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Mémoire de France · Marseille

Marseille autrefois : la Canebière et le Grand Café du Commerce au temps des voitures à cheval

Marseille autrefois : la Canebière, le Grand Café du Commerce, les voitures à cheval et les passants sur une photographie ancienne à la date incertaine.

La Canebière à Marseille : voiture à cheval au premier plan, piétons, rails et enseigne du Grand Café du Commerce à droite.
Marseille, la Canebière devant le Grand Café du Commerce. Voiture à cheval, rails et passants au début du XXe siècle ; date exacte à confirmer. Photographie transmise, auteur non établi.

Des pavés, des rails, une voiture à cheval et des passants coiffés de chapeaux : cette photographie ancienne nous entraîne sur la Canebière, devant le Grand Café du Commerce.

Le cheval avance au premier plan, son conducteur installé sur la voiture. À gauche, les piétons occupent le trottoir. À droite, les grandes inscriptions du café accompagnent la perspective des immeubles.

La scène est animée. On distingue plusieurs véhicules, des groupes de passants, des devantures et des stores. L’image ne montre pas une avenue vide : elle révèle une autre manière de partager la rue, entre déplacements à pied, transports et activités commerciales.

La date exacte du cliché reste à établir. Les vêtements et les véhicules orientent vers le début du XXe siècle, sans permettre de retenir une année précise.

Les repères pour comprendre la photographie

RepèreInformation à retenir
VilleMarseille.
Lieu identifiéLa Canebière.
Établissement visibleLe Grand Café du Commerce, dont une partie de l’enseigne apparaît à droite.
Premier planUne voiture attelée et des piétons sur le trottoir.
ChausséePavés et rails visibles.
ArchitectureImmeubles à plusieurs étages, balcons, commerces et stores.
Période proposéeDébut du XXe siècle ; année exacte non établie.
Document à rechercherUne reproduction complète, le verso ou une référence d’édition pour préciser la date.

Une voiture à cheval au milieu de la Canebière

Le regard se pose d’abord sur le cheval et sa voiture. Leur proximité permet d’observer le harnais, les roues et la position du conducteur.

Plus loin, d’autres véhicules occupent l’avenue. Les rails suivent la chaussée et prolongent les lignes de fuite entre les façades.

Cette coexistence est l’un des intérêts de l’image. La circulation ne se résume pas à un seul moyen de transport. Les piétons longent les commerces pendant que les véhicules avancent dans la rue.

Il serait toutefois imprudent d’identifier chaque voiture ou de reconstituer le fonctionnement exact des transports à partir de cette seule vue. Une version mieux définie de la photographie originale pourrait apporter des précisions.

Le Grand Café du Commerce, une enseigne dans le paysage

À droite, les mots « Grand Café du Commerce » apparaissent sur la façade et le store. L’établissement participe pleinement au décor commercial de la Canebière.

Son existence est également documentée par une photographie ancienne signalée sur FranceArchives, représentant des clients attablés à l’intérieur avec le personnel. La notice situe alors le café aux numéros 13 à 17 de la Canebière. Cette numérotation historique doit être conservée comme telle, sans la transformer automatiquement en adresse actuelle. Consulter la notice d’archives.

La vue de rue et ce document intérieur se complètent : l’une replace le café dans l’avenue, l’autre ouvre une porte sur sa fréquentation.

Sur notre photographie, le nom de l’établissement constitue surtout un repère précieux pour retrouver le secteur et comparer d’autres cartes postales.

Pourquoi les grands cafés comptaient sur la Canebière

Les cafés appartiennent à l’histoire de cette avenue, au même titre que les hôtels et les commerces.

L’office de tourisme rappelle que la Canebière acquiert une réputation internationale en lien avec Marseille et son port. Il cite notamment le Café Turc parmi les grands établissements fréquentés par les voyageurs au XIXe siècle. Il s’agit d’un autre café : il ne faut pas le confondre avec le Grand Café du Commerce visible ici. Histoire de la Canebière par l’office de tourisme.

Cette présence des cafés aide à comprendre l’importance des enseignes, des stores et des terrasses dans les anciennes vues de l’avenue. Ils rendaient les établissements visibles et rythmaient le parcours des passants.

Chapeaux, longues jupes et vêtements de ville

Les silhouettes attirent presque autant l’attention que les bâtiments.

Au premier plan, un homme porte un costume et un chapeau. Une femme se tient plus loin, vêtue d’une longue jupe. D’autres personnes apparaissent devant les boutiques ou sur la chaussée.

Ces vêtements donnent à la scène une allure qui frappe notre regard contemporain. Ils peuvent évoquer une certaine élégance, mais ne permettent pas de connaître le métier, les revenus ou les conditions de vie des personnes photographiées.

Une tenue soignée ne raconte pas toute une existence. L’image conserve un instant de leur présence, sans nous dire d’où ces passants viennent ni où ils vont.

Les façades et les commerces : regarder au-dessus des passants

Prenez le temps de suivre les immeubles de droite.

Les balcons, les fenêtres, les corniches et les stores composent une succession de détails. La perspective permet de mesurer la densité des constructions et la place occupée par les activités au rez-de-chaussée.

À gauche, une enseigne de coiffeur se distingue. D’autres inscriptions restent trop peu lisibles pour être transcrites avec assurance.

Ces éléments permettraient de préparer une comparaison avec une vue récente : quels balcons reconnaît-on encore ? Quelles ouvertures ont changé ? Où se trouvaient les entrées des commerces ?

La comparaison doit se faire bâtiment par bâtiment. Affirmer que « rien n’a changé » serait aussi excessif que de considérer que tout a disparu.

❤️ Ce que vous racontez

Les vêtements qui marquent les souvenirs

Les chapeaux des hommes et des femmes, les costumes et les longues jupes retiennent l’attention. Ils donnent envie de ressortir les photographies de famille pour comparer les tenues et les habitudes de sortie.

Les chevaux encore présents dans la ville

La voiture attelée fait revenir des souvenirs de transports et de services urbains utilisant des chevaux. Certains récits évoquent notamment des corbillards ou des véhicules de collecte encore connus plus tard dans d’autres quartiers.

Ces souvenirs ne datent pas la photographie : ils concernent des périodes et des lieux différents.

Les pavés sous la circulation

La chaussée pavée est l’un des détails les plus remarqués. Elle invite à imaginer le bruit des roues et des sabots, même si une photographie ne permet évidemment pas de restituer l’ambiance sonore réelle.

L’attachement à la Canebière

Pour beaucoup, le nom de la Canebière est lié à une promenade, un commerce, une sortie ou une histoire familiale. La nostalgie varie selon les générations et les expériences.

Une recherche de photographie sur le quai de Rive-Neuve

Une famille recherche aussi une image du magasin de matériel de pêche de Michel Chiavassa, qui aurait occupé le 25 quai de Rive-Neuve entre 1931 et 1958.

Cette adresse appartient à un autre secteur du centre de Marseille. Une carte postale du quai, une facture illustrée ou une photographie de devanture pourrait aider à retrouver ce commerce.

Une belle image ne raconte pas toute la vie de l’époque

La photographie peut donner une impression d’ordre, d’élégance ou de tranquillité. C’est une lecture possible de la scène, mais elle ne suffit pas à décrire les conditions d’existence de tous les Marseillais.

Elle ne renseigne pas sur l’intérieur des logements, les revenus, l’accès aux soins ou la difficulté du travail. Elle ne permet pas davantage de comparer sérieusement la propreté ou la sécurité de deux époques.

On peut apprécier cette vue ancienne et regretter certains commerces sans lui faire dire davantage que ce qu’elle montre.

De quelle année date cette photographie ?

Une datation au début du XXe siècle paraît plausible, mais reste à confirmer.

Les véhicules, les vêtements, les enseignes et l’état des façades fournissent des pistes. Pour préciser l’année, il faudrait retrouver :

  • Le nom de l’éditeur ou du photographe.
  • Une référence imprimée sur une carte complète.
  • Le verso et ses éventuelles indications.
  • Une reproduction identique conservée dans un fonds d’archives.

Une date de correspondance pourrait constituer un repère, sans être nécessairement celle de la prise de vue.

Pour examiner les petits détails, privilégiez l’image originale. Une version améliorée par intelligence artificielle peut faciliter la lecture générale tout en reconstituant certains éléments : elle ne doit pas servir seule à authentifier une inscription ou un visage.

Poursuivre la découverte de Marseille autrefois

Après cette scène du centre-ville, changeons de paysage avec le David et les terrasses du bord de mer avant les plages du Prado.

Les deux photographies racontent des lieux différents : ici les cafés, les commerces et la circulation ; là-bas les terrasses, les sorties au bord de l’eau et les transformations du littoral.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Dans cette image, je regarderais d’abord le cheval. Puis je suivrais les passants, les stores et les enseignes jusqu’au fond de l’avenue.

C’est ce que j’aime dans les photographies anciennes : elles permettent de revenir plusieurs fois au même endroit et d’y remarquer un détail différent.

Avez-vous connu le nom du Grand Café du Commerce dans les récits de votre famille ? Reconnaissez-vous un commerce ou un bâtiment ? Possédez-vous cette carte avec sa légende complète ?

Et si vous avez une photographie du magasin de pêche du quai de Rive-Neuve, elle pourrait faire le bonheur de ceux qui la recherchent.

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes

Où cette photographie a-t-elle été prise ?

Elle est identifiée comme une vue de la Canebière à Marseille. L’enseigne du Grand Café du Commerce apparaît à droite.

Peut-on donner une année précise ?

Non. Le début du XXe siècle constitue une proposition de période, à préciser grâce à une référence d’édition ou à un document d’archives.

Le Grand Café du Commerce est-il documenté ?

Oui. FranceArchives signale notamment une photographie de sa salle, de ses clients et de son personnel, avec une adresse historique aux numéros 13 à 17 de la Canebière.

Les souvenirs des années 1950 datent-ils cette image ?

Non. Le souvenir de véhicules à cheval encore utilisés plus tard ne suffit pas à dater cette scène.

Une version restaurée permet-elle de lire toutes les enseignes ?

Non. Une amélioration par IA peut modifier ou reconstituer des détails. Il faut revenir à l’original pour toute identification précise.

Sources et documents

Restent à confirmer : la date du cliché, les enseignes secondaires et l’emplacement actuel correspondant à la numérotation historique du café.