Il y a des bâtiments tellement grands qu'on se demande comment ils ont pu disparaître sans laisser davantage de souvenirs.
À Lille, c'est le cas de l'ancien Hippodrome lillois.
Regardez cette photographie. Au milieu des maisons, derrière la rue Nicolas-Leblanc, on distingue un immense bâtiment circulaire, presque caché dans les îlots d'habitations. Au fond, les grandes constructions et les cheminées rappellent le Lille d'autrefois.
Ce que beaucoup de gens ignorent, c'est que sous cette toiture se trouvait une salle de spectacle capable d'accueillir 5 000 personnes !
Oui, cinq mille.
Un cirque immense, construit au XIXe siècle, avec ses chevaux, ses artistes, ses éléphants et ses spectacles qui attiraient les foules.
Et le plus étonnant, ce sont les réactions des Lillois lorsque cette ancienne photographie refait surface.
Certains ont habité pendant des années juste en face, sans jamais savoir qu'un tel bâtiment avait existé. D'autres se demandent où se trouvait exactement son entrée. Et plusieurs cherchent encore à comprendre ce qu'il est devenu.
Alors, retournons dans ce quartier de Lille, à l'époque où l'on venait rue Nicolas-Leblanc pour applaudir les plus grands artistes de cirque.
En 1875, Lille construit un cirque gigantesque en plein centre-ville
L'histoire commence en 1875.
À cette époque, Lille est une grande ville industrielle qui connaît d'importantes transformations. De nouveaux quartiers se développent, des rues sont tracées et les habitants disposent progressivement de nouveaux lieux de spectacles.
Une société privée décide alors de construire un vaste hippodrome dans le secteur de la rue Nicolas-Leblanc, non loin de l'actuelle place de la République.
Le projet est confié à l'architecte Lestienne.
Mais attention, le mot « hippodrome » peut prêter à confusion.
Il ne s'agissait pas d'un champ de courses en plein air, avec des tribunes installées autour d'une piste.
C'était un véritable cirque couvert, destiné aux spectacles équestres et aux grandes attractions.
Et quel bâtiment !
Les descriptions historiques parlent d'une construction polygonale de 38 mètres de diamètre, dont la hauteur atteignait environ 40 mètres.
L'édifice était doté d'une importante charpente métallique.
Et pour accueillir les compagnies de passage, il disposait également de loges pour les artistes et d'écuries pouvant abriter jusqu'à 70 chevaux.
Imaginez un peu ce que représentait l'arrivée d'une troupe aussi importante dans les rues de Lille.
Les chevaux à installer, les costumes à préparer, le matériel à décharger, les artistes qui répétaient…
Tout cela au milieu d'un quartier habité !
Rue Nicolas-Leblanc : où se trouvait exactement l'Hippodrome ?
C'est l'une des premières questions que les habitants se posent en regardant la photographie.
L'ancien Hippodrome occupait le secteur du 39 rue Nicolas-Leblanc, entre cette rue et la rue de Valmy.
L'entrée des artistes se faisait du côté de la rue de Valmy, d'après les indications historiques transmises avec la photographie.
Le bâtiment était véritablement inséré au cœur de l'îlot.
C'est ce qui rend cette image si intéressante.
On découvre la grande toiture du cirque entourée de maisons et d'immeubles. Rien à voir avec un chapiteau provisoire que l'on installe sur un terrain dégagé.
Ici, le spectacle possédait son propre bâtiment, construit pour durer.
Et l'ancienne Caisse d'épargne ?
Une habitante a soulevé une question très intéressante.
Elle se souvient de l'ancienne Caisse d'épargne, devenue par la suite le Crédit municipal, au niveau des numéros 32 et 34 de la rue.
En regardant la photographie, elle se demande si ce bâtiment ne correspondait pas à une ancienne entrée de l'Hippodrome.
Une autre personne lui répond que le cirque se trouvait en face du Crédit municipal.
Voilà une piste qui mérite d'être conservée.
Pour retrouver précisément les différentes entrées, il faudrait confronter les plans cadastraux anciens, les annuaires et les photographies de façades.
Mais les adresses évoquées nous donnent déjà de précieux repères dans le quartier.
Le 26 août 1877 : des éléphants, des chameaux et 150 artistes !
Si la construction est généralement datée de 1875, les recherches spécialisées situent l'inauguration du grand cirque au 26 août 1877.
Et pour cette première représentation, les organisateurs avaient vu les choses en grand.
C'est le cirque Cottrelly, dirigé par Henri Cotrell, qui ouvre les festivités.
Au programme, une grande revue en dix tableaux intitulée Le Tour du Monde en 40 minutes.
Rien que le titre devait faire rêver !
Le spectacle réunissait quelque 150 personnes.
Et les animaux étaient nombreux : éléphants, dromadaires, kangourous, lamas, chameaux et autruches faisaient partie des attractions annoncées.
Pour les spectateurs de la fin du XIXe siècle, découvrir de tels animaux représentait une expérience très particulière.
Il faut se rappeler que les voyages lointains étaient encore inaccessibles à une grande partie de la population.
Le cirque offrait donc une forme de voyage, de découverte et de dépaysement.
Les familles venaient admirer les chevaux, les acrobates, les costumes et les mises en scène spectaculaires.
Et pour les enfants, une pareille sortie devait laisser de sacrées images dans la tête !
Les grands noms du cirque se succèdent à Lille
Pendant plusieurs décennies, l'Hippodrome devient un lieu important dans la vie des spectacles lillois.
Les plus grandes compagnies viennent s'y produire.
En 1880, Achille Ciotti présente un spectacle.
L'année suivante, Antoine Plège fait découvrir des attractions étonnantes, dont un vélocipède aérien présenté par Antoinette Plège.
Un autre grand spectacle raconte la mort du général Kléber, avec une troupe d'environ 150 personnes.
Ce n'était donc pas seulement un enchaînement de numéros d'acrobates.
On y présentait aussi de véritables spectacles historiques, avec des personnages, des costumes et des scènes impressionnantes.
Les Rancy, les chevaux et les chats savants
Le nom de Rancy revient souvent dans l'histoire de l'Hippodrome.
Cette grande famille du cirque a marqué plusieurs générations de spectateurs.
Théodore Rancy présente notamment des spectacles mêlant dressage et grandes pantomimes.
En 1884, un numéro met en scène cinq bœufs dressés.
Quelques années plus tard, les Lillois peuvent découvrir les fameux chats savants de Bonnety.
Oui, des chats savants !
Voilà un détail qui ferait probablement sourire bien des visiteurs aujourd'hui.
Le cirque proposait aussi des écuyères, des acrobates à cheval, des trapézistes et des attractions parfois très audacieuses.
Dans les années 1890, des troupes venues de différents pays se succèdent sur la piste.
Et à la fin du siècle, les grandes représentations attirent toujours les familles.
En 1900, des jouets distribués aux enfants
Un autre détail m'a beaucoup plu.
Le 4 janvier 1900, le cirque Bouthors organise une soirée de gala au cours de laquelle une distribution de jouets est prévue pour les enfants.
Imaginez la joie des petits Lillois !
Une sortie au cirque, les artistes sur la piste, et des jouets à recevoir en plus…
Ces spectacles étaient des événements importants dans la vie familiale.
On ne peut pas savoir ce que chaque enfant a ressenti ce soir-là. Mais cette distribution de jouets est un joli témoignage de la place qu'occupait le cirque dans les loisirs de l'époque.
Des lions, des acrobates et même des automobiles
Au début du XXe siècle, les spectacles continuent de se renouveler.
En 1903, le public découvre notamment des numéros faisant intervenir des tigres, des lions et des ours.
Les années suivantes voient défiler de nouvelles compagnies et des attractions toujours plus spectaculaires.
En 1910, on annonce notamment des clowns célèbres, des numéros de dressage et des artistes connus pour leurs performances physiques.
En 1914, un spectacle présente même un éléphant conduisant une voiture décapotable.
Difficile d'imaginer aujourd'hui le déroulement exact d'un tel numéro !
Les goûts et les sensibilités ont beaucoup évolué, notamment concernant l'utilisation des animaux sauvages. Mais ces programmes montrent l'importance que les directeurs accordaient alors à la surprise et à la nouveauté.
Et les automobiles commencent elles aussi à faire leur apparition dans les attractions.
À la fin des années 1920, les frères Desprez proposent des sauts périlleux en voiture.
Le cirque suit son époque.
Les chevaux restent présents, mais les prouesses mécaniques viennent désormais compléter le spectacle.
Ce que les habitants retrouvent dans cette photographie
Le plus étonnant dans cette histoire, c'est peut-être le nombre de Lillois qui découvrent aujourd'hui l'existence de ce cirque.
L'un explique avoir habité dans le quartier durant sa jeunesse, sans jamais avoir entendu parler de l'Hippodrome.
Un autre a vécu rue Nicolas-Leblanc, presque en face de son ancien emplacement, dans les années 1970.
Lui non plus ne connaissait pas cette histoire.
Et l'on comprend pourquoi.
Lorsque ces habitants étaient enfants ou adolescents, le cirque avait déjà disparu depuis plusieurs décennies.
À sa place, le quartier avait changé de visage.
Les commerces, les logements et les habitudes de circulation n'étaient plus les mêmes.
Mais la photographie permet soudain de retrouver ce grand bâtiment que personne ne leur avait montré.
Une rue que l'on croyait connaître
Imaginez habiter une rue pendant plusieurs années.
On connaît les commerces, les voisins, les immeubles, les trottoirs et les raccourcis.
Puis un jour, quelqu'un vous montre une photographie ancienne.
Et vous découvrez qu'à quelques mètres de chez vous se trouvait autrefois un cirque de 5 000 places !
C'est exactement ce que cette histoire semble provoquer chez plusieurs anciens habitants.
Elle nous rappelle qu'une rue peut conserver un passé spectaculaire sans que les générations suivantes en aient conscience.
Ce que vous racontez ❤️
Ces cinq réactions authentiques ont été recueillies autour de l'ancienne photographie. Elles ont été légèrement reformulées sans en modifier le sens. Les auteurs sont anonymisés. Il s'agit de souvenirs du quartier et de questions d'habitants, non de témoignages directs sur les spectacles du XIXe siècle.
« J'ai habité le quartier sans jamais entendre parler du cirque »
« J'ai vécu dans ce secteur pendant ma jeunesse. Pourtant, je n'avais jamais entendu parler de cet Hippodrome avant de découvrir des publications consacrées à son histoire. »
« J'habitais presque en face dans les années 1970 »
« J'ai habité rue Nicolas-Leblanc, pratiquement en face de l'ancien emplacement, dans les années 1970. Je n'ai jamais su qu'un cirque aussi important s'était trouvé là. C'est vraiment surprenant ! »
« Et l'ancienne Caisse d'épargne ? »
« Je me souviens de l'ancienne Caisse d'épargne, devenue le Crédit municipal, aux numéros 32 et 34. Je me demande si cela pouvait correspondre à l'ancienne entrée de l'Hippodrome. »
« Le cirque était en face du Crédit municipal »
« D'après mes souvenirs du quartier, l'Hippodrome se trouvait en face du Crédit municipal. »
« Qu'est devenu le cirque après sa fermeture ? »
« Je pensais qu'il avait été démonté puis transféré à la Foire commerciale. Mais combien de temps cette installation est-elle restée là ? »
Ce qui ressort de ces témoignages, c'est surtout l'étonnement.
Des habitants reconnaissent les rues, les anciens établissements et certains bâtiments, mais découvrent seulement maintenant l'histoire de cet immense lieu de spectacle.
Et puis il y a cette question sur le transfert à la Foire commerciale.
Car justement, la réponse nous réserve une belle surprise.
En 1932, l'Hippodrome ferme ses portes
Au début des années 1930, le grand cirque vit ses dernières saisons rue Nicolas-Leblanc.
Pourtant, les spectacles continuent encore d'attirer du monde.
En mai 1932, le célèbre clown Grock et son partenaire se produisent devant le public lillois.
En septembre, André Rancy présente l'un des derniers programmes de cirque de cette salle, avec notamment les trapézistes volants Zemganno et l'artiste Blacaman.
Le dernier rassemblement recensé par les recherches spécialisées a lieu le 6 novembre 1932, à l'occasion d'une cérémonie organisée par la Ligue patriotique des femmes françaises.
Après plus d'un demi-siècle de spectacles, la grande salle ferme.
Une page importante des loisirs lillois se tourne.
Démoli en 1932 ou en 1933 ?
Les sources ne donnent pas toutes exactement la même date.
Plusieurs présentations locales retiennent 1932, année de la fermeture.
L'historien du cirque Dominique Denis situe, lui, la démolition en avril 1933.
Ces deux indications ne sont pas nécessairement contradictoires : un établissement peut fermer une année et être démoli l'année suivante.
C'est cette distinction qui me paraît la plus prudente à conserver.
Le détail incroyable : sa coupole a servi à la Foire commerciale !
Voilà probablement la découverte la plus étonnante de cette histoire.
L'immense bâtiment n'a pas été entièrement conservé.
Mais sa coupole métallique a été récupérée.
Et là, nous disposons d'un document particulièrement intéressant.
Dans un numéro spécial de 1934 conservé par les Archives de Lille, un texte consacré à la Foire commerciale indique que la coupole de l'ancien Hippodrome fut démontée, transportée depuis la rue Nicolas-Leblanc et réutilisée dans les installations de la Foire.
Le document situe cette opération dans les aménagements réalisés pour l'ouverture du nouveau parc d'expositions en avril 1933.
Autrement dit, une partie de l'ancien cirque aurait bel et bien connu une seconde vie.
Et cela rejoint précisément la question posée par un habitant.
La mémoire collective avait conservé quelque chose de juste !
En 1937, le cirque renaît sous une autre forme
Les recherches spécialisées évoquent également la réouverture d'un grand espace de cirque au parc des Expositions le 2 septembre 1937.
Cette nouvelle salle pouvait accueillir environ 8 000 spectateurs.
La coupole métallique de l'ancien Hippodrome est associée à cette nouvelle installation, devenue par la suite le Palais des Sports.
Les sources consultées ne racontent pas toutes de la même manière les étapes de son déplacement et de sa reconstruction.
Mais elles permettent de retenir l'essentiel : l'Hippodrome de la rue Nicolas-Leblanc a disparu, tandis qu'une partie de sa structure a été réemployée dans l'histoire des équipements de la Foire commerciale.
Ce n'était donc pas simplement un bâtiment effacé sans laisser de trace.
Aujourd'hui, un immeuble Art déco occupe l'ancien emplacement
Et maintenant, retour rue Nicolas-Leblanc.
Que trouve-t-on à la place de l'ancien cirque ?
Au numéro 39 se dresse un immeuble d'habitation de style Art déco, construit après la disparition de l'Hippodrome.
Un bâtiment que les passants peuvent longer sans imaginer ce qui se trouvait autrefois à cet endroit.
Mais le plus intéressant est caché.
Car des éléments de fondation de l'ancien Hippodrome subsistent encore.
Oui, même aujourd'hui !
Et ce n'est pas seulement une tradition locale.
En septembre 2026, des visites guidées ont été proposées à l'occasion des Journées européennes du patrimoine pour faire découvrir cet immeuble et les vestiges de l'ancien cirque.
Le programme expliquait l'histoire du quartier, l'architecture Art déco et la présence des anciennes fondations.
Voilà une belle manière de relier deux époques.
Au-dessus, des logements du XXe siècle.
En dessous, des vestiges d'un grand lieu de spectacle construit au XIXe siècle.
Il fallait le savoir !
Une histoire qui mérite de retrouver ses archives et ses photographies
Cette photographie aérienne est déjà un document précieux.
Mais il reste certainement bien des choses à découvrir.
À quoi ressemblait exactement la façade principale de l'Hippodrome ?
Où se trouvait la billetterie ?
Comment les spectateurs entraient-ils dans cette salle immense ?
Que voyaient les habitants depuis la rue de Valmy lorsque les grandes troupes arrivaient ?
Et combien de familles lilloises possèdent encore des photographies, des programmes ou des billets de spectacle ?
Une piste intéressante existe à la Médiathèque Jean-Lévy.
Le fonds Fernand Danchin contient un dossier intitulé « L'Hippodrome lillois, 1896-1911 », répertoriant une quarantaine de pièces.
Il pourrait fournir des informations supplémentaires sur les spectacles, les artistes et la vie du bâtiment.
Ce serait une belle recherche à poursuivre.
Car si l'Hippodrome a disparu, son histoire n'est peut-être pas encore entièrement racontée.
Pour continuer à découvrir les anciens lieux de spectacle de Lille, on peut également retrouver l'histoire du cinéma Le Mondial à Wazemmes, une autre immense salle qui a marqué les habitants.
Les souvenirs des loisirs lillois se prolongent aussi avec les anciens Bains Lillois, le jardin des enfants de la Citadelle et le tramway Mongy sur la place du Théâtre.
Toutes ces histoires sont réunies dans notre carnet consacré au Lille d'autrefois.
Questions fréquentes sur l'Hippodrome lillois
Où se trouvait l'ancien Hippodrome lillois ?
Il se situait au 39 rue Nicolas-Leblanc, entre cette rue et la rue de Valmy, à Lille. Un immeuble Art déco occupe aujourd'hui son ancien emplacement.
Quand a-t-il été construit ?
La construction est généralement datée de 1875. Son inauguration comme grande salle de cirque est située au 26 août 1877.
Combien de spectateurs pouvait-il accueillir ?
Les descriptions historiques évoquent une capacité de 5 000 places, pour une salle polygonale de 38 mètres de diamètre.
Quand l'Hippodrome a-t-il disparu ?
L'établissement ferme en 1932. Sa démolition est située en avril 1933 par une recherche spécialisée sur l'histoire des cirques lillois.
Sa coupole a-t-elle été conservée ?
Oui. Des documents historiques indiquent que la coupole métallique fut démontée et réutilisée pour les installations de la Foire commerciale de Lille.
Peut-on encore voir des vestiges de l'ancien cirque ?
Certaines fondations subsistent sous l'immeuble du 39 rue Nicolas-Leblanc. Elles ne sont pas librement accessibles au public, mais ont été présentées lors de visites patrimoniales organisées en 2026.
Le petit mot de Papy Chris ❤️
Vous savez ce qui me frappe le plus dans cette histoire ?
Ce ne sont même pas les 5 000 spectateurs, les 70 chevaux ou les éléphants qui défilaient sur la piste.
C'est ce Lillois qui raconte avoir vécu rue Nicolas-Leblanc dans les années 1970, presque en face, sans jamais savoir qu'un cirque immense s'était trouvé là.
Et cet autre habitant qui se souvient de l'ancienne Caisse d'épargne et cherche encore l'emplacement exact de l'entrée.
Une ville peut changer tellement vite que ses propres habitants finissent par ignorer ce qui se trouvait sous leurs fenêtres.
Heureusement, il reste les photographies, les documents anciens, les fondations et les gens qui posent les bonnes questions.
Car derrière une façade ordinaire se cache parfois une histoire extraordinaire.
Et à Lille, celle de l'Hippodrome méritait vraiment d'être retrouvée.
Papy Chris ❤️
Sources documentaires et mémoire locale
- Archives de Lille — numéro spécial de 1934 : démontage et réemploi de la coupole de l’ancien Hippodrome pour la Foire commerciale d’avril 1933 (PDF)
- Métropole européenne de Lille — visites patrimoniales des 19 et 20 septembre 2026 : immeuble Art déco et fondations, 39 rue Nicolas-Leblanc
- Dominique Denis, Circus Parade — Lille : cirques en bois et en pierre, 24 décembre 2022 : architecture, spectacles, fermeture et devenir de la structure
- Catalogue collectif de France — fonds Fernand Danchin, D2-47 : L’Hippodrome lillois, 1896-1911, 40 pièces conservées à la Médiathèque Jean-Lévy
Mémoire locale : cinq réactions transmises pour cet article, fidèlement reformulées et anonymisées. Il s’agit de souvenirs du quartier et de questions d’habitants, et non de témoignages directs sur les spectacles du XIXe siècle. Photographie fournie ; date exacte et auteur à identifier.