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Mémoire de France · Dunkerque

Dunkerque autrefois : les Îlots Bleus et les chalets près de la plage

Vue aérienne ancienne de la plage et des Îlots Bleus à Dunkerque, avec les immeubles en front de mer, des rangées de logements provisoires et un canal à droite.
Dunkerque : la plage, les Îlots Bleus et les logements provisoires sur une vue aérienne de l’après-guerre. Date exacte et auteur à confirmer. Signature de l’image conservée.

Trois ensembles d'immeubles face à la mer, une immense plage et, juste derrière, des rangées de petits logements. Cette vue aérienne montre le secteur des Îlots Bleus dans un paysage bien différent de celui que connaissent les promeneurs d'aujourd'hui.

On regarde d'abord les immeubles du front de mer. Puis les yeux reviennent vers l'arrière : les rues, les espaces encore dégagés et les cités de logements provisoires. Pour ceux qui y ont vécu, ces alignements ne sont pas seulement des formes sur une photographie. Ils rappellent une maison, une enfance et la plage à quelques pas.

La date exacte de cette vue n'est pas établie. Elle est présentée avec les souvenirs transmis comme une photographie de l'après-guerre, pendant les transformations du quartier.

📜 Quelques repères pour lire la photographie

RepèreCe que l'on peut retenir
Ville de classementDunkerque
Secteur principalLes Îlots Bleus, près de la digue des Alliés
Premier planLa mer et la plage
Front de merTrois ensembles d'immeubles aux formes courbes
Derrière les immeublesDes alignements identifiés dans les souvenirs comme des logements provisoires
À droite de l'imageUn canal et ses abords
Place Paul-AssemanRepère évoqué pour comparer le quartier avec ses aménagements ultérieurs
Maison familialeUn descendant cherche à retrouver une maison détruite en 1940
Autres pistesCollège Fénelon, Glacis Nord et rue Adolphe-Geeraert, à confirmer sur un plan
Date de la photographieNon établie précisément

Ce tableau distingue ce qui est visible de ce qui est proposé pour aider à localiser les souvenirs. Il ne constitue pas un relevé cadastral.

Dunkerque ou Malo-les-Bains ?

La question revient immédiatement devant cette vue.

Pour certains, toute photographie de cette plage évoque Malo-les-Bains. D'autres reconnaissent précisément les Îlots Bleus et la digue des Alliés, du côté de Dunkerque.

Plusieurs habitants insistent sur cette distinction. Ils situent Malo plus loin dans le paysage et proposent l'avenue de la Libération comme repère pour comprendre la séparation des secteurs. Cette limite ne peut toutefois pas être tracée sur l'image sans comparaison avec un plan daté.

Les documents municipaux de Dunkerque situent bien les Îlots Bleus dans le secteur de la digue des Alliés. La délibération de 2017 cite également les rues du Kursaal, de la Plage et de la Digue.

Il faut donc éviter de confondre le nom donné à une grande promenade littorale avec la localisation précise des immeubles. Pour cette fiche, le sujet principal est le secteur dunkerquois des Îlots Bleus ; Malo-les-Bains reste un repère voisin dans les souvenirs.

Les trois Îlots Bleus face à la mer

Les bâtiments attirent le regard par leurs courbes et leur disposition au bord de la plage. Cette photographie en noir et blanc ne permet évidemment pas de voir leur couleur.

Une délibération municipale décrit trois îlots de la Reconstruction et mentionne leurs balcons courbes ainsi qu'un revêtement en quartz bleu. Elle permet de rattacher ces formes à un ensemble architectural identifié, sans donner une date exacte à cette photographie.

Une ancienne habitante dit avoir vécu quelque temps aux Îlots Bleus. Son souvenir est bref, mais il rappelle que ces immeubles ont été des lieux de vie avant d'être des repères sur les cartes postales.

La façade littorale pouvait évoquer la promenade pour un visiteur ; pour les habitants, c'était l'endroit où l'on rentrait chez soi.

Les chalets juste derrière les immeubles

Le souvenir le plus précis concerne les petits logements situés derrière le front de mer.

Un ancien habitant raconte y avoir passé ses quatre premières années. Il parle de chalets installés à quelques mètres de la plage, juste derrière les immeubles.

Quatre années seulement, mais un cadre qui reste en mémoire longtemps après : habiter tout près du sable et retrouver les lieux sur une vue aérienne.

On distingue des alignements de petites constructions et des voies entre elles. Les souvenirs les associent aux cités de logements provisoires de l'après-guerre. L'image ne suffit pas à déterminer le nom de chaque cité ni le numéro d'un logement.

Il serait tout aussi imprudent d'imaginer l'aménagement intérieur, le confort ou la vie quotidienne de ces chalets sans documents complémentaires. Ce que l'ancien habitant conserve avec certitude, c'est leur proximité avec la plage.

Retrouver une maison familiale détruite en 1940

Une demande donne à cette photographie une importance particulière.

Un descendant cherche à reconnaître l'emplacement de l'actuelle piscine pour retrouver celui de la maison familiale, détruite en 1940. Il ne regarde donc pas cette vue uniquement par curiosité : il tente de remettre une adresse de famille dans un paysage transformé.

Les réponses proposent deux manières de se repérer. Les unes cherchent du côté des baraquements et du canal exutoire. Une autre désigne un terrain dégagé devant le premier îlot à gauche pour situer les constructions de la place Paul-Asseman et la piscine.

Ces indications ne sont pas assez précises pour placer un point certain sur la photographie. Elles peuvent aussi mêler des équipements, des terrains et des moments différents de l'aménagement du quartier.

Avant de prétendre retrouver la maison, il faudrait disposer de son adresse ancienne et comparer un plan d'avant-guerre, cette vue aérienne et un plan des équipements construits ensuite.

Une correspondance entre une rue et un bâtiment encore reconnaissable serait plus solide qu'une simple impression devant le terrain vague.

Le canal et les équipements construits ensuite

Sur le côté droit, le canal constitue un repère important. Sa forme aide à lire l'organisation du quartier entre le littoral et la ville.

Dans les souvenirs, la piscine et la patinoire sont associées aux abords du canal exutoire. La place Paul-Asseman est également citée. Les documents municipaux plus récents relient cette place aux accès des Îlots Bleus et à la plage.

Cela ne suffit pas à désigner un bâtiment visible ici comme la piscine, ni à reconstituer toutes les étapes des travaux. Il faut conserver la différence entre l'emplacement ancien recherché et les constructions connues plus tard.

Fénelon, les Glacis Nord et la rue Adolphe-Geeraert

Une ancienne habitante propose plusieurs autres points de comparaison : le collège Fénelon, les baraquements des Glacis Nord et des maisons de la rue Adolphe-Geeraert qui auraient échappé aux destructions.

Elle attire notamment l'attention sur une rue en biais. Ce type de détail peut être précieux : lorsqu'une grande partie d'un quartier a changé, un ancien tracé peut aider à retrouver l'orientation d'une photographie.

Ces identifications restent cependant des pistes transmises. Elles ne sont pas présentées comme une légende officielle de chaque bâtiment.

Une vue de meilleure définition ou un plan contemporain du cliché permettrait de vérifier les alignements et de distinguer les immeubles reconstruits des maisons plus anciennes.

Une plage familière aux familles et aux visiteurs lillois

Le plaisir d'habiter si près de la mer revient dans les échanges. L'ancien enfant des chalets associe aussi cette époque aux visiteurs venus de Lille.

Ce souvenir exprime l'ambiance qu'il a connue. Il ne signifie pas que les Lillois étaient les seuls touristes du littoral. Un autre évoque aussitôt Bray-Dunes, lui aussi associé aux sorties vers la mer.

Ces petits rapprochements racontent une géographie familiale : la ville où l'on vivait, la plage où l'on allait et les endroits que l'on connaissait de nom avant de les parcourir.

❤️ Ce que vous racontez

Les quatre premières années dans les chalets

Un ancien habitant se rappelle ses quatre premières années dans les chalets placés derrière les immeubles du front de mer, tout près de la plage.

Un passage dans les Îlots Bleus

Une ancienne résidente garde le souvenir d'avoir habité quelque temps dans cet ensemble et reconnaît les lieux sur cette vue.

La recherche de la maison détruite en 1940

Un descendant demande où se situerait la piscine afin de retrouver l'emplacement de sa maison familiale détruite pendant la guerre.

Les repères d'une ancienne habitante

Le collège Fénelon, les Glacis Nord et la rue Adolphe-Geeraert sont proposés pour aider à comparer la photographie avec le quartier connu ensuite. Ces pistes restent à vérifier sur des plans.

Les visiteurs de Lille et les souvenirs de plage

La proximité de la mer rappelle aussi les sorties des familles lilloises et, pour d'autres, les journées à Bray-Dunes. Des souvenirs de vacances qui s'ajoutent à ceux des habitants.

❤️ Le petit mot de Papy Chris

Ce qui me touche, c'est cette demande pour retrouver une maison familiale. Un terrain qui paraît vide sur une photographie peut représenter toute une histoire pour quelqu'un.

Et derrière les Îlots Bleus, ces petites constructions rappellent une autre enfance : celle des chalets, avec la plage à quelques mètres.

Le quartier a changé, mais les souvenirs permettent encore de nommer une rue, de reconnaître un coin et de poser les bonnes questions. Il reste ensuite à chercher les plans pour être sûr de ne pas déplacer une maison de quelques centaines de mètres.

Avez-vous connu ces chalets ou les baraquements des Glacis ? Possédez-vous une photographie datée de la place Paul-Asseman ou un ancien plan du secteur ? Et pouvez-vous préciser l'emplacement des équipements sans confondre les différentes époques ?

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes

Où se trouvent les Îlots Bleus ?

Les documents municipaux les situent dans le secteur de la digue des Alliés à Dunkerque, avec les rues du Kursaal, de la Plage et de la Digue.

Peut-on dater précisément cette vue aérienne ?

Non. Elle est présentée comme une vue de l'après-guerre, mais aucune année certaine n'est fournie.

Que sont les petites constructions derrière les immeubles ?

Les souvenirs les identifient comme des chalets et des logements provisoires. Le nom de chaque cité et l'emplacement précis de chaque logement ne sont pas établis ici.

La piscine est-elle visible sur la photographie ?

Les indications transmises cherchent surtout à retrouver l'emplacement d'équipements construits ensuite. Aucune identification certaine de la piscine sur cette image n'est retenue.

Peut-on retrouver la maison familiale détruite en 1940 ?

Il faudrait au minimum son adresse ancienne et une comparaison avec des plans datés. Les repères proposés sont utiles pour chercher, mais insuffisants pour situer la maison avec certitude.

Pourquoi la fiche est-elle dans Dunkerque plutôt que Malo-les-Bains ?

Le sujet principal est l'ensemble des Îlots Bleus, identifié dans les documents de Dunkerque sur la digue des Alliés. Les souvenirs distinguent ce secteur de Malo, sans permettre de tracer une ancienne limite sur la photographie.

Sources et liens utiles