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Le marché du jeudi reste une institution à Nyons, mais ses prix font aujourd’hui beaucoup discuter.
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Le marché de Nyons du jeudi matin fait partie de l’identité de la ville depuis des siècles. La Ville rappelle que ce rendez-vous existe depuis le Moyen Âge et qu’il reste fortement associé aux produits du terroir, notamment l’olive noire de Nyons et la lavande.
Mais en 2026, une autre question revient de plus en plus souvent : peut-on encore y faire ses courses régulièrement lorsqu’on dispose d’une petite retraite ou d’un budget serré ?
Nous avons posé la question aux lecteurs. Et les nombreuses réponses montrent une réalité beaucoup plus nuancée qu’un simple « oui » ou « non ».
Une majorité des commentaires exprime clairement le sentiment que certains prix sont devenus très élevés. Mais d’autres habitants expliquent qu’en choisissant soigneusement les étals, en privilégiant les petits producteurs ou en venant à certaines heures, il reste possible de faire de bonnes affaires.
C’est le constat qui revient le plus souvent.
Certains commentaires sont très courts :
« Trop cher, aberrant. »
« Les prix sont salés ! »
« Trop trop cher, je n’y vais plus. »
D’autres développent davantage leur ressenti.
Une habitante explique qu’avec une petite retraite, la question de la qualité passe parfois après une préoccupation beaucoup plus fondamentale : réussir à manger une ou deux fois par jour pendant tout le mois.
C’est probablement l’un des témoignages les plus forts de toute la discussion.
Une autre retraitée explique avoir perdu 500 € par mois depuis son départ en retraite en mai 2026. Elle juge désormais le marché trop cher pour son budget et dit se rabattre notamment sur les légumes surgelés et les œufs.
Derrière le débat sur le marché, c’est donc aussi le pouvoir d’achat qui apparaît.
Plusieurs commentaires donnent des exemples concrets.
Un lecteur évoque ainsi des haricots verts à 12 € le kilo.
Une autre personne raconte avoir voulu acheter un melon en fin de marché et s’être vu annoncer 7 € pièce. Elle explique avoir refusé, jugeant le prix trop élevé.
Une autre participante indique avoir payé 7,50 € un melon, qu’elle dit en plus ne pas avoir trouvé bon.
Ailleurs dans la discussion, plusieurs internautes évoquent des tomates entre 5 et 7 € le kilo, même si tous ces prix ne concernent pas nécessairement le marché de Nyons lui-même.
Ces exemples doivent donc être pris comme des prix rapportés par les lecteurs, pas comme une grille tarifaire officielle du marché.
Mais ils expliquent parfaitement pourquoi le sujet suscite autant de réactions.
Une autre idée revient constamment dans les commentaires : le poids du tourisme sur les prix.
Plusieurs personnes considèrent que les grands marchés provençaux sont devenus davantage tournés vers les visiteurs que vers les habitants.
Un commentaire résume cette impression :
« Les marchés sont devenus des lieux pour touristes et adieu les vrais marchés de Provence où tous pouvaient rentrer avec un beau panier. »
Un autre lecteur estime que les marchés n’ont « plus rien à voir avec avant », sauf lorsqu’on trouve quelques petits producteurs.
Une habitante affirme même ne plus aller au marché de Nyons et préfère désormais acheter directement chez les agriculteurs, pour la qualité et le lien direct avec ceux qui produisent.
D’autres lecteurs conseillent carrément les marchés de petites communes voisines, qu’ils jugent moins touristiques.
Parmi les lieux cités apparaissent notamment La Motte-Chalancon et Rémuzat, où un lecteur dit retrouver davantage de producteurs locaux.
C’est l’une des affirmations les plus fréquentes dans la discussion.
Un habitant écrit :
« Dès que les vacanciers arrivent, tous augmentent. »
Il ajoute attendre le 15 septembre pour retrouver ce qu’il considère comme les « vrais prix ».
Un autre estime que les prix passent en « mode touristes », y compris pour les habitants locaux.
Une autre personne conseille tout simplement d’aller au marché hors saison.
Mais attention : cette idée n’est pas partagée par tout le monde.
Une habituée du marché toute l’année affirme au contraire que les prix n’augmentent pas avec l’arrivée des touristes et considère cette idée comme fausse.
Selon elle, le vrai enjeu consiste plutôt à distinguer les petits producteurs des vendeurs proposant des produits qu’elle juge moins authentiques.
Voilà pourquoi il serait excessif d’affirmer que les prix du marché augmentent systématiquement l’été.
Ce qui ressort des commentaires, c’est surtout un fort ressenti en ce sens chez une partie des habitants.
C’est probablement le point sur lequel les avis convergent le plus.
Même parmi ceux qui trouvent le marché trop cher, beaucoup font une distinction entre producteurs et revendeurs.
Une participante écrit simplement :
« Pour avoir des prix corrects il suffit d’aller chez les producteurs. Les revendeurs rajoutent leurs marges. »
Une autre réponse conseille :
« Il faut choisir ses commerçants. »
Un lecteur recommande lui aussi d’acheter directement chez les paysans de la région pour éviter les intermédiaires.
Un autre explique que la différence entre le prix pratiqué chez le producteur local et celui observé ensuite à la revente peut être importante.
Pour les personnes disposant de revenus modestes, il conseille donc de comparer attentivement les stands et de ne pas hésiter à acheter ailleurs lorsque le tarif paraît excessif.
Tous les étals du marché ne doivent donc pas être mis dans le même panier.
C’est aussi mon ressenti dans la discussion : du côté de la place Buffaven, on peut encore trouver plusieurs producteurs locaux avec des prix qui restent raisonnables, même si certains autres étals paraissent nettement plus chers.
Le plan officiel de Nyons confirme que le grand marché traditionnel du jeudi s’étend notamment sur la place de la Libération, la place des Arcades et la place Buffaven.
La différence entre les stands est donc essentielle.
Dire simplement « le marché de Nyons est cher » masque une réalité beaucoup plus complexe.
Dans la masse de commentaires négatifs, plusieurs avis contraires méritent d’être conservés.
Un habitué explique aller régulièrement au marché le jeudi matin et considère que les fruits et légumes restent encore abordables, à condition de surveiller ses dépenses et de tenir compte des saisons.
Une autre participante rappelle qu’il faut comparer ce qui est comparable : selon elle, acheter des légumes directement chez un producteur reste préférable à la grande distribution, même si la vie est chère partout.
Une autre insiste sur la différence de goût et considère que soutenir les producteurs permet aussi de maintenir l’activité des maraîchers locaux.
Autrement dit, pour certains consommateurs, payer éventuellement un peu plus cher peut rester acceptable si la qualité, l’origine et la rémunération du producteur sont au rendez-vous.
Une habitante donne un conseil très concret :
marchander ou arriver tard, vers 12 h 30 ou 13 h.
Selon elle, certains vendeurs préfèrent faire un prix plutôt que de remballer leurs produits.
Il ne s’agit évidemment pas d’une règle applicable à tous les commerçants.
Mais pour une personne au budget serré, cela peut être une piste à tester.
La même logique existe sur beaucoup de marchés : la dernière demi-heure peut parfois permettre de négocier certains produits périssables.
C’est probablement la principale alternative qui ressort des témoignages.
Une personne explique ne plus aller au marché de Nyons et préférer faire travailler directement les agriculteurs.
Une autre recommande elle aussi les paysans de la région pour éviter les intermédiaires.
Et plusieurs internautes estiment que le rapport qualité-prix devient parfois meilleur lorsqu’on achète directement à la source.
La Ville de Nyons renvoie d’ailleurs elle-même vers une liste de ventes à la ferme et de produits frais à proximité depuis sa page consacrée aux marchés.
Cela ne signifie pas abandonner le marché.
On peut très bien conserver le plaisir du marché du jeudi tout en complétant ses achats directement chez les producteurs locaux.
Malgré les critiques, plusieurs personnes continuent à fréquenter le marché.
Et c’est un élément important.
On n’y va pas uniquement pour remplir son réfrigérateur.
Le marché du jeudi, ce sont également les rues pleines de monde, les discussions aux étals, les odeurs, les produits du terroir et cette ambiance provençale qui fait partie de Nyons depuis des générations.
La Ville rappelle d’ailleurs que le marché traditionnel existe depuis l’époque médiévale.
En été, son succès est tel que la circulation est coupée autour du marché certains jeudis afin de réserver le secteur aux piétons. Un parking temporaire aux Laurons et une navette gratuite permettent alors de rejoindre le centre.
Cette fréquentation prouve aussi une chose : même critiqué pour ses prix, le marché continue d’attirer énormément de monde.
Certains commentaires ne parlent pas seulement des prix.
Ils évoquent aussi un marché qui aurait changé de nature.
Une habitante se souvient notamment de l’époque de ses grands-parents, lorsque les fruits et légumes étaient présentés devant certaines boutiques de la place aux Herbes.
Elle raconte que sa grand-mère exposait ses produits devant son magasin, tandis qu’un autre légumier de la rue faisait de même.
Pour elle, l’ambiance était très différente de celle d’aujourd’hui.
Un autre commentaire résume cette nostalgie de manière très simple :
« La vie a bien changé. »
C’est aussi cela qui rend le débat intéressant.
Pour certains anciens habitants, le problème n’est pas seulement le prix du kilo de tomates.
C’est également la transformation progressive d’un marché quotidien et local en un rendez-vous devenu très touristique.
Finalement, la question initiale portait surtout sur elles.
Peut-on encore faire régulièrement ses courses au marché de Nyons avec une petite retraite ?
Les commentaires ne permettent évidemment pas de calculer un budget universel.
Mais ils montrent clairement que de nombreux retraités arbitrent désormais davantage leurs achats.
Certains continuent au marché mais sélectionnent uniquement certains producteurs.
D’autres vont directement à la ferme.
D’autres encore préfèrent les supermarchés, les produits surgelés ou réduisent simplement leurs achats.
Et pour certains, le marché est devenu avant tout une promenade, plutôt qu’un lieu où remplir son panier chaque semaine.
Après avoir lu des dizaines de commentaires, la réponse la plus juste est probablement :
oui pour certains étals et certains budgets, mais pas partout.
Il existe clairement un fort sentiment de hausse des prix.
Les petites retraites et les revenus modestes sont particulièrement concernés.
Mais les habitants donnent aussi plusieurs pistes pour continuer à profiter du marché :
comparer les stands ;
repérer les producteurs locaux ;
privilégier les produits de saison ;
acheter certains produits directement à la ferme ;
tester la fin du marché ;
et surtout ne pas considérer que tous les vendeurs pratiquent les mêmes prix.
Le véritable débat n’est peut-être donc pas :
« Le marché de Nyons est-il cher ? »
Mais plutôt :
« Quels sont encore les étals où les Nyonsais peuvent acheter de bons produits locaux à un prix raisonnable ? »
Et là, ce sont probablement les habitants eux-mêmes qui peuvent fournir la meilleure réponse.
Quels sont les producteurs ou étals du marché de Nyons où vous trouvez encore des prix raisonnables ?
Avec 30 € aujourd’hui, que réussissez-vous réellement à mettre dans votre panier au marché du jeudi ?
Avez-vous constaté une différence de prix entre l’hiver et la pleine saison touristique ?
Et surtout, si vous avez une petite retraite : continuez-vous à faire vos courses au marché ou achetez-vous désormais ailleurs ?
Ville de Nyons — Foires et marchés, histoire et organisation du marché hebdomadaire.
Ville de Nyons — plan touristique 2026 et localisation du grand marché du jeudi.
Ville de Nyons — informations sur la piétonnisation estivale et la navette gratuite.
Témoignages publics recueillis dans la discussion consacrée au prix du marché de Nyons en 2026.
Compléments issus de témoignages publics et de souvenirs familiaux recueillis auprès d’habitants.