Les carnets de Lille

Lille : la pyramide de Rihour et les souvenirs du VAL

Lille dans les années 80 : la pyramide de la place Rihour, ses jets d'eau, le métro VAL de 1983, la Chicorée et les souvenirs authentiques des habitants.

Regardez bien cette photographie de Lille. Au premier coup d'œil, certains ont cru reconnaître la Grand-Place. D'autres se sont demandé où était passée la Déesse. Et plusieurs ont plaisanté en voyant cette drôle de pyramide : Lille aurait-elle eu son Louvre avant Paris ?

Eh bien, pour la pyramide, il y a un fond de vérité !

Nous sommes place Rihour, dans les années 1980, à l'époque où le nouveau métro automatique VAL venait de transformer le centre de Lille.

Repères historiques
LieuPlace Rihour, dans le centre de Lille, près du Palais Rihour et de la Grand-Place.
ÉpoqueAnnées 1980 ; la date précise de la photographie reste inconnue.
PhotographiePyramide de verre sous les jets d’eau, bassins, lampadaires à globes et commerces de la place.
Contexte historiqueLa station Rihour et sa pyramide accompagnent l’arrivée du métro VAL, inauguré le 25 avril 1983.
Mémoire localeRaymond se souvient de sa pause déjeuner sur les marches, avec une baguette et une bière.

Au milieu de la place, une pyramide de verre disparaît presque sous une immense cascade d'eau. Les jets descendent sur ses quatre faces avant de rejoindre les bassins. Autour, de grandes lampes rondes sur des supports noirs, des marches où l'on pouvait s'asseoir, quelques arbres et des bâtiments aux façades anciennes.

À l'arrière-plan, les commerces sont ouverts, les voitures stationnent encore à proximité et les passants traversent tranquillement la place.

Mais le plus intéressant, comme souvent, ce sont les souvenirs des Lillois.

Car cette pyramide n'était pas seulement une curiosité architecturale. Pour certains, c'était l'endroit où l'on mangeait son sandwich à midi. Pour d'autres, un repère avant de rejoindre la Chicorée, prendre le métro ou retrouver des amis.

Et quarante ans plus tard, il suffit de ressortir cette photographie pour que chacun retrouve un petit morceau de sa jeunesse.

Place Rihour à Lille : cette pyramide que tout le monde n'a pas connue

La première chose qui m'a frappé en lisant les commentaires, c'est le nombre de personnes qui ont confondu la place Rihour avec la Grand-Place.

Didier cherche la Déesse. David et Nath lui rappellent aussitôt que la photographie montre Rihour, et non la place du Général-de-Gaulle.

C'est vrai qu'à Lille, ces deux places sont tellement proches qu'on passe facilement de l'une à l'autre.

Pourtant, elles ont chacune leur histoire.

La Déesse, qui commémore la résistance des Lillois lors du siège de 1792, n'a jamais quitté sa colonne de la Grand-Place pour faire place à une pyramide.

La fontaine de notre photographie se trouvait bien place Rihour, à proximité du Palais Rihour et du passage menant vers la Grand-Place.

Les années 80, les automobiles et les grandes lampes blanches

Plusieurs habitants cherchent à dater la scène grâce aux voitures.

Certains proposent 1982 ou 1983. D'autres penchent pour 1985, 1986, voire le milieu des années 1980.

Charly remarque notamment une automobile qu'il identifie comme une Volvo 740. Pascale et Raphaël observent également que les véhicules correspondent bien à cette décennie.

Ces indices sont intéressants, mais ils ne permettent pas encore d'établir une date certaine.

Ce qui est sûr, c'est que nous retrouvons le Lille de l'époque du premier métro automatique, avec cette place réaménagée autour de la pyramide.

Et regardez ces lampadaires !

De grandes boules blanches suspendues à des supports noirs ornés de volutes métalliques. Ils occupent une place importante dans la photographie.

Pierre, arrivé à Lille en 2001, explique qu'il n'a jamais connu la fontaine en eau ni ces belles lampes dans cette configuration.

Voilà déjà un détail qui sépare deux générations de Lillois.

Ceux qui ont connu les cascades d'eau, et ceux qui ont découvert une place dont certains aménagements avaient déjà changé.

Les marches de la fontaine Rihour : le rendez-vous des pauses déjeuner

Parmi les commentaires, il y a un souvenir que j'aime particulièrement.

Raymond raconte que, dans les années 1980, il venait s'asseoir sur les marches entourant la pyramide pendant sa pause du midi.

Son déjeuner était tout simple : une baguette et une bière.

Il s'installait près des jets d'eau et profitait tranquillement de ce petit espace de vie au milieu de Lille.

C'est exactement le genre de souvenir qui mérite d'être conservé.

Pas un grand événement historique. Pas une inauguration officielle avec des personnalités en costume.

Simplement un homme qui profite de sa pause déjeuner à côté d'une fontaine.

Et qui s'en souvient encore des décennies plus tard.

Quand la place servait aussi de lieu de rencontre

Les marches avaient cet avantage : elles permettaient de s'arrêter sans forcément devoir entrer dans un café.

On pouvait faire une pause, attendre quelqu'un ou simplement s'asseoir quelques minutes.

L'eau qui descendait le long du verre apportait une animation particulière au milieu de la place.

Raymond se souvient de cet endroit avec beaucoup de plaisir.

Mais d'autres habitants en gardent une image différente.

Un ancien jeune des années 1980 évoque les groupes qui occupaient les gradins à l'arrière de la fontaine. Il se rappelle notamment la présence de personnes en difficulté, parfois liées à la consommation de drogue.

Carl réagit avec humour, trouvant cette manière de parler des jeunes de l'époque un peu sévère.

Ce petit échange rappelle quelque chose d'important : une place publique n'appartient jamais à une seule catégorie d'habitants.

Le lieu de pause agréable de Raymond pouvait aussi être, pour d'autres, un endroit où se retrouver, traîner ou passer une partie de la journée.

Tous ces usages ont existé dans les souvenirs.

Il serait dommage de n'en conserver qu'une seule version.

La Chicorée, les anciens commerces et le Lille des années 1980

Une autre chose me plaît beaucoup dans les réactions : les habitants ne regardent pas seulement la pyramide.

Ils regardent aussi derrière.

Les commerces, les enseignes, les façades et les anciennes habitudes du quartier.

Evelyne demande si l'on aperçoit la Chicorée sur le coin.

Messa la reconnaît également et rappelle que cette célèbre brasserie lilloise existe toujours.

La Chicorée, une adresse que les Lillois connaissent bien

La Chicorée fait partie de ces établissements dont le nom traverse les générations.

Située place Rihour, elle a vu passer les habitants du quartier, les étudiants, les clients des commerces, les noctambules et bien des visiteurs venus découvrir Lille.

Pour beaucoup, c'était un repère.

On pouvait donner rendez-vous à quelqu'un près de la Chicorée, sans avoir besoin de longues explications.

Certains connaissaient l'établissement pour ses repas, d'autres pour sa réputation d'accueil jusque très tard dans la nuit.

Et sur cette photographie, les enseignes et les stores rouges du secteur rappellent toute l'activité commerciale qui entourait la place.

Il faudrait disposer d'un cliché plus net pour identifier avec certitude chacune des devantures visibles.

Mais les commentaires montrent que les Lillois, eux, cherchent immédiatement à retrouver leurs anciennes adresses.

L'ancienne poissonnerie devenue le Bistro Romain

Fred apporte justement un souvenir intéressant.

Il remarque qu'au début des années 1980, une ancienne poissonnerie existait encore dans le quartier, avant de laisser sa place au Bistro Romain.

Voilà le genre de détail que les annuaires commerciaux et les cartes postales ne mettent pas toujours en valeur.

Une devanture change.

Un commerce ferme.

Un restaurant s'installe.

Et trente ou quarante ans plus tard, quelqu'un revoit une vieille photographie et se souvient de ce qui se trouvait là auparavant.

Le témoignage de Fred mérite d'être conservé, même si l'adresse exacte et la chronologie de cette succession de commerces restent à confirmer.

Gérard relève, lui aussi, un changement dans le quartier : il se souvient de l'époque du Crédit du Nord, avant son rapprochement et son passage sous l'enseigne Société Générale.

Ces noms commerciaux sont autant de petits repères qui permettent aux habitants de dater leur propre mémoire de Lille.

On retrouve ce même phénomène dans notre article sur la rue Neuve à Lille en 1978 et ses commerces disparus.

Les enseignes changent, mais ceux qui les ont connues ne les oublient pas si facilement.

En 1983, le métro VAL transforme la place Rihour

Pour comprendre la présence de cette pyramide, il faut revenir au début des années 1980.

À cette époque, Lille s'apprête à vivre une véritable révolution dans ses transports.

Le projet du VAL, lancé plusieurs années auparavant, doit relier Lille et Villeneuve-d'Ascq grâce à un métro entièrement automatique.

Le 25 avril 1983, le président François Mitterrand inaugure la première ligne, aux côtés notamment du maire de Lille Pierre Mauroy et d'Arthur Notebart, président de la Communauté urbaine.

C'est une étape majeure dans l'histoire des transports urbains.

Qu'était exactement le métro VAL de Lille ?

Le VAL, dont le nom est aujourd'hui développé en « Véhicule Automatique Léger », est un métro circulant sur pneus, sans conducteur à bord.

Les rames sont guidées et contrôlées automatiquement.

Pour les voyageurs du début des années 1980, c'est une nouveauté spectaculaire.

On découvre de petites rames modernes, des stations souterraines et une technologie qui semble presque sortir d'un film d'anticipation.

Le métro peut circuler avec une grande fréquence et ne dépend plus d'un conducteur installé en tête de chaque rame.

Le réseau lillois devient ainsi une référence internationale dans le domaine des métros automatiques.

À l'origine, la ligne inaugurée en 1983 relie Quatre Cantons à République, avec treize stations.

Elle sera ensuite prolongée jusqu'au secteur hospitalier en 1984.

Pourquoi construire une pyramide de verre au-dessus de la station Rihour ?

La pyramide n'était pas un simple élément décoratif.

Elle avait aussi une fonction très pratique : faire entrer la lumière naturelle dans les espaces souterrains de la station Rihour.

Les parois transparentes formaient un puits de lumière, tandis que les cascades d'eau animaient la surface.

Le contraste était étonnant.

Au-dessus, une fontaine et un espace public où les passants pouvaient s'arrêter.

En dessous, les voyageurs qui rejoignaient les quais du nouveau métro.

Les aménagements de surface comprenaient également les bassins, les plantations, les marches et l'éclairage public.

La ville profitait donc de la construction du métro pour transformer toute une partie de la place.

Et cela ne concernait pas seulement Rihour.

À la même époque, d'autres stations, comme République, recevaient elles aussi des aménagements architecturaux importants.

Le métro ne changeait pas seulement les trajets des Lillois.

Il modifiait aussi l'apparence de leur ville.

Lille avait-elle sa pyramide avant celle du Louvre ?

La plaisanterie est revenue plusieurs fois dans les commentaires.

Ivan se demande si Lille avait déjà sa pyramide avant Paris.

Jean-Paul pense aussitôt au musée du Louvre.

Et Robert fait un rapprochement amusant entre la forme de la construction lilloise, celle du Louvre et l'histoire du VAL.

Sur le plan chronologique, il y a effectivement de quoi sourire.

La station Rihour et sa pyramide sont associées à l'arrivée du métro en 1983.

À Paris, la célèbre pyramide du Louvre, dessinée par l'architecte Ieoh Ming Pei, sera inaugurée le 29 mars 1989.

Lille possédait donc déjà sa pyramide de verre plusieurs années avant l'ouverture de celle du Louvre.

Deux pyramides, mais deux projets différents

Il ne faut cependant pas en conclure que le Louvre aurait copié la place Rihour.

Les deux ouvrages n'ont ni les mêmes dimensions, ni les mêmes auteurs, ni exactement les mêmes fonctions.

À Lille, la pyramide est associée à une station de métro et à une fontaine.

À Paris, elle constitue l'entrée monumentale du musée du Louvre et l'un des éléments majeurs du projet du Grand Louvre.

Le rapprochement reste néanmoins savoureux.

Imaginez un Lillois découvrant la pyramide parisienne à la fin des années 1980 et se disant qu'il avait déjà quelque chose d'un peu semblable chez lui !

Une petite fierté locale, même si les deux constructions appartiennent à des histoires architecturales bien différentes.

Les jets d'eau de Rihour : une fontaine que certains regrettent

Sur la photographie, l'eau recouvre presque entièrement les parois de la pyramide.

Elle descend en longues lignes claires, rejoint les bassins et donne au verre cet aspect particulier qui rendait la fontaine si reconnaissable.

Pierrette trouve que la pyramide était jolie lorsqu'elle fonctionnait ainsi.

Elle regrette surtout que les jets d'eau soient restés arrêtés pendant de longues années, et décrit un ancien couloir d'eau où des déchets se sont accumulés.

D'autres habitants partagent ce sentiment de dégradation.

Pierre, installé à Lille depuis 2001, dit n'avoir jamais connu la fontaine dans l'état visible sur cette photographie.

Pour lui, les revêtements autour de la station et l'environnement immédiat ont beaucoup perdu de leur attrait.

Une fontaine qui n'a pas disparu, mais dont l'environnement a changé

Il faut préciser un détail important : la pyramide de verre existe toujours.

Elle reste un élément reconnaissable de la station Rihour.

En revanche, les aménagements autour d'elle ont évolué depuis les années 1980.

Nicolas situe notamment la disparition des anciens gradins autour de 1994. C'est un repère intéressant, mais cette date exacte reste à confirmer dans les archives d'aménagement de la ville.

La photographie montre aussi des équipements d'éclairage que les habitants ne retrouvent plus sous la même forme.

Quant au fonctionnement de la fontaine, les commentaires témoignent surtout de longues périodes d'arrêt de l'eau, sans permettre d'établir à eux seuls son état technique actuel.

C'est l'une des difficultés lorsqu'on compare une photographie ancienne à la ville d'aujourd'hui.

On retrouve parfois le bâtiment principal.

Mais ce sont tous les petits éléments autour qui ont disparu ou changé.

Les marches.

Les lampadaires.

Les commerces.

Les matériaux du sol.

Et même la manière dont les habitants occupent l'espace.

Ce que vous racontez ❤️

Voici cinq souvenirs authentiques retenus parmi les nombreux commentaires. Ils ont été légèrement reformulés pour la lecture, sans changer leur sens.

Raymond — La pause déjeuner sur les marches

« Je prenais ma pause du midi assis sur les marches autour de la pyramide et des jets d'eau, avec ma baguette et ma bière. C'était vraiment un petit espace de vie agréable. »

Fred — L'ancienne poissonnerie

« Cette photographie date du début des années 1980. On y retrouve encore l'ancienne poissonnerie, qui a ensuite laissé place au Bistro Romain. »

Pierrette — La pyramide en eau

« Elle était jolie, cette pyramide quand l'eau coulait dessus. Malheureusement, les fontaines sont arrêtées depuis plusieurs années et l'ancien couloir d'eau s'est dégradé. »

Franck — La jeunesse des années 80

« C'est bien la place Rihour dans les années 1980 ! À cette époque, j'étais jeune et beau ! »

Messa — La fameuse Chicorée

« C'est Rihour, avec la célèbre Chicorée qui est toujours là ! »

Ces cinq témoignages racontent cinq aspects différents de la place.

Raymond retrouve son déjeuner.

Fred reconnaît un ancien commerce.

Pierrette se souvient de l'eau.

Franck revoit sa jeunesse.

Et Messa n'a pas oublié la Chicorée.

Tout cela tient dans une seule photographie.

Le Palais Rihour : une histoire bien plus ancienne que le métro

Si la pyramide nous ramène aux années 1980, la place Rihour possède une histoire beaucoup plus ancienne.

Le Palais Rihour remonte au XVe siècle, à l'époque des ducs de Bourgogne.

Il a subi de nombreuses transformations au cours des siècles.

Puis, en avril 1916, un incendie détruit une grande partie de l'édifice.

L'espace libéré contribue à former la place que les Lillois connaîtront ensuite.

Quelques éléments remarquables du palais sont néanmoins conservés, notamment la chapelle, la salle des gardes et un escalier monumental.

Un monument aux morts, inauguré en 1927, viendra également marquer l'histoire de cet endroit.

La place Rihour est donc un véritable assemblage d'époques.

Le palais médiéval.

Les bâtiments commerçants.

Les transformations du XXe siècle.

Puis, en 1983, le métro et sa pyramide de verre.

C'est ce mélange qui rend le centre de Lille si intéressant.

À quelques pas seulement, on retrouve également la Grand-Place et la place du Théâtre.

D'ailleurs, les lecteurs passionnés par les anciens transports retrouveront sur notre site le tramway 505 du Mongy devant l'Opéra de Lille.

Cette autre photographie raconte le centre-ville avant les grandes transformations liées à l'arrivée du métro.

Les Lillois se souviennent d'une place, mais aussi d'une époque

Ce qui revient le plus souvent dans les commentaires, c'est le contraste entre la photographie ancienne et l'image que certains habitants se font de la place aujourd'hui.

Plusieurs regrettent la disparition de la fontaine en eau, des marches et de certains équipements.

D'autres évoquent plus largement des problèmes de propreté ou des transformations du centre-ville qui leur déplaisent.

Ces appréciations sont personnelles et parfois très différentes d'un habitant à l'autre.

Il ne faut pas les transformer en jugement historique définitif.

Le Lille des années 1980 n'était pas exempt de difficultés, et les changements intervenus depuis ont aussi apporté d'autres usages et services.

Mais ces réactions montrent combien les habitants s'attachent aux petits aménagements de leur quotidien.

Une fontaine peut sembler secondaire dans l'histoire d'une ville.

Pourtant, pour celui qui prenait sa pause déjeuner sur les marches, elle faisait partie de sa journée.

Pour celui qui retrouvait ses amis à la sortie du métro, elle était un point de rendez-vous.

Et pour les jeunes qui passaient du temps sur la place, elle représentait tout simplement un endroit où se retrouver.

C'est un peu comme les anciens magasins.

On les traverse, on les fréquente, on les connaît par cœur.

Puis ils ferment ou changent d'enseigne.

Et quelques décennies plus tard, une photographie suffit pour retrouver leur nom.

Nous l'avons déjà vu avec la pâtisserie Yanka de la rue Nationale, le cinéma Le Mondial de Wazemmes ou encore les Bains Lillois et les souvenirs des anciens nageurs.

À chaque fois, ce sont les détails racontés par les habitants qui redonnent vie aux lieux.

Le petit mot de Papy Chris ❤️

Ce que je préfère dans cette photographie, ce ne sont finalement ni les voitures ni même la pyramide.

C'est le souvenir de Raymond.

Sa baguette, sa bière et sa pause du midi sur les marches, à côté des jets d'eau.

On pourrait passer des heures à raconter les prouesses techniques du VAL, les millions investis dans les travaux ou l'inauguration présidentielle du 25 avril 1983.

Tout cela compte, bien sûr.

Mais dans cinquante ans, ce qui restera aussi de cette place, c'est un Lillois qui s'y installait tranquillement pour manger son casse-croûte.

Et puis il y a Franck, qui se revoit jeune et beau dans les années 1980 !

Voilà au moins un avantage des vieilles photographies : elles ne prennent pas une ride, contrairement à nous.

Quant à la pyramide du Louvre, elle peut bien être plus grande et plus célèbre.

À Lille, on avait déjà la nôtre !

Papy Chris ❤️ — La France d'autrefois

Questions fréquentes sur la pyramide de Rihour

Où se trouve la pyramide de verre à Lille ?

Elle se trouve place Rihour, au-dessus de la station de métro du même nom, à proximité de la Grand-Place. Elle sert notamment de puits de lumière pour les espaces souterrains.

Quand la pyramide de la place Rihour a-t-elle été construite ?

Elle est associée aux travaux du métro VAL et à l'aménagement de la place au début des années 1980. La station Rihour a ouvert le 25 avril 1983.

Lille avait-elle sa pyramide avant le Louvre ?

Oui. La pyramide de Rihour est liée à l'ouverture du métro en 1983, tandis que celle du Louvre a été inaugurée le 29 mars 1989. Les deux ouvrages sont néanmoins très différents.

Pourquoi y avait-il de l'eau sur la pyramide de Rihour ?

La pyramide faisait partie d'une fontaine. L'eau coulait sur ses parois transparentes avant de rejoindre les bassins, tandis que le verre permettait d'apporter de la lumière naturelle à la station souterraine.

Qu'est-ce que le VAL de Lille ?

Le VAL est un métro automatique léger circulant sur pneus, sans conducteur à bord. Sa première ligne à Lille a été inaugurée le 25 avril 1983.

La pyramide de la place Rihour existe-t-elle toujours ?

Oui, la pyramide de verre est toujours présente. En revanche, les aménagements qui l'entouraient dans les années 1980 ont évolué, et les habitants témoignent de longues périodes durant lesquelles la fontaine ne fonctionnait plus.

De quelle année date la photographie de la pyramide de Rihour ?

Elle représente la place dans les années 1980. Les témoignages proposent différentes années, mais la date précise du cliché n'a pas encore été confirmée.

Sources documentaires

Mémoire locale : article construit à partir des commentaires authentiques transmis avec la photographie de la place Rihour. Les témoignages sur les anciens commerces, les usages de la fontaine et les modifications des gradins sont présentés comme des souvenirs d'habitants lorsqu'ils ne disposent pas de confirmation documentaire indépendante.

Photographie fournie par le propriétaire du site ; droits de publication confirmés le 21 octobre 2026. Auteur et date précise à identifier.

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