Les carnets de Valence

Valence en 1969 : la place de la République et ses commerces

Valence en 1969 : revivez la place de la République, la Croix d'Or, les jouets Caffarel, les bus Drôme-Cars et les souvenirs des anciens commerces.

Regardez cette photographie de la place de la République à Valence, en 1969.

Au premier plan, des dizaines de voitures stationnées entre les boulevards. Une 2 CV, des Renault, des Simca, des Volkswagen peut-être… Et sur la droite, ce grand autobus rouge et blanc des Drôme-Cars.

Au fond, l'imposant bâtiment blanc de la Croix d'Or domine la place. En bas, les vitrines, les enseignes et les cafés se succèdent. On distingue notamment Eram, Le Valence et le magasin Le Domaine.

Mais ce qui m'a surtout intéressé, ce sont les souvenirs que cette photo a réveillés.

Les poupées Bella du magasin Caffarel. Les petits trains miniatures qu'un garçon venait y acheter. L'agence Havas, le magasin Chapelle, les chaussures Eram, la librairie de Crussol…

Et puis cette personne qui regarde les voitures et se demande si sa Coccinelle n'est pas justement sur la photographie !

Nous voilà revenus dans le Valence de 1969.

En 1969, la place de la République était un immense parking

C'est la première chose qui frappe sur cette image.

Les voitures occupent pratiquement tout l'espace central. Elles sont garées les unes à côté des autres, séparées de la chaussée par des bandes engazonnées.

Certains habitants se souviennent encore de cette possibilité de stationner directement au cœur de Valence.

Une ancienne cliente des Dames de France raconte qu'elle pouvait ainsi venir faire ses achats en voiture.

Un autre habitant rappelle l'existence de la zone bleue, qui permettait de stationner gratuitement pendant une durée limitée.

Mais tout le monde ne partage pas cette nostalgie !

En regardant la photographie, certains font remarquer qu'il ne semble pas rester beaucoup de places libres. D'autres préfèrent les aménagements actuels, avec moins d'automobiles dans le centre.

Et ils n'ont pas tort de rappeler que la ville d'aujourd'hui ne se résume pas à ce que l'on regrette d'hier.

Ce qui est certain, c'est qu'en 1969, l'automobile occupait une place considérable dans le paysage valentinois.

On venait faire ses courses sur les boulevards, acheter des chaussures, passer à la librairie, aller au café ou retrouver des amis.

Et l'on pouvait laisser sa voiture à quelques pas des magasins.

Cette Coccinelle serait-elle la mienne ?

Parmi les réactions à la photographie, un souvenir m'a fait sourire.

Un ancien employé de la Croix d'Or, qui y travaillait précisément en 1969, regarde les véhicules alignés.

Et il se demande si la troisième voiture ne serait pas sa Volkswagen Coccinelle !

Imaginez retrouver sa propre automobile sur une photographie du centre-ville, plus d'un demi-siècle après.

Il faudrait évidemment examiner une version plus nette du cliché pour vérifier.

Mais ce simple commentaire montre combien une image ancienne peut faire remonter des détails que l'on croyait oubliés.

La Croix d'Or, le grand immeuble qui dominait la place

Impossible de manquer cet immense bâtiment blanc.

C'est la Croix d'Or, l'un des immeubles historiques les plus reconnaissables de la place de la République.

Construit en 1886 sur les plans de l'architecte Ernest Tracol, il abritait autrefois un établissement hôtelier prestigieux.

Au fil des années, ses locaux ont également accueilli différents commerces.

Et c'est là que les souvenirs des habitants deviennent particulièrement intéressants.

Un ancien employé raconte avoir travaillé à la Croix d'Or en 1969.

Une autre personne se souvient qu'à l'entrée de l'immeuble se trouvait une étude de notaires.

Et plusieurs anciens Valentinois évoquent les commerces installés au pied de cette grande façade.

Parmi eux, un nom revient avec une affection particulière : Caffarel, le magasin de jouets.

Caffarel : les poupées Bella et les petits trains

Ah, Caffarel !

Voilà une enseigne qui a manifestement marqué plusieurs générations d'enfants valentinois.

Certains écrivent Cafarel, d'autres Caffarel, mais tout le monde semble parler du même magasin de jouets.

Une habitante se souvient encore des visites qu'elle faisait avec sa mère et sa sœur.

Pour elle, ce magasin était extraordinaire.

Et elle n'a surtout pas oublié les magnifiques poupées Bella.

Ces poupées françaises ont accompagné l'enfance de nombreuses petites filles. Avec leurs robes, leurs cheveux à coiffer et leurs accessoires, elles occupaient une place de choix dans les rêves d'enfants.

Un autre habitant raconte une passion bien différente.

Lui, chez Caffarel, il venait acheter des petits trains miniatures.

Des locomotives, des wagons, peut-être des rails… On aimerait bien savoir lesquels !

Un troisième se rappelle qu'il fréquentait régulièrement le magasin en venant de l'avenue de la Gare, aujourd'hui avenue Pierre-Sémard, où ses parents tenaient un commerce.

C'est ce qui rend ces souvenirs si précieux.

Pour les adultes, Caffarel était une boutique parmi d'autres. Pour les enfants, c'était probablement l'une des vitrines les plus attirantes du quartier.

Où se trouvait exactement Caffarel ?

Un article du Dauphiné Libéré consacré à la restauration de la Croix d'Or, en 2018, confirme que le magasin de jouets occupait autrefois des locaux au rez-de-chaussée du bâtiment.

Il mentionne également le Grand Café de Valence.

Voilà donc deux établissements dont l'existence à cette adresse est documentée, au-delà des souvenirs des habitants.

Il resterait à retrouver des photographies montrant précisément leurs devantures, ainsi que les différentes années d'exploitation.

Eram, Bata, André et la librairie de Crussol

Sur la photographie, l'enseigne Eram apparaît clairement.

Une ancienne salariée raconte qu'elle y travaillait.

D'autres se souviennent d'Eram, mais également des chaussures André et Bata, qui figuraient parmi les enseignes du centre-ville.

Faire les magasins de chaussures avec ses parents, cela pouvait prendre du temps.

Il fallait essayer, marcher quelques pas, vérifier la pointure, puis choisir.

Dans les souvenirs du quartier, une autre adresse revient : la librairie de Crussol, située près d'Eram.

Une habitante se souvient de ce magasin avec beaucoup d'affection.

Dans les témoignages recueillis pour une autre photographie de Valence, la librairie est même décrite comme une véritable caverne d'Ali Baba, avec ses livres et son étage où l'on prenait plaisir à chercher.

Pour retrouver ces commerces quelques années plus tard, on peut découvrir Valence en 1979, boulevard de Gaulle et avenue Victor-Hugo.

On y retrouve justement Eram, la librairie de Crussol et les anciens aménagements du centre-ville.

Les Dames de France, la Civette et Caravelle

Les souvenirs ne s'arrêtent pas aux boutiques visibles sur la photographie.

Plusieurs habitants évoquent aussi les Dames de France, ce grand magasin où l'on venait faire ses achats en famille.

D'autres citent La Civette et Caravelle.

Des noms qui faisaient partie du paysage commercial valentinois.

Pour les anciens habitants, il suffit parfois de les lire pour retrouver le chemin que l'on empruntait entre deux boutiques.

Un commerce rappelle un autre commerce, puis une rue, un café, une personne…

Et le quartier se reconstitue peu à peu.

En 1969, une agence Havas entre Le Dauphiné Libéré et Chapelle

Voici maintenant un témoignage particulièrement précis.

Un Valentinois raconte qu'en 1969, l'année de son mariage, il travaillait comme commercial à l'agence Havas.

Il situe son bureau entre les locaux du Dauphiné Libéré et le magasin Chapelle, qui vendait notamment du matériel ménager, des disques et des téléviseurs.

Trois enseignes, trois activités bien différentes, presque côte à côte.

La presse, la publicité et l'équipement de la maison.

J'aime beaucoup cette précision, car elle permet de retrouver une partie de l'organisation commerciale des boulevards.

Chez Chapelle, les habitants pouvaient découvrir les appareils de télévision et les disques de l'époque.

Pour ceux qui ont connu les années 1960, ces magasins représentaient aussi l'arrivée de nouveaux équipements dans les foyers.

Le téléviseur prenait de plus en plus de place dans la maison.

Les électrophones et les tourne-disques accompagnaient les soirées.

Et l'on allait encore chez un commerçant pour regarder les appareils et demander conseil.

Quant à l'agence Havas, elle nous rappelle que le centre-ville comptait également de nombreux bureaux et entreprises de services.

Le Central, un sirop… et Jean Marais !

Parmi tous les souvenirs, il y en a un qui mérite d'être raconté.

Un habitant se souvient avoir fréquenté le même lycée que le fils de la famille associée au magasin de jouets Cafarel.

Quelques années plus tard, il allait boire un sirop au bar Le Central.

Et un jour, il y aurait croisé Jean Marais !

Oui, l'acteur de La Belle et la Bête, de Fantômas et de tant d'autres films.

L'anecdote est rapportée comme un souvenir personnel. Je n'ai pas retrouvé de document permettant de dater cette rencontre.

Mais elle mérite sa place dans notre récit.

Parce que les cafés de cette époque étaient aussi des endroits où l'on pouvait faire des rencontres inattendues.

Un autre habitant évoque d'ailleurs le Central Course par Course, ainsi qu'un établissement appelé Cafarel près de la Croix d'Or.

Les noms et les usages des locaux ont pu évoluer. Il faudrait consulter les annuaires commerciaux pour reconstituer précisément leur succession.

Le grand autobus rouge et blanc des Drôme-Cars

Revenons à la photographie.

Sur la droite, un imposant autobus rouge et blanc avance sur le boulevard.

Avec sa carrosserie arrondie, ses nombreuses fenêtres et ses proportions si particulières, il rappelle immédiatement les transports en commun des années 1960.

Plusieurs habitants se souviennent des cars de cette époque, notamment des véhicules Chausson.

Le réseau urbain de Valence était alors exploité par Drôme-Cars.

Les Archives nationales conservent d'ailleurs la trace de bilans d'exploitation de cette société pour les années 1969, 1970 et 1971.

Il faudrait examiner le cliché original et les archives du parc de véhicules pour identifier avec certitude le modèle photographié.

Mais sa présence raconte déjà beaucoup.

Dans le Valence de 1969, toutes les familles ne possédaient pas forcément plusieurs automobiles.

Le bus faisait partie des déplacements quotidiens pour aller travailler, étudier ou faire des courses.

Et il y avait ceux qui montaient dans ces grands véhicules pour rejoindre les quartiers de Valence ou les communes voisines.

Une habitante se souvient d'ailleurs être montée plusieurs fois dans les anciens bus.

Pour elle, cette photographie fait aussi revenir le bruit, les trajets et les habitudes de l'époque.

En 1969, certains avaient 4 ans, d'autres 19 ou 23 ans

Ce qui m'a également touché, c'est la manière dont chacun a immédiatement retrouvé son âge en regardant la photographie.

Une personne se souvient qu'elle avait quatre ans et habitait rue Poncet, près de l'avenue de la Gare.

Une autre avait cinq ans.

Une jeune Valentinoise de 1969 avait quatorze ans.

Une autre personne raconte qu'elle avait dix-neuf ans et que cette photographie lui rappelle toute sa jeunesse dans sa ville natale.

Et puis il y a cette habitante qui avait vingt-trois ans, vivait rue Victor-Hugo et dont le père était coiffeur.

Voilà encore un métier et une famille qu'il serait intéressant de retrouver dans les anciens annuaires.

Car tous ces gens ne regardent pas seulement une photographie de voitures.

Ils retrouvent l'endroit où ils habitaient, où travaillaient leurs parents, où ils achetaient leurs chaussures ou leurs jouets.

Pour certains, 1969 était l'année de leur mariage.

Pour d'autres, l'année de leur naissance.

Et pour beaucoup, un petit morceau d'enfance ou d'adolescence.

Ce que vous racontez ❤️

Voici cinq souvenirs authentiques recueillis auprès des habitants. Ils sont légèrement reformulés pour faciliter la lecture, sans en changer le sens. Leurs auteurs restent anonymes.

« Les poupées Bella chez Caffarel »

« Quand j'étais enfant, j'allais chez Caffarel avec ma maman et ma sœur. Ce magasin était extraordinaire ! Je me souviens surtout de ses magnifiques poupées Bella. Quels beaux souvenirs ! »

« L'année de mon mariage, je travaillais chez Havas »

« En 1969, je me suis marié. Je travaillais comme commercial à l'agence Havas, située entre Le Dauphiné Libéré et Chapelle, le magasin qui vendait du matériel ménager, des disques et des téléviseurs. »

« Et si c'était ma Coccinelle ? »

« Je travaillais à la Croix d'Or en 1969. En regardant cette photo, je me demande si la troisième voiture garée ne serait pas ma Coccinelle ! »

« Un sirop au Central et Jean Marais »

« J'étais au lycée avec le fils de la famille des jouets Cafarel. Quelques années plus tard, j'allais boire un sirop au bar Le Central. C'est là que j'ai croisé Jean Marais ! »

« Mon père était coiffeur rue Victor-Hugo »

« En 1969, j'avais vingt-trois ans. J'habitais rue Victor-Hugo et mon père était coiffeur. Cette photo me ramène directement à cette époque. »

Cinq souvenirs très différents, mais un même quartier.

Et surtout cinq petits morceaux d'histoire que l'on aurait bien du mal à retrouver autrement.

Avant les voitures de 1969, une statue dominait la place

Pour comprendre l'histoire de la place de la République, il faut remonter bien avant cette photographie.

À la fin du XIXe siècle, la place occupe déjà une position stratégique, à la rencontre des boulevards et de l'axe qui descend vers le sud de Valence.

En 1897, un important monument consacré à Émile Augier, dramaturge originaire de Valence, y est inauguré en présence du président de la République Félix Faure.

Le monument comportait plusieurs figures sculptées.

Mais en 1942, sous le régime de Vichy, il est fondu dans le cadre de la récupération des métaux.

En 1969, la statue n'est donc plus là depuis longtemps.

C'est une autre époque qui occupe désormais la place : celle des voitures, des bus, des grandes enseignes et de la consommation des Trente Glorieuses.

Ce petit détour par l'histoire permet de mieux comprendre combien le même lieu peut changer de visage au fil des générations.

Valence en 1969 : une ville en pleine transformation

À la fin des années 1960, Valence a déjà beaucoup changé.

L'autoroute A7 a commencé à transformer les abords du Rhône, les automobiles sont plus nombreuses et les grands boulevards sont devenus des axes de circulation importants.

Cette évolution apparaît dans notre histoire de Valence dans les années 1960, entre le Rhône et l'autoroute A7.

Mais la ville conserve également ses lieux de promenade et de loisirs.

Le Champ de Mars et ses boulistes des années 1970 se trouvent à quelques minutes des boulevards.

Et les enfants de cette époque connaîtront aussi les défilés des Libellules de Valence Sud, les majorettes des années 1970.

Des histoires très différentes, mais qui racontent la même ville à quelques années d'intervalle.

Le grand débat : Valence était-elle plus belle autrefois ?

Dans les réactions à cette photographie, les avis sont partagés.

Certains regrettent l'ancien centre-ville, ses nombreux commerces, ses possibilités de stationnement et son animation.

D'autres répondent que les beaux immeubles sont toujours là.

Et plusieurs rappellent que les grandes places d'aujourd'hui ont également leurs qualités, notamment lorsqu'elles laissent davantage de place aux piétons.

Un ancien habitant résume peut-être involontairement toute cette discussion en expliquant qu'en 1969, il avait dix-neuf ans.

Car derrière la nostalgie d'une place ou d'une rue, il y a souvent celle de nos propres années de jeunesse.

Les lieux changent, bien sûr.

Mais nous aussi.

Un annuaire de 1956 pourrait encore révéler bien des adresses

Parmi les personnes qui ont réagi à la photographie, l'une possède un annuaire Fournier de 1956.

Elle explique qu'il permet de retrouver, rue par rue et numéro par numéro, les noms des occupants des immeubles de l'époque.

Quel document précieux pour notre mémoire locale !

En le croisant avec les souvenirs de 1969, on pourrait peut-être retrouver les adresses exactes de certaines boutiques, les anciens commerçants et les familles qui vivaient au-dessus des magasins.

Ce serait aussi une belle manière de reconstituer la place de la République avant les transformations commerciales des décennies suivantes.

Car les photographies nous montrent les façades.

Les annuaires nous donnent les noms.

Et les habitants, eux, nous racontent ce qui se passait derrière les portes.

Questions fréquentes sur la place de la République à Valence

Où se trouvait le magasin de jouets Caffarel ?

Le magasin Caffarel était installé au rez-de-chaussée de l'immeuble historique de la Croix d'Or, place de la République à Valence.

Qu'était la Croix d'Or à Valence ?

La Croix d'Or était un important établissement hôtelier installé dans un bâtiment construit en 1886 par l'architecte Ernest Tracol. L'ensemble a ensuite accueilli des commerces et d'autres activités.

Quels commerces existaient autour de la place en 1969 ?

La photographie et les souvenirs des habitants évoquent notamment Eram, Caffarel, Le Valence, Le Domaine, Havas, Chapelle, Le Dauphiné Libéré et les commerces de l'avenue Victor-Hugo.

Qui exploitait les autobus de Valence en 1969 ?

Le réseau urbain était exploité par Drôme-Cars. Les archives administratives conservent notamment des documents d'exploitation concernant cette période.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Vous savez ce que je retiens de cette photographie ?

Ce ne sont pas uniquement les voitures garées sur les boulevards.

C'est cette petite fille qui regardait les poupées Bella chez Caffarel.

Ce garçon qui venait acheter ses trains miniatures.

Cet employé de la Croix d'Or qui cherche sa Coccinelle parmi les voitures.

Ce commercial de chez Havas qui se souvient de l'année de son mariage.

Et cet homme qui raconte avoir croisé Jean Marais en buvant un sirop au Central.

Au fond, c'est cela, la mémoire d'une ville.

Des noms de commerces, des métiers, des rencontres, des détails qui n'ont l'air de rien.

Et puis, cinquante-sept ans plus tard, une vieille photographie réapparaît…

Et tout un quartier se remet à vivre.

Papy Chris ❤️

Sources historiques et mémoire locale

Mémoire locale : souvenirs fournis pour cet article, avec cinq témoignages reformulés et anonymisés. Les anecdotes personnelles, notamment la rencontre avec Jean Marais, restent présentées comme des souvenirs. Carte postale fournie portant la signature IRIS ; photographe à identifier. Photographie présentée comme datant de 1969.

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