À Nyons, il y a des personnages qu'on remarque tout de suite lorsqu'ils traversent une place.
Avec leurs grandes capes vertes, leurs chapeaux, leurs médailles et parfois un rameau d'olivier à la main, les Chevaliers de l'Olivier ne passent vraiment pas inaperçus !
On les retrouve pendant l'Alicoque, les Olivades et les grandes fêtes du terroir. Ils défilent, participent aux cérémonies, accueillent de nouveaux membres et font vivre des traditions qui attirent toujours les curieux.
Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas seulement de voir leurs costumes.
C'est de savoir pourquoi cette confrérie existe.
Parce que, figurez-vous, elle n'est pas née au Moyen Âge, contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire.
Elle est née d'une véritable catastrophe qui a frappé les familles d'oléiculteurs de Nyons : le gel de février 1956.
Et derrière les cérémonies, il y a des histoires étonnantes : un général devenu premier Grand-Maître, l'écrivain Jean Giono comme président d'honneur, des olives dégustées pendant les intronisations et même, en 2026, un prince de Monaco devenu Chevalier de l'Olivier !
Alors aujourd'hui, je vais vous raconter cette histoire à ma manière, avec les gens, les traditions et quelques anecdotes qui méritent d'être connues.
📜 Repères historiques des Chevaliers de l'Olivier
| Date | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|
| Février 1956 | Le gel ravage une grande partie des oliveraies du Nyonsais |
| 1957 | Création du Syndicat de l'Olive de Nyons et des Baronnies |
| 1963 | Naissance du projet de Confrérie |
| 1964 | Mise en place de la Confrérie, avec Henri de Vernejoul comme premier Grand-Maître et Jean Giono comme président d'honneur |
| Juillet 1964 | Premières Olivades |
| 1984 | Naissance de la fête publique de l'huile nouvelle, l'Alicoque |
| 1994 | Reconnaissance AOC des olives noires et de l'huile de Nyons |
| 1996 | Reconnaissance européenne en AOP |
| 29 octobre 2022 | Vincent Coupon devient le septième Grand-Maître |
| 2024 | Célébration des 60 ans de la Confrérie |
| 18 janvier 2026 | Intronisation du prince Albert II de Monaco à Buis-les-Baronnies |
Les sources distinguent l'idée née en 1963 de la mise en place effective de la Confrérie en 1964.
❄️ Tout commence par un hiver terrible : février 1956
Quand on regarde aujourd'hui les collines autour de Nyons, avec leurs oliviers aux feuilles argentées, on pourrait presque croire que ces arbres ont toujours été là, tranquillement installés au soleil.
Mais les anciens du pays savent bien que cette histoire a connu des moments terribles.
Et le pire, c'est probablement l'hiver 1956.
Cette année-là, une vague de froid exceptionnelle frappe la Provence et les Baronnies.
Les températures plongent.
Les oliviers, pourtant habitués aux hivers parfois frais du Nyonsais, subissent des dégâts considérables.
Des arbres sont détruits. D'autres doivent être coupés très bas pour espérer repartir.
Et derrière chaque olivier perdu, il y a du travail.
Parfois plusieurs générations.
Imaginez un cultivateur qui a entretenu ses arbres pendant vingt ou trente ans et qui découvre, après le gel, qu'une grande partie de son verger ne produira plus.
Ce n'est pas simplement une mauvaise année.
C'est l'avenir de son exploitation qui est menacé.
Certains abandonnent, d'autres refusent de baisser les bras
Après cette catastrophe, beaucoup de producteurs se demandent s'il faut vraiment continuer à cultiver l'olivier.
Certains se tournent vers la vigne, les arbres fruitiers ou d'autres cultures.
D'autres préfèrent tenter de sauver leurs arbres.
Il faut attendre, surveiller les nouvelles pousses, reconstituer les vergers et accepter des années de production réduite.
Et c'est dans cette période difficile que des hommes vont décider de défendre l'olivier.
Pas seulement pour produire de l'huile.
Mais parce que cet arbre représente une partie de l'identité du Nyonsais.
C'est cette idée qui va donner naissance aux Chevaliers de l'Olivier.
👨🌾 Trois hommes à l'origine d'une grande aventure
En 1963, plusieurs personnalités décident qu'il faut agir pour redonner une place à l'olivier.
Trois noms reviennent dans l'histoire de la Confrérie.
Pierre Bonnet, d'abord.
Ingénieur agronome spécialiste de l'oléiculture, il connaît l'importance économique et agricole des oliviers.
René Duchet, ensuite.
Ancien préfet et secrétaire d'État, il apporte son expérience des institutions et son attachement à la région.
Et enfin Henri de Vernejoul, général, qui devient le premier Grand-Maître.
On pourrait se demander ce qu'un ingénieur agronome, un ancien préfet et un général ont en commun.
Eh bien, à Nyons, ils avaient trouvé une bonne raison de travailler ensemble : sauver et faire connaître l'olivier.
Une naissance en 1963 ou en 1964 ?
Voilà une petite précision historique qui mérite d'être expliquée.
Le site de la Confrérie raconte que l'idée est née en 1963.
Mais les documents historiques, notamment un texte d'Henri de Vernejoul publié en 1965, situent sa création effective au printemps ou à l'été 1964.
C'est d'ailleurs en 1964 que les premières Olivades sont organisées.
On peut donc retenir ces deux étapes : 1963 pour le projet, 1964 pour la naissance officielle de cette aventure publique.
Et ce qui devait être au départ un moyen de défendre une culture agricole va devenir une tradition qui traversera les générations.
📖 Jean Giono : un écrivain célèbre parmi les premiers défenseurs de l'olivier
Voilà une découverte qui m'a particulièrement intéressé.
Saviez-vous que Jean Giono, le célèbre écrivain provençal, était le premier président d'honneur de la Confrérie ?
Oui, l'auteur de L'Homme qui plantait des arbres et de tant de récits inspirés par les paysages de Provence.
Ce n'est pas une association inventée bien après sa mort.
Les documents de l'époque mentionnent réellement son nom.
Dans un texte publié en 1965, le général de Vernejoul présente la jeune Confrérie sous la présidence d'honneur de Jean Giono.
Pourquoi avoir sollicité cet écrivain ?
Parce que l'olivier n'est pas seulement un arbre fruitier.
Depuis l'Antiquité, il représente aussi la paix, la sagesse, la longévité et l'attachement à la terre.
Et ces thèmes avaient naturellement leur place dans l'univers littéraire de Giono.
Je trouve cela assez beau.
D'un côté, des hommes qui défendent le travail des oléiculteurs.
De l'autre, un écrivain qui parle de la nature et du lien entre les hommes et leur paysage.
Tous réunis autour d'un arbre.
Cela donne une autre dimension aux capes vertes que l'on voit aujourd'hui pendant les fêtes.
🌿 Pourquoi les appelle-t-on des « Chevaliers » ?
On pourrait croire que la Confrérie remonte au temps des châteaux forts.
Mais non.
Les Chevaliers de l'Olivier reprennent volontairement certains codes des anciennes confréries.
Il y a un Grand-Maître, des dignitaires, un cérémonial, des médailles et un serment.
Tout cela est symbolique.
Les membres ne sont évidemment pas des chevaliers au sens militaire du Moyen Âge.
Ce sont des personnes qui souhaitent défendre l'olivier et promouvoir les produits du terroir.
Des titres qui sortent de l'ordinaire
Dans l'association, les responsabilités portent des noms particuliers.
| Fonction | À quoi elle correspond |
|---|---|
| Grand-Maître | Président de la Confrérie |
| Grands Chanceliers | Vice-présidents |
| Tabellion | Secrétaire |
| Grand Argentier | Trésorier |
| Grand Connétable ou maître de cérémonie | Organisation du cérémonial |
| Maîtres-Tastaires | Dégustateurs expérimentés |
| Majoraux | Chevaliers particulièrement engagés dans la Confrérie |
Le fonctionnement est celui d'une association loi 1901, avec une assemblée générale et un conseil.
Il y a donc derrière les beaux costumes une organisation tout à fait concrète.
Des réunions, de la comptabilité, des manifestations à préparer, des invitations, des déplacements et beaucoup de bénévolat.
Parce qu'une fête ne s'organise pas toute seule !
👑 Comment devient-on Chevalier de l'Olivier ?
C'est probablement une des questions que les visiteurs se posent lorsqu'ils assistent à une cérémonie.
Peut-on simplement se présenter et demander à devenir chevalier ?
Eh bien non, ce n'est pas tout à fait comme cela que ça fonctionne.
Pour intégrer la Confrérie, il faut être présenté par un parrain.
La candidature doit ensuite être approuvée par la majorité des membres du Grand Conseil.
Le futur chevalier est alors appelé un impétrant.
C'est le nom donné à celui qui va être reçu au cours de la cérémonie.
Et c'est là que les choses deviennent intéressantes.
🎭 L'intronisation : l'olive, le vin, le serment et le rameau
Imaginez une place de Nyons pendant une fête.
Les membres de la Confrérie sont réunis en tenue d'apparat.
Le public attend, les familles regardent, certains prennent des photographies.
Le maître de cérémonie présente les personnes qui vont être intronisées.
Chacun est accompagné de son parrain.
Le moment est solennel, mais il reste avant tout amical.
Première étape : le serment
Le futur chevalier s'engage à défendre l'olivier et les richesses qu'il apporte.
Le texte officiel parle notamment de la culture de l'olivier, de la paix, de la sagesse et de la vie.
Ce serment est prononcé par le Tabellion et approuvé par les candidats.
C'est une manière symbolique de rappeler pourquoi la Confrérie a été créée.
Deuxième étape : goûter les produits du pays
Voilà un passage qui me plaît particulièrement !
Selon le rituel officiel, le futur chevalier goûte une olive noire de Nyons AOP et boit quelques gorgées de vin des Côtes-du-Rhône.
Finalement, pour défendre l'olivier, autant commencer par apprécier son fruit !
Cela paraît tout simple.
Mais ce geste relie la cérémonie aux producteurs, à leurs récoltes et aux produits qu'ils font connaître.
Troisième étape : l'adoubement
Vient ensuite le geste le plus symbolique.
Le Grand-Maître accueille le nouveau membre et l'adoube à l'aide d'un rameau d'olivier.
Pas d'épée !
Et c'est parfaitement logique.
L'arbre que l'on cherche à défendre devient lui-même l'instrument de la cérémonie.
Le parrain remet ensuite au nouveau chevalier sa médaille.
Voilà, il fait désormais partie de la Confrérie.
Et s'il s'investit particulièrement au fil des années, il peut accéder au titre de Majoral et porter la grande cape et le chapeau traditionnels.
Je trouve ce cérémonial assez sympathique.
On emprunte les gestes anciens de la chevalerie, mais pour mettre à l'honneur un arbre, un métier et toute une région.
☀️ 1964 : les premières Olivades font revivre la fête à Nyons
Une fois la Confrérie créée, il fallait faire connaître son action.
Et quoi de mieux qu'une grande fête populaire ?
En juillet 1964, les premières Olivades sont organisées à Nyons.
L'objectif est de valoriser l'olive noire et de redonner de la visibilité au territoire.
Il faut se rappeler qu'on est seulement huit ans après le terrible gel.
Les oléiculteurs n'ont pas encore retrouvé partout leur production d'autrefois.
Les organisateurs veulent montrer que le Nyonsais continue à vivre et à croire en son olivier.
Peu à peu, la fête devient un grand rendez-vous estival.
On y retrouve les producteurs, les confréries invitées, les animations musicales et les cérémonies.
Quand les Chevaliers traversent la ville
C'est probablement l'une des images les plus connues des Olivades.
Les Chevaliers avancent dans les rues du centre, vêtus de vert.
Des confréries venues d'autres régions les accompagnent.
On peut aussi voir des élus, des musiciens et, selon les éditions, des représentants des festivités locales.
Les habitants et les visiteurs s'arrêtent pour regarder.
Cela donne une atmosphère particulière à la ville.
Et puis, après le cérémonial, on retrouve le côté populaire de la fête.
Les marchés, les dégustations, les rencontres avec les producteurs, les repas et la musique.
Dans notre article actuel, les Olivades sont également évoquées avec le char de la Reine de Nyons, les fanions et les grandes tablées.
Ce sont de beaux détails de l'histoire festive locale.
Il faut simplement garder à l'esprit que le programme change d'une édition à l'autre.
Pour retrouver les dates, les photos et les animations, consultez mon article sur les Olivades de Nyons.
🥖 1984 : l'Alicoque, quand tout le monde partage l'huile nouvelle
Vingt ans après les premières Olivades, une autre fête prend forme.
Nous sommes en 1984.
Cette fois, il s'agit de mettre à l'honneur l'huile nouvelle, à la fin de la campagne oléicole.
Mais la tradition, elle, est beaucoup plus ancienne.
Autrefois, au moulin, les travailleurs et les producteurs avaient l'habitude de goûter l'huile fraîche avec du pain.
On faisait griller une tranche, on la frottait avec de l'ail, puis on l'arrosait d'huile.
C'est cela, l'esprit de l'Alicoque.
Pas besoin d'une grande recette ni d'une cuisine compliquée.
Du pain, de l'ail et une bonne huile.
Et surtout, des gens réunis pour partager le résultat du travail de toute une saison.
Le grand rendez-vous du début février
Aujourd'hui, l'Alicoque se déroule traditionnellement au début du mois de février.
La place des Arcades accueille les dégustations, les producteurs et les animations.
La Confrérie organise son chapitre d'intronisation.
Et lorsque viennent les croûtons à l'ail et à l'huile nouvelle, chacun peut goûter ce produit emblématique du Nyonsais.
Là encore, il y a tout un travail derrière.
Les oliviers ont été taillés, les fruits ont mûri, la récolte a eu lieu et les moulins ont fonctionné.
Cette tartine toute simple représente finalement plusieurs mois d'efforts.
Pour suivre la prochaine édition, retrouvez mon guide de l'Alicoque à Nyons, avec les archives et le programme 2027 dès sa confirmation.
🎄 L'Olive piquée : une histoire de Noël et de famille
Il y a une autre fête que j'aime bien évoquer lorsqu'on raconte les traditions de Nyons.
C'est la Fête de l'Olive piquée, organisée en décembre.
Et dans l'ancienne version de cet article, il y avait justement un souvenir d'habitante qui mérite d'être conservé.
Je trouve cela touchant parce qu'on sort un peu des cérémonies officielles.
On retrouve la maison, la famille, les repas de fin d'année.
Et cette habitude de préparer les olives pour les partager.
Pourquoi pique-t-on les olives ?
La Tanche est récoltée à maturité.
Pour préparer les olives piquées, on perfore la peau et la chair avant de les saler.
Le sel contribue à faire perdre leur amertume aux fruits.
C'est une méthode traditionnelle plus rapide que la préparation en saumure.
Et elle permet de goûter les premières olives de la nouvelle récolte pendant les fêtes de fin d'année.
Lors de la manifestation, producteurs et organisateurs proposent, selon les éditions, des dégustations, des démonstrations de préparation, un marché et des animations.
Les Chevaliers peuvent également tenir un chapitre d'intronisation.
Pour le prochain rendez-vous, consultez mon guide de la Fête de l'Olive piquée à Nyons.
🌸 Et la Fête de la Fleur d'Olivier ?
La Confrérie participe aussi à un rendez-vous beaucoup plus récent : la Fête de la Fleur d'Olivier, créée en 2024.
Cette fois, on ne célèbre ni l'huile nouvelle ni les olives déjà préparées.
On célèbre le début du cycle qui permettra la future récolte.
Au printemps, les oliviers fleurissent.
Ces petites fleurs sont discrètes, mais elles sont essentielles.
Sans floraison, pas de fruits.
Et sans fruits, pas d'huile !
La fête permet notamment de découvrir les oliveraies, les pratiques agricoles et les produits de l'olivier.
Elle contribue à rappeler que la culture de la Tanche est un travail qui dure toute l'année.
🤴 2026 : quand le prince Albert II de Monaco devient Chevalier de l'Olivier
Et maintenant, voilà une histoire récente que je trouve assez extraordinaire.
Le 18 janvier 2026, la Confrérie organise un chapitre à Buis-les-Baronnies, pendant la Fête de l'Olive et de l'Huile.
Parmi les nouveaux chevaliers figure un invité particulièrement connu : le prince Albert II de Monaco.
Oui, un chef d'État !
Mais il faut préciser que la cérémonie ne s'est pas déroulée à Nyons.
Elle a eu lieu à Buis-les-Baronnies, une commune qui entretient depuis longtemps des liens historiques avec la famille princière monégasque.
Une invitation partie d'une conversation
Et savez-vous comment cette visite a commencé ?
Le récit publié par la Confrérie raconte que l'idée serait née d'une conversation pendant l'Alicoque 2025.
On plaisante sur la possibilité d'inviter le prince de Monaco à la fête de Buis.
Puis Jean-Pierre Buix, ancien maire de Buis-les-Baronnies et membre de la Confrérie, entreprend les démarches.
Une invitation part vers le Palais princier.
Et finalement, elle est acceptée.
Derrière cette visite, il y a ensuite des mois de préparation.
Le programme, le protocole, l'accueil, la sécurité et l'organisation des cérémonies doivent être coordonnés.
Ce qui était au départ une idée assez audacieuse devient réalité.
L'adoubement d'un prince avec un rameau d'olivier
Le 18 janvier, Albert II est accueilli à Buis-les-Baronnies.
Il participe aux cérémonies de la fête, puis se présente devant la Confrérie.
Au cours du chapitre, il accepte le serment.
Le Grand-Maître Vincent Coupon procède à son adoubement avec le rameau d'olivier.
Jean-Pierre Buix, son parrain, lui remet la médaille.
Le prince signe également le livre d'or.
Et il ne faut pas oublier les deux autres personnes intronisées le même jour : Grégoire Chauvin et Jacques Gervasoni.
Tous trois deviennent alors Chevaliers de l'Olivier.
Je trouve cette image assez remarquable.
Une confrérie née pour défendre les petits producteurs après le gel de 1956 accueille, soixante ans plus tard, le souverain de Monaco.
Cela montre à quel point cette tradition a dépassé les frontières du Nyonsais.
Un cadeau de la Scourtinerie de Nyons
Et l'histoire ne s'arrête pas là !
À l'occasion de cette visite, la Scourtinerie de Nyons fabrique un cadeau très particulier.
Un scourtin de deux mètres de diamètre, aux couleurs de Monaco et de Buis-les-Baronnies.
Cinq heures de tissage sont nécessaires à sa réalisation.
Il est remis au prince par Frédérique Fert et Sophie Villeneuve-Fert, accompagnatrices de cette tradition familiale.
Vous voyez comme ces histoires se rejoignent ?
D'un côté, une confrérie née pour défendre les oliviers.
De l'autre, une entreprise créée en 1882 pour fabriquer les filtres utilisés dans les anciens moulins à huile.
Et voilà que ces deux patrimoines nyonsais se retrouvent au cœur d'une cérémonie princière !
C'est le genre d'anecdote qu'on n'invente pas.
🏥 Même l'hôpital de Nyons possède son olivier symbolique
Une autre histoire mérite également d'être connue.
En juin 2018, lors de l'inauguration du nouvel hôpital de Nyons, la Confrérie est associée à une démarche symbolique.
L'établissement est placé sous l'égide de l'olivier.
L'ancien Grand-Maître Christian Bartheye rappelle à cette occasion les valeurs que représente cet arbre : la paix, la sagesse, la vie et la solidarité.
Voilà un exemple qui montre que la Confrérie ne participe pas seulement aux défilés et aux dégustations.
Elle intervient aussi dans la vie symbolique et culturelle de la cité.
À Nyons, l'olivier accompagne les producteurs, les artisans, les fêtes et même certains lieux publics.
Finalement, il est partout !
🌍 Des Chevaliers de Nyons jusqu'à Paris et à l'étranger
On pourrait imaginer que les membres de la Confrérie se retrouvent seulement à Nyons, quelques fois par an.
Mais leur activité va beaucoup plus loin.
Depuis les années 1960, ils ont noué des relations avec d'autres confréries en France et à l'étranger.
Ils ont notamment accompagné ou parrainé des initiatives aux Vans, à Aix-en-Provence, à Montpellier et jusqu'à Baena, en Espagne.
En octobre 2026, la Confrérie a également participé à la Fête des Vendanges de Montmartre, à Paris.
Au programme annoncé : des intronisations, un défilé regroupant de nombreuses confréries et la présentation de produits de l'AOP Nyons.
Les visiteurs pouvaient découvrir l'huile d'olive, les olives noires, l'Affinade ou la tapenade.
Je trouve cela assez sympathique.
Les produits du Nyonsais se retrouvent ainsi à Paris, au milieu de confréries venues de nombreux autres territoires.
C'est une autre manière de faire connaître notre petite ville.
Et derrière ces déplacements, il faut aussi penser à ceux qui organisent, transportent le matériel, installent les stands et représentent bénévolement leur région.
Pour poursuivre la découverte, retrouvez les oliviers de Nyons, l’huile d’olive AOP et mon guide des quatre fêtes de l’olive. Le climat de Nyons et son surnom de Petit Nice éclairent aussi cette histoire agricole, sans faire oublier la rigueur de certains hivers.
👨🌾 Qui dirige aujourd'hui la Confrérie ?
Depuis le 29 octobre 2022, le Grand-Maître est Vincent Coupon, septième titulaire de cette fonction.
Il est entouré du Grand Conseil et de bénévoles chargés du fonctionnement de l'association.
Parmi les responsables publiés sur le site officiel figurent notamment Christian Teulade et Maxime Laurent comme vice-Grands-Maîtres, Jean-Marie Chauvet comme Tabellion, Jacques Pipard pour les cérémonies et André Dujardin comme Grand Argentier.
Ces fonctions peuvent évoluer à la suite des assemblées générales.
Il vaut donc mieux consulter le site officiel pour connaître la composition actualisée du bureau.
Peut-on adhérer à la Confrérie ?
Pour devenir chevalier, il faut être présenté par un parrain et obtenir l'accord du Grand Conseil.
La Confrérie dispose aussi d'un fonctionnement associatif, avec une cotisation annuelle.
Le montant de 26 € figure dans l'annuaire municipal consulté en octobre 2026, mais cela ne signifie pas qu'un simple paiement donne automatiquement le titre de chevalier.
Coordonnées officielles :
| Information | Contact |
|---|---|
| Association | Confrérie des Chevaliers de l'Olivier |
| Adresse | 40 place de la Libération, 26110 Nyons |
| Grand-Maître | Vincent Coupon |
| Téléphone | 06 07 86 88 38 |
| Courriel | chevaliersdelolivier.nyons@gmail.com |
| Site Internet | https://chevaliersdelolivier-nyons.com/ |
Cette adresse est celle de l'association ; ce n'est pas un musée ouvert en permanence au public.
Pour voir les Chevaliers en costume, le mieux est d'assister à une fête ou à un chapitre public inscrit à leur agenda.
❓ Questions fréquentes sur les Chevaliers de l'Olivier
Quand la Confrérie des Chevaliers de l'Olivier a-t-elle été créée ?
L'idée est née en 1963, après le gel de 1956. La création effective et les premières manifestations sont documentées en 1964.
Qui était le premier Grand-Maître ?
Le général Henri de Vernejoul fut le premier Grand-Maître de la Confrérie.
Jean Giono faisait-il partie de la Confrérie ?
Jean Giono était son président d'honneur à l'époque de sa fondation, comme le confirment les documents publiés en 1965.
Pourquoi les Chevaliers portent-ils du vert ?
Le vert rappelle l'olivier et son feuillage. Les tenues d'apparat sont portées notamment par les Majoraux pendant les cérémonies.
Peut-on assister gratuitement à une intronisation ?
Les chapitres organisés sur les places publiques sont généralement accessibles aux spectateurs. Vérifiez néanmoins les conditions de chaque manifestation.
Que doit faire un nouveau chevalier ?
Il prête serment de défendre l'olivier, goûte symboliquement une olive de Nyons et du vin local, puis reçoit l'adoubement au rameau d'olivier et sa médaille.
Le prince Albert II de Monaco est-il Chevalier de l'Olivier ?
Oui. Il a été intronisé le 18 janvier 2026 à Buis-les-Baronnies, pendant la Fête de l'Olive et de l'Huile.
Quelles fêtes permettent de voir les Chevaliers à Nyons ?
Principalement l'Alicoque, les Olivades, la Fête de l'Olive piquée et certains rendez-vous liés à la Fleur d'Olivier. Les dates et cérémonies dépendent du programme annuel. Une date d’une édition passée ne vaut pas pour la suivante.
❤️ Le petit mot de Papy Chris
Vous savez, au départ, quand on voit passer les Chevaliers de l'Olivier, on regarde surtout leurs costumes.
C'est vrai qu'ils ont fière allure avec leurs grandes capes vertes et leurs chapeaux !
Mais après avoir découvert leur histoire, je ne les regarde plus tout à fait de la même manière.
Derrière ces tenues, il y a le terrible gel de 1956.
Il y a ces agriculteurs qui auraient pu tout abandonner.
Il y a Pierre Bonnet, René Duchet et Henri de Vernejoul, qui ont voulu faire quelque chose pour défendre les oliviers.
Il y a Jean Giono, les premières Olivades, les bénévoles et toutes ces personnes qui continuent à faire vivre les traditions.
Et puis, il y a les histoires plus récentes.
Un rameau d'olivier posé sur l'épaule d'un nouveau chevalier, un prince de Monaco qui vient à Buis-les-Baronnies, un scourtin géant fabriqué à Nyons pour l'occasion...
C'est quand même une belle aventure pour une association née dans une petite ville de la Drôme !
Ce qui me plaît surtout, c'est qu'on continue à se retrouver autour d'un arbre.
Les producteurs, les commerçants, les habitants, les visiteurs.
Certains se connaissent depuis longtemps. D'autres découvrent ces traditions pour la première fois.
Mais le temps d'une fête, tout ce petit monde se retrouve autour des mêmes produits et du même patrimoine.
Alors la prochaine fois que vous croiserez les Chevaliers de l'Olivier dans les rues de Nyons, pensez à leur histoire.
Ce ne sont pas simplement de beaux costumes.
Ce sont plus de soixante ans de fidélité à un arbre qui fait partie de l'âme du Nyonsais.
Et moi, je trouve que cela mérite bien un coup de chapeau !
Papy Chris ❤️
📚 Sources et liens utiles
- Confrérie — Origines
- Confrérie — Nyons et sa Confrérie en 1965
- Henri de Vernejoul — L’olive noire de Nyons en 1965
- Confrérie — Rituel d’intronisation
- Confrérie — Fonctionnement et bureau
- Confrérie — Introniser un chef d’État, 18 janvier 2026
- CCI Drôme — Un scourtin pour le prince Albert II
- Confrérie — L’olivier et l’hôpital de Nyons, juin 2018
- Ville — Agriculture
- Syndicat de l’Olive — Histoire de l’AOP
- Ville — Annuaire, coordonnées et cotisation
- Confrérie — Agenda des fêtes et chapitres
- Confrérie — Programme de Montmartre 2026
Mis à jour en octobre 2026. Les responsabilités et les programmes peuvent évoluer ; consulter les informations officielles avant une démarche ou une visite.