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Mémoire de France · Avignon

Le Régina à Avignon : souvenirs d’un café de la rue de la République

Le café Le Régina à gauche de la rue de la République à Avignon, avec sa terrasse, des passants et des automobiles anciennes.
Le Régina sur une photographie ancienne de la rue de la République à Avignon. Date et auteur non identifiés dans les éléments transmis.

Il y a des cafés dont on retient surtout la façade. Pour le Régina d’Avignon, les souvenirs vont beaucoup plus loin : un serveur à moustaches, le café après la cantine, les retrouvailles entre journalistes, les rendez-vous avant de sortir et les amis motards installés près du trottoir.

Sur la rue de la République, le Régina avait sa place dans les habitudes de nombreux Avignonnais. On pouvait y venir en famille, y retrouver des collègues ou simplement s’arrêter en passant.

La photographie ancienne nous montre un visage du lieu. Les souvenirs des habitants et des anciens employés en racontent d’autres, bien plus récents. Ensemble, ils permettent de retrouver une partie de la vie quotidienne autour de cette adresse.

📜 Repères historiques

RepèreCe que les documents et souvenirs permettent de retenir
LocalisationRue de la République, à Avignon
Photographie ancienneEnseignes du Régina, terrasse, balcons, passants et circulation ; date exacte inconnue
Années 1970Plusieurs habitants évoquent leur fréquentation du café
À partir de 1977Marc, ancien serveur, situe le début de son travail au Régina
Vers 1980Une ancienne journaliste raconte les retrouvailles entre confrères de plusieurs journaux
1983Marc cite l’arrivée de Marc Charmasson parmi ses patrons
2003Année de fermeture du café indiquée par cet ancien employé, à confirmer par une archive
Origine du récitPhotographie fournie, souvenirs d’habitants, de clients et d’anciens salariés

Les dates professionnelles et la fermeture sont présentées ici d’après les témoignages transmis. Elles ne constituent pas encore une chronologie commerciale entièrement vérifiée.

Une photographie à regarder lentement

À gauche de l’image, le nom Le Régina se lit sur l’avancée qui protège la terrasse. Une enseigne verticale reprend ce nom sur la façade, au-dessus des passants.

Les balcons arrondis et leurs garde-corps donnent du relief à l’immeuble. Au niveau de la rue, les chaises de la terrasse, les entrées et les personnes arrêtées devant le café attirent le regard.

La chaussée accueille plusieurs automobiles, tandis que les piétons occupent les trottoirs. Les arbres, les commerces et les enseignes prolongent la perspective de la rue.

Tout cela mérite d’être observé avant de chercher une date. Les véhicules et les vêtements peuvent donner des indices, mais ils ne suffisent pas à attribuer une année certaine à ce cliché.

Une personne ayant connu le Régina entre la fin des années 1970 et le début des années 2000 souligne d’ailleurs que le café de son époque ne ressemblait plus exactement à celui de la photographie. Il faut donc garder ces différentes périodes distinctes.

Le Régina au rythme des journées avignonnaises

Les souvenirs montrent un établissement fréquenté à des heures très différentes.

Un habitué évoque les rendez-vous du matin, dès 7 heures. Pour une autre famille, le Régina était le point de chute du père à midi.

Une ancienne employée de la Poste raconte une habitude régulière : après la cantine, elle venait y boire le café avec ses collègues. Ce petit détour faisait partie de la journée de travail.

D’autres y passaient à l’occasion d’une démarche en ville. Une cliente associait ainsi son arrêt au Régina à sa visite à la Société Générale.

Ces détails donnent de l’épaisseur au lieu. Le café pouvait accueillir une pause courte, un rendez-vous attendu ou une tablée qui s’attardait. Chacun y retrouvait son propre rythme.

Le soir, les couples et les copains

À mesure que la journée avançait, d’autres habitudes prenaient le relais.

Une habituée raconte qu’elle retrouvait son compagnon au Régina les soirs d’automne, lorsque les journées devenaient plus fraîches. Le compagnon est devenu son mari : le café est ainsi resté attaché à une histoire de couple.

Un autre souvenir nous ramène aux années 1980, autour d’un gin tonic partagé avec une tante. Une consommation précise, une personne de la famille et une période suffisent parfois à faire revenir tout un endroit.

Pour certains jeunes, le Régina constituait une étape des vendredis et samedis soir avant la sortie en discothèque. D’autres s’y retrouvaient après les réunions, ou simplement avec « les copains d’avant ».

Le même établissement pouvait donc appartenir à plusieurs générations, sans que chacune y vive la même chose.

Un rendez-vous pour les journalistes

La présence des journalistes revient dans plusieurs souvenirs.

Une habitante explique que le Régina était le quartier général de son père, journaliste au Dauphiné. Une autre personne se rappelle les soirées avec des journalistes de Vaucluse Matin.

Une ancienne journaliste situe son début de carrière autour de 1980 et raconte les rencontres entre confrères du Dauphiné–Vaucluse Matin, du Provençal et du Méridional.

Elle décrit une période professionnelle joyeuse, faite d’amitiés et de retrouvailles. Son récit ne se limite pas à un seul journal : les équipes de plusieurs rédactions se croisaient.

Le Régina apparaît ainsi comme un lieu où la vie professionnelle se prolongeait autour d’une table. Les souvenirs parlent des personnes et des liens qui s’y formaient, davantage que des articles qu’elles écrivaient.

Marc, le serveur que beaucoup reconnaissent

Parmi les figures du Régina, Marc revient avec insistance.

Plusieurs personnes se souviennent de ses moustaches, de sa gentillesse et de sa présence au café. Le surnom Marco apparaît également.

Ce qui rend ces échanges particulièrement précieux, c’est que l’ancien serveur intervient lui-même. Il situe son activité au Régina entre 1977 et la fermeture qu’il date de 2003, et évoque environ vingt-cinq années dans le métier.

D’autres le reconnaissent pour l’avoir connu dans un autre établissement, notamment au Café Riche de Saint-Rémy-de-Provence. Ces rapprochements montrent combien un professionnel peut rester dans la mémoire des clients, au-delà d’une seule adresse.

Il suffit parfois de son prénom pour que les réponses arrivent : on reconnaît une silhouette, un surnom, une manière d’être présent.

Derrière le comptoir, une équipe entière

Le Régina ne reposait évidemment pas sur une seule personne.

Un ancien salarié raconte y avoir travaillé neuf ans. Il cite Marc, Jean-Philippe, « Lulu », ainsi que Simon et Dominique à la caisse.

Ces prénoms rendent au café sa dimension de lieu de travail. Derrière les souvenirs des clients, il y avait une équipe, des services et des années passées ensemble.

La réaction de Marc à ce message fait revenir la jeunesse et le plaisir de cette époque. Les échanges ne donnent pas les fonctions exactes ni les dates de chacun : il serait donc imprudent de les compléter.

Mais ils préservent déjà quelque chose d’essentiel : les personnes qui ont fait vivre l’établissement.

Les patrons : une chronologie encore à compléter

Les souvenirs citent plusieurs noms, parfois pour des périodes proches.

Un client évoque M. Lescure dans les années 1970. Un autre se souvient de M. Vally vers 1985.

Marc apporte une indication plus directement liée à son parcours professionnel : il nomme Jo Vilalta pour 1977, puis Marc Charmasson pour 1983, en les présentant comme ses deux patrons au Régina.

Un autre habitué associe également le commerce à M. Vilalta pendant de nombreuses années.

Le nom de Francis Dubois apparaît comme celui d’un directeur, mais le passage transmis est coupé avant la fin de la période évoquée.

Ces éléments sont utiles, sans permettre encore d’établir une succession complète des propriétaires, exploitants et directeurs. Ces fonctions pouvaient être différentes : les souvenirs ne doivent pas être artificiellement assemblés pour fabriquer une chronologie.

Les motards et le trottoir côté coiffeur

Un habitué raconte les retrouvailles avec ses amis motards au Régina.

Il se souvient notamment du groupe qui prenait de la place sur le trottoir, du côté du coiffeur, et de l’indulgence dont ils bénéficiaient.

C’est un détail très concret. Sans lui, on retiendrait seulement « un café fréquenté par des motards ». Avec lui, un petit morceau de l’espace revient : un côté du trottoir, un commerce voisin et une bande d’amis.

Il ne permet pas de reconstituer toute la terrasse, mais il lui rend une vie que la photographie seule ne pourrait raconter.

Les commerces voisins reviennent eux aussi

En parlant du Régina, les habitants retrouvent toute une rue.

Les souvenirs mentionnent Bouchara, la pharmacie Grégoire, les chaussures Bailly, les Nouvelles Galeries et les Dames de France.

Un souvenir familial évoque également une salle de jeux à l’étage. Un autre associe le secteur au bar, à l’hôtel et à un garage où s’était déroulé un apprentissage.

Ces adresses n’ont pas nécessairement toutes coexisté sous la même forme ou à la même période. Elles dessinent les repères successifs des habitants.

Plus loin, l’évocation d’une boulangerie de la rue des Marchands fait revenir l’odeur des croissants et des pains au chocolat. Une réponse propose le nom de pâtisserie Côte : cette identification reste à confirmer.

La mémoire d’un café déborde souvent ses murs. Elle rejoint les courses, les trajets et les autres commerces de la journée.

Les glaces, les promenades et les autres cafés

Un habitant se rappelle les glaces à l’italienne des années 1970. Une réponse évoque un marchand ambulant, mais le texte est incomplet : il ne permet pas d’attribuer avec certitude cette vente au Régina.

D’autres souvenirs élargissent la promenade au café La Régence, au Bar Américain, au Domus et au Cintra.

Le Bar des Quatre Coins, place Saint-Didier, et un établissement appelé Le Provençal apparaissent également au fil des échanges. Leur histoire mérite un dossier distinct, plutôt que de les rattacher artificiellement au Régina.

Enfin, un habitant associe la rue à la promenade du dimanche après une semaine de quarante-huit heures de travail. Une phrase qui rappelle que ces sorties avaient leur place dans l’organisation de la semaine.

❤️ Ce que vous racontez

« Je travaillais à la poste et tous les jours on allait boire le café après la cantine. »

« J’y ai travaillé pendant neuf ans avec Marc, Jean-Philippe, notre Lulu […] et à la caisse Simon et Dominique. »

« Les vendredi et samedi soir avant de sortir en boîte. »

« C’était le QG de mon papa tous les midis. »

« On se retrouvait tous là et nous étions amis, ceux du Provençal, du Méridional… »

Cinq souvenirs authentiques transmis pour cet article. Les auteurs sont anonymisés ; la ponctuation a été légèrement harmonisée et les coupures sont signalées.

Une fermeture, mais des souvenirs toujours présents

Marc situe la fermeture du café en 2003. Cette date reste à recouper avec une archive commerciale ou un document de presse.

Elle concerne l’établissement dont parlent les anciens clients et employés. Elle ne doit pas être utilisée pour affirmer que tout lieu portant aujourd’hui le nom Régina aurait disparu.

Les réactions montrent surtout la place prise par ce café dans les parcours personnels : jeunesse, débuts professionnels, pauses entre collègues, sorties familiales et longues amitiés.

Les regards sur l’évolution de la rue diffèrent. Certains regrettent son apparence d’autrefois ; d’autres apprécient la rue actuelle. Le souvenir partagé du Régina n’oblige pas à opposer ces expériences.

❤️ Le petit mot de Papy Chris

Ce qui me touche dans cette histoire, ce sont les détails que chacun a gardés.

Une moustache, un café après la cantine, une tante avec qui l’on prenait un verre, les collègues des journaux, les amis motards près du coiffeur… Tous ces souvenirs donnent au Régina une place bien particulière.

La photographie conserve une façade et un moment de la rue. Les personnes qui ont connu le café lui rendent des prénoms, des habitudes et plusieurs décennies de vie.

C’est pour cela que ces souvenirs méritent d’être conservés, avec leurs précisions, leurs hésitations et leurs différences. Ils racontent le café à hauteur de ceux qui y travaillaient et de ceux qui poussaient sa porte.

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes

Où se trouvait le café Le Régina à Avignon ?

Sur la rue de la République. La photographie fournie montre son enseigne et sa terrasse sur le côté gauche de la rue.

Qui était Marc, souvent cité dans les souvenirs ?

Un ancien serveur du Régina, également appelé Marco. Plusieurs clients se rappellent notamment ses moustaches et sa gentillesse.

Quand Marc a-t-il travaillé au Régina ?

Il situe son parcours dans l’établissement entre 1977 et la fermeture qu’il indique en 2003.

Quels journalistes fréquentaient le café ?

Les souvenirs transmis évoquent notamment des professionnels du Dauphiné–Vaucluse Matin, du Provençal et du Méridional, en particulier autour de 1980.

Le Régina a-t-il fermé en 2003 ?

C’est l’année donnée par un ancien salarié. Une archive indépendante reste nécessaire pour confirmer définitivement cette date.

De quand date la photographie ?

Sa date exacte n’est pas connue dans le dossier transmis. Il ne faut pas lui attribuer automatiquement la période des souvenirs racontés.

Le café et l’hôtel Régina sont-ils la même chose ?

Cet article porte sur l’ancien café et ses habitués. Le nom de l’hôtel apparaît également dans les souvenirs, mais l’histoire des deux activités doit être documentée séparément.

Sources et mémoire locale

  • Photographie ancienne du Régina et de la rue de la République fournie pour cet article ; auteur, date et provenance précise non renseignés.
  • Témoignages publics transmis par des habitants, d’anciens clients et d’anciens salariés.
  • Précisions d’un ancien serveur sur ses années de travail, ses patrons et la fermeture.
  • Souvenirs d’une ancienne journaliste sur les rencontres entre professionnels de plusieurs rédactions autour de 1980.

Les passages tronqués n’ont pas été complétés. Les dates et identifications encore incertaines sont signalées dans le texte.