, de gros cylindres posés horizontalement semblent servir de tunnels de jeu.

Les enfants pouvaient s'y glisser, les escalader et inventer leurs propres aventures.

Rien de très sophistiqué.

Pas d'écran.

Pas d'installation électronique.

Simplement quelques équipements et beaucoup d'imagination.

Il faut cependant éviter de présenter ces jeux comme idéalement sécurisés : les normes et les préoccupations en matière de prévention des accidents ont beaucoup évolué depuis cette époque.

Le parc de la Citadelle : depuis quand les petits Lillois viennent-ils jouer ici ?

L'histoire du lieu est ancienne.

La Citadelle de Lille est construite entre 1667 et 1670, sous la direction de Vauban, après la conquête de la ville par Louis XIV.

Pendant longtemps, ce secteur est d'abord lié à la défense militaire.

Mais au fil des siècles, les espaces qui entourent les fortifications prennent également une place importante dans les promenades et les loisirs.

Les habitants connaissent notamment ce grand espace boisé sous le nom de Bois de Boulogne de Lille.

Du terrain militaire au grand espace familial

Peu à peu, les abords de la Citadelle deviennent un lieu apprécié pour marcher, prendre l'air et se retrouver.

C'est ici que se développeront le jardin des enfants et le jardin zoologique.

Le secteur offre un avantage évident : il est suffisamment proche de la ville pour permettre aux familles d'y venir sans organiser un grand déplacement.

Et pour les enfants, quel bonheur de quitter les rues et les maisons pour découvrir les arbres, les animaux et les jeux !

Un jardin des enfants déjà bien présent dans les années 1950

Un document particulièrement intéressant, publié en 1955 par une société savante d'histoire naturelle, décrit le parc zoologique de Lille et ses environs.

Il explique que le secteur réunit alors plusieurs éléments : un jardin d'enfants de plusieurs hectares, un zoo et un vaste bois.

Voilà qui confirme que le jardin n'était pas une simple petite installation provisoire.

Il faisait partie d'un véritable ensemble de loisirs destiné aux familles.

Le même document évoque l'importance de la fréquentation du parc et l'entretien assuré par les services municipaux.

Notre photographie s'inscrit donc dans une histoire de longue durée : celle d'un grand lieu de détente populaire où plusieurs générations d'enfants lillois ont grandi.

La pataugeoire : le rendez-vous des beaux jours

Pour beaucoup d'anciens habitués, c'est le bassin qui réveille les souvenirs les plus précis.

À une époque où toutes les familles ne disposaient pas de vacances à la mer, une promenade au parc pouvait suffire à faire la joie des enfants.

Et lorsque le soleil apparaissait dans le ciel du Nord, la pataugeoire devenait particulièrement attirante.

Une petite baignade au milieu du jardin

Il ne s'agissait évidemment pas d'une piscine olympique.

Le principe était beaucoup plus simple.

Un bassin peu profond, spécialement associé aux jeux des enfants, permettait de profiter de l'eau pendant les journées agréables.

Autour, les adultes pouvaient surveiller leurs petits ou profiter de la promenade.

Certains enfants se contentaient de tremper les pieds.

D'autres avaient envie d'aller un peu plus loin.

Et il y avait parfois quelques surprises.

Nathalie est tombée dans l'eau toute habillée

Nathalie raconte qu'elle se souvient parfaitement de cette pataugeoire.

Petite fille, elle y était tombée alors qu'elle portait encore ses vêtements.

Un accident sans gravité dans son souvenir, devenu une anecdote amusante des années plus tard.

Ce genre de détail fait sourire.

Car lorsqu'on est enfant, on ne pense pas au linge mouillé, aux chaussures à faire sécher ou aux éventuels reproches en rentrant à la maison.

On se souvient surtout de la surprise et de l'aventure.

Et des décennies après, un simple bassin sur une photographie suffit à faire revenir la scène.

Martine y passait des heures avec sa maman

Martine se souvient également des journées où sa mère l'emmenait au parc avec les autres enfants de la famille.

La pataugeoire faisait partie des grands plaisirs de la sortie.

Pas besoin d'une activité compliquée.

On pouvait rester longtemps au bord de l'eau, jouer avec les autres et profiter d'une journée qui semblait ne jamais finir.

D'autres anciens visiteurs racontent encore avoir pataugé dans ce bassin, parfois plusieurs décennies avant sa transformation.

La photographie ne donne pas la date exacte de ces souvenirs, mais les témoignages montrent que le lieu a marqué plusieurs générations.

Le grand éléphant : qui se souvient de cette attraction ?

Voilà l'un des détails les plus intéressants.

Chantal évoque un grand éléphant installé à proximité, sur lequel les enfants pouvaient grimper.

Il n'apparaît pas clairement sur la photographie que nous avons aujourd'hui.

Mais son souvenir mérite d'être conservé.

Car ces grandes structures figuratives ont longtemps fait partie du paysage de nombreux jardins d'enfants.

On grimpait dessus.

On essayait d'atteindre le sommet.

On se lançait des défis entre copains.

Et les parents surveillaient parfois avec une certaine inquiétude les plus intrépides !

Il serait intéressant de retrouver une photographie de cet éléphant pour connaître son apparence exacte et son emplacement dans le jardin.

Les anciens jeux étaient très différents

Alain se souvient également des grandes installations métalliques destinées à grimper.

Il évoque une piste cycliste en circuit et différents équipements qui animaient les journées des enfants.

Ces jeux peuvent sembler rudimentaires au regard des installations modernes.

Mais ils offraient beaucoup de possibilités.

On pouvait courir, grimper, se poursuivre et inventer des histoires.

Il fallait également apprendre à partager les jeux avec les autres enfants, attendre son tour et parfois accepter quelques égratignures.

Le fameux coin de sable

Éric se souvient, lui, d'un espace de sable dans les années 1960.

Il lui donne même un surnom peu flatteur, le « bac à poux », en évoquant les petites bêtes qu'il pensait y rencontrer.

Il s'agit d'un souvenir personnel, pas d'un constat sanitaire établi.

Mais cette remarque rappelle combien les espaces de jeux d'autrefois étaient différents des installations actuelles, avec des sols et des équipements qui ne répondaient pas nécessairement aux mêmes règles d'entretien et de sécurité.

C'était un autre temps.

Pas forcément meilleur sur tous les points, mais profondément ancré dans la mémoire de ceux qui l'ont vécu.

À côté du jardin, le zoo de Lille et ses animaux

Impossible de raconter le jardin des enfants sans évoquer son voisin : le zoo de Lille.

Dans les souvenirs de plusieurs habitants, les deux visites semblent presque indissociables.

On allait voir les animaux.

Puis on retrouvait les jeux.

Ou l'on faisait l'inverse.

Et une journée entière pouvait passer ainsi.

Le zoo apparaît au début des années 1950

Les histoires consacrées au parc zoologique situent son ouverture autour de 1950.

À l'origine, il constitue l'un des espaces d'un ensemble de loisirs destiné aux enfants.

Il présente notamment des animaux de ferme, des oiseaux et différentes espèces présentes dans la région.

Des sangliers, des daims et des cerfs font partie des animaux mentionnés dans les descriptions historiques.

En 1953, des rangées de volières viennent compléter les installations.

Le zoo se développe progressivement.

Les singes et les sangliers impressionnaient Pierre

Pierre se souvient très bien de ses visites entre 1964 et 1966.

Il venait au jardin des enfants après avoir parcouru le zoo.

Les sangliers l'impressionnaient particulièrement.

Les singes aussi.

Voilà un souvenir très parlant.

Pour un enfant qui connaissait surtout les animaux de la maison, de la rue ou de la campagne, découvrir certaines espèces représentait une vraie aventure.

Et lorsqu'on ressortait du zoo, il restait encore les jeux du jardin !

Des animaux de plus en plus nombreux

Au cours des années 1960, le zoo continue de s'agrandir.

Les récits historiques évoquent l'arrivée de nouveaux singes et la construction d'une maison tropicale en 1962.

L'établissement prend peu à peu une dimension plus importante.

Mais le regard porté sur les zoos a également évolué.

Aujourd'hui, les conditions de vie des animaux, la taille des enclos et les objectifs de conservation occupent une place bien plus grande dans le débat public.

Certains anciens visiteurs conservent des souvenirs heureux de leurs découvertes.

D'autres, avec le recul, regrettent les conditions dans lesquelles certaines espèces étaient présentées.

Ces deux perceptions font partie de l'histoire du lieu.

Le monsieur qui vendait des cacahuètes à l'entrée du zoo

Revenons au souvenir de Chantal.

Elle ne parle pas seulement du grand éléphant.

Elle se rappelle aussi un monsieur installé à l'entrée du zoo, qui vendait des cacahuètes.

Un détail minuscule, pourrait-on penser.

Et pourtant, c'est exactement le genre de souvenir qui rend une histoire vivante.

Car autour des grands lieux de promenade, il y avait aussi de petits vendeurs.

Des personnes qui faisaient partie du décor quotidien.

On ne connaît pas ici le nom de ce marchand, ni les années précises de son activité.

Mais Chantal se souvient de lui.

Et cela suffit à comprendre qu'il avait marqué les habitués.

Pour les enfants, la visite du jardin ne se résumait donc pas aux jeux et aux animaux.

Il y avait aussi toutes ces petites habitudes familiales qui accompagnaient la promenade.

Le petit train conduit par Nounours : un souvenir inoubliable

Alors là, nous touchons à quelque chose qui semble avoir marqué énormément de Lillois !

Plusieurs personnes évoquent spontanément un petit train.

Mais pas n'importe lequel.

Un petit train conduit par un nounours !

Corinne, Isabelle, Aimé et Martine en gardent notamment le souvenir.

Certains parlent d'un petit train rouge.

D'autres se rappellent surtout son conducteur si particulier.

Nounours au volant du petit train

Imaginez le bonheur des petits.

Après les jeux et les animaux, on montait dans un petit train pour faire un tour.

Et à l'avant, un nounours semblait conduire la promenade.

Voilà une attraction qui n'avait pas besoin d'être rapide ou spectaculaire pour devenir inoubliable.

Le simple plaisir de monter à bord suffisait.

Pour beaucoup d'enfants, c'était probablement l'un des moments attendus de la sortie.

Un petit train déjà présent avant le Parc des Poussins

Ce souvenir possède également un intérêt historique.

Les récits consacrés à l'ancien Parc des Poussins indiquent que le petit train conduit par Nounours existait déjà dans les années 1960.

Lorsque l'exploitation du parc se développe sous le nom des Poussins à partir de 1986, le petit train appartient donc déjà à la mémoire des familles.

Il ne faut toutefois pas confondre l'ancien jardin des enfants, le petit train et les différentes phases d'aménagement du parc d'attractions.

Le site a connu plusieurs évolutions.

Mais les souvenirs se rejoignent autour de cette attraction si particulière.

Isabelle venait avec ses grands-parents

Isabelle raconte qu'elle fréquentait le jardin des enfants lorsqu'elle était petite.

Elle y venait avec ses grands-parents.

Et elle se souvient notamment du petit train rouge avec son ours conducteur.

C'est une jolie illustration de la transmission entre générations.

Le grand-père et la grand-mère accompagnaient les enfants au parc.

Puis les années passaient.

Et ces enfants, devenus adultes, conservaient le souvenir de cette journée passée ensemble.

Il suffit parfois d'un jouet, d'un manège ou d'un petit train pour faire revenir tout un visage aimé.

Quand on ne partait pas en vacances, on allait à la Citadelle

C'est probablement l'un des témoignages les plus émouvants.

Bernadette explique qu'elle a passé de très belles journées de vacances dans ce jardin.

Sa famille ne partait pas en voyage pendant les vacances.

Alors le parc constituait l'un de ses lieux de détente.

Et elle en garde un merveilleux souvenir.

Des vacances près de chez soi

Cette remarque rappelle une réalité de nombreuses familles pendant les décennies d'après-guerre.

Partir plusieurs semaines à la mer ou à la montagne n'était pas toujours possible.

Pour des raisons financières, professionnelles ou familiales, certaines personnes passaient l'été dans leur ville.

Mais cela ne signifiait pas nécessairement qu'elles ne profitaient pas des vacances.

Les parcs publics, les jardins, les fêtes foraines, les promenades et les sorties familiales occupaient alors une place importante.

Le jardin des enfants offrait justement ce type de possibilité.

On venait pour quelques heures.

Ou pour une grande partie de la journée.

Les enfants couraient.

Les adultes discutaient.

Et l'on rentrait à la maison avec la sensation d'avoir passé un bel après-midi.

Ce lieu représentait parfois beaucoup plus qu'un simple parc

Bertrand se souvient lui aussi de ces moments et explique qu'il n'y avait pas tant d'autres possibilités de loisirs.

Cette remarque aide à comprendre l'attachement au jardin.

Aujourd'hui, les familles ont accès à une offre très variée : cinémas, centres de loisirs, équipements sportifs, activités numériques et voyages.

Mais pour les enfants d'autrefois, un bassin, quelques jeux et un petit train pouvaient déjà représenter une véritable aventure.

Ce qui compte, ce n'est pas toujours le nombre d'attractions.

C'est le souvenir que l'on garde de la journée.

Les grands-parents, les mamans et les premières sorties en famille

En parcourant les souvenirs des habitants, on remarque une chose.

Beaucoup ne parlent pas seulement des jeux.

Ils parlent aussi des personnes avec lesquelles ils venaient.

Une maman.

Un grand-père.

Une grand-mère.

Un cousin.

Une petite fille.

Nicole et son cousin, il y a plusieurs décennies

Nicole se souvient du jardin comme d'un lieu qui a accompagné toute son enfance.

Elle évoque notamment les moments passés avec son cousin, près de soixante-dix ans auparavant.

C'est une indication précieuse sur la durée de vie de ces souvenirs.

Le jardin a vu passer des enfants qui sont aujourd'hui grands-parents ou arrière-grands-parents.

Et les histoires de famille continuent de circuler.

Laurence y venait avec sa fille

Laurence parle, elle aussi, des heures passées dans le jardin.

Mais cette fois, elle se souvient de ses visites avec sa propre fille.

Elle garde notamment le souvenir du bassin pendant l'été et des nombreux enfants qui s'y retrouvaient.

La même installation pouvait donc marquer une génération d'enfants, puis celle de leurs parents.

Jocelyne se rappelle l'année 1979

Jocelyne apporte un repère chronologique très précis.

Elle raconte qu'elle fréquentait ce lieu en 1979, l'année de la naissance de sa fille Delphine.

Ce témoignage montre que le jardin continuait d'occuper une place importante dans les sorties familiales à la fin des années 1970.

L'histoire du site ne se limite donc pas aux années 1950 ou 1960.

Elle se poursuit dans les décennies suivantes, au rythme des transformations du parc.

Ce que vous racontez

Voici cinq témoignages authentiques d'habitants, légèrement reformulés sans en changer le sens.

« À côté du jardin, il y avait un grand éléphant sur lequel on pouvait grimper. Je me souviens aussi du monsieur qui vendait des cacahuètes à l'entrée du zoo. »

Chantal — L'éléphant et le vendeur de cacahuètes

« Entre 1964 et 1966, j'allais au jardin après avoir visité le zoo. Les sangliers m'impressionnaient beaucoup, tout comme les singes. J'en garde encore un souvenir très fort. »

Pierre — Les sangliers et les singes du zoo

« J'adorais cet endroit ! Après les jeux, on faisait un tour dans le petit train avec le nounours qui conduisait. C'était tellement bien ! »

Corinne — Le petit train avec Nounours

« J'ai passé de merveilleuses journées de vacances dans ce jardin. Nous ne partions pas en vacances ailleurs, alors c'était un endroit où j'aimais énormément aller. »

Bernadette — Les vacances sans partir de Lille

« Que de bons souvenirs ! Quand j'étais petite, je suis même tombée toute habillée dans cette pataugeoire. Je m'en souviens encore ! »

Nathalie — Une chute mémorable dans la pataugeoire

Et aujourd'hui, que reste-t-il du jardin des enfants de Lille ?

Le parc de la Citadelle existe toujours.

Il demeure le plus grand espace vert de Lille, avec environ 110 hectares consacrés à la promenade, aux loisirs, à la nature et aux activités sportives.

Mais les installations ont beaucoup évolué.

Les jeux visibles sur la photographie ne correspondent plus nécessairement à ceux que les enfants utilisent aujourd'hui.

Les équipements ont été renouvelés.

Le zoo a connu des transformations.

Et le parc d'attractions a lui aussi changé d'identité.

Du Parc des Poussins à Cita-Parc

L'ancien Parc des Poussins s'est développé à partir des années 1980.

Il a longtemps occupé une place importante dans les sorties familiales lilloises.

Après la fin de cette exploitation en 2017, un nouvel aménagement a vu le jour.

Le parc de loisirs Cita-Parc, rénové et ouvert sous cette identité en 2018, propose désormais des attractions destinées aux familles.

La Ville de Lille précise également qu'une aire de jeux publique du Jardin des enfants reste accessible gratuitement dans cet ensemble.

De nouveaux jeux dans le parc

La Ville a également développé de nouvelles aires de jeux dans la Citadelle, notamment depuis 2022.

On trouve aujourd'hui des installations en bois, des espaces pour grimper, des cabanes et d'autres aménagements plus récents.

L'objectif reste finalement assez proche de celui des générations précédentes.

Permettre aux enfants de jouer au grand air.

Et offrir aux familles un endroit agréable où passer du temps ensemble.

La pataugeoire existe-t-elle encore sous sa forme ancienne ?

La photographie nous montre le bassin d'autrefois, mais les sources consultées ne permettent pas de confirmer sa date de création, sa date de suppression ou une éventuelle reconstruction exacte.

Il serait donc imprudent de prétendre que le bassin photographié existe encore à l'identique.

Une recherche dans les archives municipales ou les anciens plans d'aménagement permettrait de reconstituer plus précisément son histoire.

Ce qui est certain, en revanche, c'est qu'il continue de vivre dans les souvenirs de très nombreux habitants.

Pourquoi cette photographie touche autant les Lillois

Ce qui frappe dans les réactions à cette image, c'est leur diversité.

Certains retrouvent immédiatement le bassin.

D'autres parlent des jeux à grimper.

D'autres encore évoquent les animaux du zoo ou le petit train avec son nounours.

Et puis il y a ceux qui pensent à leur famille.

À une maman disparue.

À des grands-parents qui les accompagnaient.

À une journée de vacances passée tout près de la maison.

C'est cela qui rend les photographies de lieux ordinaires si précieuses.

Elles ne montrent pas une bataille, une cérémonie officielle ou un monument exceptionnel.

Elles montrent simplement la vie.

Une vie que personne ne pensait forcément à photographier pour les générations futures.

Et pourtant, aujourd'hui, chaque détail mérite d'être regardé.

Les vêtements.

Les jeux.

Les arbres.

Les enfants.

Les poussettes au fond de l'allée.

Les parents qui attendent.

Et cette pataugeoire autour de laquelle tant de souvenirs continuent de se retrouver.

D'autres souvenirs de Lille et des villes françaises

Pour poursuivre cette promenade dans la mémoire locale, retrouvez notre article consacré au tramway 505 sur la place du Théâtre à Lille, avec les souvenirs du Mongy et des anciens déplacements.

D'autres histoires viendront progressivement enrichir notre rubrique Lille autrefois.

Le parcours se poursuit également dans les carnets historiques du Nord et dans la rubrique Hauts-de-France.

Enfin, notre collection Mémoire de France réunit les photographies, les commerces disparus et les souvenirs des habitants de différentes régions françaises.

❤️ Le petit mot de Papy Chris

Vous savez ce qui me touche le plus sur cette photographie ?

Ce n'est pas le bassin.

Ce ne sont pas les jeux en métal.

Ce n'est même pas le fameux petit train conduit par Nounours, même si j'aurais bien aimé le connaître !

Ce sont tous ces enfants qui jouent sans savoir qu'un jour, cette simple journée deviendra un souvenir précieux.

Regardez-les.

Ils grimpent, ils courent, ils se poursuivent.

Certains vont peut-être rentrer avec les chaussures pleines de sable.

D'autres auront les vêtements mouillés.

Il y en aura sûrement un pour raconter qu'il a grimpé plus haut que tous les autres.

Et puis, le soir venu, chacun rentrera chez soi.

Une journée ordinaire.

Rien de plus.

Pourtant, des décennies plus tard, certains se souviennent encore de la petite pataugeoire.

D'autres revoient le grand éléphant.

D'autres entendent presque le bruit du petit train.

Et Bernadette nous rappelle quelque chose d'essentiel : on pouvait garder de merveilleuses vacances en mémoire sans avoir jamais quitté sa ville.

Je trouve cela beau.

Parce que ce sont souvent les choses les plus simples qui restent le plus longtemps.

Un après-midi avec sa maman.

Une promenade avec ses grands-parents.

Une baignade improvisée.

Un tour de petit train.

Et cette impression, lorsqu'on est enfant, que le monde entier tient dans un jardin.

Finalement, le jardin des enfants de Lille n'était pas seulement un endroit où l'on venait jouer. C'était un endroit où se fabriquaient des souvenirs pour toute une vie.

Papy Chris ❤️ — Mémoire de France

Sources et liens utiles

Les commentaires authentiques transmis avec la photographie constituent une source de mémoire orale. Les souvenirs personnels sont distingués des faits documentés. Photographie fournie et publication autorisée par le propriétaire du site ; date précise et auteur à identifier.

Questions fréquentes sur le jardin des enfants de Lille

Où se trouvait le jardin des enfants de Lille ?

Il se trouvait dans le secteur du parc de la Citadelle, à proximité du jardin zoologique, dans les espaces de loisirs du Bois de Boulogne lillois.

Le jardin des enfants existait-il déjà dans les années 1950 ?

Oui. Une publication de 1955 décrit explicitement un jardin d'enfants de plusieurs hectares associé au parc zoologique et au bois de la Citadelle.

De quelle année date la photographie de la pataugeoire ?

L'année exacte n'est pas établie. Le décor et les souvenirs recueillis évoquent les décennies du milieu du XXe siècle, mais ne suffisent pas à dater précisément le cliché.

Y avait-il une pataugeoire au parc de la Citadelle ?

Oui. La photographie montre un bassin peu profond, et plusieurs témoins racontent y avoir joué ou s'y être baignés durant leur enfance.

Y avait-il un grand éléphant dans le jardin ?

Une ancienne habituée se souvient d'un grand éléphant sur lequel les enfants pouvaient grimper. Son emplacement et sa période d'installation demandent encore une confirmation documentaire.

Qu'était le petit train conduit par Nounours ?

C'était une attraction de loisirs de la Citadelle dont plusieurs anciens visiteurs se souviennent. Les récits sur l'histoire du Parc des Poussins évoquent sa présence dès les années 1960.

Quand le zoo de Lille a-t-il été créé ?

Les sources historiques situent son ouverture au début des années 1950, généralement en 1950. Il faisait alors partie d'un espace de loisirs plus vaste pour les enfants.

Quels animaux pouvait-on voir au zoo dans les années 1960 ?

Les documents historiques et les témoignages évoquent notamment des sangliers, des cerfs, des daims, de nombreux oiseaux et des singes.

Qu'est devenu le Parc des Poussins ?

Après plusieurs décennies d'exploitation, le Parc des Poussins a fermé en 2017. Le secteur des manèges a ensuite été réaménagé sous le nom de Cita-Parc.

Peut-on encore emmener des enfants jouer à la Citadelle de Lille ?

Oui. Le parc comporte toujours des aires de jeux familiales. Le Jardin des enfants possède une aire de jeux publique accessible gratuitement, et d'autres installations ont été aménagées dans le parc.