Le Moulin à huile Ramade à Nyons : une pépite familiale au cœur de la Drôme
Je t’explique un peu : on a découvert le moulin d’abord en commandant en ligne, un peu par hasard. On avait pris des olives noires AOP et une bouteille d’huile d’olive. Verdict ? Une tuerie. Du coup, rebelote, on a recommandé… et puis, l’été dernier, on est allés sur place, je suis à 5 minutes à pied. Et là, gros coup de cœur.
📜 Repères historiques du Moulin Ramade
| Époque | Ce qui s'est passé |
|---|---|
| Fin du XIXe siècle | Un petit moulin à huile existe déjà à Nyons |
| 1904 | Jules Ramade rachète le moulin et modernise ses équipements |
| 1956 | Le grand gel frappe les oliveraies ; l'activité du moulin s'interrompt |
| 1971 | Jacques Ramade, petit-fils de Jules, relance l'entreprise familiale |
| 1994 | L'huile d'olive et les olives de Nyons obtiennent leur AOC |
| 2000 | Nathalie Ramade prend la relève, quatrième génération de la famille |
| 2014 | Le moulin crée l'Affinade, une crème d'olives noires |
| 2025 | Un incendie touche un bâtiment du moulin dans la nuit du 31 août au 1er septembre |
Dès qu’on arrive, on est accueillis avec le sourire. Pas de chichis, que du vrai. Christine nous a tout expliqué : l’histoire du moulin, l’évolution des techniques, des anciennes presses au moulin actuel, les variétés d’olives… On sent que c’est une entreprise familiale, avec une passion qui se transmet de génération en génération. C’est Nathalie, la 4e génération, qui tient les rênes maintenant. Elle parle de son arrière-grand-père Jules avec des étoiles dans les yeux. Et nous, on boit ses paroles (et son huile aussi !).
Les enfants de mes potes étaient ravis : ils ont pu toucher les vieux outils exposés, poser mille questions, et même goûter à la tapenade maison (spoiler : ils en ont redemandé). Et sur la petite terrasse à l’arrière, on a pris un moment pour grignoter quelques olives avec du pain frais. Ambiance tranquille, cigales en fond sonore, le bonheur simple quoi.
🏛️ 1904 : Jules Ramade découvre Nyons et change le destin d'un petit moulin
Ce que j'aime dans les vieux commerces de Nyons, c'est qu'on finit toujours par découvrir une histoire derrière la devanture.
Et celle du Moulin Ramade commence avec un homme qui, au départ, ne travaillait même pas à Nyons.
Il s'appelait Jules Ramade.
Au début du XXe siècle, Jules était négociant en denrées alimentaires à Carpentras.
Mais il connaissait notre région, ses paysages, ses oliviers et cette vallée de l'Eygues qui donne à Nyons son caractère si particulier.
En 1904, il décide de franchir le pas : il rachète un petit moulin à huile.
Il ne part donc pas de rien. Le moulin existait déjà à la fin du XIXe siècle.
Mais Jules voit plus loin.
À une époque où les machines commencent à transformer les métiers traditionnels, il décide de moderniser les installations.
Il fait notamment installer une meule en granit, des presses utilisant des scourtins et un décanteur en bois.
Aujourd'hui, cela peut paraître bien ancien.
Mais pour l'époque, c'était une véritable évolution.
Et imaginez la scène : des cultivateurs du Nyonsais arrivent avec leurs olives, les meules tournent, les presses travaillent et l'huile commence à sortir.
Tout un métier, toute une activité locale.
Ce qui m'intéresse surtout, c'est que cette décision prise en 1904 allait engager plusieurs générations de la famille.
Jules ne pouvait probablement pas imaginer que son nom serait encore inscrit sur des bouteilles d'huile d'olive plus de 120 ans après.
⚙️ Le mystérieux décanteur en bois : une pièce du passé toujours visible
Voilà un détail qui mérite vraiment qu'on s'y attarde.
Parmi les équipements installés par Jules Ramade figurait un grand décanteur en bois.
Et d'après le site officiel du moulin, cet ancien décanteur est toujours visible sur place.
Je trouve cela assez remarquable.
Parce qu'on parle d'un appareil qui appartenait à une époque où l'on ne produisait pas l'huile comme aujourd'hui.
Comment fabriquait-on l'huile autrefois ?
Les olives arrivaient au moulin après la récolte.
On commençait par les broyer sous une meule de pierre pour obtenir une pâte.
Cette pâte était ensuite répartie dans des scourtins, ces grands filtres circulaires empilés sous une presse.
En exerçant une forte pression, on récupérait un liquide composé notamment d'huile et d'eau.
Et c'est là qu'intervenait le décanteur.
L'huile étant moins dense que l'eau, elle remonte naturellement à la surface lorsqu'on laisse reposer le mélange.
Le décanteur permettait donc de faciliter leur séparation.
Il fallait du temps, de l'expérience et beaucoup de surveillance.
Rien à voir avec les installations modernes où de nombreuses opérations sont aujourd'hui mécanisées.
Les scourtins : un autre morceau de l'histoire nyonsaise
D'ailleurs, si vous voulez comprendre ce que sont ces fameux scourtins, je vous conseille également de découvrir la Scourtinerie de Nyons.
Fondée en 1882, cette autre entreprise familiale raconte un savoir-faire directement lié aux anciens moulins à huile.
Ce que je trouve intéressant, c'est que ces histoires se croisent.
D'un côté, les familles de mouliniers.
De l'autre, les artisans qui fabriquaient les équipements nécessaires au pressage.
Tous participaient à la même économie locale.
❄️ Février 1956 : l'hiver qui a arrêté le Moulin Ramade
On a parfois tendance à croire que les oliviers de Nyons ne craignent rien.
Après tout, nous sommes dans la Drôme provençale, avec du soleil, un climat réputé doux et ce fameux surnom de Petit Nice.
Mais les anciens savent que la nature peut aussi se montrer terrible.
Et février 1956 en est probablement l'exemple le plus marquant.
Cette année-là, une vague de froid exceptionnelle s'abat sur le Nyonsais et les Baronnies.
Les oliviers subissent des dégâts considérables.
Des arbres sont détruits, d'autres doivent être rabattus très sévèrement, et certaines parcelles mettent des années à retrouver une production satisfaisante.
Pour les producteurs, c'est une catastrophe.
Mais pour les moulins aussi.
Car sans olives, il n'y a plus d'huile à fabriquer.
Le moulin doit fermer
D'après l'histoire racontée par la famille Ramade, le moulin cesse alors son activité faute de récoltes suffisantes.
Essayez d'imaginer ce que cela représentait.
Un métier transmis depuis le début du siècle, des installations, des habitudes, des clients et soudain cette activité qui s'arrête.
Certains agriculteurs choisissent de remplacer leurs oliviers par de la vigne ou d'autres cultures.
D'autres décident de conserver leurs arbres et de les remettre progressivement en état.
Les années passent.
Et pour la famille Ramade, il faudra attendre 1971 pour que le moulin reprenne véritablement vie.
C'est une partie de l'histoire que je trouve particulièrement importante.
On admire souvent les vieilles entreprises pour leur ancienneté.
Mais on oublie qu'elles ont parfois connu des périodes où tout semblait perdu.
Le Moulin Ramade n'a pas traversé le XXe siècle sans difficultés.
Il a connu l'arrêt, puis le redémarrage.
Et ce redémarrage, on le doit à un homme qui avait choisi une toute autre profession.
👨🌾 1971 : Jacques Ramade abandonne son bureau pour faire revivre le moulin
Cette histoire-là, je l'aime beaucoup.
Parce qu'elle est assez inattendue.
Jacques Ramade, le petit-fils de Jules, travaillait comme clerc de notaire.
Autrement dit, il avait un métier de bureau, bien éloigné des meules et des presses à olives.
Mais en 1971, il décide de reprendre l'affaire familiale.
Il quitte son métier et retourne au moulin.
On peut imaginer qu'un tel changement représentait un sacré choix de vie.
Passer des dossiers notariaux aux récoltes d'olives, ce n'est pas exactement la même chose !
Le site familial décrit Jacques comme un homme très attaché à Nyons, enthousiaste et particulièrement à l'aise dans les échanges avec les habitants.
Et il faut dire que pour faire vivre un moulin, les relations humaines comptent presque autant que les machines.
Il faut connaître les producteurs, parler avec eux, comprendre leurs attentes et gagner leur confiance.
Jacques remet donc l'entreprise en activité.
On recommence à produire de l'huile et à préparer des olives noires.
Mais il ne se contente pas de reproduire les méthodes de ses prédécesseurs.
Il veut aussi développer de nouveaux produits.
C'est là que la tapenade entre dans l'histoire
Aujourd'hui, une boutique provençale sans tapenade, cela nous paraîtrait presque étrange.
Mais la commercialisation de spécialités préparées directement par les moulins a contribué à élargir leur clientèle.
Jacques Ramade se lance dans la fabrication de tapenades maison.
Elles sont ensuite commercialisées sur les marchés et dans différentes boutiques, y compris loin de Nyons.
Petit à petit, le moulin ne dépend donc plus uniquement de la vente d'huile.
Les olives noires et les préparations à tartiner deviennent elles aussi une partie importante de son activité.
Et cette idée, plusieurs décennies plus tard, fait toujours partie de l'identité du Moulin Ramade.
👩🌾 2000 : Nathalie Ramade, quatrième génération, prend la relève
Au tournant des années 2000, une nouvelle page s'ouvre.
C'est Nathalie Ramade, la fille de Jacques, qui reprend le flambeau.
Quatrième génération de la famille.
Et ce que je trouve intéressant, c'est qu'elle ne se contente pas de diriger une boutique.
D'après la présentation officielle du moulin, Nathalie participe directement à la production d'huile d'olive.
Elle perpétue donc un métier qui a commencé avec son arrière-grand-père Jules, tout en l'adaptant aux méthodes d'aujourd'hui.
Parce qu'entre 1904 et 2000, il s'en est passé des choses !
Les machines ont changé.
Les règles sanitaires ont évolué.
La production doit répondre aux exigences des appellations d'origine.
Et les consommateurs veulent aussi comprendre d'où viennent leurs produits.
Pour autant, certains éléments restent les mêmes.
La variété Tanche, l'attachement à Nyons, la transformation des olives et cette volonté de produire une huile représentative du pays.
Ce n'est pas rien de reprendre une entreprise familiale vieille de presque un siècle.
Il faut respecter le passé sans rester prisonnier des anciennes habitudes.
Et c'est exactement ce que raconte l'histoire du Moulin Ramade.
🫒 2014 : l'Affinade, une spécialité qui mérite d'être connue
Vous connaissez certainement la tapenade.
Mais connaissez-vous l'Affinade ?
C'est une préparation créée par le Moulin Ramade en 2014.
Et contrairement à la tapenade traditionnelle, qui peut contenir des câpres, des anchois et des aromates, celle-ci repose sur une recette beaucoup plus simple.
D'après le moulin, elle est composée uniquement d'olives noires de Nyons et d'un filet d'huile d'olive de Nyons.
Rien de compliqué.
Le but est de retrouver le goût du fruit.
On peut l'étaler sur une tranche de pain grillé, la servir à l'apéritif ou l'utiliser pour accompagner certains plats.
J'aime bien l'idée qu'une maison aussi ancienne continue à créer de nouvelles spécialités.
Cela montre qu'une entreprise familiale n'est pas forcément un musée.
Elle peut conserver ses racines tout en inventant de nouveaux produits.
Et finalement, c'est peut-être cela qui lui permet de durer.
🔥 2025 : un nouvel épisode difficile dans l'histoire du moulin
Il y a aussi un événement plus récent qu'il ne faut pas ignorer lorsqu'on raconte l'histoire de cette maison.
Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025, un incendie touche un bâtiment du Moulin Ramade, dans le centre de Nyons.
Les pompiers interviennent pour maîtriser le sinistre.
Selon les informations publiées à l'époque par Le Dauphiné Libéré, le feu concernait un bâtiment abritant notamment la boutique et un espace de stockage, avec un logement à l'étage.
Une personne est incommodée par les fumées, sans nécessité de transport à l'hôpital.
Les premières constatations évoquent une origine accidentelle.
L'établissement est temporairement fermé au lendemain du sinistre.
Il ne faut pas aller au-delà de ce que les sources permettent d'affirmer sur les dégâts ou leurs conséquences à long terme.
Mais cet épisode rappelle une chose : faire durer une entreprise familiale pendant plus de cent vingt ans, ce n'est pas un long fleuve tranquille.
Et quand on connaît déjà l'histoire du gel de 1956, on comprend que cette famille a dû faire face à plusieurs épreuves.
🏭 Et aujourd'hui, que peut-on voir au Moulin Ramade ?
Ce qui est agréable, c'est que l'établissement n'est pas uniquement un nom sur une bouteille.
On peut encore se rendre au 7 impasse du Moulin, à Nyons, pour découvrir l'entreprise et ses produits.
Le moulin présente notamment l'évolution des techniques de fabrication et du matériel ancien, dont le fameux décanteur en bois.
Pendant la campagne oléicole, généralement de la mi-novembre à la fin janvier, il peut être possible d'assister au calibrage des olives et à certaines étapes de la fabrication.
C'est à cette période que l'on mesure le mieux le travail nécessaire pour transformer un fruit en huile.
On découvre comment les olives sont réceptionnées, préparées et traitées.
Les installations actuelles ont évidemment beaucoup évolué depuis Jules Ramade.
Mais au fond, le principe reste le même : produire une huile de qualité à partir des olives du pays.
En dehors de la période de récolte, les visites peuvent davantage porter sur l'histoire familiale et l'évolution des techniques.
Il vaut mieux réserver ou appeler avant de venir pour être certain du programme proposé.
Une dégustation pour comprendre la Tanche
L'huile d'olive de Nyons AOP est connue pour son profil doux, ses arômes délicats et les notes de fruits que l'on peut retrouver selon les cuvées.
Elle est issue de la variété Tanche, celle-là même qui donne les olives noires de Nyons.
D'ailleurs, si vous vous demandez pourquoi ces olives sont parfois ridées, j'ai consacré une page à la Tanche, l'olive emblématique du Nyonsais.
Le moulin propose la dégustation de ses huiles et de ses olives. Pour la tapenade, la dégustation peut se faire sur demande, notamment lors des visites organisées.
Et si vous souhaitez comprendre plus largement cette culture locale, vous pouvez aussi lire l'histoire des oliviers de Nyons.
❤️ Le petit mot de Papy Chris
Finalement, ce petit moulin caché au fond d'une impasse raconte beaucoup de choses.
Il raconte un homme venu de Carpentras en 1904, séduit par Nyons et ses oliviers.
Il raconte des machines anciennes, un décanteur en bois et un métier qui demandait autant de patience que de savoir-faire.
Il raconte aussi un hiver terrible, celui de 1956, qui a obligé toute une famille à mettre son activité entre parenthèses.
Et puis il y a Jacques, qui quitte son bureau pour faire redémarrer le moulin.
Nathalie, qui reprend la suite.
Et cette petite spécialité, l'Affinade, née plus d'un siècle après les débuts de l'histoire familiale.
Vous voyez, c'est pour cela que je trouve dommage de ne parler des moulins qu'en termes de bouteilles et de prix.
Quand on entre dans une vieille maison comme celle-ci, on découvre bien plus qu'un produit du terroir.
On découvre une famille, un métier et un morceau de l'histoire de Nyons.
Et ça, pour moi, mérite bien quelques lignes de plus.
Papy Chris ❤️
Les savons sont appréciés pour leurs parfums et leur douceur
Côté produits, c’est le top. Que tu sois branché bio ou simplement à la recherche de goût authentique, t’es servi. Leurs olives noires de Nyons sont charnues, pas trop salées, avec une légère amertume hyper agréable. Et l’huile d’olive… mamamia. On en met partout maintenant : sur les salades, les légumes, même sur les tartines avec un peu de fleur de sel. Mention spéciale aussi pour les tapenades et les savons à base d’huile d’olive – souvenirs parfaits à ramener.
Et franchement, c’est rare de trouver un endroit où l’accueil est aussi chaleureux. Tous les avis qu’on avait lus avant d’y aller disaient la même chose : que les gens sont sympas, compétents, que les produits sont bien emballés, et que les commandes arrivent super vite. Eh ben c’est vrai. Même en ligne, ils assurent grave.
Bref, que tu sois touriste curieux ou habitué des bons produits du terroir, une visite au Moulin à huile Ramade Nyons, c’est un passage obligé. C’est bon, c’est beau, et surtout c’est humain. Et puis entre nous, une bonne huile d’olive, c’est un peu le soleil du Sud dans l’assiette, non ?
Allez, on y retourne quand ?
Quand y aller ?
| Période | Horaires annoncés par le moulin |
|---|---|
| Avril à septembre, lundi–vendredi | 8h30–12h et 14h–18h30 |
| Avril à septembre, samedi | 9h–12h et 14h–18h30 |
| Octobre à mars, lundi–vendredi | 8h–12h et 14h–18h |
| Octobre à mars, samedi | 9h–12h et 14h–18h |
| Dimanche | Fermé |
Horaires publiés par le site du moulin, à confirmer avant un déplacement. Les visites gratuites sur inscription à 11h et 17h figuraient dans une annonce d’avril à septembre 2026 ; cette ancienne fiche porte aussi la mention « Annulé ou fermé ». Appelez pour connaître les visites actuellement proposées.
C’est où exactement ?
Moulin à huile Ramade Nyons
7 impasse du Moulin, 26110 Nyons
Il faut un peu chercher, c’est au bout d’une impasse tranquille, mais une fois qu’on y est, on comprend pourquoi tout le monde en parle.
Besoin de les joindre ?
Tu peux appeler directement au 04 75 26 08 18
ou envoyer un mail à moulinramade@orange.fr
Pour compléter cette découverte, vous pouvez aussi visiter la Maison des Huiles et Olives de France ou découvrir l’histoire familiale du moulin Dozol-Autrand.
❓ L’histoire et les visites en trois questions
Depuis quand le Moulin Ramade appartient-il à la famille ?
Jules Ramade rachète le moulin en 1904. L’installation existait déjà à la fin du XIXe siècle ; Nathalie représente la quatrième génération.
Que s’est-il passé au moulin pendant le gel de 1956 ?
Le gel endommage les oliveraies et interrompt l’activité. Jacques Ramade, petit-fils de Jules, relance le moulin en 1971 après avoir quitté son métier de clerc de notaire.
Peut-on visiter le Moulin Ramade ?
Les visites permettent de découvrir l’histoire familiale et les anciens équipements. La fabrication dépend de la campagne oléicole ; les dates, l’accueil et les modalités actuelles sont à confirmer directement au 04 75 26 08 18.