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À Nyons, la propreté des rues et les déjections canines provoquent de nombreuses réactions d’habitants.
À Nyons, le sujet revient régulièrement : les rues sont-elles suffisamment propres ?
Cette fois, les réactions sont nombreuses et très concrètes. Déjections canines, déchets abandonnés, trottoirs mal entretenus, avaloirs bouchés, végétation qui déborde parfois sur les passages piétons… plusieurs habitants ne parlent plus seulement du centre-ville mais citent des rues et des quartiers précis.
D'autres, au contraire, rappellent que les agents municipaux ne peuvent pas passer derrière chaque personne qui jette un déchet ou chaque propriétaire de chien qui refuse de ramasser.
Et c'est finalement toute la question :
la propreté de Nyons dépend-elle d'abord de la mairie… ou du civisme de chacun ?
Dans les témoignages reçus, les critiques ne concernent pas seulement un endroit isolé.
Sont notamment cités :
la promenade de la Digue, la rue des Voconces, l'avenue de Mechernich, l'avenue Paul-Laurens, le Petit Nice, le Grand Nice, l'Île Verte, le centre-ville ainsi que certaines rues et impasses résidentielles.
Un habitant explique ainsi qu'à ses yeux certains secteurs seraient moins régulièrement balayés, avec parfois des avaloirs bouchés, des trottoirs sales et des haies ou arbres débordant sur l'espace public.
D'autres témoignages vont dans le même sens concernant les déjections canines.
Sur l'Île Verte, une personne raconte qu'il faut presque jouer à « saute-crottes » chaque matin.
Une autre explique être revenue du marché avec les roues de son chariot souillées malgré toutes ses précautions.
C'est sans doute la phrase qui résume le mieux le ressenti d'une partie des habitants.
Une lectrice estime qu'il faudrait que la police surprenne les propriétaires fautifs sur le fait et ajoute qu'à Nyons, il faut désormais regarder où l'on pose les pieds.
D'autres parlent d'un phénomène présent dans plusieurs rues de la ville et réclament davantage de verbalisation.
Un commentaire propose même une période de contrôles renforcés par la police municipale afin de faire évoluer les comportements.
Mais un point revient presque unanimement :
ce ne sont pas les chiens qui sont responsables, ce sont leurs propriétaires.
Plusieurs propriétaires de chiens insistent eux-mêmes sur ce point.
L'un explique fréquenter Nyons depuis treize ans avec son animal et toujours ramasser ses déjections : pour lui, c'est simplement une question de respect.
Le Petit Nice revient dans plusieurs discussions.
Une publication évoque un secteur régulièrement touché par les déjections canines et les déchets, en regrettant qu'un ancien dispositif de nettoyage ne soit plus aussi visible qu'autrefois.
Il s'agit ici de témoignages d'habitants, pas d'un relevé officiel permettant de mesurer la propreté de chaque quartier.
Mais leur accumulation mérite attention car ils décrivent des endroits différents et un ressenti similaire.
La promenade de la Digue est particulièrement intéressante parce qu'elle est précisément faite pour marcher.
Or plusieurs personnes affirment y rencontrer régulièrement des déjections canines.
C'est d'autant plus regrettable que cette promenade participe à l'image agréable de Nyons, autant pour les habitants que pour les visiteurs.
Un commentaire résume ce sentiment : quel dommage pour une ville aussi jolie de devoir constamment regarder le sol plutôt que le paysage.
Il serait cependant faux d'écrire que la ville ne fait rien.
Sur son propre site Internet, la Ville de Nyons présente sa « politique municipale en faveur de la propreté de la ville ».
Elle indique disposer notamment d'une moto-crottes, d'une balayeuse, d'une laveuse automotrice et d'un nettoyeur haute pression, avec des agents municipaux spécialement affectés à l'entretien des espaces publics.
C'est intéressant, car plusieurs habitants se souviennent précisément de ce qu'ils appellent encore la « crotmobile » et se demandent pourquoi ils la voient moins.
Une question mériterait donc d'être posée directement à la municipalité :
à quelle fréquence ces différents équipements passent-ils aujourd'hui dans chaque quartier ?
La mairie explique également que certaines rues du centre historique, places et parcs sont équipés de distributeurs de sachets destinés au ramassage des déjections canines.
Sur cette même page consacrée au civisme, la municipalité rappelle que ne pas ramasser les déjections de son chien constitue une infraction.
Autrement dit, la règle existe déjà.
La question posée par plusieurs habitants devient alors :
est-elle suffisamment contrôlée et appliquée ?
C'est probablement l'une des propositions qui revient le plus souvent.
Certains habitants pensent qu'après plusieurs campagnes de sensibilisation, il faudrait désormais sanctionner davantage.
L'idée n'est pas forcément de verbaliser massivement pendant des années.
Plusieurs pensent qu'une période de contrôles visibles pourrait suffire à modifier rapidement certaines habitudes.
D'autres soulignent cependant une difficulté évidente : pour sanctionner un propriétaire, encore faut-il constater l'infraction.
Et dans une ville comportant de nombreuses rues, ruelles et promenades, la police municipale ne peut évidemment pas être partout simultanément.
C'est l'autre grande partie du débat.
Un commentaire défend directement les agents municipaux et propose même à leurs détracteurs de passer une journée avec les services techniques afin de mesurer l'ampleur du travail nécessaire pour entretenir toute une ville.
Le message met en avant une réalité simple :
même si une rue vient d'être nettoyée, un seul comportement irrespectueux suffit à la salir de nouveau quelques minutes plus tard.
Canette jetée au sol, emballage abandonné, mégot, déjection canine non ramassée…
Aucune équipe municipale ne peut rester en permanence derrière chaque usager de l'espace public.
Un commentaire avance qu'il y aurait eu autrefois une douzaine d'agents dédiés à différents travaux d'entretien et qu'ils ne seraient désormais plus que deux.
Mais attention : je n'ai trouvé aucune source municipale permettant de confirmer ces chiffres.
Il ne faut donc pas les présenter comme une information établie.
La question mérite en revanche d'être posée publiquement :
combien d'agents sont aujourd'hui réellement affectés à la propreté de Nyons, et comment leurs tournées sont-elles organisées ?
Ce serait une donnée beaucoup plus utile que les suppositions.
Autre point intéressant : certains commentaires accusent les jeunes.
Mais d'autres refusent cette généralisation.
Une habitante rappelle que les touristes ne sont pas toujours irréprochables non plus et que certains propriétaires de chiens plus âgés ne ramassent pas davantage.
Pour elle, le problème n'est donc ni l'âge, ni l'origine, ni le statut de résident ou de touriste.
C'est avant tout une question d'éducation et de civisme.
C'est probablement une distinction essentielle.
Car accuser systématiquement « les jeunes », « les touristes » ou une catégorie d'habitants ne permet pas de résoudre le problème.
Plusieurs témoignages rappellent également qu'il ne faut pas réduire le sujet aux animaux.
Des personnes évoquent :
emballages alimentaires, bouteilles, canettes, mégots ou déchets laissés au sol alors même qu'une poubelle se trouve parfois à proximité.
Une habitante raconte ainsi qu'une de ses petites-filles s'est étonnée de voir une gardienne ramasser les déchets laissés par d'autres personnes.
Cette remarque d'enfant résume presque tout le problème :
pourquoi quelqu'un doit-il ramasser ce qu'un autre aurait pu simplement mettre dans une poubelle ?
Le débat soulève aussi une autre question : l'entretien des trottoirs et des abords des propriétés privées.
Plusieurs habitants signalent des haies ou branches qui déborderaient sur certains trottoirs, ainsi que des abords insuffisamment entretenus.
La situation dépend cependant de la nature de la voie et des obligations fixées localement.
Il serait donc utile que la Ville rappelle clairement aux habitants ce qui relève des services municipaux et ce qui incombe aux propriétaires ou occupants riverains.
Cela éviterait une partie des incompréhensions.
Une proposition faite dans les commentaires me paraît particulièrement constructive.
Un habitant se dit prêt à accompagner le responsable de la voirie à pied afin de faire un véritable état des lieux de la ville, aussi bien concernant la propreté que certains problèmes de sécurité.
L'idée paraît presque trop simple.
Pourtant, parcourir régulièrement les quartiers avec quelques habitants permettrait peut-être de repérer :
avaloirs bouchés, haies envahissantes, zones où les déjections sont particulièrement fréquentes, distributeurs de sacs vides, poubelles manquantes ou passages insuffisamment nettoyés.
Au lieu d'opposer « la mairie ne fait rien » à « les habitants sont sales », on pourrait commencer par constater ensemble ce qui se passe réellement.
C'est finalement la grande question.
Plusieurs personnes affirment que la ville s'est dégradée avec le temps.
L'une dit fréquenter Nyons depuis treize ans et constate une ville qu'elle trouve désormais plus sale.
Une autre évoque certaines rues et impasses qui seraient insuffisamment nettoyées depuis longtemps.
D'autres assurent au contraire que le problème vient surtout d'un petit nombre de personnes inciviques et qu'aucun service municipal ne pourra compenser indéfiniment leurs comportements.
Sans statistiques comparant les années, impossible d'affirmer objectivement que Nyons est aujourd'hui plus sale qu'il y a dix ou vingt ans.
Mais une chose est certaine :
beaucoup d'habitants en ont aujourd'hui le sentiment.
Et ce ressenti mérite lui aussi d'être entendu.
Au fond, les deux camps ne sont peut-être pas si éloignés.
La municipalité doit assurer un nettoyage régulier de l'espace public, entretenir ses équipements, intervenir dans tous les quartiers et faire respecter les règles.
Mais les habitants et visiteurs ont eux aussi une responsabilité évidente :
ramasser les déjections de leur chien, utiliser les poubelles, ne pas jeter leurs mégots ou emballages et respecter l'espace partagé.
Une balayeuse peut passer tous les jours.
Si quelqu'un abandonne une déjection canine cinq minutes après son passage, la rue redevient sale cinq minutes après son passage.
À l'inverse, le civisme individuel ne dispense évidemment pas une commune d'entretenir correctement ses rues.
La solution est donc probablement dans les deux :
une ville qui nettoie et contrôle davantage lorsque cela est nécessaire, et des habitants qui comprennent enfin que l'espace public appartient à tout le monde.
Dans quelle rue ou quel quartier de Nyons constatez-vous le plus de problèmes de propreté ?
À l'inverse, quels secteurs trouvez-vous correctement entretenus ?
Faudrait-il davantage verbaliser les propriétaires qui ne ramassent pas les déjections de leur chien ?
Et si la mairie organisait un état des lieux à pied avec les habitants, quels endroits faudrait-il visiter en priorité ?
Ville de Nyons — Civisme : déjections canines, distributeurs de sachets et rappel des obligations des propriétaires de chiens.
Ville de Nyons — Déchets et propreté : présentation du matériel municipal avec moto-crottes, balayeuse, laveuse et nettoyeur haute pression.
Témoignages publics d'habitants concernant le Petit Nice, le Grand Nice, l'Île Verte, les rues et les déjections canines.
Témoignages publics sur la verbalisation, le manque de civisme et les déchets abandonnés dans l'espace public.
Compléments issus de témoignages publics et de souvenirs familiaux recueillis auprès d’habitants.