
Regardez cette image du Capitole, rue Pourquery-de-Boisserin, à Avignon. Elle est belle, non ? Devant l'entrée, les spectateurs se retrouvent, discutent, attendent leur séance. Sur la façade, une grande affiche annonce « Mademoiselle de Paris ».
Il suffit de voir le nom du cinéma pour que les souvenirs reviennent. Les dimanches où la salle était pleine. Les places que l'on réservait à l'avance. Le bar du premier étage. Et les ouvreuses avec leurs glaces et leurs bonbons.
Vous y alliez avec vos parents, avec les copains ou en amoureux ? Certains se rappellent encore leur place préférée. D'autres ont surtout gardé le nom du premier film qu'ils y ont vu.
L'image est fournie sans date ni référence d'origine. Son statut d'archive photographique n'est pas établi. Elle accompagne les souvenirs comme une évocation du Capitole ; l'affiche visible ne permet pas de dater une séance réelle.
🎬 Le Capitole en quelques repères
| Repère | À retenir |
|---|---|
| Ville | Avignon |
| Cinéma | Le Capitole |
| Rue évoquée | Rue Pourquery-de-Boisserin |
| Architecture | Art déco, selon l'histoire présentée par La Scala Provence |
| Construction | 1930 indiqué par La Scala ; la date d'ouverture de 1935 transmise reste à distinguer de ce repère |
| Dans les souvenirs | Balcon, orchestre, bar du premier étage et entracte |
| Vers 1975 | Disney en fin d'année et travail d'été au Snack du Midi |
| Années 1980 | Souvenirs de « Shining » et des « Yeux de Laura Mars » |
| Nouvelle vie | La Scala Provence, ouverte en 2022 |
| Image fournie | Date, origine et caractère documentaire non établis |
Les années appartiennent aux récits des spectateurs. Elles ne datent pas automatiquement l'image placée en tête de cette fiche.
Le jeudi, on réservait déjà pour le dimanche
Quand un grand film passait au Capitole, mieux valait s'organiser.
Un ancien habitant du quartier se souvient qu'on allait réserver dès le jeudi pour la séance du dimanche. Au guichet, la dame avait un plan du cinéma. Il fallait choisir : le balcon ou l'orchestre.
Ce petit plan a marqué les mémoires. On regardait où l'on allait s'asseoir, avec l'idée de bien voir l'écran et de profiter du film. Le dimanche, la salle pouvait être pleine.
Les titres reviennent encore : « Autant en emporte le vent », « Ben-Hur », « Les Dix Commandements ». Ces souvenirs concernent des séances et des reprises dont les dates exactes ne sont pas données.
Une autre personne se rappelle les réservations par téléphone pour être bien placée. Les habitudes ont pu changer avec les années. On garde ici les deux souvenirs, sans leur donner une date commune.
Les Disney de fin d'année avec maman
Pour une ancienne spectatrice, le Capitole rappelle surtout les années autour de 1975.
Sa mère connaissait la famille Gorlier. En fin d'année, elles allaient voir les derniers Disney. Selon les occasions, elles bénéficiaient de places offertes ou à moitié prix.
Vous imaginez le plaisir pour un enfant ? Le film attendu, la sortie avec maman et cette grande salle où l'on allait s'installer.
Elle se souvient aussi de l'intérieur : des portraits d'acteurs en noir et blanc et, dans sa mémoire, du velours rouge. Ce détail reste présenté comme son souvenir personnel du décor.
Une autre habituée retrouve les Disney, les ouvreuses, les glaces et les bonbons. Le film comptait, bien sûr. Tout ce qui entourait la séance avait aussi son importance.
Le bar au premier étage, pendant l'entracte
Le bar, vous vous en rappelez ?
Deux anciens spectateurs le situent au premier étage. L'un précise qu'il se trouvait au fond et qu'on y faisait une pause pendant l'entracte.
Ce seul mot fait revenir une autre manière d'aller au cinéma. On pouvait quitter sa place un moment, retrouver quelqu'un, puis revenir dans la salle.
Pour d'autres, l'entracte évoque surtout les glaces Miko et Minto. Une ancienne publicité appelée « Balzac 001 », avec un personnage lançant une hache, revient également dans la mémoire d'un spectateur. Il associe ce souvenir à plusieurs salles avignonnaises : on ne l'attribue donc pas avec certitude à une séance particulière du Capitole.
Les petits détails sont parfois plus tenaces que l'histoire du film. Une glace, une voix dans la salle, un portrait accroché au mur… Des années après, c'est cela que l'on retrouve en premier.
En face, le Snack du Midi
Un ancien employé nous ramène à l'été 1975.
Il travaillait au Snack du Midi, qu'il situe en face du Capitole. Les spectateurs venaient y consommer avant la séance. Il rappelle aussi qu'un magasin Celio a occupé les lieux plus tard, sans préciser à quelle date.
Son souvenir raconte le cinéma depuis le trottoir d'en face. La sortie commençait parfois autour d'une table, avant de traverser pour aller voir le film.
À son arrivée à Avignon, il avait découvert au Capitole « Les Dents de la mer », « État de siège » et « Le Vieux Fusil ». Ces titres appartiennent à son parcours de spectateur ; ils ne sont pas présentés comme un programme d'une seule année.
Les souvenirs des commerces se croisent souvent ainsi. Le Bar Américain et ses habitués rappellent, eux aussi, les liens entre les cafés et le personnel des cinémas du quartier.
La pizza avant la séance du soir
Une autre habituée se rappelle les sorties tardives. On mangeait d'abord une pizza, dans un établissement près de l'Ambassy, vers la rue Bancasse, puis on rejoignait le Capitole.
Dans son souvenir, les horaires des repas et des films permettaient de se croiser : les uns partaient au cinéma, d'autres sortaient de la salle et allaient manger.
Les heures évoquées varient entre 21 heures, 23 heures et minuit. Sans programme daté, il serait difficile de reconstituer exactement ces services. Mais l'habitude est bien là : organiser toute une soirée autour du film.
On ne venait pas seulement pour s'asseoir devant un écran. On retrouvait ses proches et on prolongeait la sortie dans les rues d'Avignon.
Quand maman ou grand-mère travaillait au Capitole
Pour certaines familles, le cinéma faisait partie de la vie de tous les jours.
Un ancien enfant raconte que sa mère y travaillait. Il avait moins de dix ans et connaissait, dit-il, tous les recoins du bâtiment.
Un autre évoque sa grand-mère maternelle, Berthe Pelat. Grâce à elle, il a passé au Capitole des moments dont il garde un souvenir très heureux.
Une histoire familiale situe aussi la rencontre de deux parents au cinéma autour de 1935 : la mère était comptable, le père électricien. Le récit fourni s'interrompt ensuite. On conserve ces renseignements sans compléter ce que la famille n'a pas raconté.
Il y avait ceux qui venaient voir un film, et ceux qui préparaient la séance, accueillaient les spectateurs ou travaillaient dans le bâtiment. Les souvenirs des uns et des autres permettent de retrouver un peu de cette vie-là.
« Shining », les films de jeunesse et les autres salles
Une spectatrice se souvient de « Shining » et des « Yeux de Laura Mars » au cours des années 1980. Une autre pense à ses sorties lorsqu'elle avait dix-huit ans.
Les films restent associés à un âge, à une personne avec qui l'on était venu, parfois à une émotion qu'on n'a pas oubliée. La date de sortie nationale d'un film ne suffirait pas à dater chaque projection locale.
Et les noms des autres cinémas reviennent aussitôt : le Rio, le Paris, le Palace, le Roxy de la rue Guillaume-Puy. Certains ont aimé plusieurs salles et mélangent volontiers les souvenirs d'entractes, d'affiches et de sorties.
Les concerts du Capitole sont aussi évoqués, mais le nom du musicien manque dans le passage transmis. Aucun artiste n'est ajouté au hasard.
Les souvenirs d'opérettes à l'Opéra, eux, concernent un autre lieu. Ils racontent les sorties culturelles de l'époque sans devenir la programmation du Capitole.
Du Capitole à La Scala Provence
L'ancien cinéma a aujourd'hui une autre vie.
La Scala Provence présente le Capitole comme un bâtiment Art déco construit en 1930. Le texte transmis mentionnait une ouverture en 1935 ; ces deux indications demandent à être distinguées, et l'année d'inauguration du cinéma n'est pas affirmée ici.
La Scala Provence a ouvert en 2022 dans l'ancien Capitole restauré. Le site de l'établissement raconte cette transformation et son projet consacré aux arts.
Une ancienne spectatrice reconnaît dans ce nouveau lieu les « fleurs de lumière » qu'elle avait gardées en mémoire. Cette expression est conservée comme son propre repère, sans inventaire technique des décors.
Le bâtiment change d'usage, mais les souvenirs du balcon, du bar et des séances avec les parents restent attachés au nom du Capitole.
❤️ Ce que vous racontez
Réserver dès le jeudi
Pour les grands films du dimanche, on venait au guichet choisir ses places sur un plan, entre le balcon et l'orchestre. La salle pouvait être pleine.
Les Disney avec maman
Une ancienne enfant retrouve les sorties de fin d'année autour de 1975, les liens de sa mère avec la famille Gorlier et le plaisir de voir les Disney dans cette grande salle.
Le bar de l'entracte
Des habitués se souviennent du bar au premier étage. Pour d'autres, la pause rappelle surtout les glaces et les bonbons des ouvreuses.
L'été 1975 au Snack du Midi
Un ancien saisonnier raconte le public du Capitole qui venait consommer dans le snack d'en face avant d'entrer au cinéma.
Les familles qui connaissaient les coulisses
Une mère employée au cinéma, une grand-mère nommée Berthe Pelat et les recoins connus avant l'âge de dix ans : des souvenirs d'enfants pour qui le Capitole était aussi un lieu familier.
❤️ Le petit mot de Papy Chris
Moi, ce que je trouve beau, c'est qu'on se souvienne encore de la dame et de son plan au guichet. Il fallait choisir sa place, attendre le dimanche, puis retrouver le cinéma.
Et ce bar du premier étage ! Quelques mots suffisent pour que ceux qui l'ont connu revoient l'entracte. Les autres découvrent une habitude qu'ils n'ont peut-être jamais vécue.
Le Capitole, c'était aussi la pizza avant le film, les Disney avec maman et les petites attentions de ceux qui y travaillaient. Tout cela mérite de rester dans la mémoire d'Avignon.
Vous choisissiez le balcon ou l'orchestre ? Quel film vous revient en premier ? Et quelqu'un a-t-il gardé un ticket, un programme ou une photographie de l'intérieur avec une date ?
Papy Chris ❤️
Questions fréquentes
Où se trouvait le Capitole ?
Les souvenirs et le texte transmis le situent rue Pourquery-de-Boisserin, à Avignon. Le bâtiment accueille désormais La Scala Provence.
Le Capitole a-t-il ouvert en 1935 ?
Cette année figure dans le texte fourni. La Scala indique pour sa part une construction en 1930. La date précise d'inauguration du cinéma reste à recouper.
Pouvait-on réserver ses places ?
Oui, plusieurs souvenirs évoquent des réservations. L'un décrit un plan de salle au guichet et une réservation le jeudi pour le dimanche ; un autre parle du téléphone, à une époque non précisée.
Où était le bar ?
Des anciens spectateurs le situent au premier étage, où ils faisaient une pause pendant l'entracte.
L'image permet-elle de dater une séance de « Mademoiselle de Paris » ?
Non. L'origine et le caractère documentaire de cette image ne sont pas établis. Elle accompagne les souvenirs comme une évocation et ne prouve pas la programmation d'une séance réelle.
Qu'est devenu le bâtiment ?
Il a été transformé en La Scala Provence, ouverte en 2022. L'histoire et la programmation du lieu sont présentées sur son site officiel.
Sources et liens utiles
- Texte et souvenirs transmis pour cette publication : réservations, Disney, entractes, personnel et commerces voisins.
- Image fournie sans référence d'archive : date, auteur, origine et caractère documentaire non établis. Elle est conservée entière et ne sert pas à dater les événements racontés.
- La Scala Provence : histoire du Capitole et présentation du lieu.
- La Scala Provence : éditorial de l'ouverture en 2022.
- Le Bar Américain et les souvenirs du quartier.
- Le Régina et ses habitués.
- La rue de la République d'autrefois.
- Toutes les histoires d'Avignon.
- Parcourir Mémoire de France.