Il y a des photographies qu'on regarde cinq secondes et d'autres devant lesquelles on reste un bon moment. Celle-ci, avec le Vieux-Port de Marseille, les bateaux serrés les uns contre les autres, les trolleybus et cette circulation incroyable, fait partie de la deuxième catégorie.
Regardez un peu tout ce monde ! Les voitures se croisent, les piétons longent les quais, les bateaux remplissent le bassin et, au milieu de cette agitation, le petit ferry-boat poursuit ses traversées. On pourrait presque entendre les moteurs, les conversations et les klaxons.
Mais ce que j'aime surtout, ce sont les souvenirs que cette photographie a réveillés. Une maman qui emmène sa fille acheter le poisson avant de lui offrir une traversée en bateau. Des favouilles qui grouillent dans de grands bacs verts. Des moulins à vent multicolores vendus sur le port. Et ces anciens trolleybus dont les perches sautaient parfois, au grand désespoir des voyageurs !
| Repère | Informations |
|---|---|
| Lieu | Vieux-Port de Marseille, vue sur le quai des Belges (aujourd'hui quai de la Fraternité) et le quai du Port |
| Époque | Probablement fin des années 1960 ou début des années 1970 ; date précise non confirmée |
| Photographie | Bassin rempli de bateaux, quais fréquentés, voitures anciennes, trolleybus, grands lampadaires et parterres aménagés |
| Architecture | Immeubles reconstruits sur la rive nord du Vieux-Port entre 1947 et 1956 |
| Transports | Trolleybus marseillais et ferry-boat César, construit en 1952 et mis en service en 1953 |
| Mémoire locale | Marché aux poissons, favouilles, traversées en famille, vendeurs ambulants et souvenirs des années 1960-1970 |
Voilà le Marseille que j'avais envie de retrouver avec vous. Pas seulement ses immeubles et ses rues, mais celui des familles, des pêcheurs, des chauffeurs et des enfants qui ont grandi avec le Vieux-Port dans les yeux.
Le Vieux-Port de Marseille, quand toute la ville semblait se retrouver sur les quais
La première chose qui frappe, c'est la circulation.
Aujourd'hui, on a parfois du mal à imaginer autant de véhicules sur cette partie du Vieux-Port. Pourtant, la photographie est là : plusieurs files de voitures, des autobus, des trolleybus, des conducteurs qui cherchent leur passage, et des piétons qui vont et viennent entre la chaussée et le bord de l'eau.
Gilbert se rappelle ces bateaux en bois, le César traversant le bassin et surtout les trolleybus à perches. Jean-Marie, lui, fait remarquer qu'il y a désormais bien davantage de voitures dans la ville, même si leur présence était déjà importante à cette époque.
Et c'est vrai qu'en observant cette scène, on se demande comment tout ce monde arrivait à circuler !
Au premier plan, les voitures se suivent de très près. Certaines sont claires, d'autres rouges ou sombres. Un deux-roues se faufile au milieu de la circulation. Plus loin, sur les quais, les promeneurs marchent le long des bateaux.
Il y avait déjà les embouteillages, les coups de klaxon et probablement quelques discussions bien marseillaises entre automobilistes pressés.
Mais à quelques mètres seulement, on pouvait s'arrêter pour regarder la mer.
C'est cette proximité entre la ville et son port qui rend Marseille si particulière.
Les trolleybus à perches, toute une époque dans les rues de Marseille
Quand les perches sautaient en pleine circulation
Gilbert a rappelé un détail qui a certainement fait sourire les anciens voyageurs : les perches des trolleybus qui se décrochaient parfois.
Ces grands véhicules électriques circulaient grâce à deux perches reliées aux fils aériens. Quand tout fonctionnait, ils avançaient sans les fumées d'échappement des autobus à moteur thermique. Mais lorsqu'une perche quittait son fil, le véhicule pouvait se retrouver immobilisé.
Le chauffeur devait alors intervenir pour remettre les perches en place.
Et pendant ce temps, les voitures attendaient derrière !
L'histoire des transports marseillais confirme que la circulation automobile compliquait sérieusement la vie des trolleybus. Les véhicules mal stationnés, les manœuvres difficiles et les encombrements provoquaient parfois ces fameux sauts de perches.
Patrick se souvient avec regret de ces trolleybus qui ne produisaient pas de gaz d'échappement pendant leur circulation. Il estime qu'ils auraient mérité d'être modernisés plutôt que supprimés.
Il faut dire que Marseille possédait un réseau important. Mais à partir des années 1950, plusieurs lignes furent progressivement remplacées par des autobus.
En regardant cette photographie, on retrouve donc une époque où les transports électriques, les automobiles particulières et les piétons se partageaient tant bien que mal l'espace du Vieux-Port.
Acheter le poisson sur le Vieux-Port : les favouilles de Marie
Et puis il y a le souvenir de Marie.
Celui-là, je l'ai relu plusieurs fois, parce qu'il raconte quelque chose qu'aucun grand monument ne pourra jamais raconter à sa place.
Marie se souvient du temps où l'on pouvait se garer près du Vieux-Port pour aller acheter du poisson tout juste pêché.
Mais surtout, elle revoit les favouilles qui grouillaient dans de grands bacs verts.
Les favouilles, ces petits crabes de roche que les Marseillais connaissent bien, faisaient partie des produits de la mer proposés par les poissonniers.
Imaginez les étals, le poisson frais, les conversations avec les vendeurs, les clients qui s'approchent pour choisir, et tous ces produits de la Méditerranée que l'on venait chercher directement auprès des professionnels.
Marie parle également des senteurs de Provence qui donnaient envie de tout acheter.
Ce n'était pas simplement une course pour préparer le repas du midi. C'était une sortie, avec ses habitudes, ses discussions et ses rencontres.
Le marché aux poissons, une histoire bien marseillaise
Le Vieux-Port a longtemps occupé une place essentielle dans le commerce du poisson.
La grande criée était installée depuis 1909 sur le quai de Rive Neuve, dans les bâtiments qui deviendront plus tard le Théâtre national de la Criée. En 1976, la criée de gros est transférée au port de Saumaty.
La petite vente directe des pêcheurs, elle, reste attachée au Vieux-Port.
Il faut aussi se rappeler qu'une photographie de bateaux tranquillement amarrés ne montre pas toute la difficulté du métier.
En 1963, par exemple, les pêcheurs marseillais manifestaient contre les difficultés de commercialisation de la sardine. Les installations étaient devenues insuffisantes face à l'importance de l'activité.
Derrière les beaux bateaux, il y avait des pêcheurs qui travaillaient de nuit, des familles, des mareyeurs et des gens qui vivaient de la mer.
Pour retrouver d'autres souvenirs des commerçants et des étals d'autrefois, on peut également parcourir notre histoire du marché du Prado à Marseille en 1931.
Le ferry-boat César : cette petite traversée que les enfants n'oubliaient pas
Quand une maman offrait un tour de bateau après les courses
Martine a raconté un souvenir magnifique.
Elle habitait boulevard Vauban. Plus grande, elle accompagnait sa mère au Vieux-Port pour acheter du poisson. Et pour lui faire plaisir, sa maman lui offrait parfois la traversée du bassin en ferry-boat.
Voilà une journée ordinaire qui devient un souvenir pour toute une vie.
On allait acheter le poisson, et quelques minutes plus tard, on se retrouvait sur l'eau.
Il ne fallait pas partir bien loin pour vivre une petite aventure !
Pour un adulte, c'était un moyen rapide de rejoindre l'autre rive. Pour un enfant, c'était une promenade en bateau, avec les quais qui s'éloignaient doucement et les embarcations que l'on regardait passer.
Ce souvenir rejoint celui de Gilbert, qui pense reconnaître le César sur la photographie. L'identification précise du bateau visible demanderait toutefois un examen d'une reproduction originale plus détaillée.
Le César, un vrai morceau de patrimoine marseillais
Le service de ferry-boat existe à Marseille depuis 1880. Il permet de relier les deux rives du Vieux-Port sans devoir en faire le tour à pied.
Le célèbre César a été construit en 1952 aux chantiers navals de La Seyne-sur-Mer, puis mis en service en 1953.
Il reliait le quai du Port, près de l'Hôtel de Ville, au quai de Rive Neuve, du côté de la place aux Huiles.
Une traversée d'environ 283 mètres.
Ce n'est pas bien long, mais il suffit parfois de quelques centaines de mètres pour fabriquer de grands souvenirs.
Le ferry-boat appartient aussi à l'histoire du cinéma marseillais, notamment à travers Marius de Marcel Pagnol, même si le César lui-même est arrivé bien après le tournage du film de 1931.
Et lorsque Martine raconte sa maman et cette traversée offerte après les courses, on comprend immédiatement pourquoi ce petit bateau occupe une place si importante dans le cœur des Marseillais.
Les moulins multicolores et les sachets de passe-temps
Un autre souvenir mérite qu'on s'y attarde.
Marie-Jeanne se rappelle les vendeurs de petits moulins à vent multicolores et les sachets de passe-temps que l'on trouvait sur le Vieux-Port.
Les passe-temps, ces graines salées que l'on décortiquait une à une, accompagnaient volontiers les promenades et les moments passés dehors.
Quant aux moulins à vent, il suffit d'en avoir vu un pour comprendre pourquoi ils fascinaient les enfants.
Des petites ailes de couleur qui tournaient au moindre souffle de mistral.
Un objet tout simple, mais qui pouvait devenir le trésor d'une promenade.
Ce que raconte Marie-Jeanne, ce n'est pas l'histoire officielle du Vieux-Port. C'est autre chose, et c'est tout aussi précieux.
Elle nous rappelle qu'il y avait aussi les petits vendeurs ambulants, les marchandises modestes, les friandises et tous ces achats faits pour faire plaisir aux enfants.
On ne les voit pas nécessairement sur cette photographie. Pourtant, ils appartiennent à la mémoire de ceux qui fréquentaient les quais.
Ceux qui arrivaient d'Algérie retrouvaient Marseille au bout du voyage
Anne apporte un souvenir différent.
Elle raconte que le Vieux-Port ressemblait à cela lorsqu'elle arrivait d'Algérie pendant les vacances d'été.
Quelques mots seulement, mais quelle histoire derrière !
Marseille est depuis longtemps une grande ville de départs et d'arrivées. Sa relation maritime avec l'Algérie a marqué des générations de familles, de voyageurs et de travailleurs.
Il faut simplement distinguer le Vieux-Port photographié ici des bassins du grand port maritime où arrivaient les navires de ligne.
Le souvenir d'Anne n'indique pas nécessairement que son bateau accostait dans ce bassin. Il nous dit surtout qu'elle retrouvait ce paysage marseillais lors de ses arrivées.
Et cela suffit à rendre son témoignage touchant.
Pour une famille qui revenait passer l'été en France, ces rues, cette circulation, ces immeubles et cette lumière pouvaient annoncer le début des vacances.
C'est aussi cela, Marseille : une ville où les souvenirs locaux croisent ceux de personnes venues d'ailleurs.
Les immeubles du Vieux-Port : derrière la belle façade, l'histoire de la reconstruction
Regardez maintenant les grands immeubles qui bordent le bassin.
Leur alignement, les façades régulières, les arcades et les toitures rouges donnent aujourd'hui au Vieux-Port une partie de son identité.
Mais ces immeubles racontent une histoire beaucoup plus douloureuse.
En janvier 1943, pendant l'Occupation, le quartier ancien de la rive nord est évacué et une grande partie des bâtiments est détruite. Des milliers d'habitants sont chassés de chez eux dans le cadre de cette opération.
Après la Libération, Marseille doit reconstruire ce secteur dévasté.
Les travaux s'étendent principalement de 1947 à 1956. Plusieurs architectes participent aux projets, notamment Fernand Pouillon, André Devin et Auguste Perret.
La reconstruction cherche à conserver une certaine unité avec le paysage marseillais, tout en proposant des logements et des commerces modernes.
Ainsi, lorsque la photographie est prise vers la fin des années 1960 ou le début des années 1970, ces grands immeubles sont encore relativement récents.
Ils représentent déjà le nouveau visage d'un Vieux-Port profondément marqué par la guerre.
Quelques années plus tard, d'autres transformations du centre-ville donneront naissance au Centre Bourse et aux tours Labourdette, dont nous avons également retrouvé l'histoire.
De quelle année date réellement cette photographie ?
La publication d'origine évoque les années 1960, mais plusieurs personnes ont remarqué que certains véhicules semblaient plus récents.
Stéphane cite notamment la Renault 6 et la Peugeot 504, deux modèles apparus en 1968.
Jean-Marc évoque aussi la Ford Capri et la Porsche 914, modèles commercialisés à partir de 1969.
D'autres proposent 1970, voire 1975.
Ces remarques sont intéressantes. Elles montrent combien les passionnés d'automobiles peuvent aider à dater les photographies anciennes.
Mais il faut rester prudent : les modèles doivent être identifiés sur l'image originale, en bonne définition, et non sur une reproduction retouchée.
Une automobile lancée en 1969 peut parfaitement circuler dans les rues de Marseille en 1970, en 1973 ou plusieurs années après.
Pour cette raison, la datation la plus raisonnable reste la fin des années 1960 ou le début des années 1970, sans chercher à inventer un jour ou une année précise.
Le cliché appartient en tout cas à cette période où les voitures particulières occupaient une place importante sur les quais, avant les grands changements d'aménagement.
Les anciens parterres fleuris, avant l'ombrière du Vieux-Port
Il y a un détail que plusieurs personnes ont remarqué : les espaces verts aménagés entre les voies de circulation.
Sur la photographie, on distingue une bande de verdure accompagnée de plantations géométriques.
Jean-François se souvient particulièrement des parterres fleuris qui décoraient autrefois cette partie du port.
Il évoque même les tulipes, qui donnaient des couleurs au paysage.
Dany regrette également la verdure d'autrefois et trouve que la circulation semblait alors mieux organisée.
Ces souvenirs font partie des transformations du Vieux-Port.
En 2013, à l'occasion de Marseille-Provence, capitale européenne de la culture, le secteur est profondément réaménagé. Une grande ombrière conçue par Norman Foster apparaît sur le quai des Belges, et une place beaucoup plus importante est accordée aux piétons.
Certains Marseillais apprécient ces nouveaux aménagements. D'autres regrettent les anciens parterres, les alignements de voitures ou simplement la physionomie de leur jeunesse.
On retrouve d'ailleurs ces débats dans d'autres transformations du littoral marseillais, notamment celles des plages du Prado entre 1968 et 1988.
Les villes changent. Mais les lieux que l'on a connus enfants ne disparaissent jamais tout à fait de notre mémoire.
Le vrai Marseille d'autrefois ? Chacun garde le sien
En lisant tous les témoignages, une chose saute aux yeux : beaucoup de Marseillais parlent de cette photographie comme du Marseille de leur jeunesse.
Marie-France y retrouve ses souvenirs d'enfance et d'adolescence. Nicole se rappelle l'époque où elle avait dix ans. Bernard repense à ses quatorze ans, Jean-Marie à ses dix-sept ou dix-huit ans, François à ses vingt-cinq ans.
Ce sont parfois de simples indications d'âge, mais elles disent beaucoup.
On ne regarde pas une ville de la même façon lorsqu'on y est enfant, adolescent ou adulte.
Le Vieux-Port pouvait être le lieu où l'on accompagnait ses parents, où l'on prenait le bateau, où l'on retrouvait ses copains ou simplement où l'on venait marcher pour passer le temps.
Certains commentaires regrettent très fortement les changements de Marseille. D'autres rappellent que la ville reste belle et animée.
Gilbert, notamment, souligne que les véhicules, les bateaux et les transports ont changé, mais qu'il y a toujours du monde et beaucoup de circulation.
Un autre souvenir insiste sur le fait que le Vieux-Port conserve encore son animation aujourd'hui.
Ces deux visions ne s'opposent pas nécessairement.
On peut aimer la ville actuelle et regretter en même temps un commerce disparu, une ancienne promenade, un bateau de son enfance ou un parterre de fleurs.
C'est même souvent comme cela que fonctionne la mémoire.
Ce que vous racontez ❤️
Marie — Les favouilles du marché
Marie se souvient du temps où l'on pouvait se garer près du Vieux-Port pour acheter le poisson fraîchement pêché. Elle revoit surtout les favouilles qui grouillaient dans de grands bacs verts et toutes les senteurs qui donnaient envie d'acheter.
Gilbert — Les trolleybus à perches
Gilbert retrouve les bateaux en bois, le ferry-boat César et les trolleybus à perches. Ces dernières sautaient parfois, provoquant quelques ennuis au milieu de la circulation.
Martine — Une traversée avec sa maman
Martine raconte qu'elle habitait boulevard Vauban et accompagnait sa mère acheter du poisson au Vieux-Port. Pour lui faire plaisir, sa maman lui offrait parfois une traversée en bateau.
Marie-Jeanne — Les moulins multicolores
Marie-Jeanne n'a pas oublié les vendeurs de petits moulins à vent multicolores, les sachets de passe-temps et le ferry-boat en bois qu'elle connaissait pendant son enfance dans les années 1960.
Anne — Les arrivées d’Algérie
Anne retrouve dans cette photographie le Vieux-Port qu'elle voyait l'été, lorsqu'elle arrivait d'Algérie. Une image de Marseille restée liée à ses souvenirs de voyage et de vacances.
Le petit mot de Papy Chris ❤️
Ce qui me plaît dans cette photographie, ce ne sont pas seulement les voitures anciennes ou les trolleybus. C'est ce qui se cachait derrière toute cette agitation.
Marie et ses favouilles dans les bacs verts. Martine, petite fille, montant dans le ferry-boat avec sa maman. Marie-Jeanne et ses moulins multicolores. Gilbert qui se rappelle les perches des trolleybus. Anne qui retrouvait ce paysage pendant ses voyages d'été.
Vous voyez, on aurait pu raconter uniquement les dates, les travaux et l'évolution du Vieux-Port. Mais on serait passé à côté de l'essentiel.
Parce que derrière chaque bateau, chaque rue et chaque commerce, il y avait des gens qui vivaient leur vie sans imaginer qu'un jour, ces petits moments deviendraient des souvenirs si précieux.
Et quelque part, même si le Marseille de cette photographie a changé, il existe encore dans la mémoire de ceux qui l'ont connu.
C'est pour cela que j'aime tant retrouver ces histoires avec vous.
Papy Chris ❤️
Questions fréquentes sur le Vieux-Port de Marseille autrefois
De quelle époque date cette photographie du Vieux-Port ?
Elle est présentée comme datant des années 1960, mais plusieurs véhicules évoqués dans les commentaires correspondent à des modèles apparus à partir de 1968 ou 1969. Une datation vers 1970 est donc plausible. L'année exacte reste à confirmer.
Pourquoi y avait-il autant de voitures sur le Vieux-Port ?
Le Vieux-Port constituait un grand axe de circulation du centre de Marseille. Avant les réaménagements contemporains, plusieurs voies automobiles longeaient directement les quais.
Comment fonctionnaient les trolleybus marseillais ?
Ils utilisaient des moteurs électriques alimentés par deux perches reliées à des fils aériens. Une perche pouvait parfois se décrocher, obligeant le conducteur à intervenir.
Qu'était le ferry-boat César ?
Le César était un bateau construit en 1952 pour le service de traversée du Vieux-Port. Il reliait le secteur de l'Hôtel de Ville à celui de la place aux Huiles, sur environ 283 mètres.
Où achetait-on du poisson sur le Vieux-Port ?
La vente de poissons faisait partie de la vie quotidienne des quais. La grande criée professionnelle était installée quai de Rive Neuve jusqu'à son transfert à Saumaty en 1976. La vente directe des pêcheurs demeure une tradition du Vieux-Port.
Qu'étaient les favouilles ?
Les favouilles sont de petits crabes de roche connus dans la cuisine provençale et marseillaise. Une habitante se souvient en avoir vu grouiller dans de grands bacs verts au marché du Vieux-Port.
Pourquoi les immeubles du quai du Port sont-ils si réguliers ?
Une grande partie de la rive nord a été détruite pendant l'Occupation en 1943. Les immeubles visibles ont été reconstruits après la guerre, notamment dans le cadre des travaux menés entre 1947 et 1956.
Quand le Vieux-Port a-t-il été réaménagé ?
Le grand réaménagement contemporain, comprenant l'ombrière de Norman Foster et une redistribution de l'espace au profit des piétons, a été inauguré en 2013.
Sources documentaires
- Ministère de la Culture — Reconstruction du Vieux-Port de Marseille
- Régie des transports métropolitains — Le ferry-boat de Marseille
- Office de tourisme de Marseille — Le marché aux poissons
- Marseille Transports — Histoire des trolleybus
- Cinémémoire — Marché aux poissons du Vieux-Port en 1967
- Larousse — Automobile, nouveautés de 1969
- Souvenirs authentiques des habitants transmis avec la photographie ancienne du Vieux-Port pour ce carnet de Mémoire de France.