
Le 26 juin 1940, Adolf Hitler traverse Dunkerque avec un convoi de voitures militaires. La ville vient de subir la bataille et les bombardements. Les derniers soldats alliés ont quitté les plages depuis trois semaines à peine, et les troupes allemandes occupent désormais la région.
Sur cette photographie, Hitler apparaît entouré de plusieurs responsables nazis et militaires allemands. Derrière eux, deux grandes structures métalliques de ponts se dessinent. À droite, une voiture est arrêtée, tandis qu'une partie de l'entourage se tient sur la chaussée.
Mais où cette photographie a-t-elle exactement été prise ?
C'est la question qui a fait réagir de nombreux habitants de Dunkerque et des environs. Certains reconnaissent le secteur du stade Tribut. D'autres pensent au pont des Quatre-Écluses, au pont Carnot ou encore au pont Saint-Georges.
Les échanges font également remonter une histoire beaucoup plus douloureuse : celle du massacre de soldats britanniques à la Plaine au Bois, près de Wormhout, le 28 mai 1940.
Un descendant raconte notamment que son grand-père a participé à la récupération des corps.
Voilà pourquoi cette photographie mérite d'être étudiée avec attention. Elle montre le passage du dictateur nazi dans une région profondément marquée par les combats, mais elle permet aussi de retrouver des souvenirs familiaux que les archives officielles ne racontent pas toujours.
📜 Repères historiques
| Repère | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|
| Ville | Dunkerque, Nord (59) |
| Date | 26 juin 1940 |
| Événement | Déplacement d'Adolf Hitler dans Dunkerque occupée |
| Photographie | Hitler, son entourage, voitures militaires et structures métalliques de ponts |
| Lieu exact | Pont non identifié avec certitude |
| Personnes évoquées | Max Wünsche, Max Amann, Ernst Schmidt, Gerhard Engel |
| 28 mai 1940 | Massacre de prisonniers alliés à la Plaine au Bois, près de Wormhout |
| 26 mai – 4 juin 1940 | Opération Dynamo, évacuation des troupes alliées |
| 4 juin 1940 | Fin de la bataille de Dunkerque |
| 22 juin 1940 | Signature de l'armistice franco-allemand |
| Archives photographiques | Collection Walter Frentz, clichés datés du 26 juin 1940 |
| Question principale | Retrouver le nom du pont et le trajet exact du convoi |
La présence d'Hitler à Dunkerque le 26 juin 1940 est documentée. En revanche, les différentes propositions concernant le pont de cette photographie doivent encore être confrontées aux plans et aux photographies d'époque.
Une photographie qui intrigue les anciens Dunkerquois
Regardons d'abord la scène.
Au premier plan, plusieurs hommes en uniforme se tiennent autour d'Hitler, reconnaissable à son manteau clair.
À droite, une imposante voiture militaire occupe une bonne partie de l'image. On distingue sa roue de secours, son capot et une personne à l'intérieur.
Derrière le groupe, deux grandes arches métalliques apparaissent.
Ce détail est essentiel.
Le pont semble appartenir à cette génération d'ouvrages en acier qui permettaient de franchir les nombreux canaux de Dunkerque.
Sur la chaussée, des lignes parallèles pourraient correspondre à d'anciens rails de tramway. Leur nature exacte demande toutefois confirmation.
Un connaisseur des lieux attire justement l'attention sur ces voies.
Il propose de chercher du côté du secteur du stade Marcel-Tribut et du boulevard Sainte-Barbe.
Pour lui, la végétation visible à l'arrière-plan constitue un indice supplémentaire.
Ce n'est pas une preuve, mais c'est une piste intéressante.
Car pour retrouver le lieu d'une ancienne photographie, il faut regarder autre chose que les personnes présentes.
La forme des ponts, les voies de circulation, les bâtiments et même les arbres peuvent aider à reconstituer le paysage.
Le pont des Quatre-Écluses, le pont Carnot ou celui du stade Tribut ?
C'est ici que les souvenirs et les propositions deviennent particulièrement nombreux.
La piste du pont des Quatre-Écluses
Plusieurs habitants pensent reconnaître le pont des Quatre-Écluses.
L'un se demande si les immeubles que l'on aperçoit derrière pourraient correspondre à la Basse Ville.
Un autre envisage que le convoi vienne de la route de Furnes et se dirige vers Dunkerque-centre.
Cette proposition recueille plusieurs réactions favorables.
Mais une objection apparaît.
Si la photographie avait été prise à cet endroit, certains pensent que les deux clochers de l'église Saint-Martin devraient être visibles à l'arrière-plan.
Il faudrait vérifier leur emplacement exact par rapport à l'orientation supposée de la prise de vue.
Une photographie ancienne du pont des Quatre-Écluses, prise sous un angle comparable, pourrait apporter une réponse.
Le pont Carnot, une autre possibilité
Le pont Carnot est également cité à plusieurs reprises.
Un habitant compare la courbure des arches métalliques et remarque que celle du pont des Quatre-Écluses lui semble différente.
Il propose donc le pont Carnot.
Un autre reprend cette hypothèse.
Là encore, la forme de l'ouvrage pourrait aider à trancher, mais il faut être prudent : plusieurs ponts dunkerquois de cette époque possédaient des structures métalliques assez semblables.
Le pont Carnot reliait notamment le secteur des Glacis à celui de la place de la Victoire.
Sa reconstruction d'après-guerre ne permet pas, à elle seule, d'identifier l'ouvrage visible en 1940.
Le secteur du stade Tribut et de Sainte-Barbe
La piste du stade Tribut revient elle aussi.
Plusieurs personnes évoquent un pont situé près de l'avenue Sainte-Barbe, dans le secteur de l'actuelle caserne des pompiers.
Un amateur de photographies anciennes affirme posséder d'autres clichés du convoi près du stade.
Voilà un témoignage particulièrement intéressant.
Car une photographie montrant les mêmes voitures à proximité d'un bâtiment identifiable permettrait de rapprocher les différentes étapes du déplacement.
Il faudrait toutefois vérifier que ces clichés appartiennent bien à la même journée et au même trajet.
Le pont Saint-Georges et les autres propositions
D'autres habitants proposent le pont Saint-Georges, à Coudekerque-Branche.
Certains situent ce passage près de l'ancienne route de Furnes et d'un commerce connu plus récemment sous le nom de Cuir Center.
Sont également évoqués :
- Le pont des Sept-Planètes, sur le canal de Bergues.
- Un pont du secteur de Saint-Pol-sur-Mer.
- Le pont des Corderies.
- Un passage entre Dunkerque et Malo-les-Bains.
Ces indications ne sont pas toutes compatibles entre elles. Mais elles permettent de dresser une liste de lieux à comparer avec les archives.
Pour le moment, aucun de ces ponts ne peut être retenu comme une identification certaine de la photographie fournie.
Les photographies du 26 juin 1940 confirment le déplacement
Voilà un renseignement important que les archives permettent aujourd'hui de vérifier.
La collection photographique Walter Frentz contient plusieurs séries consacrées à la journée du 26 juin 1940.
On y retrouve le convoi d'Hitler traversant différentes localités du Nord et de la Flandre.
Les légendes mentionnent notamment Fromelles, Aubers, La Bassée, Poperinge, Dunkerque et Cappelle-la-Grande.
Certaines photographies montrent des routes, des bâtiments détruits, des véhicules militaires et des ponts.
D'autres présentent Hitler et son entourage dans le port de Dunkerque.
La collection indique également que le convoi franchit un pont en quittant la ville, sans toutefois donner son nom.
Il ne s'agit donc pas d'une simple histoire transmise oralement.
Le déplacement à Dunkerque est bien documenté.
Des clichés près du stade Tribut et de Cappelle-la-Grande
Un collectionneur affirme posséder plusieurs photographies du convoi prises dans le secteur du stade Tribut et sur la route de Bergues.
La collection Walter Frentz apporte également une indication sur le passage à Cappelle-la-Grande.
Sur le chemin du retour, le convoi s'y serait arrêté en raison de la pluie pour fermer la capote du véhicule d'Hitler.
D'autres photographies montrent les voitures longeant le canal de Bergues.
Ces renseignements sont utiles pour reconstituer le parcours.
Mais ils ne prouvent pas encore que le pont visible sur notre image soit celui de Bergues, de Rosendaël ou des Quatre-Écluses.
Il faudrait retrouver les négatifs, l'ordre des photographies et les éléments du paysage.
Pourquoi cette visite était-elle si peu connue ?
Plusieurs habitants expriment leur surprise.
Certains expliquent n'avoir jamais entendu parler du passage d'Hitler à Dunkerque.
Un passionné d'histoire locale raconte même avoir présenté des photographies à des historiens qui, d'après lui, ignoraient ou contestaient cette visite.
Il précise avoir utilisé des clichés provenant des photographes qui accompagnaient le dictateur.
Ce témoignage montre que le sujet a pu susciter des discussions.
Mais il ne faut pas en conclure que l'ensemble des historiens dunkerquois ignorait cet événement.
Des archives photographiques et des travaux historiques permettent bien d'en retrouver la trace.
Une ville qui venait de vivre des semaines terribles
Il faut aussi se rappeler le contexte.
Le 26 juin 1940, Dunkerque sort à peine de la bataille.
Les bombardements ont détruit de nombreux bâtiments. Les rues sont encombrées de décombres et le port porte encore les marques des combats.
L'opération Dynamo s'est achevée le 4 juin.
Environ 338 000 militaires alliés ont été évacués vers l'Angleterre depuis Dunkerque et ses environs.
Des soldats français ont continué à combattre jusqu'à la fin de l'opération, tandis que de nombreux autres ont été faits prisonniers.
Pour les familles dunkerquoises, les préoccupations immédiates étaient les morts, les disparus, les maisons détruites et les conditions de vie sous l'Occupation.
Le passage du dirigeant nazi s'inscrit dans cette période de défaite militaire et de bouleversement de la vie quotidienne.
Qui accompagnait Hitler sur cette photographie ?
Plusieurs noms ont été proposés pour identifier les hommes présents.
La collection Walter Frentz confirme la présence de certains d'entre eux à Dunkerque ce jour-là.
On retrouve notamment Max Wünsche, officier SS, Max Amann, responsable nazi qui avait connu Hitler pendant la Première Guerre mondiale, Ernst Schmidt, autre ancien compagnon de guerre, ainsi que Gerhard Engel, officier de la Wehrmacht et aide de camp.
Les photographies de la collection montrent également Julius Schaub, un proche collaborateur d'Hitler.
Attention : l'identification de chaque visage sur la photographie présentée ici doit être confrontée au cliché original et à sa légende.
Ce détail est important lorsqu'on cherche à reconstituer une scène historique.
Max Wünsche et l'épisode de Wormhout
Un nom retient particulièrement l'attention : Max Wünsche.
Il était lié à la Leibstandarte SS Adolf Hitler, unité qui participa à l'invasion allemande de la France.
Dans les échanges, un souvenir historique évoque un incident survenu près de Wormhout le 28 mai 1940.
Selon ce récit, Wünsche accompagnait Josef Dietrich lorsque leur véhicule fut pris sous le feu britannique, près du lieu-dit Le Rossignol, entre Esquelbecq et Wormhout.
Les occupants auraient trouvé refuge dans un fossé.
Cet épisode apparaît également dans des recherches historiques fondées sur les archives militaires allemandes et les interrogatoires d'après-guerre.
Mais une question revient immédiatement : quel lien Max Wünsche avait-il avec le massacre commis ce même jour ?
Il faut distinguer sa présence dans le secteur de toute participation personnelle aux exécutions.
Les éléments consultés ne permettent pas de conclure qu'il ait directement participé au massacre.
Le 28 mai 1940 : le massacre de la Plaine au Bois
Cette photographie d'Hitler prise un mois après le début de l'offensive allemande ramène plusieurs habitants à un événement tragique.
Le 28 mai 1940, des soldats britanniques combattent dans le secteur de Wormhout, Esquelbecq et Ledringhem.
Leur mission consiste notamment à ralentir l'avance allemande vers Dunkerque, afin de permettre l'évacuation des troupes alliées.
Après plusieurs heures de résistance, des militaires britanniques sont capturés.
Une partie de ces prisonniers est conduite dans une grange située au lieu-dit La Plaine au Bois.
Des soldats SS de la Leibstandarte Adolf Hitler y commettent un massacre.
Des grenades sont jetées sur les prisonniers et des hommes sont abattus.
Environ 80 prisonniers alliés sont tués, selon les décomptes historiques généralement retenus.
Le massacre de Wormhout constitue l'un des crimes de guerre commis par les SS pendant la campagne de France.
Wilhelm Mohnke, un nom qui revient dans les enquêtes
Plusieurs personnes rappellent le nom de Wilhelm Mohnke, qui commandait alors un bataillon de la Leibstandarte.
Des enquêtes d'après-guerre et des témoignages de soldats allemands ont mis en cause sa responsabilité dans les ordres ayant conduit au massacre.
Il n'a cependant pas été condamné pour ces faits par une juridiction pénale.
La distinction est importante.
Le massacre est historiquement établi. La responsabilité pénale individuelle des différents officiers doit être examinée à partir des enquêtes et des documents, sans confondre les personnes présentes dans le secteur avec les auteurs directement identifiés.
« Mon grand-père a participé à la récupération des corps »
Parmi les témoignages transmis, il y en a un qui mérite une attention particulière.
Un descendant explique que son grand-père, Maurice Deroo, a participé à la récupération des corps après le massacre.
Il ne donne pas davantage de détails sur les circonstances.
Nous ne savons pas précisément quand son grand-père est intervenu, avec qui il se trouvait, ni quelles tâches lui avaient été confiées.
Mais ce témoignage familial est précieux.
Car l'histoire de la Plaine au Bois ne s'arrête pas au moment des exécutions.
Il a fallu retrouver les victimes, prendre en charge les corps et prévenir les familles.
Ces opérations ont également laissé des souvenirs douloureux à ceux qui y ont participé.
Le nom de Maurice Deroo constitue une piste importante pour poursuivre les recherches.
Il pourrait être utile de consulter les documents de l'association de la Plaine au Bois et les archives locales afin de rechercher d'éventuelles traces de son intervention.
Une mère qui racontait la guerre à ses enfants
Un autre habitant, né à Esquelbecq, explique que sa mère lui avait transmis des anecdotes sur les violences commises pendant l'occupation allemande.
Elle est aujourd'hui décédée.
Il précise également connaître des familles de jeunes résistants fusillés à Zegerscappel.
Ces souvenirs appartiennent à l'histoire familiale de la région.
Ils rappellent que la guerre n'a pas seulement laissé des destructions matérielles.
Elle a marqué les habitants et les générations suivantes.
Pour ces familles, les noms de Wormhout, Esquelbecq et Zegerscappel ne désignent pas uniquement des communes sur une carte.
Ils sont associés à des personnes, à des deuils et à des récits transmis par les parents ou les grands-parents.
Ce serait une erreur de transformer ces souvenirs en longues scènes reconstituées.
Leur force vient précisément de ce que les familles en ont réellement conservé.
Des archives photographiques encore à retrouver
Plusieurs personnes indiquent posséder d'autres photographies du déplacement d'Hitler dans la région.
Certaines évoquent le stade Tribut.
D'autres mentionnent la route de Bergues ou le passage du convoi près de Cappelle-la-Grande.
Un participant fait également référence à un documentaire sur la bataille de Dunkerque dans lequel le convoi apparaîtrait brièvement, notamment près de l'église Saint-Éloi.
Cette indication reste à vérifier directement dans le documentaire concerné.
Comparer les ponts plutôt que choisir au hasard
Pour résoudre l'énigme, il faudrait réunir plusieurs documents :
- Une photographie d'avant-guerre des ponts Carnot, des Quatre-Écluses, Saint-Georges et de Rosendaël.
- Les plans du tramway dunkerquois montrant les ouvrages empruntés.
- Les clichés du convoi près du stade Tribut.
- Les photographies originales de la collection Walter Frentz.
- Les archives des ponts détruits et reconstruits pendant et après la guerre.
La présence éventuelle de voies de tramway et la forme des deux grandes arches métalliques pourraient permettre d'éliminer plusieurs hypothèses.
Une photographie prise depuis l'autre extrémité du pont serait particulièrement utile.
Aujourd'hui, le paysage a tellement changé qu'il est difficile de se fier uniquement aux souvenirs des lieux.
La reconstruction d'après-guerre a modifié les ouvrages et les quartiers.
Pour retrouver le pont de juin 1940, il faut donc comparer le Dunkerque d'avant-guerre, et non seulement celui que nous connaissons aujourd'hui.
❤️ Ce que vous racontez
Le pont du stade Tribut
Un passionné d'histoire locale remarque les voies sur la chaussée et propose le secteur du stade Tribut, près du boulevard Sainte-Barbe. La végétation visible derrière le pont lui semble correspondre à cet endroit.
Les Quatre-Écluses ou le pont Carnot
Plusieurs anciens Dunkerquois comparent la forme des arches. Certains reconnaissent le pont des Quatre-Écluses, tandis que d'autres trouvent la courbure plus proche de celle du pont Carnot.
D'autres photographies du convoi
Un collectionneur affirme posséder plusieurs clichés du déplacement allemand, notamment près du stade Tribut et sur la route de Bergues. Ces images pourraient apporter des indices pour reconstituer le trajet.
Le grand-père qui a récupéré les corps
Un descendant raconte que son grand-père, Maurice Deroo, a participé à la récupération des corps après le massacre de la Plaine au Bois. Ce souvenir familial mérite d'être conservé et, si possible, complété par les archives.
Les récits transmis par une mère
Un habitant né à Esquelbecq se souvient des histoires que lui racontait sa mère sur les violences allemandes. Il évoque également les familles des jeunes résistants fusillés à Zegerscappel.
Ces témoignages ont été reformulés à partir des échanges transmis, sans inventer de paroles ni de circonstances. Les auteurs des commentaires ne sont pas identifiés.
Le petit mot de Papy Chris ❤️
Ce qui m'intéresse dans cette photographie, ce n'est certainement pas de mettre en valeur les hommes qui entourent Hitler.
C'est de comprendre ce qui s'est passé à Dunkerque en ce mois de juin 1940, et surtout de retrouver les traces que cette époque a laissées dans les familles.
Il y a d'abord cette question du pont.
Les anciens Dunkerquois observent les arches, cherchent les anciens rails, comparent les quartiers et proposent des endroits qu'ils ont connus.
Le pont Carnot ? Les Quatre-Écluses ? Le stade Tribut ?
Pour l'instant, la réponse reste ouverte.
Mais ce qui m'a surtout marqué dans ces échanges, c'est le souvenir de Maurice Deroo, ce grand-père qui aurait participé à la récupération des corps à la Plaine au Bois.
Et celui de cette maman d'Esquelbecq qui racontait à son enfant les violences de la guerre.
Là, nous ne sommes plus simplement devant une photographie militaire.
Nous sommes devant une partie de l'histoire de familles du Nord.
Il faut conserver ces souvenirs, les recouper quand c'est possible, sans leur ajouter ce que les témoins n'ont pas raconté.
Quant au pont, il y a peut-être encore quelque part une ancienne photographie qui permettra enfin de lui donner son nom.
Papy Chris ❤️
Questions fréquentes
Adolf Hitler est-il réellement venu à Dunkerque le 26 juin 1940 ?
Oui. Plusieurs séries photographiques de la collection Walter Frentz documentent ce déplacement dans Dunkerque et les environs à cette date.
Sur quel pont la photographie a-t-elle été prise ?
Le pont n'est pas identifié avec certitude. Plusieurs hypothèses concernent notamment le pont Carnot, le pont des Quatre-Écluses, le secteur du stade Tribut et le pont Saint-Georges.
Pourquoi Hitler s'est-il rendu dans la région ?
Le déplacement faisait partie d'une tournée dans le Nord de la France et en Flandre, comprenant la visite d'anciens lieux de la Première Guerre mondiale et des secteurs récemment occupés par les troupes allemandes.
Qui sont les hommes photographiés avec lui ?
Parmi les personnes présentes dans les séries photographiques de cette journée figurent Max Wünsche, Max Amann, Ernst Schmidt, Gerhard Engel et Julius Schaub. L'identification précise de chaque visage doit être vérifiée sur le cliché original.
Que s'est-il passé à Wormhout le 28 mai 1940 ?
Des prisonniers alliés ont été massacrés dans une grange de la Plaine au Bois, à Esquelbecq, par des soldats de la Leibstandarte SS Adolf Hitler. Ce crime de guerre est documenté par des témoignages et des enquêtes historiques.
Max Wünsche a-t-il participé au massacre ?
Sa présence dans le secteur, notamment auprès de Josef Dietrich lors d'un incident sous les tirs britanniques, est évoquée dans les archives historiques. Les éléments consultés ne démontrent pas sa participation personnelle aux exécutions.
Qui était Maurice Deroo ?
D'après le témoignage d'un descendant, Maurice Deroo aurait participé à la récupération des corps après le massacre de la Plaine au Bois. Les circonstances exactes de son intervention restent à documenter.
Où retrouver les photographies du déplacement ?
La collection Walter Frentz conserve des photographies datées du 26 juin 1940, notamment prises dans Dunkerque et sur les routes alentour. D'autres clichés peuvent également être recherchés dans les fonds photographiques de la Seconde Guerre mondiale.
Sources et documents consultés
- Collection Walter Frentz – La France pendant la Seconde Guerre mondiale : photographies du 26 juin 1940, trajet du convoi, personnes présentes et passage à Dunkerque.
- Collection Walter Frentz – Planches-contacts de 1940 : classement des séries photographiques.
- Archives départementales du Pas-de-Calais – Hitler au mémorial de Vimy : contexte de ses déplacements dans le Nord en juin 1940.
- Terre de Flandre Tourisme – Site de mémoire de la Plaine au Bois : histoire du massacre du 28 mai 1940.
- Terre de Flandre Tourisme – Espace muséal de la Plaine au Bois : archives et documents conservés sur l'événement.
- Dunkerque Magazine – Histoire des ponts de la ville : histoire des anciens ponts et de leurs reconstructions.
- Ministère des Armées – La bataille de Dunkerque : contexte de l'opération Dynamo et destructions.
Mémoire locale : échanges et souvenirs transmis concernant les ponts, les photographies du convoi, Maurice Deroo, le massacre de Wormhout et les familles de résistants.
Photographie : convoi d'Adolf Hitler, déplacement du 26 juin 1940 à Dunkerque. Identification précise du pont et attribution du tirage fourni à confirmer.
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