Il y a des personnages que les anciens Nyonsais n'ont jamais vraiment oubliés. On prononce leur nom et, tout de suite, les souvenirs reviennent. Une rencontre au marché, une conversation sur une place, un livre dédicacé, une projection de film ou simplement cette silhouette familière que l'on croisait dans les rues.
Freddy Tondeur était de ceux-là.
Certains se souviennent du grand reporter qui parcourait le monde, caméra à la main. D'autres revoient le Grand Maître des Chevaliers de l'Olivier, avec son chapeau, sa cape et sa médaille. Et puis il y a les amis, les voisins, les anciens camarades de classe de ses filles, ceux pour qui Freddy était avant tout un homme chaleureux, curieux et toujours prêt à raconter une aventure.
C'est en découvrant les témoignages laissés par les habitants, les amis et les membres de sa famille que j'ai eu envie de revenir sur son histoire.
Car derrière le journaliste et l'explorateur se cachait un garçon qui avait grandi à Nyons, dans une famille modeste, et qui n'avait jamais oublié la petite ville de son enfance.
Son histoire nous emmène loin, des oliveraies de la Drôme aux déserts d'Afrique, des profondeurs de la mer Rouge aux îles grecques. Mais, d'une manière ou d'une autre, elle finit toujours par nous ramener à Nyons.
Freddy Tondeur, du Nord de la France aux ruelles de Nyons
Frédéric, dit Freddy, Tondeur est né le 2 novembre 1923 à Aniche, dans le département du Nord. Pourtant, c'est bien à Nyons que se sont construits une grande partie de ses souvenirs d'enfance.
Ses parents s'installent dans la ville en 1924, alors qu'il est encore tout petit. Son père exerce le métier de cordonnier, place aux Herbes.
On imagine facilement ce que représentait cette vie pour un enfant dans le Nyons de l'entre-deux-guerres : les petites rues, les commerces, les artisans, les marchés et ces oliviers qui entouraient déjà la ville.
Mais il faut se garder de transformer cette enfance en image de carte postale. À cette époque, les familles modestes travaillaient beaucoup. Le métier de cordonnier occupait une place utile dans la vie quotidienne, à un moment où l'on réparait encore couramment les chaussures au lieu de les remplacer.
Freddy fréquente le lycée Roumanille de Nyons, établissement dont se souviennent plusieurs générations d'habitants.
Bien plus tard, lorsque l'Académie drômoise présentera sa carrière, elle rappellera encore cette formation nyonsaise.
Ce détail n'est pas anodin. Pour un homme qui aura sillonné de nombreux pays, les années passées dans notre petite ville étaient restées un véritable point d'ancrage.
Et ce garçon de cordonnier allait connaître une existence pour le moins mouvementée.
Un Nyonsais qui allait parcourir le monde, caméra à la main

Lorsque l'on regarde les photographies de Freddy Tondeur en reportage, on découvre un homme entouré de son matériel, concentré sur sa caméra, prêt à saisir des paysages, des rencontres et des scènes qu'il rapportera ensuite au public.
Il faut se rappeler ce que signifiait voyager et filmer au milieu du XXe siècle.
Pas de téléphone permettant de filmer en quelques secondes, pas de petites caméras numériques ni de GPS dans la poche.
Il fallait transporter les appareils, les objectifs, les pellicules et tout le matériel nécessaire. Préparer son itinéraire, protéger les équipements, trouver les bons contacts et parfois composer avec des conditions difficiles.
Freddy Tondeur appartenait à cette génération de voyageurs pour lesquels un reportage représentait souvent une véritable expédition.
La mer Rouge, le désert et les premières grandes aventures
Son parcours passe notamment par l'Algérie, où il exerce différents métiers et développe sa passion pour la plongée et les découvertes sous-marines.
Dans les années 1950, il participe à des projets d'expédition vers la mer Rouge.
Une première tentative en 1955 est interrompue par un accident de voiture en Libye. L'année suivante, une nouvelle expédition permet de poursuivre l'aventure, avec notamment la participation de son épouse Mireille et d'autres compagnons.
De cette expérience naît un livre publié en 1958 chez Perrin, Vent de sable et requins : expédition terrestre et sous-marine Alger–Mer Rouge.
Rien que le titre donne une idée du voyage !
Le désert, les pistes, les fonds marins et les rencontres deviennent la matière de récits et de films qui vont contribuer à faire connaître son travail.
À une époque où les voyages lointains restent hors de portée de nombreuses familles, ses images permettent au public de découvrir des paysages et des régions qu'il n'aurait peut-être jamais l'occasion de visiter.
Quarante ans avec Connaissance du Monde
Freddy Tondeur poursuit ensuite une longue carrière de journaliste, de reporter et de cinéaste-conférencier.
Pendant environ quarante ans, il travaille pour Connaissance du Monde, dont les projections commentées ont marqué plusieurs générations.
Les spectateurs venaient découvrir un pays à travers un film, mais aussi écouter celui qui l'avait parcouru. Le réalisateur racontait ses rencontres, ses découvertes et les circonstances de ses prises de vues.
Freddy présente ainsi des reportages consacrés à la Camargue, à la Libye, à la Tunisie, à l'Éthiopie, à la Grèce, à la Crète et à d'autres territoires.
Ses activités lui valent plusieurs distinctions. Il est notamment Chevalier des Arts et des Lettres, membre de la Société des gens de lettres et du Club des explorateurs français.
L'Académie drômoise, qui l'avait accueilli dès 1977, garde elle aussi la trace de son parcours.
Mais derrière cette carrière, il y avait un autre aspect de l'homme, moins connu des personnes qui assistaient simplement à ses conférences.
Mireille Tondeur, une compagne présente dans ses aventures
On ne peut pas raconter correctement l'histoire de Freddy Tondeur en oubliant Mireille, son épouse.
Les documents consacrés à ses expéditions montrent qu'elle n'était pas simplement restée à l'écart pendant qu'il voyageait.
Elle participe notamment à l'expédition vers la mer Rouge en 1956, et leur vie commune est étroitement liée aux voyages, aux reportages et aux souvenirs rapportés de ces années.
C'est également ce qui ressort des témoignages familiaux.
Lorsqu'Anne, une cousine, évoque celui que la famille appelait « tonton l'explorateur », elle associe immédiatement son souvenir à celui de Mireille.
Sa fille Nelly le rappelle elle aussi dans les échanges : difficile de raconter l'histoire de Freddy sans parler de son épouse.
En 2023, cette place importante de Mireille est reconnue publiquement à Nyons.
Le Musée d'Archéologie et d'Histoire du Nyonsais et des Baronnies présente une exposition intitulée « Freddy et Mireille, toute une vie d'aventure ».
L'exposition revient sur leurs voyages et sur les reportages diffusés par Connaissance du Monde entre les années 1970 et 2000.
Leur histoire n'était donc pas seulement celle d'un explorateur solitaire, mais aussi celle d'un couple associé à une existence peu ordinaire.
Un étonnant 4×4 et des souvenirs d'expéditions
Parmi les témoignages publiés par les habitants, un détail mérite une place particulière.
Claire se souvient d'un véhicule tout-terrain aménagé en camping-car, où Freddy avait organisé chaque espace pour transporter et protéger son matériel photographique.
On imagine tout ce que cela pouvait représenter lors d'un long voyage : les bagages, les appareils, les pellicules, les accessoires et les différents objets nécessaires aux reportages.
Ce souvenir donne une image très concrète de sa manière de travailler.
Les expéditions ne se résumaient pas à quelques belles photographies prises devant un paysage. Elles demandaient une organisation minutieuse et un matériel parfois encombrant.
Sa fille Nelly a également apporté une précision intéressante en évoquant une caméra Beaulieu 16 mm.
Ce type de matériel rappelle les conditions dans lesquelles les cinéastes tournaient leurs images avant l'arrivée des technologies numériques.
Autre témoignage touchant, celui de Francis, qui se souvient avoir assisté à de nombreuses projections consacrées aux expéditions de Freddy lorsqu'il était élève à Roumanille.
Voilà un joli retour aux sources : l'enfant qui avait fréquenté l'établissement revenait, des années plus tard, faire découvrir le monde à d'autres générations de jeunes Nyonsais.
Et ses aventures ne s'étaient pas arrêtées avec les premières décennies de sa carrière.
Noël évoque ainsi un voyage dans le sud de la Libye en 2005. Son souvenir est accompagné d'une plaisanterie affectueuse : il raconte avoir été le seul homme à porter Freddy dans ses bras.
Il l'appelle même son vieux lion.
Ce sont de petits détails, mais ils racontent quelque chose que les biographies officielles montrent rarement : la place qu'un homme occupait dans la mémoire de ceux qui avaient voyagé avec lui.
Les livres de Freddy Tondeur : des voyages lointains à la mémoire de Nyons
Freddy Tondeur n'était pas seulement un homme d'images. Il écrivait également.
Au fil de sa carrière, il publie des ouvrages consacrés aux voyages, à la nature, aux populations rencontrées et aux territoires qu'il explore.
Parmi ses titres figurent Vent de sable et requins, Camargue secrète et différents livres sur les pays méditerranéens.
Mais ce qui m'intéresse particulièrement, pour notre mémoire locale, ce sont ses ouvrages consacrés à Nyons.
En 1998 paraît La fête des olives à Nyons : l'olivier, le site, les fêtes.
Ce livre témoigne de son attachement au patrimoine oléicole et aux traditions de sa ville.
En 2001, il publie Nyons : mémoires de l'Aygues, un ouvrage consacré à l'histoire locale, aux personnages, aux monuments et aux souvenirs de son enfance.
Le bulletin Terre d'Eygues souligne notamment la richesse de ses anecdotes et de ses évocations du vieux Nyons.
Deux ans plus tard, en 2003, paraît Balades en pays nyonsais, autre témoignage de son intérêt pour le territoire.
Ces livres méritent une place dans la mémoire de Nyons.
Ils rappellent qu'un écrivain ayant parcouru une grande partie du bassin méditerranéen pouvait encore trouver énormément de choses à raconter sur les rues de son enfance.
Et, à travers ses souvenirs, c'est aussi une partie du Nyons d'autrefois qui continue de vivre.
Pour retrouver l'évolution de la ville au cours du XXe siècle, vous pouvez prolonger cette lecture avec notre article Nyons autrefois : les transformations de la ville et ses traditions.
Freddy Tondeur et les Chevaliers de l'Olivier : un engagement de toute une vie

S'il existe un domaine dans lequel Freddy Tondeur a laissé une trace particulièrement forte à Nyons, c'est bien celui de l'olivier.
En juillet 1970, il entre dans la Confrérie des Chevaliers de l'Olivier.
Créée en 1963, quelques années après le terrible gel de février 1956, cette confrérie s'est donné pour mission de défendre l'arbre emblématique du Nyonsais, ses traditions et sa culture.
En 1988, Freddy succède à Jean Mée et devient le quatrième Grand Maître de la Confrérie.
Il occupera cette fonction pendant onze ans, jusqu'en 1999.
Mais il ne faut pas imaginer ce rôle comme une simple fonction honorifique.
À travers les cérémonies, les fêtes, les rencontres et les déplacements, les Chevaliers contribuent à faire connaître l'olive de Nyons et les traditions qui lui sont associées.
Freddy Tondeur y apporte son expérience d'homme de communication, sa connaissance du monde méditerranéen et son attachement personnel aux oliveraies.
Il participe ainsi au rayonnement de la Confrérie bien au-delà des rues de Nyons.
1994, une reconnaissance importante pour l'olive de Nyons
L'année 1994 représente une étape majeure avec l'obtention de l'appellation d'origine contrôlée pour les olives noires et l'huile d'olive de Nyons.
Pour Freddy Tondeur, cette reconnaissance est essentielle.
Elle donne davantage de garanties quant à l'origine des produits et contribue à protéger un savoir-faire et une culture qui font vivre le territoire.
Il y voit une manière de préparer l'avenir des oliveraies auxquelles il est si attaché.
Trois ans plus tard, en 1997, il participe à la création de l'Institut du monde de l'olivier, dont il assure la présidence pendant ses premières années.
Son engagement dépasse alors la seule organisation des fêtes traditionnelles. Il touche également à la connaissance, à la valorisation et à la préservation de l'olivier.
Pour découvrir l'histoire de cette institution nyonsaise et ses cérémonies, retrouvez notre article sur la Confrérie des Chevaliers de l'Olivier de Nyons.
Un olivier de 2 500 ans en Tunisie : une étonnante histoire
Voici une anecdote qui montre jusqu'où pouvait aller la passion de Freddy Tondeur pour les oliviers.
Dans la région d'Echraf Dar Allouch, au nord-est de la Tunisie, se trouve un arbre remarquable, connu localement comme l'un des plus anciens oliviers d'Afrique.
Son tronc immense et ses dimensions impressionnantes attirent depuis longtemps la curiosité.
Freddy Tondeur aurait participé, dans les années 1990, à l'estimation de son âge, lui attribuant plus de 2 500 ans.
L'histoire est belle, mais elle demande une précision importante : il s'agit d'une estimation, et non d'un âge scientifiquement établi par une datation directe.
Un reportage publié en 2022 rappelle d'ailleurs que cette estimation n'avait pas été réalisée au carbone 14.
Il serait donc imprudent d'affirmer que cet olivier a exactement 2 500 ans.
Ce qui est certain, en revanche, c'est que cette histoire montre les liens que Freddy avait noués entre le Nyonsais et les autres régions oléicoles de Méditerranée.
Même à des milliers de kilomètres de la place de la Libération, il continuait de s'intéresser à cet arbre qui avait accompagné son enfance.
Le 22 décembre 2007, un souvenir photographique à Nyons
Parmi les documents partagés figure une photographie datée du 22 décembre 2007 à Nyons, légendée « Freddy Tondeur et Georges Blanc ».
Les deux hommes apparaissent souriants, portant chacun une médaille suspendue autour du cou.
C'est une photographie qui a beaucoup de valeur pour cet article.
Elle montre un moment de rencontre, loin des grandes expéditions et des images de désert.
La date et les noms sont ceux transmis avec la photographie. Les circonstances exactes de la rencontre restent à préciser et il ne faut pas inventer une cérémonie ou une distinction qui ne seraient pas documentées.
Ce cliché, partagé dans les échanges par Patricia, a suscité une réaction particulièrement chaleureuse de Nelly.
Les autres photographies montrent également Freddy portant son chapeau et les attributs de la Confrérie.
À elles seules, ces images permettent de retrouver une silhouette que bien des Nyonsais ont connue.
Mais les photographies ne racontent jamais toute une vie. Pour cela, il faut aussi écouter ceux qui se souviennent.
Ce que vous racontez ❤️
Les souvenirs suivants proviennent de véritables commentaires laissés lors d'une publication consacrée à Freddy Tondeur. Ils ont été légèrement reformulés pour faciliter la lecture, sans en changer le sens.
Anne — « Tonton l'explorateur »
Anne évoque son cousin Freddy, que la famille appelait affectueusement « tonton l'explorateur ». Elle associe immédiatement son souvenir à celui de Mireille et garde de très beaux souvenirs familiaux.
Suzon — Les vacances en Tunisie
Suzon raconte qu'ils étaient amis et qu'elle conserve de très bons souvenirs de leurs vacances en Tunisie, notamment en 1975 et en 1978. Elle adresse également ses pensées aux deux filles de Freddy, Nelly et Marianne.
Claire — Le fameux véhicule tout-terrain
Claire se souvient du 4×4 aménagé en camping-car utilisé par Freddy. Chaque espace était optimisé et certains rangements étaient spécialement prévus pour son matériel photographique. Un détail très concret qui rappelle la préparation nécessaire aux expéditions.
Francis — Les projections à Roumanille
Francis se rappelle avoir assisté à de nombreuses projections consacrées aux voyages et aux expéditions de Freddy lorsqu'il fréquentait Roumanille. Ces séances lui ont laissé un souvenir durable.
Odette — Les fennecs et les souvenirs d'enfance
Odette évoque les nonnettes dégustées en discutant avec Marianne, près de la cage des fennecs. Elle se souvient particulièrement de Khéops, tandis que Nelly rappelle les noms des trois animaux : Khéops, Khéphren et Mykérinos.
Ces cinq souvenirs sont des témoignages personnels, et non des faits historiques établis indépendamment. Ils sont conservés pour leur valeur de mémoire locale.
Derrière le personnage public, les souvenirs des habitants
Ce qui frappe lorsqu'on parcourt les réactions des Nyonsais, c'est la diversité des souvenirs.
Certains ont connu Freddy grâce à ses livres. Philippe conserve même un ouvrage dédicacé et se rappelle également avec affection son épouse.
D'autres l'ont croisé dans la vie quotidienne.
Luc, qui travaillait à l'imprimerie Les Mimosas, se souvient que Freddy appréciait particulièrement cet établissement et aimait le taquiner.
Ce témoignage rappelle un aspect très concret de la vie d'un écrivain local : les échanges avec les imprimeurs et les professionnels qui participaient à la réalisation de ses documents.
Plusieurs personnes évoquent aussi les liens entre les familles nyonsaises.
On se rappelle les filles de Freddy, les anciens camarades de classe, les vacances communes et les visites entre amis.
Et puis il y a les souvenirs plus étonnants, comme ceux des fennecs, des animaux rapportés ou observés lors de ses voyages, ou encore des projections de films qui permettaient aux jeunes de Nyons de découvrir des horizons lointains.
Tous ces témoignages n'ont pas la même importance pour une biographie officielle.
Mais ils sont précieux pour l'histoire humaine de notre ville.
Car le patrimoine, ce n'est pas seulement une date gravée sur un monument ou le nom d'un personnage dans un livre. C'est aussi la mémoire des rencontres, des familles, des métiers et de la vie quotidienne.
Février 2011, le dernier hommage des Chevaliers de l'Olivier
Freddy Tondeur est décédé à Nyons le 20 février 2011, à l'âge de 87 ans.
Quelques jours plus tard, ses obsèques sont célébrées au temple de Nyons.
La Confrérie des Chevaliers de l'Olivier lui rend alors un hommage particulièrement symbolique.
Vingt-cinq membres de la Confrérie, portant leur cape, assistent à la cérémonie.
Le cercueil de Freddy est recouvert de sa cape, de sa médaille et de son chapeau de Chevalier de l'Olivier.
Jean Laget, qui lui avait succédé comme Grand Maître en 1999, prononce un discours rappelant les années consacrées à la défense de l'olivier et à la Confrérie.
Puis il dépose un simple rameau d'olivier sur le cercueil.
Ce geste raconte peut-être mieux que de longs discours ce qui avait lié Freddy Tondeur à sa ville.
L'homme qui avait parcouru les déserts, filmé les fonds marins et rencontré tant de peuples était accompagné, pour son dernier voyage, par un rameau de l'arbre auquel il avait consacré une grande partie de ses engagements nyonsais.
En 2023, Nyons rend hommage à Freddy et Mireille
Douze ans après sa disparition, Freddy Tondeur est de nouveau à l'honneur à Nyons.
En 2023, le Musée d'Archéologie et d'Histoire du Nyonsais et des Baronnies consacre une exposition à Freddy et Mireille Tondeur.
Son titre, « Toute une vie d'aventure », résume assez bien le parcours du couple.
Le vernissage, organisé en mai, rassemble des habitants et des proches. Leur fille Nelly est notamment présente.
Cette exposition rappelle qu'au-delà des livres et des films, il reste des photographies, des documents, des souvenirs et des personnes capables de raconter cette existence.
Et c'est peut-être là le plus important.
Les documents historiques permettent de retrouver les grandes étapes d'une vie, mais les témoignages personnels lui donnent une autre profondeur.
Questions fréquentes sur Freddy Tondeur
Qui était Freddy Tondeur ?
Freddy Tondeur, né en 1923 et décédé en 2011, était un journaliste, grand reporter, cinéaste-conférencier et écrivain. Il a notamment travaillé pendant une quarantaine d'années pour Connaissance du Monde et a été Grand Maître de la Confrérie des Chevaliers de l'Olivier de Nyons.
Freddy Tondeur était-il né à Nyons ?
Non. Il est né à Aniche, dans le Nord, le 2 novembre 1923. Sa famille s'est installée à Nyons en 1924, et il y a grandi.
Quel était son rôle dans la Confrérie des Chevaliers de l'Olivier ?
Entré dans la Confrérie en juillet 1970, il en est devenu le quatrième Grand Maître en 1988. Il a exercé cette fonction jusqu'en 1999 et a poursuivi son engagement comme président d'honneur.
Quels livres Freddy Tondeur a-t-il écrits sur Nyons ?
Parmi ses ouvrages consacrés au territoire figurent La fête des olives à Nyons (1998), Nyons : mémoires de l'Aygues (2001) et Balades en pays nyonsais (2003).
Qui était Mireille Tondeur ?
Mireille était l'épouse de Freddy Tondeur. Elle a partagé une partie de ses voyages, notamment l'expédition vers la mer Rouge en 1956. Le couple a fait l'objet d'une exposition au musée de Nyons en 2023.
Quand Freddy Tondeur est-il décédé ?
Il est mort le 20 février 2011 à Nyons, à l'âge de 87 ans.
Le petit mot de Papy Chris ❤️
Quand on découvre une vie comme celle de Freddy Tondeur, on pourrait être tenté de ne retenir que les grandes aventures.
Les déserts, la mer Rouge, les pays lointains, les caméras et les livres.
Et pourtant, ce qui m'a le plus touché en préparant cette histoire, ce sont les souvenirs des habitants.
Il y a ceux qui parlent de ses voyages en Tunisie, ceux qui se souviennent des projections à Roumanille, ceux qui ont conservé un livre dédicacé, et puis les membres de sa famille qui retrouvent, derrière l'explorateur, leur cousin, leur père ou leur ami.
C'est précisément pour cela que j'aime raconter ces histoires.
On commence avec un nom et quelques dates, puis les souvenirs arrivent. Une vieille photographie ressort d'un album, quelqu'un se rappelle une anecdote, un autre retrouve un livre, et tout un morceau de la vie nyonsaise réapparaît.
Freddy Tondeur avait parcouru une grande partie du monde.
Mais son histoire nous rappelle qu'on peut aller très loin sans oublier les rues dans lesquelles on a grandi.
Et pour les anciens Nyonsais, il restera longtemps ce personnage au chapeau noir, à la médaille des Chevaliers de l'Olivier, et aux mille histoires à raconter.
Papy Chris — Vivre à Nyons
Sources et liens utiles
- Académie drômoise — parcours, distinctions et publications
- Confrérie des Chevaliers de l’Olivier — Adieu Freddy
- Société d’études nyonsaises — bibliographie nyonsaise
- Histoire et Patrimoine du Nyonsais et des Baronnies — hommage à Freddy et Mireille
- Google Books — Vent de sable et requins (1958)
- Ofnibus — inventaire de la mémoire filmique
- Ouest-France — reportage sur l’olivier d’Echraf, 10 juillet 2022 (Maville)
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