
On les croisait rue de Béthune, dans les rues piétonnes ou pendant la Braderie. Elles étaient aussi dans les bals de carnaval, sur la digue de Malo et, bien loin du Nord, sur la Croisette. Toujours ensemble, toujours reconnaissables à leurs tenues tachetées : Pascaline et Esmeralda, les femmes panthères.
La photographie transmise rappelle immédiatement leur univers. Deux femmes portent des vêtements à motifs félins et tiennent des petits félins dans leurs bras. Un homme se trouve derrière elles. La date, le lieu, l'identité du photographe et les circonstances de cette prise de vue ne sont pas établis ici.
Pour beaucoup de Lillois, leur souvenir tient pourtant à une scène beaucoup plus ordinaire : les avoir vues passer dans la rue, leur avoir servi un verre ou les avoir retrouvées à une fête.
📜 Quelques repères
| Repère | À retenir |
|---|---|
| Noms | Pascaline, la mère, et Esmeralda, sa fille |
| Surnom | Les femmes panthères |
| Ancrage | Armentières ; figures familières de Lille et des fêtes du Nord |
| Signe reconnaissable | Leurs vêtements à motifs félins |
| Lille | Rue de Béthune, rues piétonnes et Braderie dans les souvenirs transmis |
| Littoral | Carnaval de Dunkerque, bals du Kursaal et digue de Malo |
| Cannes | Présence au festival documentée dans la presse |
| 2014 | Exposition consacrée au duo à la maison Folie Wazemmes |
| Juin 2015 | Décès de Pascaline annoncé dans la presse |
| Photographie | Date, lieu et circonstances non établis |
Les années données par les personnes qui les ont croisées correspondent à leurs propres souvenirs. Elles ne datent pas automatiquement la photographie.
Pascaline et Esmeralda : une mère et sa fille
Dans les souvenirs, la même précision revient : c'était la mère et la fille. Pascaline et Esmeralda formaient un duo que l'on reconnaissait avant même de connaître leurs prénoms.
Leur lien familial et leur attachement à Armentières sont documentés dans les portraits qui leur ont été consacrés. Elles ont aussi laissé une place importante dans la mémoire lilloise. Les avoir souvent vues à Lille ne suffit donc pas à en déduire qu'elles en étaient originaires.
Une ancienne camarade se souvient d'Esmeralda au lycée Paul-Hazard d'Armentières. D'autres racontent les avoir régulièrement croisées dans cette ville ou dans les trains reliant les communes du Nord.
Ces rencontres expliquent que certains parlent des « panthères d'Armentières », tandis que d'autres les associent d'abord à Lille ou au carnaval de Dunkerque.
Rue de Béthune, à Lille
La rue de Béthune revient dans plusieurs souvenirs. Pour certains, c'était pendant les années de lycée ; pour d'autres, au cours d'une promenade dans les rues piétonnes.
Une personne situe une rencontre près de la gare à la fin de 1979 ou au début de 1980. D'autres évoquent les années 1980, puis les années 1990 et 2000. Aucun de ces repères ne permet de fixer précisément leur première apparition à Lille.
Ce qui est resté, c'est leur silhouette à deux. On pouvait ne pas connaître leur histoire et les reconnaître immédiatement.
Un ancien employé se souvient de les avoir servies lorsqu'il travaillait à Lille. D'autres gardent l'impression de personnes abordables et sympathiques. Derrière une allure spectaculaire, les rencontres pouvaient être toutes simples.
La Braderie, les foires et les fêtes étudiantes
À Lille, leur souvenir ne se limite pas à une rue.
La Braderie revient souvent, avec les foires et les manifestations où elles apparaissaient ensemble. Certaines personnes les associent également aux fêtes étudiantes et aux soirées de la région lilloise.
Leur présence faisait partie du paysage de la fête. On les apercevait au milieu du monde et l'on pouvait s'en souvenir longtemps après.
Les images des places et des marchés racontent d'autres facettes de cette vie collective : le marché de Wazemmes et ses dimanches d'autrefois ou le marché aux fleurs devant le Grand Écho du Nord.
Les bals du Kursaal et le carnaval de Dunkerque
Pour beaucoup de personnes du littoral, c'est dans les bals qu'elles reviennent en mémoire.
Le Kursaal, la bande de Dunkerque, la digue de Malo : ces noms sont répétés dans les souvenirs. Un ancien participant se rappelle avoir partagé un verre avec elles au bal d'Armbouts-Cappel. Un autre les associe au groupe Eureka.
Des cafés et des lieux de sortie sont également évoqués, notamment le Grand Morien et le casino. Il n'est pas possible de dater toutes ces rencontres ni de reconstituer un calendrier à partir de ces indications.
Certains se rappellent un homme qui les accompagnait. Son identité et son rôle ne sont pas établis ici. Il n'y a pas lieu de lui attribuer une fonction précise.
Les photographies du carnaval de Dunkerque dans les années 1970 permettent de poursuivre la promenade dans cette mémoire festive, sans supposer que Pascaline et Esmeralda figurent sur ces images.
De la ducasse de Bailleul aux fêtes de Gayant
Le souvenir dépasse Lille et Dunkerque.
La ducasse de Bailleul revient avec un détail très particulier : des boucles d'oreilles en bouchons de liège. Une personne associe aussi Esmeralda à des sabots à talons et à un bracelet de cheville portant de petits grelots.
Les vêtements tachetés ne sont donc pas les seuls détails conservés. Un accessoire ou un petit bruit peuvent aussi rester en mémoire.
D'autres rencontres sont situées à Hazebrouck, Bergues pendant la foire des Rameaux, aux carnavals de Cassel et de Steenvoorde, à Douai lors des fêtes de Gayant, ainsi qu'à Valenciennes, Wattrelos, Lomme et Bray-Dunes.
Un souvenir les situe à Furnes, le jour de la procession des Pénitents. Ces lieux sont rapportés comme des souvenirs individuels, pas comme un programme officiel de leurs déplacements.
Des concerts de Lille au festival de Cannes
On les retrouve aussi dans les souvenirs de concerts. Une personne cite une rencontre lors d'un concert de Loudblast à Lille dans les années 1990 ; d'autres évoquent le hard rock ou des soirées à la fin des années 1970 et au début des années 1980.
À Cannes, leur présence est également documentée par la presse. Plusieurs personnes se souviennent de les avoir croisées sur la Croisette, dont une en 1993.
Les vacances font remonter d'autres lieux : Nice, Saint-Tropez et la plage de la Favière, du côté de Bormes-les-Mimosas et du Lavandou. Comme pour les rencontres du Nord, ces souvenirs ne permettent pas de dater la photographie fournie.
Des apparitions au cinéma ou à la télévision sont évoquées dans les éléments transmis. Sans référence précise à une émission, une scène ou un générique, elles ne sont pas détaillées comme une filmographie vérifiée. De même, l'idée qu'elles auraient inspiré des personnages d'humoriste reste une hypothèse.
Une exposition à Wazemmes en 2014
Leur place dans la culture populaire lilloise ne repose pas seulement sur les souvenirs de passants.
En 2014, la maison Folie Wazemmes leur a consacré l'exposition « Grrrrrr !!! … sur la piste des Femmes Panthères ». La programmation et le compte rendu de Lille La Nuit conservent la trace de cet événement et de leur présence.
Cette exposition réunissait des regards d'artistes sur le duo. Un bal leur était également consacré. C'était une manière de reconnaître leur place dans la vie festive et artistique de la ville.
Une représentation au musée des Gigottos Automates d'Esquelbecq est mentionnée dans les souvenirs fournis. Cette piste reste à confirmer avant de la présenter comme une visite actuellement possible.
Pascaline, Esmeralda et la cause animale
Les petits félins de la photographie attirent le regard. L'image ne permet toutefois pas, à elle seule, d'établir où elle a été prise, à qui appartenaient les animaux ou dans quelles conditions ils se trouvaient là.
L'engagement d'Esmeralda pour les animaux occupe une place importante dans les souvenirs plus récents. Des personnes racontent l'avoir rencontrée lors de collectes de nourriture, notamment pour les chats, ou d'actions en faveur d'animaux recueillis.
Ces récits décrivent les rencontres de leurs auteurs. Ils ne permettent pas de donner un calendrier actuel de collectes, d'identifier un refuge précis ni de confirmer un lieu de résidence aujourd'hui.
Le dossier de presse consacré aux femmes panthères évoque également leur sensibilité aux causes animales. Ce lien fait partie de leur histoire, au-delà des vêtements et des apparitions publiques.
Le décès de Pascaline en juin 2015
La disparition de Pascaline a été annoncée en juin 2015. Les articles de presse rappelaient le duo qu'elle formait avec Esmeralda et leur présence dans les nuits lilloises et au festival de Cannes.
Dans les souvenirs transmis, plusieurs personnes adressent une pensée à la mère. D'autres racontent avoir revu Esmeralda par la suite.
Leurs histoires se croisent ainsi entre une image ancienne du duo et des rencontres plus récentes. Il faut garder cette distinction, sans transformer tous les récits en informations d'aujourd'hui.
❤️ Ce que vous racontez
Les promenades rue de Béthune
Des anciens lycéens et promeneurs les revoient dans les rues piétonnes de Lille, notamment rue de Béthune, avec leurs tenues immédiatement reconnaissables.
La Braderie et les rencontres au milieu de la foule
Pour d'autres, les femmes panthères rappellent surtout la Braderie, les foires et les fêtes où l'on pouvait les croiser ensemble.
Un verre au bal et les soirées du Kursaal
Les souvenirs du carnaval les associent aux bals du Kursaal, à la bande de Dunkerque, à Malo et à une rencontre autour d'un verre à Armbouts-Cappel.
Les accessoires de la ducasse de Bailleul
Les boucles d'oreilles en bouchons de liège, les sabots à talons et les petits grelots d'un bracelet de cheville sont restés dans la mémoire d'une personne qui les rencontrait lors des fêtes.
Les rencontres autour de la protection animale
Des personnes racontent avoir retrouvé Esmeralda lors de collectes de nourriture et d'actions pour les animaux. Elles en gardent un souvenir chaleureux.
❤️ Le petit mot de Papy Chris
Ce qui me frappe, c'est le nombre de personnes capables de raconter où elles les ont croisées. Une rue de Lille, un bal, une ducasse ou même une promenade sur la Croisette.
Pas besoin d'avoir passé une soirée entière avec elles pour en garder un souvenir. Leur allure faisait tourner les têtes, mais beaucoup se rappellent aussi un échange sympathique, un verre partagé ou une attention pour les animaux.
Elles appartiennent à cette mémoire populaire que l'on retrouve quand une photographie fait revenir des visages connus.
Où avez-vous rencontré Pascaline et Esmeralda ? Rue de Béthune, à la Braderie, au Kursaal ou pendant vos vacances ? Avez-vous une photographie datée ou un programme qui permettrait de compléter leur histoire ?
Papy Chris ❤️
Questions fréquentes
Qui étaient les femmes panthères ?
Pascaline et sa fille Esmeralda, un duo connu pour ses tenues à motifs félins et sa présence dans les fêtes de Lille, du Nord et au festival de Cannes.
Étaient-elles de Lille ou d'Armentières ?
Elles étaient liées à Armentières et très connues à Lille. Leur présence fréquente dans les rues lilloises explique leur place dans cette rubrique.
Étaient-elles deux sœurs ?
Non. Les portraits de presse et les souvenirs concordants les présentent comme une mère et sa fille.
Quand Pascaline est-elle décédée ?
Son décès a été annoncé dans la presse en juin 2015.
Peut-on dater la photographie avec les petits félins ?
Non. La date, le lieu et les circonstances de cette prise de vue ne sont pas établis dans les documents fournis.
L'engagement d'Esmeralda pour les animaux est-il évoqué ?
Oui, dans les souvenirs de collectes et dans le dossier de presse du duo. Aucun calendrier actuel d'action n'est annoncé dans cette fiche.
Sources et liens utiles
- Photographie et souvenirs transmis pour cette publication ; auteur, date et lieu de la photographie non établis.
- Lille La Nuit : compte rendu de l'exposition à la maison Folie Wazemmes en 2014.
- Lille La Nuit : programmation de l'exposition consacrée aux femmes panthères.
- Dossier de presse des femmes panthères.
- TF1 Info : disparition de Pascaline, article publié le 21 juin 2015.
- Le Parisien : disparition de Pascaline, 20 juin 2015.
- Retrouver toutes les histoires de Lille.
- Poursuivre dans les carnets de Mémoire de France.
Pour poursuivre : la rue Nationale et le Printemps autrefois et les carnets de Mémoire de France.