Les carnets de Lille

Gare de Lille vers 1925 : tramways et vie d'autrefois

Gare de Lille vers 1925 : tramways, voitures anciennes et souvenirs d'un peintre-vitrier. Découvrez la place de la Gare et les témoignages des Lillois.

Regardez cette ancienne carte postale de la gare de Lille, probablement dans les années 1920.

Au premier regard, on remarque l'immense façade de la gare, son horloge et les tramways qui attendent devant les grandes portes. Mais prenez quelques secondes pour regarder ce qui se passe sur la place.

Il y a des automobiles aux carrosseries imposantes, des hommes en costume et en chapeau, des femmes qui traversent, des véhicules de travail, des rails et des tramways électriques. Tout ce petit monde se croise devant la gare.

Sur la photographie, la ville semble en pleine activité.

Et pourtant, parmi tous ces détails, il en est un que nous aurions probablement regardé sans y prêter attention : ce véhicule avec une échelle sur le côté, à droite de l'image.

Car un descendant affirme l'avoir reconnu.

C'était, raconte-t-il, la voiture de son grand-père, qui possédait une entreprise de peinture et de vitrerie à Lille.

Voilà une de ces histoires que j'aime tant retrouver.

On part d'une vieille carte postale dont on cherche simplement l'année, et soudain, un véhicule anonyme devient un souvenir de famille.

Derrière les carrosseries, les tramways et les passants, il y avait des artisans, des commerçants, des travailleurs et des familles. Des gens qui vivaient leur journée sans imaginer que, cent ans plus tard, quelqu'un retrouverait la voiture de son grand-père au milieu de cette foule.

C'est cette histoire que je voudrais raconter aujourd'hui.

Lille, place de la Gare : une photographie qui nous ramène vers 1925

La première question posée autour de cette carte postale a été toute simple : de quelle année date-t-elle ?

Et les réponses ne sont pas tout à fait les mêmes.

Un passionné a retrouvé une image présentée comme datant de 1923 sur Pinterest. Pour lui, les véhicules correspondent bien à cette époque.

Une autre personne avance les années 1920 à 1925, en regardant notamment la longueur des robes portées par les femmes.

D'autres proposent 1920, les années 1919 à 1921 ou encore 1930.

C'est amusant de voir comment chacun cherche son propre indice.

L'un regarde les automobiles.

Une autre examine les vêtements.

Certains essaient de reconnaître le modèle du tramway.

Et chacun apporte un petit morceau de réponse.

Les voitures racontent leur époque

Sur la carte postale, plusieurs automobiles possèdent des ailes bien dessinées, de grandes roues et des carrosseries caractéristiques de l'entre-deux-guerres.

Au premier plan, l'une d'elles traverse la place. Une autre, sur la droite, transporte ce qui ressemble à du matériel professionnel.

À côté, on distingue encore d'autres véhicules.

Leur présence rappelle un moment où l'automobile prend progressivement sa place dans les rues, sans avoir remplacé tous les autres moyens de déplacement.

Les tramways continuent de transporter de nombreux voyageurs, tandis que les piétons traversent l'espace devant la gare.

Il serait intéressant qu'un collectionneur puisse identifier précisément les voitures visibles.

Certains modèles pourraient permettre de déterminer une date minimale.

Mais, à eux seuls, ils ne suffiraient pas à dater le jour de la prise de vue.

Une voiture pouvait rester en circulation bien après sa sortie d'usine.

Les robes des femmes, un autre indice

Une lectrice remarque que les robes semblent plus courtes que celles du début du siècle.

Elle propose une datation autour de 1920 à 1925.

Ce détail mérite d'être observé.

Après la Première Guerre mondiale, la mode féminine évolue. Les silhouettes changent et les jupes raccourcissent progressivement.

Mais là encore, toutes les femmes ne suivaient pas la mode au même rythme.

Les vêtements dépendaient de l'âge, des moyens financiers et des habitudes personnelles.

La photographie semble bien appartenir à l'entre-deux-guerres, mais aucune tenue ne permet de confirmer une année précise.

Pourquoi retenir les années 1920 ?

Parce qu'une carte postale très proche, publiée sous la légende « Lille — La Gare — E. C. », figure dans les collections de Wikimedia Commons avec une datation dans les années 1920.

La photothèque municipale de Lille conserve également des photographies et cartes postales de la gare de cette période.

Ces éléments rendent une date autour de 1925 vraisemblable.

Mais notre carte porte un numéro différent et ne comporte pas de date de prise de vue clairement identifiée.

Pour le moment, « Lille, vers 1925 » reste donc une estimation, et non une certitude.

La voiture du grand-père peintre-vitrier : le détail le plus extraordinaire

Revenons maintenant à ce commentaire qui change complètement notre manière de regarder la photographie.

Jean reconnaît un véhicule situé sur la droite de la place.

Il explique qu'il appartenait à son grand-père, qui possédait une entreprise de peinture et de vitrerie à Lille.

Et il attire l'attention sur un détail très précis : l'échelle transportée sur le côté.

C'est exactement le genre d'information qu'aucune légende ancienne ne nous aurait forcément donné.

Sur une carte postale vendue aux voyageurs, on écrivait simplement « Lille — La Gare ».

On photographiait le monument, les tramways et la circulation.

Mais on ne pensait pas à noter les noms des artisans qui passaient devant l'objectif.

Un artisan lillois au milieu de la circulation

Au début du XXe siècle, les peintres et les vitriers travaillent dans les maisons, les immeubles et les commerces.

Il faut entretenir les façades, repeindre les intérieurs, remplacer les vitres cassées et intervenir sur des bâtiments parfois difficiles d'accès.

L'échelle fait partie de leurs outils indispensables.

Sur la photographie, le véhicule signalé par Jean présente justement un équipement pouvant correspondre à ce type de métier.

Nous n'avons cependant ni le nom du grand-père, ni celui de son entreprise, ni son adresse professionnelle.

Nous ne savons pas non plus pourquoi son véhicule se trouvait devant la gare ce jour-là.

Était-il en route pour un chantier ? Venait-il de terminer une intervention ? Passait-il simplement par cette place ?

Impossible de le savoir.

Et c'est précisément pour cela qu'il ne faut rien inventer.

Mais ce petit morceau de mémoire suffit à redonner une présence humaine à la scène.

Parmi toutes les voitures anciennes photographiées, l'une d'elles avait un propriétaire, une famille et une histoire professionnelle que ses descendants se rappellent encore.

Peut-être existe-t-il des photographies de l'entreprise

Ce témoignage ouvre une piste passionnante.

Il serait intéressant de retrouver le nom de cette entreprise de peinture et vitrerie.

Peut-être figure-t-elle dans un ancien annuaire commercial de Lille.

Peut-être existe-t-il une publicité, une facture, une photographie d'atelier ou une autre image du véhicule.

Les archives professionnelles des petits artisans sont parfois beaucoup plus difficiles à retrouver que celles des grandes entreprises.

C'est pourquoi les souvenirs familiaux sont si précieux.

Une vieille facture conservée dans un tiroir peut parfois raconter autant de choses qu'un document officiel.

Et dans le cas présent, il y a même la possibilité de relier une histoire de famille à une carte postale de la gare de Lille.

Je trouve cela formidable.

Devant la gare, tramways, voitures et piétons se partageaient la place

Regardez maintenant l'ensemble de la photographie.

Sur la gauche, un tramway occupe une grande partie de l'espace.

Il possède une caisse allongée, de larges fenêtres et une partie vitrée à son extrémité.

On distingue des personnes à proximité.

Au-dessus, les fils d'alimentation électrique traversent la place.

Les tramways sont alors un moyen de transport familier pour les habitants de Lille.

Le tramway était au cœur de la vie quotidienne

Pour les Lillois, le tramway ne représentait pas un véhicule exceptionnel.

C'était un moyen de se déplacer dans la ville.

La place de la Gare était l'un des principaux points de correspondance.

On pouvait y arriver en train, rejoindre un tramway, traverser la place pour se rendre dans les rues commerçantes ou retrouver quelqu'un.

La photographie montre cette coexistence entre les transports.

Un tramway, des automobiles, des piétons et des véhicules professionnels occupent le même paysage.

Aujourd'hui, on organise davantage les espaces autour des passages piétons, des arrêts et des voies réservées.

Sur cette scène ancienne, le mélange paraît beaucoup plus visible.

Il faut toutefois se garder d'en conclure qu'il n'existait aucune règle de circulation.

La photographie montre seulement un instant, pas l'ensemble du fonctionnement de la place.

Ces grandes voitures que les enfants regardaient passer

Il suffit d'observer les automobiles pour mesurer les changements.

Les carrosseries hautes, les roues apparentes, les marchepieds et les formes des véhicules n'ont plus grand-chose à voir avec celles d'aujourd'hui.

Certaines personnes circulent à pied, tandis que d'autres utilisent des voitures privées ou professionnelles.

Posséder une automobile reste alors loin d'être une évidence pour tous les ménages.

Le tramway et le chemin de fer conservent une place très importante.

Et cette photographie réunit justement ces différents mondes.

La ville traditionnelle avec ses piétons et ses métiers.

Et une ville qui entre progressivement dans l'ère automobile.

Un ancien tramway qui existe encore à Villeneuve-d'Ascq

Un autre lecteur apporte un souvenir intéressant.

Il explique qu'un tramway ancien est toujours exposé du côté de l'hôtel de ville de Villeneuve-d'Ascq.

Et cette information nous permet de faire une jolie découverte.

La Ville de Villeneuve-d'Ascq possède effectivement une motrice historique, la n° 433, construite en 1926.

Elle appartient à la série 400, utilisée sur les lignes du Grand Boulevard.

Cette voiture a été offerte à la commune en 1986, puis restaurée dans ses couleurs d'origine.

Attention toutefois : rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit du modèle précis photographié devant la gare sur notre carte postale.

L'ancien réseau urbain de Lille et le tramway du Grand Boulevard, surnommé le Mongy, possédaient leurs propres matériels.

Mais ce véhicule conservé est un beau témoignage de l'époque où les tramways électriques faisaient partie du paysage lillois.

Des passionnés ont sauvé les tramways de la disparition

D'autres véhicules ont également été préservés grâce à l'association AMITRAM, créée en 1968.

Cette association rassemble des passionnés qui restaurent d'anciens tramways et autobus.

Depuis les années 1990, elle exploite un tramway touristique dans la vallée de la Deûle.

Il est donc encore possible de découvrir une partie de ce patrimoine roulant.

Pas nécessairement le tramway de notre photographie, mais des véhicules qui permettent de mieux comprendre les transports du Lille d'autrefois.

Et lorsqu'on regarde leurs banquettes, leurs grandes fenêtres et leurs commandes anciennes, on mesure le travail des personnes qui les ont entretenus et conduits pendant des décennies.

Pour certains visiteurs, ces voitures rappellent leurs trajets d'enfance.

Pour d'autres, c'est la découverte d'un monde qu'ils n'ont jamais connu.

La grande horloge de la gare : le rendez-vous de tous les voyageurs

Au-dessus de la façade, impossible de manquer l'horloge.

Elle domine l'ensemble du bâtiment.

Sur notre carte postale, elle se trouve au sommet d'une grande composition architecturale, entourée de sculptures et de détails décoratifs.

À une époque où chacun ne possédait pas un téléphone donnant l'heure, les horloges publiques occupaient une place importante dans les villes.

Et devant une gare, elles avaient naturellement une utilité particulière.

Une façade que les Lillois reconnaissent toujours

L'ancienne carte postale nous montre une gare qui existe encore aujourd'hui.

Il s'agit de celle que nous appelons maintenant Lille-Flandres.

La façade a connu des travaux et des transformations, mais elle reste reconnaissable.

Un internaute se demandait s'il s'agissait de l'ancienne gare.

Oui : c'est bien la gare historique de Lille, mais elle n'a pas disparu. Elle fait toujours partie du paysage du centre-ville.

Cela permet d'établir une comparaison intéressante entre les photographies anciennes et celles d'aujourd'hui.

Les voitures ont changé.

Les tramways ne stationnent plus de la même manière.

L'organisation de la place a été profondément remaniée.

Mais le grand bâtiment et son horloge restent des repères.

La gare de Lille possède une histoire surprenante : elle vient de Paris !

Voici un petit détour historique qui mérite sa place.

La façade de la gare de Lille-Flandres n'a pas été construite entièrement pour Lille.

Elle provient en grande partie de la première gare du Nord de Paris, ouverte en 1846.

Lorsque Paris décide d'agrandir sa gare, l'ancienne façade est démontée.

Ses pierres sont transportées puis réutilisées pour construire la nouvelle façade de la gare de Lille.

Des modifications sont apportées, notamment l'ajout d'un étage et de l'horloge.

Le nouvel ensemble entre en service en 1867.

Voilà pourquoi ce bâtiment possède une histoire aussi particulière.

Il relie deux grandes villes françaises, Paris et Lille, par son architecture elle-même.

Et sur notre photographie des années 1920, ce bâtiment possède déjà plusieurs décennies d'existence.

Une place devenue un grand carrefour de transports

Autour de cette gare se développe progressivement un important centre de circulation.

La rue de la Gare, devenue rue Faidherbe, permet de relier plus facilement la gare au centre-ville.

Les tramways à chevaux apparaissent à Lille en 1874.

Puis, au début du XXe siècle, l'électricité transforme les transports urbains.

La place de la Gare devient un lieu de correspondance particulièrement animé.

C'est dans cette histoire que s'inscrit notre photographie.

Mais pour les personnes présentes ce jour-là, tout cela était simplement leur quotidien.

On venait prendre son train, rejoindre un tramway, traverser la place ou travailler.

Et parmi tous ces travailleurs se trouvait peut-être le grand-père de Jean, au volant de son véhicule de peintre-vitrier.

Le Lille de l'après-guerre : une ville qui se transforme

Si la photographie date bien des années 1920, elle appartient à une période importante de l'histoire lilloise.

La Première Guerre mondiale s'est terminée quelques années auparavant.

Lille a connu l'occupation allemande et d'importantes destructions, notamment pendant les événements de 1914.

Certains quartiers nécessitent des reconstructions.

La ville évolue aussi avec le développement de nouveaux bâtiments et de nouvelles activités.

Les métiers d'artisans restent indispensables

Au milieu de ces changements, les petits métiers sont partout.

Les peintres, les vitriers, les menuisiers, les maçons et de nombreux autres artisans participent à l'entretien des bâtiments et à la vie de la ville.

Le véhicule évoqué par Jean trouve toute sa place dans cette époque.

Une entreprise familiale de peinture et de vitrerie représente un métier concret, fait d'outils, de déplacements et de savoir-faire.

On ne connaît pas encore le nom de cet artisan.

Mais son descendant vient de nous rappeler qu'au milieu des grandes transformations urbaines, l'histoire se faisait aussi avec ces petites entreprises locales.

Et il serait dommage de ne conserver que celle des monuments et des grandes compagnies.

Ce que vous racontez ❤️

Parmi les réactions à cette ancienne photographie, voici cinq témoignages authentiques, légèrement reformulés et présentés avec les prénoms seuls.

Jean — La voiture de son grand-père

« Le véhicule à droite, celui qui transporte une échelle, appartenait à mon grand-père. Il avait une entreprise de peinture et de vitrerie à Lille. »

Thomas-Antoine — Une photographie datée de 1923 ?

« J'ai retrouvé cette photographie sur Pinterest avec la date de 1923. Cela me paraît correspondre à l'époque des véhicules. »

Pascale — Les robes des femmes comme indice

« Je situerais plutôt cette image entre 1920 et 1925. Les robes des femmes sont déjà plus courtes. »

Steeve — Une autre piste, 1930

« Pour moi, cette photographie a déjà été publiée avec la date de 1930. »

Sébastien — Le souvenir des anciens tramways

« Il existe encore un ancien tramway exposé à Villeneuve-d'Ascq, près de l'hôtel de ville. »

Ces témoignages n'ont pas tous la même valeur documentaire.

La voiture du grand-père est un souvenir familial personnel qui mériterait d'être approfondi.

Les dates de 1923 et 1930 sont des pistes à vérifier à partir des cartes postales originales.

Et l'information concernant le tramway préservé à Villeneuve-d'Ascq peut être rapprochée des documents publiés par la commune.

Ensemble, ils montrent quelque chose de formidable : chacun regarde la même image, mais personne n'y voit exactement la même chose.

Une carte postale, et cent ans de souvenirs qui reviennent

Ce qui est intéressant avec cette image, c'est qu'elle ne représente pas un événement extraordinaire.

Pas d'inauguration, pas de fête identifiée, pas de personnage célèbre au premier plan.

Simplement la gare de Lille et les personnes qui circulent devant elle.

Et pourtant, elle soulève déjà tant de questions.

Quels étaient les trajets de ces tramways ?

Qui conduisait les voitures ?

Quels commerces entouraient la place ?

Comment s'appelait cette entreprise de peinture et de vitrerie ?

Et surtout, à quelle date exacte le photographe a-t-il déclenché son appareil ?

Dans les archives, on peut retrouver les dates de construction de la gare, celles des premiers tramways et les plans anciens de la place.

Mais retrouver les noms des gens qui passent devant l'objectif, c'est une autre histoire.

Pour cela, il faut parfois compter sur les familles.

Sur une vieille photographie conservée dans une boîte.

Sur le souvenir d'un grand-parent.

Ou sur un descendant qui reconnaît une voiture et son échelle.

C'est précisément ce qui rend ces images si précieuses.

❤️ Le petit mot de Papy Chris

Tu sais ce que j'aime le plus dans cette carte postale de Lille ?

Ce n'est pas seulement la grande horloge de la gare ou les magnifiques automobiles anciennes.

C'est ce commentaire sur la voiture du grand-père.

Au départ, je regardais cette image comme beaucoup de monde.

Une gare, des tramways, quelques voitures, une scène d'autrefois.

Et puis j'ai découvert qu'un homme reconnaissait le véhicule de son grand-père, un artisan peintre-vitrier de Lille.

Alors, tout change.

Cette voiture n'est plus seulement une automobile ancienne.

Elle devient un morceau d'histoire familiale.

Derrière son volant, il y avait un homme qui travaillait, qui possédait ses outils, qui avait une famille et dont le souvenir a traversé les générations.

Nous ne savons pas encore son nom, ni où se trouvait son atelier.

Mais peut-être qu'un jour, une ancienne publicité ou une autre photographie nous permettra de retrouver son entreprise.

Et puis je pense aussi à tous les autres personnages de cette carte postale.

Aux passants, aux conducteurs des tramways, aux voyageurs et à ceux qui travaillaient autour de la gare.

Pour eux, c'était probablement une journée ordinaire.

Ils n'imaginaient pas qu'un siècle plus tard, nous nous pencherions sur leur photographie en essayant de savoir si elle avait été prise en 1923, 1925 ou 1930.

C'est cela, la mémoire de nos villes.

Les monuments sont toujours là, les archives conservent les dates, mais ce sont les souvenirs des familles qui redonnent un visage et une histoire aux gens d'autrefois.

Alors, si tu possèdes une vieille carte postale de Lille, regarde-la attentivement.

Il y a peut-être, quelque part dans un coin de l'image, un véhicule, un commerce ou une personne qui appartenait à l'histoire de ta propre famille.

Papy Chris ❤️

Questions fréquentes sur la gare de Lille autrefois

De quelle année date cette carte postale de la gare de Lille ?

Elle semble appartenir aux années 1920, probablement autour de 1925. Des internautes proposent 1923 ou 1930, mais aucune date exacte n'a été confirmée pour ce cliché.

Quelle gare voit-on sur la photographie ?

Il s'agit de l'ancienne gare de Lille, aujourd'hui appelée Lille-Flandres, située place de la Gare dans le centre-ville.

D'où vient la façade de la gare de Lille-Flandres ?

Elle provient en grande partie de la première gare du Nord de Paris, démontée puis remontée à Lille au XIXe siècle, avec plusieurs modifications.

Y avait-il des tramways devant la gare dans les années 1920 ?

Oui. Lille possédait un réseau de tramways électriques et la place de la Gare était un important lieu de correspondance.

Peut-on encore voir un ancien tramway lillois ?

Oui. Une motrice historique n° 433 est conservée par la Ville de Villeneuve-d'Ascq. L'AMITRAM sauvegarde aussi plusieurs anciens véhicules et exploite un tramway touristique.

À qui appartenait le véhicule avec une échelle sur la photographie ?

Selon un témoignage familial, il appartenait au grand-père d'un lecteur, qui possédait une entreprise de peinture et de vitrerie à Lille. Le nom de l'entreprise et l'identification du véhicule restent à documenter.

Pour retrouver d'autres souvenirs de Lille

L'histoire des transports lillois continue avec notre article sur le tramway 505 et la place du Théâtre, quelques décennies plus tard.

Pour retrouver les commerces et l'animation du centre-ville, découvre aussi la rue Neuve en 1978.

Et pour les souvenirs des lieux disparus, nous avons également raconté les Bains Lillois et le Vega Store avec la discothèque LEM.

Toutes ces histoires sont à retrouver dans les carnets de Lille, au sein de notre collection Mémoire de France.

Sources documentaires et mémoire des habitants

Photographie et témoignages fournis par le propriétaire du site. Autorisation de publication du visuel confirmée le 21 octobre 2026. Les réserves sur la date, le lieu et les identifications restent celles précisées dans l’article.

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