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Mémoire de France — Vaucluse · Valréas

Valréas : la place Aristide-Briand autrefois

Valréas autrefois : le château de Simiane, le kiosque disparu en 1962, les voitures, Annie Cordy et les souvenirs des habitants de la place.

Place Aristide-Briand à Valréas dans les années 1960, voitures anciennes, platanes et château de Simiane.
La place Aristide-Briand, probablement dans les années 1960, après sa transformation en espace de stationnement. Date exacte à confirmer.

Regardez cette première photographie de Valréas. Le château de Simiane au fond, les platanes taillés, les voitures garées presque devant les arcades et cette grande place qui ressemble davantage à un parking qu'à une place de village.

Pour ceux qui ont connu Valréas dans les années 1960, cette image doit réveiller bien des souvenirs. À cette époque, on venait stationner devant la mairie, faire ses courses dans les rues voisines, retrouver quelqu'un ou simplement traverser la place en voiture.

Mais regardez aussi la deuxième photographie. Cette fois, les automobiles ont disparu de l'image. On découvre les balustrades, les grilles en fer forgé, les fleurs et toute l'élégance de cet ancien hôtel particulier. Deux vues du même monument, mais deux ambiances bien différentes.

Et derrière ces photographies, il y a surtout une histoire que les anciens Valréassiens connaissent bien : celle du kiosque à musique disparu, des spectacles, des jeux d'enfants et d'une place qui n'a pas cessé de changer.

📜 Repères historiques — La place de Valréas

RepèreHistoire et informations
📍 LieuPlace Aristide-Briand, Valréas, Vaucluse (84)
🏛️ MonumentHôtel de Simiane, également appelé château de Simiane
📷 Première photoPlace utilisée pour le stationnement, probablement dans les années 1960 ; date exacte inconnue
📷 Deuxième photoFaçade et terrasse du château, avec jardin fleuri ; date inconnue
1639-1640Importants travaux de construction de l'hôtel de Simiane
Vers 1780Achèvement de l'aile sud
1695Mariage de Pauline de Grignan avec Louis de Simiane
1843Acquisition du bâtiment par la Ville pour les services municipaux
1895Installation du kiosque à musique
1er décembre 1913Classement de l'Hôtel de Simiane aux monuments historiques
12 juin 1944Rassemblement forcé de la population lors des représailles allemandes
1962Disparition du kiosque à musique
Années 1960La place sert largement au stationnement automobile

🚗 La place Aristide-Briand quand les voitures occupaient tout l'espace

Ce qui surprend aujourd'hui, c'est de voir autant de voitures devant un monument historique aussi imposant.

Sur la première photographie, il y en a un peu partout.

Certaines sont garées le long des bâtiments. D'autres occupent le milieu de la place. On distingue des berlines, plusieurs voitures claires et des modèles familiaux qui rappellent les années où Peugeot, Citroën et Simca faisaient partie du paysage quotidien.

Un grand platane aux branches sévèrement taillées se dresse au premier plan. À gauche, les anciennes façades commerciales bordent la place. Au fond, les arcades du château restent parfaitement reconnaissables.

La photographie est présentée comme datant des années 1960. Cela paraît cohérent avec les véhicules visibles et l'absence du kiosque, mais il faudrait retrouver la carte postale originale ou une date d'édition pour être plus précis.

À l'époque, garer sa voiture au cœur d'une ville semblait tout naturel.

On cherchait surtout à pouvoir s'arrêter près des commerces. Les grandes transformations piétonnes des centres anciens viendraient progressivement modifier ces habitudes.

La 404 break et le souvenir de Papy Fernand

Voilà un détail qui me plaît particulièrement.

Dans les souvenirs accompagnant cette image, une Peugeot 404 break a été associée à un homme que les habitants surnommaient Papy Fernand.

Une voiture qui aurait pu passer totalement inaperçue devient soudain un souvenir personnel.

Attention, nous ne pouvons pas affirmer que le véhicule visible était effectivement celui de Papy Fernand. Mais cette association est intéressante.

Pour un amateur de voitures anciennes, la photographie raconte l'évolution de l'automobile.

Pour quelqu'un qui a connu Papy Fernand, elle rappelle surtout une personne.

Une Citroën Ami 6 a également suscité des interrogations. À qui pouvait-elle appartenir ?

C'est souvent comme cela que les souvenirs reviennent. Une carrosserie, une couleur, un modèle particulier, et voilà qu'on retrouve le surnom d'un voisin ou le nom d'une famille.

🎶 Le kiosque à musique que les Valréassiens n'ont pas oublié

L'un des changements les plus importants de la place ne se voit justement pas sur notre première photographie.

Le kiosque à musique a disparu.

Pourtant, pendant des décennies, il avait été un élément essentiel du paysage.

Il avait été installé en 1895, à l'époque où la place prenait progressivement sa fonction de grand espace public devant l'Hôtel de Ville.

On retrouve ce kiosque sur des cartes postales anciennes, notamment dans les collections du Musée départemental du Cartonnage et de l'Imprimerie.

Il possédait une structure surélevée, un toit et des accès que les enfants du quartier connaissaient bien.

La place pouvait accueillir des concerts, des cérémonies, des rassemblements et des fêtes.

Et c'est justement dans les souvenirs des habitants que ce kiosque reprend vie.

Quand les enfants jouaient aux billes contre le kiosque

Jacques raconte une scène que bien des enfants des années 1950 auraient pu connaître.

Avec ses camarades, il jouait aux billes contre le kiosque.

Il se souvient aussi d'un petit portillon fermé par une chaîne et un cadenas. Pour passer, certains enfants l'enjambaient.

Un jour, une jeune fille appelée Maryse Taillant aurait voulu franchir ce portillon et se serait cassé le bras.

Jacques précise qu'elle habitait en face de Sidole, le vitrier.

Voilà une anecdote très concrète.

On retrouve le kiosque, le portillon, la chaîne, les enfants, les billes et même un ancien artisan du quartier.

Il ne s'agit pas d'un accident confirmé par un document médical ou une archive, mais d'un souvenir transmis par un habitant. C'est ainsi qu'il faut le conserver.

Et le nom du vitrier Sidole est une piste intéressante pour retrouver les anciens commerces de la place.

Annie Cordy en spectacle devant la mairie !

Jacques apporte un autre souvenir particulièrement vivant.

Il raconte avoir assisté, avec ses parents, à un spectacle d'Annie Cordy sur la place de la mairie.

La famille se trouvait sur la terrasse fleurie du château, d'où elle pouvait voir la représentation.

Et Jacques précise un détail essentiel : le kiosque était encore là.

Si son souvenir est exact, ce spectacle aurait donc eu lieu avant la disparition du kiosque en 1962.

Mais je n'ai pas retrouvé de programme ou d'article de presse permettant de dater précisément la venue d'Annie Cordy à Valréas.

Voilà une recherche qui mériterait d'être poursuivie dans les anciens journaux locaux ou les programmes de fêtes.

Car une artiste aussi populaire venue chanter devant le château de Simiane, cela a certainement laissé des souvenirs à plusieurs familles.

💔 Pourquoi le kiosque a-t-il disparu ?

Le kiosque n'a pas été conservé.

Une chronique historique publiée par Le Dauphiné Libéré situe sa disparition en 1962.

La place fut alors davantage consacrée au stationnement automobile, dans une période où la circulation prenait de plus en plus de place dans les centres-villes.

Le texte historique accompagnant les photographies évoque également une délibération municipale du 6 novembre 1953, sous la municipalité de Jules Niel, qui aurait prévu sa démolition.

Deux motivations y sont mentionnées : agrandir la place et dégager la vue sur l'Hôtel de Simiane.

Cette délibération précise reste toutefois à retrouver dans les registres municipaux avant de pouvoir la présenter comme une pièce d'archive directement vérifiée.

La date de disparition en 1962 est, elle, documentée par la chronique historique.

Ce changement a marqué la mémoire de plusieurs générations.

Les anciens qui avaient connu les concerts et les jeux autour du kiosque se sont retrouvés face à une place dominée par les automobiles.

Et les générations suivantes ont grandi avec un paysage encore différent.

Une place peut changer de fonction plusieurs fois en quelques décennies.

Mais le souvenir d'un bâtiment disparu, lui, peut rester pendant toute une vie.

🧵 Les marchands de tissus et les commerces du mercredi

Une autre habitante, Martine, se souvient de ses parents qui venaient déballer leurs tissus tous les mercredis sur la place de la mairie.

Voilà un détail précieux sur la vie commerciale de Valréas.

On parle souvent des grands magasins, des vitrines et des anciennes enseignes. Mais les marchands qui installaient leur étal chaque semaine ont eux aussi fait vivre les places de nos villes.

Dans le souvenir de Martine, ses parents avaient leurs habitudes du mercredi.

Leur activité faisait partie de l'animation de la place.

Ce détail rappelle que l'espace devant le château n'était pas seulement destiné aux cérémonies officielles ou aux voitures.

C'était aussi un lieu de commerce.

Une place où l'on faisait ses courses

Les commerces des rues voisines participaient à cette vie quotidienne.

On venait au centre pour ses achats, ses rendez-vous et les petites affaires de la semaine.

Les voitures permettaient de stationner près des boutiques. Pour certains habitants, cette facilité d'accès représentait un véritable avantage.

C'est d'ailleurs une question qui revient beaucoup dans les commentaires accompagnant les photographies.

Plusieurs personnes regrettent les places de stationnement d'autrefois.

D'autres apprécient la mise en valeur actuelle du patrimoine et les espaces laissés aux piétons.

Les opinions sont parfois très différentes.

Un intervenant évoque même, dans une discussion sur la rue Saint-Antoine, 17 commerces ouverts sur 19 locaux au moment de son commentaire. Ce chiffre est un témoignage ponctuel, pas un recensement commercial actuel.

Il montre surtout que la question des commerces et de la circulation reste importante pour les Valréassiens.

Faut-il regretter l'ancien parking ?

C'est une question à laquelle chacun apporte sa propre réponse.

Certains préféraient pouvoir laisser leur voiture directement devant la mairie.

D'autres trouvent plus agréable de découvrir la façade du château sans une rangée d'automobiles au premier plan.

Il ne s'agit pas seulement d'esthétique.

Pour les commerçants, le stationnement, l'accessibilité et la fréquentation du centre-ville ont des conséquences concrètes.

Pour les promeneurs, une place dégagée permet de profiter davantage de l'architecture, des terrasses et des manifestations.

La photographie des années 1960 permet justement de mesurer à quel point les choix d'aménagement ont évolué.

🏛️ Le château de Simiane, bien plus ancien que la place

Derrière les voitures et les souvenirs du kiosque se trouve évidemment le grand personnage de ces deux photographies : l'Hôtel de Simiane.

On l'appelle souvent château de Simiane, mais il s'agit historiquement d'un hôtel particulier, constitué à partir d'anciennes demeures seigneuriales.

Un commentaire de Michel rappelle justement cette distinction.

Il insiste aussi sur les différents usages du bâtiment : demeure privée, école, services administratifs, bureau de poste, puis Hôtel de Ville.

L'histoire du monument lui donne raison sur l'essentiel.

Un grand chantier commencé en 1639

Les recherches historiques indiquent que l'essentiel du bâtiment actuel a été réalisé en 1639-1640.

Le commanditaire était Louis de Simiane.

Les travaux furent confiés à l'entrepreneur Bernard Moureau, originaire de Cavaillon, d'après les plans de l'architecte avignonnais François Royer de la Valfenière.

Mais les origines du lieu sont plus anciennes.

Les recherches patrimoniales évoquent une demeure seigneuriale antérieure et des constructions médiévales encore en partie intégrées à l'ensemble.

Vers 1780, une nouvelle aile vint compléter l'équilibre architectural du bâtiment.

C'est ce mélange d'époques qui explique une partie de son histoire.

Pauline de Simiane, petite-fille de Madame de Sévigné

Le château est aussi lié à une famille célèbre dans l'histoire littéraire française.

En 1695, Pauline de Grignan, petite-fille de la marquise de Sévigné, épouse Louis de Simiane.

Pauline jouera ensuite un rôle important dans la publication de la correspondance de sa grand-mère.

Le château de Valréas conserve ainsi un lien direct avec l'histoire de la famille de Sévigné et avec le château de Grignan.

À cette époque, le bâtiment possédait un jardin à la française, notamment planté d'ormes.

C'est un détail intéressant, puisque ce jardin occupait autrefois une partie de l'espace devenu la place Aristide-Briand.

Autrement dit, la grande place que l'on découvre sur la photographie n'a pas toujours existé sous cette forme.

De demeure privée à Hôtel de Ville

Au XIXe siècle, le bâtiment change de fonction.

Il accueille notamment un collège et la justice de paix.

En 1843, la commune acquiert l'Hôtel de Simiane afin d'y installer ses services municipaux.

Le 1er décembre 1913, le bâtiment est classé monument historique.

Voilà pourquoi, même si les voitures, les arbres et les aménagements de la place ont évolué, la grande façade et ses arcades restent un repère aussi important pour les habitants.

🕯️ Le 12 juin 1944 : une journée tragique sur cette place

L'histoire de la place ne se limite malheureusement pas aux fêtes, aux commerces et aux concerts.

Elle est aussi liée à l'une des journées les plus douloureuses de l'histoire de Valréas.

Le 12 juin 1944, lors de la reprise de la ville par les troupes allemandes, la population fut rassemblée de force sur la place de la mairie.

Des résistants capturés et des habitants pris en otage furent ensuite conduits vers le lieu d'exécution.

Le Département de Vaucluse documente le massacre de 53 personnes, dont 27 résistants et 26 otages, au mur devenu aujourd'hui le mémorial du Musée du Cartonnage et de l'Imprimerie.

C'est un événement qui mérite une place particulière dans la mémoire de Valréas.

Il rappelle que ce même espace public a connu des moments très différents : les fêtes populaires, les marchés, les jeux d'enfants, mais également la peur et le rassemblement forcé des habitants pendant l'Occupation.

Le kiosque existait alors encore.

Il n'est donc pas seulement associé aux concerts et aux souvenirs heureux. Il faisait également partie du décor de cette journée tragique.

Pour comprendre cette histoire, on peut consulter la documentation du Département de Vaucluse sur le Mur des fusillés.

Château de Simiane à Valréas, terrasse fleurie, grille en fer forgé et façade historique.
La terrasse fleurie et les façades de l'Hôtel de Simiane, dans une photographie ancienne non datée.

🌹 La deuxième photographie : le château et sa terrasse fleurie

Regardons maintenant notre deuxième photographie.

Cette fois, nous ne voyons presque plus la place.

L'image s'intéresse davantage à l'architecture et aux jardins du château.

Au premier plan, les fleurs rouges occupent une large bande de terre. Derrière elles, une belle grille en fer forgé délimite l'espace.

Le regard se dirige ensuite vers les balustrades en pierre, les grandes fenêtres, les volets et les façades claires du monument.

Sur la droite, un arbre apporte de l'ombre.

L'ensemble donne une impression beaucoup plus paisible que la première photographie.

Et pourtant, nous sommes toujours devant ce même bâtiment.

Une terrasse qui rappelle des souvenirs

C'est précisément cette terrasse qui a réveillé le souvenir de Jacques et du spectacle d'Annie Cordy.

Pour quelqu'un qui découvre l'image aujourd'hui, ce n'est qu'un bel élément d'architecture.

Pour une personne qui s'y trouvait autrefois avec ses parents, cela peut rappeler un concert, une soirée ou un moment de famille.

Cette différence de regard rend les photographies anciennes particulièrement intéressantes.

On voit tous les mêmes pierres.

Mais les souvenirs que chacun y associe ne sont pas forcément les mêmes.

La date exacte de cette seconde photographie reste à déterminer. Il serait imprudent de lui attribuer une année simplement parce qu'elle accompagne une autre vue présentée comme datant des années 1960.

❤️ Ce que vous racontez

Voici cinq souvenirs authentiques, tirés des réactions accompagnant les photographies. Ils sont reformulés fidèlement, sans inventer de paroles ni de détails supplémentaires.

Jacques — Annie Cordy devant la mairie

Il se souvient d'avoir assisté avec ses parents à un spectacle d'Annie Cordy depuis la terrasse fleurie du château. Le kiosque à musique était encore présent sur la place.

Jacques — Les parties de billes du kiosque

Il raconte les parties de billes contre le kiosque, le portillon fermé avec une chaîne et le souvenir de Maryse Taillant qui se serait blessée en l'enjambant. Il mentionne aussi Sidole, le vitrier, qui habitait en face.

Martine — Les tissus du mercredi

Ses parents venaient déballer leurs tissus tous les mercredis sur la place de la mairie. Un souvenir des marchands et de l'activité commerciale d'autrefois.

Michel — L'Hôtel de Simiane et ses anciennes fonctions

Il rappelle que le monument est historiquement un hôtel particulier et qu'il a accueilli différents services, notamment scolaires et administratifs, avant de devenir l'Hôtel de Ville.

Une habitante — Le regret de l'ancien Valréas

Elle explique préférer le centre-ville de sa jeunesse et regrette les changements de stationnement et de circulation, qu'elle associe aux difficultés des commerces.

Ces témoignages ne parlent pas tous de la même époque.

Mais ensemble, ils racontent quelque chose que les documents administratifs ne peuvent pas montrer à eux seuls.

Les enfants qui jouaient au kiosque.

Les parents venus vendre leurs tissus.

Les familles qui regardaient un spectacle depuis une terrasse.

Et les habitants qui continuent, plusieurs décennies plus tard, à discuter de ce qu'il faudrait préserver ou changer dans leur centre-ville.

🏘️ Une place qui continue de faire parler les générations

Si l'on réunissait toutes les générations de Valréassiens sur cette place, chacun pourrait probablement en raconter une version différente.

Les plus anciens évoqueraient peut-être le kiosque, les concerts et les premières fêtes auxquelles ils ont assisté.

D'autres parleraient des voitures garées devant la mairie et des commerces où ils allaient avec leurs parents.

Les générations plus récentes connaissent une place réaménagée, où l'architecture du château est davantage dégagée.

Il n'est pas nécessaire que tout le monde soit d'accord sur l'ancien et le nouveau Valréas.

Les souvenirs appartiennent à ceux qui les ont vécus.

Et les changements d'une ville peuvent toujours susciter des regrets comme des satisfactions.

L'essentiel est peut-être de conserver les images, les noms et les petites histoires avant qu'ils ne disparaissent des mémoires.

Dans notre collection Mémoire de France, nous essayons justement de garder cette trace.

Retrouvez également nos autres récits sur Valréas autrefois, notamment l'histoire de la piscine municipale ouverte en 1964 et celle de l'usine Tiro-Clas, de Germain Aubert et des anciens salariés.

Vous pouvez aussi découvrir les autres histoires du Vaucluse.

❤️ Le petit mot de Papy Chris

Vous savez ce que j'aime dans ces deux photographies ?

Ce sont tous ces petits détails qu'on pourrait facilement oublier.

La 404 break qui rappelle Papy Fernand, même si son identification reste à confirmer.

Les enfants qui jouaient aux billes contre le kiosque.

Le portillon fermé par une chaîne.

Le vitrier Sidole.

Les marchands de tissus du mercredi.

Et cette terrasse fleurie depuis laquelle une famille se souvient avoir regardé Annie Cordy.

Le château de Simiane est toujours là. Les arcades et les grandes fenêtres nous permettent encore de reconnaître le bâtiment.

Mais le kiosque a disparu, les voitures ne se garent plus comme autrefois et les commerces ont changé.

Finalement, l'histoire d'une place, ce ne sont pas uniquement les décisions municipales et les travaux.

Ce sont aussi les habitants qui y ont grandi, travaillé, fait leurs courses et vécu leurs petits moments de bonheur.

Et lorsqu'une vieille photographie réussit à faire revenir un nom comme Papy Fernand, un commerçant comme Sidole ou le souvenir d'un spectacle avec ses parents, alors elle a déjà sauvé quelque chose de précieux.

Papy Chris ❤️

❓ Questions fréquentes sur la place Aristide-Briand

Où se trouve le château de Simiane à Valréas ?

Il se trouve au 8, place Aristide-Briand, dans le centre historique de Valréas, en Vaucluse.

Quand le château de Simiane a-t-il été construit ?

L'essentiel du bâtiment actuel date de 1639-1640. Il conserve toutefois des parties plus anciennes et a connu des transformations ultérieures, notamment vers 1780.

Quand le kiosque à musique a-t-il été installé ?

Les recherches historiques situent son installation en 1895.

Quand le kiosque de Valréas a-t-il disparu ?

Sa disparition est située en 1962 dans une chronique historique consacrée à la place.

Annie Cordy s'est-elle produite sur la place ?

Un habitant raconte avoir assisté à un spectacle d'Annie Cordy depuis la terrasse du château, lorsque le kiosque existait encore. La date précise reste à documenter.

Pourquoi la place était-elle remplie de voitures ?

Après la disparition du kiosque, la place fut largement utilisée comme parking, dans une période de développement important de la circulation automobile.

Le château de Simiane est-il classé monument historique ?

Oui. L'Hôtel de Simiane est classé depuis le 1er décembre 1913.

Que s'est-il passé sur cette place le 12 juin 1944 ?

La population y fut rassemblée de force lors de la répression allemande. Cinquante-trois résistants et otages furent exécutés à Valréas, au lieu aujourd'hui connu comme le Mur des fusillés.


Sources et documents historiques