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Moulin Dozol-Autrand Nyons

Si tu viens à Nyons que ce soit avec ta tribu, ta moitié ou juste pour te dégourdir les jambes un week-end – je te le dis tout net : ne rate surtout pas le Moulin Dozol-Autrand . Chez moi, c’est devenu un rituel, un peu comme le café du matin sous le soleil du Pontias. Dès qu’on a cinq minutes, hop, on descend au moulin. On dirait presque qu’on va saluer un cousin. Sauf que là, au lieu d’un pastis, tu repars avec une huile d’olive AOP Nyons qui sent bon la Provence .

Vivant à Nyons, je connais bien le Moulin Dozol-Autrand et ses produits exceptionnels

📜 Repères historiques du Moulin Dozol-Autrand

DateCe qu'il faut retenir
XVIIIe siècleDébut de l'histoire familiale des mouliniers Dozol-Autrand
1750Date d'origine aujourd'hui mise en avant par le moulin
1956Le grand gel frappe les oliveraies de Nyons ; la famille poursuit son activité
1975Josy Dozol-Autrand ouvre une boutique à côté de l'ancien moulin
1998Fin du pressage des olives dans l'ancien bâtiment du Pont Roman
2015Josy et Jacques prennent leur retraite après 43 ans d'activité ; Franck et Aurélie assurent la relève
Aujourd'huiL'ancien moulin accueille les visiteurs tandis que la production se fait dans la zone artisanale des Laurons

Un moulin comme autrefois mais en mieux

Déjà, l’endroit, c’est une carte postale.
T’as le vieux bâtiment, tu sais, celui qui raconte une histoire familiale remontant au XVIIIe siècle. Les anciennes meules, les vieilles machines, tout ça est là, exposé comme si elles attendaient de se remettre à tourner. Et puis derrière, qui veille en vieux sage, t’as le Pont Roman. Il ne parle pas, mais il écoute tout. Il en a vu passer des paniers d’olives, crois-moi.

Moi, à chaque fois que j’entre dans la boutique, j’ai le même sentiment : on est à la fois dans un moulin, un musée et un magasin provençal. Et alors, cette odeur… Seigneur ! C’est simple : si je pouvais mettre un morceau de cette odeur dans ma poche, je le ferais.

Une ancienne publication évoque 1780 plutôt que 1750. Les deux dates circulent dans les documents consacrés au moulin ; la filiation familiale est mieux documentée que la date exacte de ses débuts.

🏛️ Depuis le XVIIIe siècle, quatorze générations de mouliniers à Nyons

Quand je vous dis que le Moulin Dozol-Autrand est une vieille maison, ce n'est pas une façon de parler !

Son histoire familiale remonte au XVIIIe siècle. Le moulin présente aujourd'hui 1750 comme date d'origine et revendique quatorze générations de mouliniers.

Vous imaginez un peu ?

Pendant que la France connaissait la Révolution, les guerres napoléoniennes, l'arrivée du chemin de fer, puis les deux guerres mondiales, cette famille poursuivait son activité dans le pays de Nyons.

Les époques ont changé, les méthodes de fabrication aussi. Mais le métier est resté attaché à la même lignée.

Et c'est cela que je trouve remarquable.

Aujourd'hui, lorsqu'on entre dans la boutique de la promenade de la Digue, on voit des bouteilles d'huile d'olive, des tapenades et des spécialités provençales.

Mais avant d'être un commerce, cet endroit était un véritable moulin où l'on venait faire transformer les olives récoltées dans les oliveraies du Nyonsais.

Ce n'était pas simplement une adresse où acheter de l'huile.

C'était un lieu de travail, lié à la vie des agriculteurs et à l'économie du pays.

Une histoire de famille où les femmes ont joué un grand rôle

Il y a une autre particularité que j'ai découverte en me renseignant sur l'histoire du moulin.

Dans cette famille, la transmission ne s'est pas faite uniquement de père en fils.

Plusieurs générations ont vu des filles reprendre le métier.

Un ancien article consacré aux entreprises familiales centenaires raconte même que cette succession par les femmes explique en partie les changements de noms au fil des mariages.

Voilà pourquoi, derrière le nom Dozol-Autrand, on retrouve une histoire familiale plus ancienne que les patronymes actuels.

Et ce n'est pas seulement une tradition racontée pour faire joli.

En 2015, le journal Le Dauphiné Libéré consacrait un reportage à Josy et Jacques Dozol, au moment de leur départ à la retraite.

Il rappelait que Josy, née Autrand, avait dirigé le moulin avec son mari pendant plus de quarante ans.

Sa mère, Odile, âgée alors de 92 ans, avait elle aussi accompagné la vie de cette maison familiale.

Trois générations apparaissaient dans ce reportage, avec le passage du relais à Franck et Aurélie.

On comprend mieux, en lisant cela, ce que signifient vraiment quatorze générations.

Ce ne sont pas simplement quatorze noms inscrits sur un arbre généalogique.

Ce sont des personnes qui ont consacré une partie de leur vie à ce moulin.

❄️ 1956 : le terrible hiver qui aurait pu tout arrêter

Il y a une année dont les oléiculteurs du Nyonsais connaissent bien l'histoire : 1956.

En février, une vague de froid exceptionnelle s'abat sur la région.

Les oliviers souffrent terriblement. De nombreux arbres sont détruits ou gravement endommagés.

Imaginez la situation pour un moulin à huile.

Sans olives, plus de récolte. Sans récolte, plus grand-chose à presser.

Et derrière les arbres gelés, il y a des familles qui vivent de ce travail.

Certains producteurs abandonnent l'oléiculture ou se tournent vers d'autres cultures.

Les vergers mettront des années à retrouver leur place.

Le Moulin Dozol-Autrand a traversé la catastrophe

C'est là que l'histoire de cette famille devient particulièrement intéressante.

Un article ancien sur les entreprises familiales centenaires rapporte que le Moulin Dozol-Autrand aurait été le seul moulin de Nyons à être resté ouvert pendant cette période difficile.

Ce témoignage historique mériterait encore d'être recoupé avec les archives locales, mais il montre à quel point l'établissement est associé à la résistance de l'oléiculture nyonsaise.

Car continuer une activité lorsque toute une culture agricole vient de subir une catastrophe, ce n'est pas rien.

Le moulin a survécu, la famille a poursuivi son métier et les oliviers ont peu à peu retrouvé une place dans les paysages.

Quand on regarde aujourd'hui les bouteilles d'huile de Nyons AOP, on oublie facilement cette période.

Pourtant, derrière la douceur de notre huile locale, il y a aussi une histoire de difficultés, de patience et de reconstruction.

🫒 1975 : quand Josy a eu l'idée d'ouvrir une boutique

Autre date que j'aime bien : 1975.

À l'époque, le vieux moulin travaille encore.

On y apporte les olives, les machines servent à fabriquer l'huile et l'activité se poursuit sous le Pont Roman.

Mais Josy Dozol-Autrand a une idée : pourquoi ne pas aménager un magasin à côté du moulin pour vendre directement les produits ?

Aujourd'hui, cela paraît presque évident.

À Nyons, nous avons tellement l'habitude des boutiques de producteurs, des moulins ouverts au public et des dégustations que nous ne nous posons plus vraiment la question.

Mais en 1975, l'huile d'olive du pays ne bénéficie pas encore de la reconnaissance AOC qui arrivera en 1994.

Créer cette boutique, c'est aussi faire découvrir le travail des mouliniers à une clientèle plus large.

Petit à petit, le vieux moulin devient donc autre chose qu'un simple lieu de fabrication.

Il devient également un endroit où les habitants et les visiteurs peuvent découvrir les spécialités de Nyons et repartir avec de l'huile ou des olives.

Et c'est une évolution importante dans l'histoire de cette maison.

⚙️ 1998 : les olives quittent l'ancien moulin, mais pas son histoire

Autre grand changement : 1998.

Jusqu'à cette année-là, les olives étaient encore pressées dans l'ancien moulin familial, au pied du Pont Roman.

Mais les installations de fabrication devaient évoluer.

Il fallait disposer d'équipements plus modernes, adaptés aux exigences de production et plus faciles d'accès pour les oléiculteurs qui livraient leurs récoltes.

La fabrication a donc été transférée vers la zone artisanale des Laurons, à Nyons.

Et le vieux bâtiment ?

Heureusement, il n'a pas disparu.

La boutique y est restée, au milieu des anciennes machines qui rappellent son passé.

C'est ce qui rend ce lieu intéressant.

Vous pouvez voir les témoins d'une époque où l'on utilisait des équipements bien différents des installations actuelles.

Et grâce à la vidéo présentée dans la boutique, les visiteurs peuvent suivre le cheminement des olives, depuis leur maturation sur l'arbre jusqu'à leur transformation en huile.

Pourquoi les anciennes machines méritent qu'on s'y attarde

Si vous passez dans la boutique, prenez quelques minutes pour regarder le matériel ancien.

Dans un moulin traditionnel, les olives étaient autrefois broyées à l'aide de meules de pierre.

La pâte obtenue pouvait ensuite être répartie dans des scourtins, ces sortes de filtres circulaires empilés sous une presse pour séparer l'huile et les autres liquides de la pâte.

Ce travail était long et exigeant.

Il fallait manipuler les équipements, surveiller les différentes étapes et entretenir des installations soumises à de fortes contraintes.

Aujourd'hui, les procédés modernes permettent de travailler autrement, avec davantage de maîtrise des températures, de l'hygiène et des conditions d'extraction.

Mais les vieux outils racontent quelque chose qu'aucune bouteille ne peut montrer à elle seule : la vie quotidienne des mouliniers d'autrefois.

Et à Nyons, cette mémoire artisanale mérite vraiment d'être conservée.

👨‍👩‍👦 2015 : une nouvelle génération prend le relais

Le 18 mars 2015, Le Dauphiné Libéré publie un article sur une nouvelle étape dans la vie du Moulin Dozol-Autrand.

Josy et Jacques, après 43 années à la tête de l'établissement, viennent de prendre leur retraite.

Leur fils Franck reprend alors l'activité avec sa compagne Aurélie.

J'aime beaucoup ce détail rapporté par le journal : après tant d'années de travail, Josy et Jacques allaient enfin pouvoir partir en vacances avec un peu plus de tranquillité.

Voilà une chose que l'on ne voit jamais sur une étiquette d'huile d'olive !

Derrière les produits, il y a des journées de travail, des campagnes de récolte, des commandes à préparer et un moulin qui doit continuer à fonctionner.

C'est toute une vie.

Et lorsqu'une nouvelle génération reprend l'entreprise, elle n'hérite pas seulement de bâtiments et de machines.

Elle reçoit aussi un savoir-faire et une histoire familiale qu'il faut continuer à faire vivre.

❤️ Le regard de Papy Chris sur cette histoire

Vous voyez, c'est exactement pour cela que j'aime découvrir les anciens commerces de Nyons.

On entre parfois simplement pour acheter une bouteille d'huile.

Et on découvre que derrière la boutique, il y a une famille dont l'histoire remonte à plusieurs siècles.

Des femmes qui ont transmis leur métier, des hommes qui ont travaillé au moulin, un hiver terrible qui aurait pu tout arrêter, une boutique ouverte en 1975 et un vieux bâtiment qui continue de témoigner du passé.

Moi, je trouve que cela donne une autre dimension à la visite.

La prochaine fois que vous passerez devant le Moulin Dozol-Autrand, au pied du Pont Roman, pensez à toutes ces générations.

Un moulin, ce n'est pas seulement de l'huile. C'est aussi une histoire de famille, de courage et de transmission.

Et celle-ci mérite vraiment d'être racontée.

Papy Chris ❤️

Une boutique ou plutôt une grotte aux trésors

Quand tu pousses la porte, tu tombes sur une belle boutique provençale comme on n’en fait plus. Les bouteilles d’huile sont rangées comme des soldats fiers et bien élevés. Les olives noires de Nyons, elles, te regardent avec la tête de celles qui savent très bien qu’on ne peut pas leur résister. À droite, les savons à l’olive, à gauche les cosmétiques, plus loin les tapenades qui te chuchotent : « prends-moi ».

Et puis, t’as l’équipe. Je te jure, à chaque fois ils te lancent un petit mot sympa, un sourire, comme si t’étais du village. On sent qu’ils sont fiers de leur travail, mais sans se la raconter. Du vrai, du simple, comme j’aime.

On n’achète pas seulement : on apprend

Ce que j’adore dans ce moulin, c’est qu’on t’explique tout.
Il y a même une vidéo bien foutue, pas le truc soporifique qu’on voit ailleurs – qui montre comment les olives sont récoltées, triées et triturées dans les trois jours. Pas quatre, hein. Trois.
C’est ça qui donne ce goût incroyable à leur huile d’olive AOP Nyons. Une huile pressée à froid, douce comme une fin d’après-midi en octobre, et faite avec la variété Tanche, la reine de chez nous.

Tu veux une anecdote ?
Mon oncle, élevé au beurre et à la crème, celui qui disait « l’huile d’olive c’est pour les salades de touristes », eh bien lui, il est reparti avec deux litres. DEUX.
Quand j’ai vu ça, j’ai compris que le moulin avait un pouvoir mystique.

Les cadeaux : attention, tu vas craquer

Je me souviens encore de notre passage de novembre 2024.
On était venus acheter “juste une bouteille” (tu parles…).
Résultat :

  • huile,
  • tapenade,
  • savonnettes à la lavande,
  • petits coffrets,
  • et deux sacs remplis.

La commande en ligne reçoit elle aussi des avis positifs

Et parce qu’ils sont incroyables, j’ai aussi fait une commande en ligne. À la livraison, qu’est-ce que je trouve dans le carton ?
Un petit sachet d’olives offert.
Moi, j’ai posé le carton sur la table, j’ai dit :
« Voilà. Ça, c’est le vrai service. Pas les sites où on te vend une boîte vide pour 9,90 €. »

Les avis des touristes ? Ils disent tous pareil

Oh, j’en ai lu des avis et crois-moi, c’est unanime :

  • accueil chaleureux,
  • produits locaux de qualité,
  • prix corrects,
  • huile excellente,
  • belle boutique provençale,
  • visite intéressante du moulin,
  • dégustation d’huiles appréciée par petits et grands.

Une cliente disait :

“Deuxième commande, livraison rapide, accueil parfait au téléphone, huile extra. Vous pouvez avoir confiance.”

Une autre :

“J’y suis allée par hasard j’y retourne dès que je peux.”

Ce n’est pas du marketing, c’est juste la vérité : ce moulin, il plaît.

On sent le vrai, pas le “primaire marketing”

La fraîcheur et le fait maison reviennent dans les témoignages

Ce que j’aime le plus dans tout ça, c’est le côté local et artisanal.
Le vrai.
Pas les boutiques où tout est violet parce que “lavande = Provence”.
Ici, c’est simple, fait maison, fait avec passion.
Tu sens que derrière chaque bouteille il y a quelqu’un qui s’est levé tôt.
Et ça, dans un monde où tout part en sucette, c’est précieux.

Infos pratiques – pour y aller sans se perdre

Le Moulin Dozol-Autrand se trouve :
📍 Pont Roman – Promenade de la Digue, 26110 Nyons
📞 +33 4 75 26 02 52
📧 moulindozol@gmail.com

Tu te gares, tu lèves les yeux, tu vois le pont romain, tu entres, tu respires… et hop, t’es déjà bien.

En résumé (façon papy qui conclut)

Si tu veux sentir la vraie Provence, avec son huile, sa douceur, son accent, son patrimoine et ses gens bien, laisse tomber les pièges à touristes.
Viens au Moulin Dozol-Autrand.

Tu vas :
✔ apprendre,
✔ goûter,
✔ sentir,
✔ te régaler,
✔ et repartir avec plus de choses que prévu (je te connais).

Mets juste un sac en rab dans la voiture.
On ne sait jamais.

📚 Sources et liens utiles

Questions fréquentes

Où acheter l’huile du Moulin Dozol-Autrand à Nyons ?

La vente directe se fait dans l’ancien moulin familial, au pied du Pont Roman, promenade de la Digue. La boutique propose aussi une dégustation et une vidéo sur les saisons de l’olive.

Moulin Dozol-Autrand : boutique

Après la lecture

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