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Nyons, entre oliviers, soleil et Baronnies : un décor que certains habitants continuent d’admirer chaque jour.
Il existe des villes que l’on admire pendant les vacances.
Et puis il existe celles où, au bout de quelques jours, on commence à se demander :
Nyons appartient clairement à cette seconde catégorie.
Certains y sont nés et ne l’ont jamais quittée. D’autres l’ont découverte beaucoup plus tard, après avoir vécu ailleurs, voyagé ou changé plusieurs fois de région.
Mais une expression revient souvent lorsqu’ils parlent de la ville :
Évidemment, aucun endroit n’est parfait.
Nyons connaît ses problèmes, ses étés parfois étouffants, ses difficultés de services comme toutes les petites villes et quelques incivilités qui agacent profondément ceux qui aiment leur ville.
Mais il suffit parfois d’un matin de septembre, d’une lumière sur les oliviers ou d’une promenade au-dessus de l’Eygues pour comprendre pourquoi certains parlent de chance lorsqu’ils évoquent le fait d’habiter ici.
Une phrase circule depuis longtemps :
Elle est régulièrement attribuée à Jean Giono.
Je n’ai cependant pas retrouvé de source primaire suffisamment solide permettant de garantir cette attribution mot pour mot.
Mieux vaut donc rester prudent.
En revanche, une autre formule est parfaitement documentée.
Elle vient de René Barjavel, né à Nyons en 1911 :
La Ville elle-même reprend cette phrase dans ses documents consacrés à Barjavel et au patrimoine nyonsais.
Et finalement, difficile de trouver meilleure publicité.
Nyons porte depuis longtemps un autre surnom :
Cette appellation n’est pas seulement une formule touristique.
La Ville rappelle que Nyons bénéficie d’un climat méditerranéen, d’un fort ensoleillement et d’une situation géographique qui la protège largement du mistral.
Le fameux Pontias, cette brise matinale caractéristique du secteur, contribue également à rafraîchir l’air lors des chaudes journées estivales.
Autour de la ville, l’olivier donne immédiatement cette impression méridionale.
On pourrait parfois se croire beaucoup plus au sud.
Et pourtant, nous sommes toujours dans la Drôme.
Voilà peut-être l’un des avantages que l’on oublie lorsqu’on vit depuis toujours au même endroit.
À force de voir un paysage chaque matin, il devient presque invisible.
Mais certains habitants font exactement l’inverse.
Ils continuent à le regarder.
La même colline.
Le même vieux Nyons.
Les mêmes oliviers.
La même lumière.
Et malgré des milliers de regards posés sur le même panorama, un détail nouveau apparaît encore.
Une couleur.
Une ombre.
Un arbre.
Une façade éclairée différemment.
Cette capacité à continuer d’admirer un paysage pourtant parfaitement familier ressort particulièrement dans les souvenirs recueillis : vivre ici n’empêche pas de continuer à regarder Nyons comme si on la redécouvrait.
C’est un paradoxe intéressant.
Celui qui est né à Nyons peut considérer comme parfaitement normal :
le soleil,
les collines,
les marchés,
les oliviers,
le Pont Roman,
les terrasses,
les petites routes des Baronnies.
Celui qui arrive après avoir vécu dans plusieurs régions dispose d’autres points de comparaison.
Et c’est parfois lui qui rappelle au Nyonsais de toujours que ce décor n’a rien d’ordinaire.
Cette idée revient fortement : avoir connu d’autres villes permet parfois de mesurer davantage ce que Nyons offre au quotidien.
Le sentiment de vivre près de la nature n’est pas seulement une impression.
La Ville indique qu’environ 90 % du territoire de Nyons est composé d’espaces naturels, avec notamment plusieurs zones naturelles d’intérêt écologique et environ 75 000 m² d’espaces verts.
Cette proximité change énormément la vie quotidienne.
Quelques minutes suffisent pour quitter le centre.
On peut alors marcher dans l’oliveraie, rejoindre les sentiers, prendre de la hauteur ou suivre l’Eygues.
Pas besoin d’organiser une expédition pour retrouver la campagne.
Parmi les promenades les plus emblématiques figure le Sentier des Oliviers.
Il mesure environ 3,9 kilomètres, avec un dénivelé modéré de 110 mètres, pour une durée moyenne de 1 h 30.
Le parcours traverse l’oliveraie et offre de très belles vues sur Nyons et la vallée de l’Eygues.
C’est une balade touristique.
Mais c’est aussi une promenade que l’on peut refaire régulièrement lorsqu’on habite sur place.
Et c’est probablement là toute la différence entre visiter une jolie ville et y vivre :
À Nyons, l’olivier n’est pas simplement un élément du décor.
Il constitue une véritable identité économique et culturelle.
La Ville estime que l’oliveraie nyonsaise compte environ 43 000 arbres, tandis que l’ensemble du territoire de l’appellation en rassemble près de 260 000.
L’huile et les olives noires de Nyons sont protégées par une appellation d’origine.
La variété emblématique, la Tanche, est profondément liée au paysage.
Même celui qui ne travaille absolument pas dans l’agriculture finit par vivre au rythme de l’olivier.
Récolte.
Huile nouvelle.
Marchés.
Fêtes.
Dégustations.
Et paysages qui changent au fil des saisons.
Autre avantage très concret lorsqu’on vit à Nyons :
Le grand marché du jeudi matin n’est pas une animation créée récemment pour les vacanciers.
La tradition remonte au Moyen Âge et fut notamment confirmée par François Ier en 1541.
Lorsqu’on habite ici, ce marché devient rapidement une habitude.
On y va pour les légumes.
Le fromage.
Les olives.
Parfois simplement pour boire un café et rencontrer quelqu’un.
Et c’est justement cette dimension humaine qui différencie une petite ville d’un grand centre urbain :
Quand on habite Nyons, on finit presque par oublier l’extraordinaire silhouette du Pont Roman.
Il est pourtant construit entre 1341 et 1409, avec une arche unique d’environ 43 mètres et une hauteur supérieure à 18 mètres. Il est classé monument historique depuis 1925.
Des visiteurs parcourent parfois plusieurs centaines de kilomètres pour venir le photographier.
Et certains Nyonsais passent devant quotidiennement pour aller acheter du pain.
Voilà aussi le privilège de vivre dans une ville patrimoniale :
Même chose pour la Tour Randonne.
Édifiée autour de 1280, elle devient au XIXe siècle Notre-Dame-de-Bon-Secours avec sa spectaculaire statue de la Vierge dominant la ville.
On peut l’apercevoir depuis de nombreux endroits.
Elle sert presque de repère.
Et lorsque la lumière change au coucher du soleil, elle rappelle immédiatement que Nyons est aussi une vieille cité, avec plusieurs siècles d’histoire sous ses rues actuelles.
C’est l’un des avantages que l’on mesure surtout après avoir vécu dans une agglomération importante.
À Nyons, le centre reste relativement compact.
Le marché.
Les commerces.
Les terrasses.
La vieille ville.
Les Arcades.
Le Pont Roman.
La promenade de l’Eygues.
Tout cela peut facilement se combiner à pied.
Ce n’est évidemment pas le cas pour chaque quartier ni pour chaque habitant.
Mais pour beaucoup de gestes du quotidien, la voiture n’est pas systématiquement indispensable.
Et lorsque le soleil est présent une grande partie de l’année, marcher devient vite une habitude.
Un café en terrasse.
Le bruit du marché qui s’installe tôt le jeudi matin.
La lumière sur la montagne après un orage.
Un banc.
Le Pontias qui se lève.
L’odeur d’un moulin à huile.
Une promenade lorsque les touristes sont repartis.
Une rencontre imprévue en faisant ses courses.
C’est exactement ce qui ressort de la vision la plus attachée à Nyons : le bonheur n’est pas forcément lié à un monument spectaculaire.
Il vient de l’addition de petites choses apparemment insignifiantes, qui finissent par former un cadre de vie très particulier.
Le mot revient également :
Pas seulement de belles pierres.
Pas simplement du soleil.
Mais quelque chose de plus difficile à définir.
Des habitudes.
Des familles installées depuis longtemps.
Des nouveaux arrivants.
Des commerçants.
Des marchés.
Des discussions sur une place.
Des fêtes locales.
Des souvenirs qui se transmettent.
Cette idée d’un lieu possédant encore une personnalité propre ressort très fortement chez ceux qui aiment Nyons.
Et elle explique peut-être pourquoi certains visiteurs s’attachent autant à la ville.
Il serait évidemment absurde de transformer Nyons en décor de carte postale permanent.
La ville possède aussi ses inconvénients.
Une habitante résume très bien l’ambivalence :
elle adore Nyons « à tout point de vue »…
Et lorsqu’une canicule s’installe, même le légendaire soleil provençal peut devenir beaucoup moins romantique.
La recherche d’ombre et de fraîcheur devient alors essentielle.
Une belle vue ne répare pas une fuite d’eau.
C’est peut-être évident, mais cela rappelle utilement que qualité de vie et difficultés quotidiennes peuvent parfaitement cohabiter.
Une situation racontée localement évoque par exemple plusieurs jours sans eau, faute de trouver rapidement un plombier disponible.
Cela ne permet évidemment pas d’affirmer qu’il existe une pénurie générale de plombiers à Nyons.
Mais cela illustre un problème que connaissent de nombreuses petites villes : certains services ou artisans peuvent être difficiles à obtenir rapidement, particulièrement pour une urgence.
Le paysage ne change rien à cela.
Autre sujet beaucoup plus local :
les déchets abandonnés.
Emballages.
Canettes.
Plastiques.
Verre.
Ceux qui considèrent Nyons comme une ville privilégiée supportent justement très mal les incivilités qui dégradent le paysage.
Le raisonnement est presque affectif :
Dire que « c’est pareil ailleurs » ne satisfait évidemment pas ceux qui veulent préserver leur ville.
La discussion a même fait revenir une chanson célèbre de Charles Aznavour.
Dans Emmenez-moi, il chante que :
— une formule parfois légèrement déformée lorsqu’elle est citée de mémoire.
Mais la nuance est importante.
Le soleil embellit un paysage.
Il peut améliorer une journée.
Il incite à sortir.
Il permet de marcher davantage.
Mais il ne supprime évidemment ni les difficultés financières, ni la maladie, ni la solitude.
Et c’est finalement une manière beaucoup plus juste de parler de Nyons :
C’est justement pour cela que la phrase de Barjavel fonctionne si bien.
Elle ne dit pas que Nyons est le paradis.
Elle joue sur l’idée.
Et surtout, elle rappelle que ceux qui y vivent sont bien réels, avec leurs joies et leurs difficultés.
René Barjavel n’était d’ailleurs pas un simple visiteur émerveillé.
Il est né à Nyons le 24 janvier 1911 et y a passé son enfance.
La ville apparaît ensuite dans son œuvre et dans ses souvenirs.
Son attachement avait donc quelque chose de profondément personnel.
C’est peut-être la meilleure preuve de l’attractivité de Nyons.
Les générations changent.
Les commerces aussi.
Des quartiers se transforment.
Mais de nouveaux habitants continuent à découvrir la ville et à employer presque les mêmes mots que ceux qui y vivent depuis des décennies :
beau.
paisible.
agréable.
un petit paradis.
un bel endroit pour vivre.
Ce qui signifie que l’attachement à Nyons ne repose pas seulement sur la nostalgie.
Le charme fonctionne encore aujourd’hui.
Voilà probablement le plus joli conseil contenu dans tout ce qui a été écrit sur Nyons :
Le paysage que l’on connaît par cœur.
Le quartier dans lequel on passe chaque jour.
Le Pont Roman que l’on ne photographie plus.
La vieille ville que l’on traverse sans lever les yeux.
Les oliviers devenus tellement familiers qu’on ne les regarde même plus.
Parce qu’un visiteur venu pour la première fois peut parfois rappeler à celui qui vit ici depuis cinquante ans quelque chose d’essentiel :
Nyons n’est pas parfaite.
Et heureusement.
Une ville parfaite n’existe pas.
Mais entre les oliviers, les Baronnies, son patrimoine, son marché, son climat et cette possibilité de retrouver la nature en quelques minutes, on comprend pourquoi beaucoup considèrent encore que :
Pour vous, quel est le plus grand avantage de vivre à Nyons ?
Quel petit plaisir du quotidien vous ferait le plus regretter Nyons si vous deviez partir ?
Quel est au contraire le principal défaut de la ville : chaleur, transports, services, logement ou autre chose ?
Et ceux qui sont arrivés d’une autre région : qu’est-ce qui vous a le plus surpris lorsque vous vous êtes installés ici ?
Ville de Nyons — Station classée de tourisme et « Petit Nice »
www.nyons.com/decouvrir-nyons/ville-dexception/station-classee-de-tourisme/
Ville de Nyons — Plus Beaux Détours de France et citation de René Barjavel
www.nyons.com/decouvrir-nyons/ville-dexception/plus-beaux-detours-de-france/
Ville de Nyons — patrimoine urbain : Pont Roman, Tour Randonne et Arcades
www.nyons.com/decouvrir-nyons/patrimoine/patrimoine-urbain/
Ville de Nyons — environnement et espaces naturels
www.nyons.com/vivre-nyons/habitat-et-environnement/developpement-durable/
Ville de Nyons — Sentier des Oliviers
www.nyons.com/vivre-nyons/culture-et-loisirs/sentiers-decouverte/
Ville de Nyons — produits du terroir et oliveraie
www.nyons.com/decouvrir-nyons/art-de-vivre/produits-du-terroir/
Le Dauphiné Libéré — René Barjavel, l’enfant de Nyons
www.ledauphine.com/societe/2017/07/24/rene-barjavel-l-enfant-de-nyons
Compléments issus de témoignages publics et de souvenirs familiaux recueillis auprès d’habitants.