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Mémoire de France · Avignon

L’Américain à Avignon : souvenirs du célèbre café

Ancienne photographie de la rue de la République à Avignon, avec le Bar Américain et sa terrasse à droite de l'ancienne chapelle des Jésuites, aujourd'hui musée lapidaire.
Le Bar Américain, à droite du musée lapidaire, rue de la République à Avignon. Photographie ancienne, date exacte inconnue.

Il y avait autrefois, au 29 rue de la République à Avignon, un café où plusieurs générations se sont retrouvées. On y venait après les cours, entre collègues, avec les copains ou simplement pour regarder passer les gens depuis la terrasse.

C'était L'Américain.

Certains se souviennent de leurs années de lycée, d'autres du patron Claude Caramel, des bières partagées ou des dimanches consacrés au PMU. Une ancienne employée du quartier rappelle aussi que le personnel du cinéma Capitole venait y prendre son petit déjeuner.

Sur cette photographie ancienne, le café apparaît à droite, juste à côté de l'imposante façade de l'ancienne chapelle des Jésuites, devenue le musée lapidaire.

Les tables sont installées dehors, les passants traversent la rue et les véhicules circulent devant les rails de l'ancien tramway.

Mais pour ceux qui ont connu L'Américain, cette image raconte surtout des souvenirs de jeunesse, des visages et des moments passés ensemble.

📜 Repères historiques

RepèreCe qu'il faut retenir
ÉtablissementL'Américain, également appelé Bar Américain
Adresse29 rue de la République, Avignon
PhotographieFaçade du café, terrasse, véhicules, passants et rails ; date exacte inconnue
Bâtiment voisinAncienne chapelle des Jésuites, commencée en 1620
Depuis 1933L'ancienne chapelle abrite le musée lapidaire
1959 et années 1960Souvenirs des habitués installés en terrasse
Années 1970Rendez-vous des jeunes et du personnel des établissements voisins
1978–1980Souvenirs de lycéens, d'étudiants et du patron Claude Caramel
1982Activité PMU mentionnée dans un registre commercial
1990–1991Un ancien salarié raconte son travail auprès de Claude Caramel
Époque plus récenteSoirées karaoké et terrasse animée
Aujourd'huiL'ancien café est signalé comme fermé ; date précise à confirmer

La date de la photographie n'est pas établie. Les souvenirs évoqués concernent différentes époques et ne doivent pas être confondus avec celle de la prise de vue.

Une photographie de la rue de la République à regarder de près

La première chose qui attire le regard est cette grande façade de pierre, au milieu de la photographie.

C'est l'ancienne chapelle du collège des Jésuites, construite au XVIIe siècle. Le bâtiment est aujourd'hui connu des Avignonnais comme le musée lapidaire.

À sa droite, une enseigne attire l'attention : L'Américain.

Les tables et les chaises occupent une partie du trottoir. Quelques personnes sont assises ou se tiennent près de la terrasse.

Au milieu de la rue, les rails rappellent l'ancien tramway électrique d'Avignon, dont l'exploitation s'est arrêtée en 1932. Leur présence ne suffit toutefois pas à dater la photo, puisqu'ils ont pu rester en place après l'arrêt du service.

Plus loin, les arbres bordent la chaussée et les bâtiments se prolongent vers le centre-ville.

Voilà une rue de la République bien différente de celle d'aujourd'hui.

Et pourtant, ce qui intéresse surtout les anciens habitués, c'est ce petit établissement installé juste à côté du monument.

Pour retrouver l'ambiance de cette grande artère commerçante, on peut aussi parcourir les souvenirs de la rue de la République dans les années 1960 à 1980.

En terrasse, on regardait monter et descendre la rue

Les souvenirs de 1959

Un ancien client situe ses premiers souvenirs de L'Américain en 1959 et dans les années suivantes.

Il se rappelle particulièrement la terrasse.

On s'y installait pour passer un moment, mais aussi pour observer les gens qui se promenaient rue de la République.

Les passants montaient vers le centre-ville, d'autres redescendaient. Les connaissances pouvaient se croiser devant les tables.

Ce qui est resté dans sa mémoire, ce n'est pas un événement particulier. C'est cette habitude de s'asseoir dehors et de regarder vivre la rue.

Un plaisir simple, qui lui rappelle aujourd'hui une époque lointaine.

Le rendez-vous des élèves

L'Américain était également un lieu de retrouvailles pour les jeunes Avignonnais.

Une ancienne habituée raconte que les élèves avaient l'habitude de s'y réunir. Le bar faisait partie des endroits où l'on se retrouvait en dehors de l'établissement scolaire.

Un autre souvenir nous ramène précisément en 1978.

Cette année-là, des copains du lycée agricole Cantarel venaient y boire une bière.

Le nom du lycée, l'année et les amis sont restés associés à L'Américain.

Pour certains, le bar était donc bien davantage qu'un commerce.

C'était un morceau de leur jeunesse.

On reconnaît ces habitudes dans bien d'autres souvenirs d'Avignon : les jeunes avaient leurs établissements préférés, leurs rendez-vous et leurs petits coins de la ville.

À quelques pas, le Régina faisait lui aussi partie des cafés où se retrouvaient les Avignonnais.

Dans les années 1980, un lieu doux et convivial

Un ancien étudiant garde de L'Américain un souvenir particulièrement chaleureux.

Dans les années 1980, il passait régulièrement devant le café et s'y arrêtait souvent.

Il décrit un endroit agréable, paisible, où l'accueil du personnel comptait beaucoup.

Ce sont ses années de jeunesse qui lui reviennent, avec une ambiance qu'il qualifie de romantique.

D'autres habitués évoquent plus simplement les bières partagées entre amis.

Certains y passaient pour terminer une soirée. D'autres venaient sans occasion particulière.

L'intérêt de ces souvenirs, c'est qu'ils ne racontent pas tous le même Américain.

Pour les uns, c'était le café des étudiants.

Pour d'autres, un lieu où l'on retrouvait ses connaissances.

Et pour ceux qui y travaillaient, il représentait une partie importante de leur vie professionnelle.

Claude Caramel et les personnes qui faisaient vivre L'Américain

Parmi les noms conservés dans les souvenirs, celui de Claude Caramel occupe une place particulière.

Plusieurs anciens clients l'associent au bar à la fin des années 1970 et pendant les années 1980.

Un ancien employé apporte une précision très intéressante : il raconte avoir travaillé à L'Américain pendant une année, en 1990 et 1991, avec Claude Caramel, qu'il présente comme le patron.

Il se souvient encore de cet homme avec une grande affection.

Il évoque également Christophe, le fils de Claude.

D'autres personnes confirment avoir connu le père et le fils.

Ces souvenirs ne permettent pas de reconstituer toute la succession des propriétaires ou des gérants. Mais ils montrent combien cette famille est restée associée au café.

Bernard, un autre employé dont le souvenir demeure

Un autre témoignage familial évoque Bernard, qui aurait travaillé pendant de nombreuses années à L'Américain.

Sa fonction exacte et ses dates de présence ne sont pas précisées.

Il serait dommage de lui inventer un parcours.

Mais ce prénom mérite déjà d'être conservé.

Il rappelle que derrière le comptoir, il y avait des employés que les clients retrouvaient régulièrement.

Et lorsqu'un établissement ferme, ce sont souvent ces visages que l'on regrette autant que les lieux.

Ne pas confondre les anciens patrons des cafés

Un échange évoque aussi un certain Jeannot Lartigue, lié au monde du rugby avignonnais.

Une personne pensait qu'il avait tenu L'Américain dans les années 1960.

Mais un ancien joueur de l'Entente Avignon–Saint-Saturnin apporte une correction : d'après ses souvenirs, Jeannot Lartigue tenait le Bar du Centre, rue Carnot, puis le bar des Célestins, place des Corps-Saints.

Il ne faut donc pas le présenter comme patron de L'Américain sans autre document.

Ce détail montre combien les anciens cafés d'Avignon sont parfois mélangés dans les mémoires, même lorsque les personnes qui les tenaient sont encore bien connues.

La bière Spaten et le PMU du dimanche

Une bière dont certains se souviennent encore

Voilà un détail assez particulier.

Un ancien habitué raconte que L'Américain figurait parmi les premiers bars qu'il connaissait à proposer de la bière Spaten à la pression, dans une version non pasteurisée.

Il se rappelle notamment la nécessité de la conserver en chambre froide.

Impossible d'affirmer, sans document commercial, que le bar était réellement l'un des premiers d'Avignon à servir cette bière.

Mais le souvenir est précis.

Il ne s'agit pas seulement de dire que l'on buvait un verre à L'Américain.

C'est une marque, un mode de conservation et une habitude de consommation qui sont restés dans la mémoire d'un client.

Le dimanche, il y avait le PMU

Un autre souvenir tient en quelques mots : le PMU le dimanche.

L'Américain faisait partie de ces cafés où l'on pouvait retrouver les amateurs de courses hippiques.

Cette activité n'est pas seulement évoquée dans les souvenirs. Une mention commerciale conservée dans les registres signale une activité supplémentaire de pari mutuel urbain à partir du 8 février 1982.

Voilà donc un renseignement que l'on peut recouper.

Le dimanche, le bar ne recevait pas uniquement les promeneurs ou les habitués venus boire un verre. Il accueillait aussi une clientèle intéressée par les courses.

Là encore, chaque génération a pu connaître une ambiance différente.

Le personnel du cinéma Capitole venait prendre son petit déjeuner

Un souvenir transmis à propos d'un autre établissement avignonnais mérite également sa place ici.

Il concerne le cinéma Capitole.

Une personne ayant connu les employés du cinéma se souvient de trois femmes : Paulette, Alberte et Lucienne.

Entre les années 1963 et 1972, ces dames avaient, d'après ce souvenir, l'habitude de prendre leur petit déjeuner au Bar Américain.

Un détail tout simple, mais particulièrement précieux.

Il nous donne un aperçu de la vie quotidienne du quartier.

Les employés d'un établissement se retrouvaient dans un café voisin. Les commerçants et leurs équipes avaient leurs habitudes. Les mêmes visages revenaient.

Ces rendez-vous pouvaient devenir une partie de la journée de travail.

Le souvenir du cinéma Capitole conserve également les noms de Monsieur Gorlier, opérateur de projection, de Madame Boulet et de Monsieur Carton, présenté comme responsable de l'établissement à cette époque.

Ces personnes appartiennent à l'histoire du cinéma, mais le petit déjeuner de Paulette, Alberte et Lucienne nous ramène directement à L'Américain.

C'est aussi cela, la mémoire des commerces : les histoires des établissements se croisent, parfois simplement autour d'une tasse de café.

Des chansons, du piano et des soirées karaoké

Au fil des années, L'Américain a également été associé à la musique.

Un guide consacré aux établissements d'Avignon évoque les soirées karaoké, parfois organisées en terrasse pendant l'été.

Les passants pouvaient ainsi entendre les chanteurs depuis la rue.

Certains avaient certainement plus d'assurance que d'autres, mais il ne faut pas inventer le déroulement précis de ces soirées sans souvenirs complémentaires.

La présence de ces animations montre néanmoins une autre facette du café, bien différente des rendez-vous des lycéens des années 1960.

Jean-Sébastien Bressy, un souvenir musical à documenter

Le nom du pianiste et chanteur Jean-Sébastien Bressy est également associé à L'Américain dans les éléments transmis.

L'artiste a bien mené une carrière de pianiste, d'accompagnateur et d'auteur-compositeur.

En revanche, les dates et les conditions exactes de ses éventuelles prestations dans ce bar restent à vérifier.

Une ancienne affiche ou un programme musical permettrait de mieux raconter cette période.

Mireille Mathieu a-t-elle chanté à L'Américain ?

Une histoire circule également à propos de Mireille Mathieu.

Selon un souvenir familial, la chanteuse avignonnaise aurait interprété des chansons à L'Américain avant de devenir célèbre.

Une autre version situe cette prestation devant l'établissement plutôt qu'à l'intérieur.

Mais un ancien professionnel de la restauration avignonnaise, qui connaissait Monsieur Mondex, lié aux premiers concours de chant de Mireille Mathieu, précise n'avoir jamais entendu parler de cet épisode.

Il faut donc conserver cette histoire comme un souvenir rapporté, non confirmé.

Les débuts de Mireille Mathieu dans les concours de chant à Avignon sont bien documentés. Cela ne prouve pas qu'elle se soit produite dans ce café.

Sonia Lacen et Sébastien Lorca

Une autre piste évoque Sonia Lacen et Sébastien Lorca, artistes associés à la comédie musicale Les Mille et Une Vies d'Ali Baba.

Ils auraient été remarqués à L'Américain avant leur participation au spectacle.

Leur présence dans cette production est documentée, mais le rôle exact du bar dans leur parcours n'a pas été établi.

Ces histoires méritent d'être conservées comme pistes de recherche, sans devenir des faits historiques affirmés.

Quand la rue de la République a changé

Les souvenirs les plus récents ne parlent plus seulement de la terrasse ou des soirées.

Ils évoquent aussi la disparition du café.

Plusieurs personnes indiquent que L'Américain est fermé depuis longtemps.

L'une regrette de ne plus pouvoir s'y arrêter comme autrefois. Une autre parle d'un établissement désormais muré.

Les témoignages ne permettent toutefois pas de déterminer une date certaine de fermeture.

Des documents commerciaux montrent plusieurs exploitations successives à cette adresse, mais une immatriculation ou une radiation administrative ne permet pas, à elle seule, de dater précisément la dernière fermeture du café.

Le souvenir de sa devanture verte appartient à une époque plus récente que celle de la photographie présentée ici.

Et certains anciens Avignonnais regrettent les changements de la rue de la République, tandis que d'autres ne partagent pas forcément cette nostalgie.

Ce qui demeure, en revanche, c'est le nombre de personnes qui se rappellent encore les tables, les employés et les moments passés à L'Américain.

La mémoire de cette rue s'est construite autour de nombreux commerces : les cafés, les pâtisseries et aussi les grands magasins comme les Dames de France.

❤️ Ce que vous racontez

La terrasse en 1959

Une ancienne habituée se souvient des heures passées dehors, à regarder les gens monter et descendre la rue de la République.

Les copains du lycée

Un ancien élève du lycée agricole Cantarel raconte qu'en 1978, il venait boire une bière à L'Américain avec ses camarades.

Les années 1980

Un ancien étudiant se rappelle un endroit doux et convivial, avec un personnel chaleureux et une atmosphère paisible.

Une année derrière le comptoir

Un ancien salarié garde un souvenir très fort de son travail en 1990-1991 avec Claude Caramel, qu'il n'a jamais oublié.

Le dimanche au PMU

Pour un habitué, quelques mots suffisent à faire revenir le café : les rendez-vous du dimanche autour des courses.

Ces cinq souvenirs ont été fidèlement reformulés à partir des témoignages transmis. Les auteurs ne sont pas nommés.

❤️ Le petit mot de Papy Chris

Ce qui me plaît dans cette photographie, ce n'est pas seulement la belle façade du musée lapidaire.

C'est ce petit café installé juste à côté.

Quand on regarde l'image, on voit quelques tables et une enseigne. Mais avec les souvenirs des anciens, on retrouve bien davantage.

Les élèves qui se donnaient rendez-vous après les cours. Les copains du lycée Cantarel en 1978. Ceux qui passaient leurs après-midi à regarder la rue depuis la terrasse.

Et puis Claude Caramel, son fils Christophe, Bernard, les anciens employés et tous ceux qui ont travaillé derrière ce comptoir.

J'aime particulièrement ce petit souvenir des dames du cinéma Capitole qui venaient prendre leur petit déjeuner à L'Américain.

Paulette, Alberte, Lucienne… On ne sait pas tout de leur quotidien, mais au moins, ces prénoms ne sont pas perdus.

Le café a changé, la rue aussi.

Pourtant, plusieurs décennies plus tard, il suffit de montrer cette ancienne photographie pour que les souvenirs reviennent.

Un patron que l'on appréciait, une bière entre amis, une terrasse où l'on regardait passer les gens.

Ce n'est pas la grande histoire d'Avignon, mais c'est celle de ses habitants. Et elle mérite tout autant d'être conservée.

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes

Où se trouvait le Bar Américain à Avignon ?

L'Américain se trouvait au 29 rue de la République, à côté du musée lapidaire, dans le centre historique d'Avignon.

Qui était Claude Caramel ?

Claude Caramel est présenté par plusieurs anciens clients et salariés comme le patron de L'Américain. Un ancien employé raconte avoir travaillé avec lui en 1990-1991 et évoque également son fils Christophe.

Les lycéens fréquentaient-ils L'Américain ?

Oui, plusieurs souvenirs évoquent des rendez-vous entre élèves et étudiants. Un témoignage précis concerne des élèves du lycée agricole Cantarel en 1978.

Y avait-il un PMU dans le bar ?

Oui. Des souvenirs mentionnent le PMU du dimanche, et les documents commerciaux attestent une activité de pari mutuel urbain à partir de février 1982.

Le personnel du cinéma Capitole fréquentait-il le café ?

D'après un souvenir transmis, Paulette, Alberte et Lucienne, employées du cinéma Capitole, venaient y prendre leur petit déjeuner dans les années 1963 à 1972.

Mireille Mathieu a-t-elle chanté à L'Américain ?

Cette histoire est rapportée dans des souvenirs locaux, mais elle n'est pas confirmée par les sources consultées. Les circonstances et la date restent inconnues.

De quand date la photographie ?

La date exacte n'est pas connue. Les rails, les véhicules et les enseignes fournissent des indices, mais aucun ne permet de dater précisément le cliché.

Le Bar Américain est-il toujours ouvert ?

Les souvenirs récents le présentent comme fermé. La date exacte de sa fermeture reste à établir avec un document officiel ou une archive de presse.

Sources et mémoire locale

Les informations sur Mireille Mathieu, les artistes et la fermeture sont volontairement distinguées des éléments historiques établis.

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