Les carnets de Lille

Vega Store à Lille : le LEM et les années 70

Le Vega Store à Lille : retrouvez le disquaire, la discothèque LEM, les soirées au piano et les souvenirs des Lillois dans les années 1970.

Regardez ces deux photographies. Sur la première, nous sommes dans le centre de Lille, rue Faidherbe, à l'époque des tramways, des autobus verts et des grandes enseignes lumineuses.

Sur la seconde, on découvre un intérieur qui doit faire sourire bien des anciens Lillois.

Des bacs remplis de disques, des vitrines de gadgets, de grands luminaires suspendus, des présentoirs et cette décoration si particulière des années 1970.

Bienvenue au Vega Store !

Rien qu'en prononçant ce nom, certains retrouvent toute leur adolescence.

Il y avait ceux qui venaient acheter leurs 45-tours, ceux qui retrouvaient leurs copains, ceux qui descendaient au LEM pour danser, et ceux qui préféraient rester autour d'un verre, en écoutant le piano.

Et puis il y a des souvenirs magnifiques.

Un homme qui y avait emmené sa fiancée pendant la Braderie de Lille en 1977. Une jeune fille venue faire ses derniers achats de Noël le 24 décembre au soir. Un ancien chef de rang qui se rappelle son travail en 1976.

Sans oublier cette cliente qui n'a jamais retrouvé une soupe à la tomate aussi bonne que celle du Vega Store !

Voilà une adresse qui mérite bien qu'on lui consacre quelques pages de mémoire.

Vega Store : un lieu de rendez-vous que Lille n'a pas oublié

Le Vega Store, ou Vegastore comme on l'écrivait également, était installé au pied de l'hôtel Carlton, à l'angle de la rue Faidherbe, face à l'Opéra et à la Vieille Bourse.

Il ouvre à Pâques 1970.

Mais ce n'était pas un magasin comme les autres.

On pouvait y acheter des disques, des livres, des parfums, des vêtements, de la presse, des gadgets et toutes sortes d'objets à la mode.

On pouvait aussi manger, boire quelque chose, retrouver des amis et prolonger la soirée.

La partie commerciale ouvrait jusqu'à minuit, tandis que certains espaces de restauration et de loisirs restaient accessibles jusqu'à quatre heures du matin.

Pour les Lillois de l'époque, c'était plutôt nouveau.

Un endroit où l'on pouvait passer presque toute une journée, et parfois une bonne partie de la nuit.

Le rendez-vous des adolescents

Plusieurs anciens habitants le racontent encore : le Vega Store était leur point de rendez-vous.

On disait qu'on se retrouvait au Vega, et tout le monde savait où aller.

Une ancienne habituée résume son souvenir en quelques mots : le Vega Store, c'était toute son adolescence.

Un autre raconte qu'il y allait régulièrement dans les années 1970.

Et une femme qui a quitté la région depuis longtemps se souvient toujours de cet endroit comme d'un lieu de rencontres extraordinaire.

Ce n'étaient pas seulement les marchandises qui attiraient les jeunes.

C'était l'ambiance.

On pouvait croiser des copains, rencontrer du monde, écouter de la musique et passer d'un étage à l'autre.

Un véritable lieu de vie.

Le rayon disques : les 45-tours, les pochettes et les nouveautés

La deuxième photographie nous ramène directement dans le magasin.

À gauche, des rangées de disques alignés dans leurs présentoirs.

Au-dessus, une enseigne « DISQUES ».

Plus loin, celle des « GADGETS ».

On remarque aussi la caisse enregistreuse, les vitrines centrales et ces grands abat-jour suspendus qui donnaient au commerce son ambiance si particulière.

Pour ceux qui ont connu les années 1970, impossible de regarder ces bacs sans penser aux 45-tours.

On venait chercher le dernier disque de son chanteur préféré.

On regardait les pochettes, les nouveautés et parfois les albums qu'on n'avait pas encore les moyens de s'offrir.

Une ancienne habituée raconte que sa maman travaillait justement au rayon disquaire.

Voilà un détail que j'aimerais bien approfondir.

Combien de jeunes Lillois ont acheté leur premier disque auprès de cette dame ou de ses collègues ?

Un autre habitant se souvient d'un excellent disquaire.

Mais le magasin ne vendait pas uniquement de la musique.

Les gadgets et les objets étonnants

Une femme évoque une animation dont elle n'a jamais oublié le principe.

On pouvait, selon son souvenir, projeter des peintures ou des encres colorées sur une feuille de papier en rotation.

Les couleurs formaient alors une sorte de tableau circulaire multicolore.

Une activité typiquement associée à l'esprit créatif et psychédélique de cette époque !

Il serait passionnant de retrouver une photographie ou une publicité de cette animation.

Ce souvenir nous rappelle que le Vega Store cherchait aussi à étonner ses visiteurs.

On n'y venait pas forcément pour acheter quelque chose de précis.

On venait découvrir les nouveautés.

Le 24 décembre, on pouvait encore faire ses achats de Noël !

Autre souvenir qui m'a fait sourire.

Une ancienne cliente se rappelle les années 1977 et 1978.

Elle venait au Vega Store assez tard, notamment pour terminer ses achats de Noël le 24 décembre au soir.

Imaginez !

Les cadeaux à trouver au dernier moment, les rayons encore ouverts et les gens qui faisaient leurs dernières emplettes avant le réveillon.

À l'époque, les horaires du Vega Store permettaient justement cette façon de faire.

Un vrai bonheur pour les retardataires !

On aimerait savoir ce qu'elle achetait ce soir-là.

Des disques ? Un parfum ? Un gadget ? Un petit cadeau trouvé à la dernière minute ?

Peut-être certains anciens employés se souviennent-ils encore de ces soirées de décembre où le magasin accueillait les derniers clients.

Le LEM : la discothèque cachée sous le Vega Store

Et maintenant, descendons au sous-sol.

Car sous les boutiques se trouvait le LEM, une discothèque que les anciens noctambules lillois n'ont pas oubliée.

Son nom avait été choisi en référence au module lunaire du programme Apollo, devenu célèbre lors du premier alunissage de 1969.

Le décor suivait cette inspiration spatiale.

La piste était en acier galvanisé et le disc-jockey disposait d'une cabine évoquant l'univers Apollo.

Pour une discothèque ouverte au début des années 1970, l'idée était particulièrement originale.

Et dans les souvenirs, les soirées du LEM occupent une place immense.

Choco, Robert Moreau et les anciens DJ

Un ancien disc-jockey raconte avoir travaillé au LEM en remplacement d'un DJ surnommé Choco.

Il se souvient aussi d'un responsable appelé Robert Moreau.

Ce sont des noms qui méritent d'être conservés.

D'autres habitués évoquent Choco dans les discothèques lilloises, notamment à la Peau de Vache.

Les commentaires ne suffisent pas à reconstituer tous les parcours de ces animateurs, mais ils offrent de belles pistes pour retrouver l'histoire des nuits lilloises.

Un ancien salarié raconte également avoir été chef de rang en 1976.

Presque cinquante ans plus tard, il se souvient toujours de cette période.

Combien de serveurs, de barmen et d'employés ont travaillé dans ces différents espaces ?

Leurs témoignages seraient précieux pour retrouver le fonctionnement du Vega Store de l'intérieur.

Patrick Juvet, Alain Chamfort et les soirées Podium

Voilà une anecdote qui devrait réveiller bien des souvenirs.

Un ancien habitué raconte avoir assisté à des rencontres avec des artistes au LEM.

Il évoque notamment Patrick Juvet, Christian Delagrange, Dany et Alain Chamfort.

Selon son souvenir, le magazine Podium, très populaire auprès des adolescents, invitait régulièrement des chanteurs.

Des rencontres qu'il situe au début des années 1970, autour de 1973.

Pour les jeunes de l'époque, approcher un chanteur que l'on écoutait à la radio ou sur son tourne-disque devait représenter un sacré événement.

Imaginez avoir quinze ou seize ans et pouvoir rencontrer l'une de ses idoles dans une discothèque du centre de Lille !

Les dates exactes de ces apparitions restent à confirmer dans les anciens numéros de Podium ou les programmes du LEM.

Mais les noms sont conservés, car ils pourraient permettre à d'autres spectateurs de retrouver leurs souvenirs, voire leurs photographies.

Le LEM et les artistes du théâtre Sébastopol

Une autre habitante se souvient des samedis soir où elle venait au Vega Store.

Elle raconte qu'il lui arrivait de croiser des comédiens qui sortaient du théâtre Sébastopol.

Voilà encore une facette intéressante du lieu.

Les clients n'étaient pas uniquement des adolescents.

On pouvait y rencontrer des employés, des artistes, des étudiants, des couples et des noctambules de tous âges.

Il suffisait parfois de s'installer à une table pour faire une rencontre inattendue.

Harry au piano, Gina et Maurice : les visages des nuits lilloises

Quand on parle du Vega Store et des établissements qui ont occupé son sous-sol, un nom revient plusieurs fois.

Harry, le pianiste.

Certains se rappellent l'avoir écouté pendant leurs soirées.

Une femme évoque même le plaisir de prendre un cocktail, un Pim's, près de lui dans les années 1980.

Un autre habitué raconte avoir aidé un pianiste à pousser sa voiture tard dans la nuit, après une très belle soirée.

Ce genre d'anecdote est formidable.

On ne retrouve pas seulement des chansons ou des décors.

On retrouve un musicien, sa voiture, les gens qui l'aidaient et ces petits moments après la fermeture que seuls les habitués connaissent.

Un autre témoignage évoque Gina et Maurice, présentés comme des responsables du LEM.

Maurice aurait été connu sous le surnom de « l'Ange blanc », en référence au catch.

Une ancienne cliente garde le souvenir d'un homme qui était intervenu pour la protéger lorsqu'une autre personne lui cherchait des ennuis.

Elle décrit Gina et Maurice comme un couple formidable.

Ces identités et la période exacte de leur présence restent à vérifier, mais ce souvenir personnel mérite de ne pas disparaître.

Le piano de Pierre Carrière

Une recherche sur l'histoire du Vega Store apporte une précision intéressante.

En 1976, la discothèque Le LEM aurait laissé place à la Brasserie Jean, qui proposait également une ambiance de piano-bar.

Le nom du pianiste Pierre Carrière est associé à cette période.

Plusieurs commentaires parlent de Harry, mais les éléments disponibles ne permettent pas d'affirmer qu'il s'agissait de la même personne.

C'est une distinction importante.

Car les souvenirs des années 1970 et 1980 peuvent se mélanger : le LEM, la Brasserie Jean, les pianistes et les changements d'aménagements appartiennent à plusieurs étapes de la vie du bâtiment.

La soupe à la tomate, les cocktails et les premières bières

Il y a des souvenirs qui passent par la musique.

Et d'autres par le goût.

Une ancienne habituée raconte qu'au Vega Store, elle commandait une soupe à la tomate dont elle garde encore un souvenir délicieux.

Elle ne parle ni d'un grand dîner ni d'un plat sophistiqué.

Juste d'une soupe à la tomate.

Mais des décennies plus tard, elle s'en souvient toujours !

D'autres évoquent leurs premières consommations.

L'un raconte que c'est au Vega Store qu'il a bu sa première bière.

Une femme se souvient de sa première kriek à la cerise.

Un autre ancien client parle des très bonnes bières qu'on pouvait y déguster.

Et quelqu'un évoque encore une Cave aux cent bières, où il aurait découvert la Liefmans.

Ces souvenirs mériteraient d'être replacés dans les différentes périodes et espaces du complexe.

Mais ils montrent à quel point le Vega Store possédait plusieurs visages.

Pour certains, c'était un disquaire.

Pour d'autres, une boîte de nuit.

Et pour d'autres encore, un endroit où l'on découvrait ses premières boissons entre amis.

Une sortie à la Braderie de 1977, puis un mariage

Parmi tous les souvenirs, il y en a un qui m'a particulièrement touché.

Un ancien Lillois raconte avoir emmené sa fiancée au Vega Store pendant la Braderie de Lille en 1977.

Une sortie parmi tant d'autres, pourrait-on penser.

Sauf que l'année suivante, le couple se mariait.

La date est restée gravée dans sa mémoire : le 2 septembre 1978.

Et des décennies plus tard, il se souvient encore de cette sortie au Vega Store, et du pianiste entendu au sous-sol.

Voilà pourquoi ces vieux commerces et ces lieux de loisirs comptent autant dans l'histoire d'une ville.

Ils sont liés à des moments importants de la vie.

Une première rencontre.

Une sortie entre amoureux.

Une chanson.

Un projet de mariage.

Et parfois, toute une histoire familiale commence à se construire autour de ces petits souvenirs.

Ce que vous racontez ❤️

Voici cinq témoignages authentiques recueillis autour des photographies. Ils ont été légèrement reformulés sans en changer le sens. Leurs auteurs restent anonymes.

« Le Vega Store, c'était toute mon adolescence »

« Dans les années 1970, le Vega Store était l'un de nos grands rendez-vous. J'y ai passé tellement de bons moments ! Rien que de revoir ces photos, toute mon adolescence me revient. »

« J'y travaillais comme chef de rang en 1976 »

« J'étais chef de rang au Vega Store en 1976. Cela fait presque cinquante ans maintenant, mais je me souviens toujours de cette période. »

« J'ai vu des artistes invités par Podium »

« Au LEM, j'ai le souvenir d'avoir rencontré Patrick Juvet, Christian Delagrange, Dany et Alain Chamfort. Le magazine Podium invitait des artistes et c'était formidable pour les jeunes que nous étions. »

« Les derniers cadeaux de Noël »

« Pour moi, le Vega Store, ce sont les années 1977-1978. On y allait tard, même le 24 décembre au soir pour terminer nos achats de Noël. Quels beaux souvenirs ! »

« J'y ai emmené ma fiancée pendant la Braderie »

« En 1977, j'ai emmené ma fiancée au Vega Store pendant la Braderie de Lille. Je me souviens aussi du pianiste au sous-sol. Nous nous sommes mariés le 2 septembre de l'année suivante. »

Ces cinq témoignages racontent finalement cinq Vega Store différents.

Celui des adolescents.

Celui des employés.

Celui des fans de musique.

Celui des achats de Noël.

Et celui d'un couple qui allait bientôt se marier.

C'est bien plus qu'un simple magasin disparu.

Avant le Vega Store, il y avait le Grand Café Jean

Pour comprendre l'histoire du bâtiment, remontons avant 1970.

À cet emplacement se trouvait autrefois le Grand Café Jean, une adresse connue des Lillois pendant une grande partie du XXe siècle.

Le lieu est ensuite repris par la brasserie Motte-Cordonnier.

Et c'est de là que vient le nom Vega.

La brasserie commercialisait une bière baptisée Vega 2000, connue notamment pour sa bouteille de forme carrée.

Le nouveau complexe commercial adopte ce nom.

Une manière d'associer une marque moderne à un établissement qui devait devenir un rendez-vous incontournable.

À l'époque, les grands drugstores rencontrent déjà un certain succès, notamment à Paris.

Le Vega Store reprend cette idée : réunir commerces, restauration et loisirs dans un même bâtiment, avec de larges horaires d'ouverture.

Il s'étend sur plusieurs niveaux et peut accueillir jusqu'à 400 couverts dans ses différents espaces de restauration.

Le directeur du Vega Store était Michel Desdoit, dont la famille a contribué à documenter l'histoire de l'établissement.

En 1976, le LEM change de visage

C'est l'un des points sur lesquels il faut être précis.

D'après la documentation historique retrouvée, le LEM fonctionne comme discothèque de 1970 à 1976.

Il est ensuite remplacé par la Brasserie Jean.

Mais les anciens habitués ont continué à employer le nom LEM dans certains de leurs souvenirs, y compris pour des années postérieures.

Il est possible que les noms des différents espaces aient continué de circuler longtemps dans les conversations.

Cela arrive souvent avec les établissements que l'on a connus dans sa jeunesse.

Une enseigne change, mais les anciens continuent à utiliser le nom précédent.

Il reste donc à retrouver des publicités et des programmes des années 1976 à 1985 pour reconstituer précisément les transformations du sous-sol.

Cette histoire se rapproche d'ailleurs de celle d'autres lieux de loisirs lillois, comme les anciens Bains Lillois, dont les espaces ont également connu des usages différents au fil du temps.

En 1997, la fin d'une époque

Le Vega Store a finalement vu sa fréquentation évoluer.

Les habitudes de consommation changeaient, d'autres commerces se développaient et les lieux de sortie des Lillois se transformaient.

En 1997, l'établissement est remplacé par un restaurant Hippopotamus occupant plusieurs niveaux.

Une page se tourne.

Mais le bâtiment, lui, est toujours là.

Le Carlton continue de dominer le secteur de l'Opéra et de la Vieille Bourse.

Et les photographies nous permettent de retrouver cet incroyable complexe commercial qui occupait autrefois ses niveaux inférieurs.

Pour revoir ce quartier au temps des anciens transports, on peut également découvrir le tramway Mongy sur la place du Théâtre.

Il suffit d'une photographie du tramway, d'une devanture ou d'un bac de disques pour retrouver le Lille de ces années-là.

Des souvenirs qui racontent tout un Lille disparu

Le Vega Store appartenait à une époque où l'on découvrait de nouvelles façons de faire ses achats et de sortir.

On pouvait passer chez le disquaire, regarder les gadgets, boire quelque chose et retrouver ses amis sans changer d'adresse.

Mais il ne faut pas réduire son histoire à ce concept commercial.

Les vrais souvenirs sont ailleurs.

Dans les disques que l'on a achetés.

Dans les soirées où l'on a rencontré des amis.

Dans les artistes aperçus au LEM.

Dans les employés qui se rappellent leur métier.

Dans une soupe à la tomate.

Dans le son d'un piano.

Et dans cette promenade de la Braderie de 1977, devenue un souvenir de couple.

Pour retrouver d'autres endroits qui ont marqué les sorties des Lillois, on peut poursuivre avec l'ancien cinéma Le Mondial à Wazemmes ou la pâtisserie Yanka de la rue Nationale.

Toutes ces histoires sont rassemblées dans notre carnet consacré au Lille d'autrefois.

Questions fréquentes sur le Vega Store de Lille

Où se trouvait le Vega Store ?

Il se trouvait au pied de l'hôtel Carlton, à l'angle de la rue Faidherbe, face à l'Opéra et à proximité de la Vieille Bourse de Lille.

Quand le Vega Store a-t-il ouvert ?

L'établissement a ouvert à Pâques 1970, après les travaux d'aménagement réalisés à la fin de l'année 1969.

Qu'est-ce que le LEM ?

Le LEM était une discothèque installée au sous-sol du Vega Store. Son nom faisait référence au module lunaire du programme Apollo.

Quels produits vendait-on au Vega Store ?

On y trouvait notamment des disques, livres, journaux, vêtements, parfums et gadgets. Le complexe proposait aussi plusieurs espaces de restauration et de loisirs.

Quand le LEM a-t-il fermé ?

Une recherche historique indique que le LEM a laissé place à la Brasserie Jean en 1976. Certains souvenirs d'habitants utilisent cependant encore ce nom pour des périodes ultérieures.

Qu'est devenu le Vega Store ?

Le Vega Store a été remplacé en 1997 par un restaurant Hippopotamus. L'hôtel Carlton existe toujours à cet emplacement.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Vous savez ce que j'aime dans cette histoire ?

C'est qu'on pourrait passer devant le Carlton aujourd'hui sans imaginer qu'il y avait là tout un petit monde.

Des jeunes qui fouillaient dans les bacs de 45-tours.

Des filles qui venaient chercher un cadeau de Noël à la dernière minute.

Des employés qui travaillaient jusqu'à tard le soir.

Un pianiste que les habitués appelaient Harry.

Des copains qui se retrouvaient pour boire une bière.

Et un jeune homme qui, pendant la Braderie de 1977, emmenait sa fiancée au Vega Store sans savoir que cinquante ans plus tard, il raconterait encore cette sortie.

Mais je crois que mon détail préféré, c'est cette fameuse soupe à la tomate.

Parce qu'il faut vraiment avoir aimé un endroit pour se souvenir aussi longtemps d'une simple soupe !

Voilà ce qui rend ces témoignages si précieux.

Une enseigne peut disparaître, les vitrines peuvent changer et les disques finir au fond des cartons.

Mais les petits souvenirs, eux, restent.

Et le Vega Store en a laissé beaucoup dans le cœur des Lillois.

Papy Chris ❤️ — La France d'autrefois, nos villes, nos villages, nos souvenirs.

Sources historiques et mémoire locale

Nord Évasion — Souvenirs du Vega Store est également cité dans la préparation transmise. Le PDF était annoncé inaccessible et son adresse précise n’a pas pu être retrouvée : cette référence ne constitue pas une confirmation documentaire indépendante ici.

Mémoire locale : commentaires transmis avec les photographies. Les cinq témoignages de l’encadré sont anonymisés et fidèlement reformulés. Les anecdotes non confirmées indépendamment restent présentées comme des souvenirs. Photographies originales fournies pour cet article ; auteurs non identifiés et dates exactes à confirmer.